L'invention a pour objet un procédé de fabrication d'articles sous forme d'enveloppes tabulaires, en particulier de boyaux artificiels pour saucisson, en matière fibreuse, en- veloppes obtenues à partir de matières animales.
Jusqu'ici on faisait gonfler les morceaux de peau constituant des déchets industriels, à partir desquels on obtient
des matières fibreuses, de préférence dans des acides, presque sans exception dans de l'acide chlorhydrique; afin de les mettre en forme, on leur a donné une forme pâteuse et on les a traités par extrusion à travers une buse annulaire à l'état .précité, puis on a aspergé le produit ainsi obtenu avec une solution durcissante avant de procéder au séchage consécutif du produit final obtenu. Lors de ce séchage, il se produit, par suite du gonflement acide utilisé, qui se fait de préférence au sein d'acides minéraux, une gélatinisation des fibres et leur encollage réciproque. Il en résulte que le retrait des fibres individuelles, par rapport à leur longueur initiale, ne
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chaude d'environ 75 [deg.]C , tandis qu'un boyau animal naturel subit un retrait de 66% et davantage quant on le porte dans de l'eau se trouvant à la même température. Bien que la manipulation
et le stockage à l'état sec soient favorables industriellement, ils comportent en plus de l'inconvénient précité de l'encollage encore l'inconvénient grave qu'il faut procéder avant l'utilisation comme boyau artificiel à une nouvelle humectation et à un nouveau gonflement.
Grâce à la présente invention, on peut éviter les inconvénients précités si on introduit,l'enveloppe formée, directement après sa mise en forme, dans un bain.de coagulation déshydratant contenant des sels, comme par exemple du sel de cuisine, du sulfate de magnésium, du sulfate d'ammonium, du sulfate de zinc et si on la laisse dans ce bain jusqu'à l'obtention de la consolidation du boyau désirable dans chaque cas.
En réglant la concentration du bain précité, on peut modifier
à volonté la durée du traitement. Plus la concentration est élevée, plus court sera le temps de séjour nécessaire pour.le fixage de la structure fibreuse de l'enveloppe. En général,
la teneur saline se monte à 15 à 35% en poids, par rapport à
la quantité d'eau qui est nécessaire pour préparer le bain de précipitation. La durée du traitement est comprise entre 0,5
et 30 minutes ou davantage suivant la consolidation et la stabilisation à l'effet de l'eau qu'on dé.sire réaliser. Un séjour prolongé n'a aucune influence nuisible.
De cette manière, on peut obtenir des boyaux artificiels d'une bonne utilisation, qui se prêtent parfaitement à la fabrication du saucisson sec et du saucisson fumé, sans séchage préalable et qui possèdent un pouvoir de retrait élevé,
car le caractère d'une pellicule naturelle que présente la matière première reste conservé en grande mesure.
Une pâte de fibres de peau, qu'on a fait gonfler fortement pour obtenir le pouvoir élevé de déformabilité
occasionne, par suite de la présence d'acides minéraux forts qu'on utilisait jusqu'à présent comme agents de gonflement,
par exemple d'acide chlorhydrique, une hydrolyse profonde et une modification intense de la structure fibreuse. La fibre
de peau insoluble dans l'eau à l'état naturel exige, 'par
suite de cette hydrolyse se produisant sous l'effet du gonflement par les acides, ou respectivement de celui de la dépolymérisation lors du finissage de l'enveloppe, un tannage d'une intensité correspondante. Cependant, un tannage prononcé avec des agents durcissants connus, tels que la formaldéhyde ou des -produits de distillation provenant du fumage, entraîne nécessairement à coté de la diminution et de l'élasticité, également celle de l'adhérence de la face intérieure de l'envelloppe sur la viande quand on utilise l'enveloppe sous la forme d'un boyau, cette adhérence étant une condition primordiale quand on consomme en même temps l'enveloppe et la viande contenue, par exemple pour des saucisses de Francfort.
On supprime cet inconvénient consécutif à un tannage prononcé du fait qu'on utilise comme agents de gonflement des acides organiques, de préférence des oxyacides polybasiques, tels que l'acide tartri- <EMI ID=2.1>
lans ces acides n'entraîne pratiquement aucune destruction
par hydrolyse de la substance cutanée, même après une action prolongée. Une fibre que n'est que peu hydrolysée, ou même
pas du tout, conserve très largement son caractère insoluble dans l'eau et n'exige par conséquent qu'un tannage insignifiant, même lorsqu'on se propose de fabriquer avec cette fibre des enveloppes de/saucisson résistant au bouillon.
Suivant un développement supplémentaire de l'invention on peut, lorsqu'il s'agit de fabriquer des boyaux artificiels devant supporter une pression de bourrage élevée lors du remplissage, exposer les enveloppes fabriquées ultérieurement pendant un temps aussi court que possible à une température qui est supérieure à la température de rétrécissement de la fibre.
On a constaté que la fibre commence à se contracter
lors d'un chauffage au bain-marie à environ 65-68[deg.]G, tandis qu'une action de plusieurs heures de l'eau chaude à 58-60[deg.]C ne produit aucune modification de la longueur des fibres indivi-
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le plus court la valeur maximum du rétrécissement, valeur qui
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laissant qu'un quart de la longueur initiale.
On a encore fait la constatation remarquable que les fibres ne raccourcissent pas quand on opère un tannage complet, lors d'un retrait par la chaleur et lors de l'action d'agents gonflants, tels que des acides, des bases et des sels neutres; si, par contre, elles ne sont tannées que partiellement, ces fibres réagissent très nettement à la chaleur et aux agents gonflants. On sait que le tannage à la formaldéhyde est très nettement fonction du pH. Tandis qu'on a pu déterminer un maximum prononcé du tannage pour un pH de 8 à 12, auquel corres-
<EMI ID=5.1> la formaldéhyde sous un pH final de 5,5 (point isoélectrique) ne donne qu'une résistance de'. 30% environ à l'action de l'eau
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Il faut attribuer à cette dépendance du pH des qualités des fibres et, comme on peut le supposer, à une réaction spéci-
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j
gène tanné à la formaldéhyde présente sous l'effet de la chaleur
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peut s'allonger à nouveau en partie après'le refroidissement* Pour des fibres et des fibrilles libres, le raccourcissement se
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température de 75 [deg.]C, ce qui entraîne une torsion en spirale des fibres les unes autour des autres et un enchevêtrement des unes dans les autres. Lors du refroidissement, on peut constater un
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d'elle-même jusqu'à atteindre le double de sa longueur à l'état rétréci. Cette alternance entre le rétrécissement et la dilatation peut être répétée indéfiniment. Lorsque l'action de la chaleur est extrêmement courte, on ne peut pas découvrir avec certitude une modification nuisible de la fibre. Une fois
ne
rétrécies, des fibres cutanées qui/sont pas tannées avec de la formaldéhyde ne se modifient plus lors d'un passage du chaud
- au froid. Il est remarquable de constater qu'on peut ramener, par l'effet de la tra:ction ou de la pression, par exemple par un gonflage à l'air, des articles en forme de boyau approximativement à leur longueur initiale de formation et au diamètre de leur calibre sans qu'ils perdent l'amélioration remarquable de leur solidité. Il est vrai que pour cela, il est nécessaire d'éliminer par des rinçages la totalité des électrolytes, par exemple des acides ou des restes de sels, avant de procéder au rétrécissement par la chaleur.
En outre, on a constaté d'une-manière surprenante que des boyaux consolidés par un effet de gaufrage mécanique conservent indéfiniment, même après un agrandissement de leur volume jusqu'à presque leur dimension initiale, leurs nouvelles propriétés. Un traitement ultérieur avec du sel marin, surtout quand la masse fibreuse contient
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rement l'effet précité.
On a trouvé en outre que des boyaux formés à partir
d'une masse fibreuse plastique et pétrissable, d'origine animale à laquelle on ajoute tout de suite après la mise en forme des produits durcissants, tels que la formaldéhyde et d'autres aldéhydes, au moment où on coagule cette masse dans un bain contenant des sels déshydratants, tels que le sel de cuisine, le sulfate de soude, le sulfate d'ammonium, etc..., sont suffisamment consolidés et stabilisés à l'eau pour servir d'enveloppes de saucisson devant présenter une certaine résistance à l'ébullition; dans ce cas, il est suffisant d'utiliser de 0,1
à 1,5% de formaldéhyde seulement pour supprimer le caractère hydrophile des boyaux.
Si on désire cependant obtenir des boyaux artificiels résistant au bouillon, on incorpore, suivant un mode de réalisation préféré de l'invention, au bain de coagulation, en plus des sels déshydratants, tels que le sel de cuisine, le sulfate de magnésium, les aluns, également des produits organiques contenant des groupements ayant une affinité pour les albumines, en des
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0,01% à 0,75%, par exemple, des produits suivants: les produits
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tels que les phénols, les polyphénols, les thiophénols, les crésols, les naphtols, la pyridine, les quinones, l'urée, la thiourée, la mélamine, etc... On cite comme exemples de tels
<EMI ID=15.1> 1- <EMI ID=16.1> )n peut ajouter au 'bain de coagulation avantageusement des aldéhydes libres,'telles que la formaldéhyde, la benzaldéhyde, Le furfural, le glyoxal, etc... pris en un rapport moléculaire
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lés ci-dessus. Les produits d'addition précités provoquent la stabilisation de la déshydratation du boyau qui se produit
lans le bain de coagulation, c'est-à-dire que le boyau n'est plus hydrophile quand il sort du bain de coagulation; en 3' autres termes, il ne se dissout plus dans l'eau et ne gonfle pas d'une façon notable. Si la concentration et la durée du traitement sont suffisantes, le boyau sortant du bain de coagulation résiste en outre au bouillon.
Suivant un autre mode de réalisation de l'invention, le boyau ne reste dans le bain que pendant un temps court compris entre 1/2 et 15 minutes; après cela, on élimine mécaniquement le liquide entraîné, par exemple sur des rouleaux ou des cylindres, on saupoudre le boyau soigneusement avec du sel fin, par morceaux de 10 à 20 mètres, et on l'emballe dans des sacs en feuille de cellulose hydratée ou dans des tonnelets. On ne pouvait aucunement prévoir qu'un boyau pourrait absorber, pendant un traitement qui ne dure qu'une à deux minutes dans des bains de concentration relativement faibles en matières durcissantes, des quantités suffisantes de ces matières et que ces dernières développeraient une action progressive seulement au cours d'une conservation de plusieurs jours à l'état salé.
Des boyaux fraîchement préparés, rincés immédiatement et traités seulement pendant peu de temps ne sont au contraire pas' résistants à l'eau, perdent leur solidité et se redissolvent. Si au contraire, on conserve les mêmes produits 1 à 2 semaines à la température ambiante, ils perdent entièrement leur caractère hydrophile et possèdent même après des rinçages prolongés une solidité suffisante pour qu'on puisse les bourrer et les suspendre.
Comme les boyaux sortant de la buse annulaire contiennent habituellement une certaine quantité d'air,. ils surnagent sur
le bain de coagulation. On a donc jugé utile de les asperger constamment pendant leur séjour dans le bain avec le liquide constituant celui-ci. Cet arrosage, qui se fait de préférence sous une faible pression avec des buses de pulvérisation, est organisé de manière que le boyau soit maintenu constamment au. milieu du bain et soit entraîné en même temps par la pression
du liquide à la même vitesse à laquelle il entre dans le bain.
On peut aussi incorporer les produits d'addition organiques destinés au bain, non seulement à celui-ci, mais en partie à la masse fibreuse ou même exclusivement à cette dernière, avani de la mettre en forme au moyen de la buse annulaire.
Par suite du fixage rapide de l'enveloppe fraîchement formée dans le bain de précipitation utilisé conformément à l'invention, on a la possibilité de fabriquer des boyaux d'une forme spéciale, par exemple en couronne, en arc, des boyaux fermés à un bout, etc... On réalise ces formes spéciales immédiatement après la sortie de la buse, l'air ou les gaz inclus servant de mandrin flexible. On peut ainsi faire l'économie totale des installation coûteuses, qui sont autrement nécessaires pour fabriquer des boyaux artificiels d'une forme spéciale.
Par suite des propriétés particulières des boyaux fabriqués conformément à l'invention et surtout parce qu'on
peut les faire avancer sans exercer de traction et sans les faire passer sur des rouleaux, il est possible d'obtenir
d'après ce procédé des petits boyauxd'un diamètre aussi faible que 12 mm, dont l'épaisseur de paroi est, à l'état sec, abaissée jusqu'à 0,02 mm et ceci d'une façon impeccable et très économique
Les exemples non limitatifs ci-après se rapportent à la <EMI ID=18.1>
mise en oeuvre de l'invention.
Exemple 1:
On règle le pH de. déchets de peau du commerce provenant par exemple des tanneries, après les avoir débarrassés à en-
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dans une solution d'acide citrique à 10%, jusqu'à environ 3,0-3,2' puis on les passe dans une déchiqueteuse. On règle
de manière habituelle la pâte fibreuse à une teneur en produit sec d'environ 12 à 15% et on en forme des enveloppes ou boyaux en utilisant des buses rotatives.
On procède ensuite au fixage du 'boyau ainsi formé,
par exemple lorsqu'on veut fabriquer un boyau artificiel pour
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ayant la composition suivante:
25% de sel de cuisine
0,5% de résorcine
1-1,5% de formaldéhyde (solution à 40%)
Exemple 2:
On exécute le fixage de l'enveloppe brute, formée suivant l'exemple 1, dans un bain de coagulation ayant la composition suivante:
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,On utilise le bain à -une température de 30 [deg.]G.
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ment une solidité suffisante pour les saucisses à griller et bouillir.
Exemple 3:
Pour fabriquer des boyaux artificiels utilisables
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composition que celle mentionnée dans l'exemple 1, on effectue le traitement pendant 5 minutes dans un bain de coagulation formé par une solution de�sel saturée à froid contenant
en outre:
0,25% de formaldéhyde et
0,05%de résorcine.
On saupoudre dès la sortie du bain le boyau avec du sel fin et on le laisse reposer au moins 5 à 10 jours, ce qui lui fait perdre son caractère hydrophile. De tels produits adhèrent aussi bien que le boyau naturel et sans formation de plus
à la chair du saucisson et donnent à celui-ci un aspect naturel; en même temps ils sont faciles à fumer.
Exemple 4:
On traite des boyaux moyens, calibre 60, pendant 10 minutes dans un bain contenant:
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1% de formaldéhyde.
0,25% de résorcine.
Des boyaux salés immédiatement et ayant séjourné pendant 3 à 5 jours se cuisent sous forme de boudin ou de saucisson exactement comme les boyaux naturels.
Exemple 5:
Pour des petits boyaux, qu'on utilise pour des saucisses de Francfort ou de Toulouse, on se sert d'un bain contenant:
20% de sel de cuisine et
0,5% de formaldéhyde.
Bien que le temps de traitement dans le bain de coagulation ne se monte par exemple qu'à 2 minutes, les produits artificiels présentent, après un séjour de 2 à 3 jours dans le sel, le même aspect que des boyaux naturels et n'ont plus aucun caractère hydrophile, même après un rinçage de plusieurs heures. Par suite de la bonne porosité des fibres, qui ne sont pas encollées réciproquement, l'air emprisonné peut s'échapper même lorsqu'on fait frire les saucisses dans la graisse chaude, et on peut griller les produits sans qu'ils éclatent. On peut faire bouillir des petits boyaux préparés de cette manière, sous la forme de saucisses de Francfort, jusqu'à 30 minutes à
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qu'ils éclatent.
The subject of the invention is a process for manufacturing articles in the form of tabular casings, in particular artificial casings for sausage, of fibrous material, casings obtained from animal materials.
Until now, pieces of skin constituting industrial waste were swollen, from which we obtain
fibrous materials, preferably in acids, almost without exception in hydrochloric acid; in order to shape them, they were given a pasty shape and treated by extrusion through an annular nozzle in the above state, then the product thus obtained was sprayed with a hardening solution before proceeding to drying consecutive result of the final product obtained. During this drying, there occurs, as a result of the acid swelling used, which preferably takes place within mineral acids, gelatinization of the fibers and their reciprocal sizing. As a result, shrinkage of the individual fibers from their original length does not
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hot about 75 [deg.] C, while a natural animal casing shrinks 66% and more when worn in water at the same temperature. Although the manipulation
and storage in the dry state are favorable industrially, they have in addition to the aforementioned drawback of sizing also the serious drawback that must be carried out before use as an artificial casing to a new wetting and a new swelling.
By virtue of the present invention, the aforementioned drawbacks can be avoided if the envelope formed, directly after its shaping, is introduced into a dehydrating coagulation bath containing salts, such as, for example, cooking salt, sodium sulfate. magnesium, ammonium sulphate, zinc sulphate and if left in this bath until the desired consolidation of the casing is obtained in each case.
By adjusting the concentration of the aforementioned bath, it is possible to modify
at will the duration of the treatment. The higher the concentration, the shorter will be the residence time required for fixing the fibrous structure of the shell. In general,
the saline content amounts to 15 to 35% by weight, compared to
the amount of water that is needed to prepare the precipitation bath. The duration of treatment is between 0.5
and 30 minutes or more depending on the desired consolidation and water stabilization. A prolonged stay has no harmful influence.
In this way, we can obtain artificial casings of good use, which lend themselves perfectly to the manufacture of dry sausage and smoked sausage, without prior drying and which have a high shrinkage power,
because the character of a natural film presented by the raw material remains largely preserved.
A paste of skin fibers, which has been swelled strongly to obtain the high power of deformability
causes, due to the presence of strong mineral acids that have been used until now as swelling agents,
for example hydrochloric acid, deep hydrolysis and intense modification of the fibrous structure. The fiber
of skin insoluble in water in its natural state requires, by
following this hydrolysis occurring under the effect of swelling by acids, or respectively that of depolymerization during the finishing of the casing, a tanning of a corresponding intensity. However, a pronounced tanning with known hardening agents, such as formaldehyde or distillation products from smoking, necessarily results in addition to the decrease and elasticity, also that of the adhesion of the inner face of the 'wrapping on the meat when the casing is used in the form of a casing, this adhesion being an essential condition when the casing and the meat contained in it are consumed at the same time, for example for frankfurters.
This drawback resulting from a pronounced tanning is eliminated by the fact that organic acids, preferably polybasic oxyacids, such as tartri- <EMI ID = 2.1> are used as swelling agents.
in these acids causes practically no destruction
by hydrolysis of the skin substance, even after prolonged action. A fiber that is only slightly hydrolyzed, or even
not at all, very largely retains its insoluble character in water and therefore requires only insignificant tanning, even when it is intended to make broth-resistant sausage husks with this fiber.
According to a further development of the invention it is possible, when it is a question of manufacturing artificial casings which have to withstand a high packing pressure during filling, the casings manufactured subsequently produced for as short a time as possible to a temperature which is greater than the fiber shrinkage temperature.
The fiber has been found to begin to contract
when heating in a water bath to about 65-68 [deg.] G, while action of several hours of hot water at 58-60 [deg.] C produces no change in the length of the individual fibers
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the shorter the maximum value of the shrinkage, value which
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leaving only a quarter of the original length.
Another remarkable observation has been made that the fibers do not shorten when full tanning is carried out, during heat shrinkage and during the action of blowing agents, such as acids, bases and neutral salts. ; if, on the other hand, they are only partially tanned, these fibers react very clearly to heat and blowing agents. It is known that formaldehyde tanning is very clearly a function of pH. While it has been possible to determine a pronounced maximum of the tanning for a pH of 8 to 12, to which corresponds
<EMI ID = 5.1> formaldehyde under a final pH of 5.5 (isoelectric point) gives only a resistance of '. About 30% to the action of water
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This pH dependence must be attributed to the qualities of the fibers and, as one might suppose, to a specific reaction.
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j
gene tanned with formaldehyde present under the effect of heat
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may elongate again partly after cooling * For loose fibers and fibrils, the shortening is
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temperature of 75 [deg.] C, resulting in spiral twisting of fibers around each other and entanglement with each other. During cooling, we can see a
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of itself until it reaches double its length in the narrowed state. This alternation between shrinkage and dilation can be repeated indefinitely. When the action of heat is extremely short, a deleterious change in the fiber cannot be found with certainty. Once
born
shrunken skin fibers which / are not tanned with formaldehyde no longer change when heated
- cold. It is remarkable that one can reduce, by the effect of the tra: ction or of the pressure, for example by inflation with air, articles in the form of a hose at approximately their initial length of formation and at the diameter of their caliber without losing the remarkable improvement in their strength. It is true that for this, it is necessary to remove by rinsing all of the electrolytes, for example acids or salt residues, before proceeding with the heat shrinkage.
In addition, it has surprisingly been found that casings consolidated by a mechanical embossing effect retain their new properties indefinitely, even after an enlargement of their volume to almost their initial size. Further treatment with sea salt, especially when the fibrous mass contains
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the aforementioned effect.
It was further found that casings formed from
a plastic and kneadable fibrous mass, of animal origin to which are added immediately after shaping hardening products, such as formaldehyde and other aldehydes, when this mass is coagulated in a bath containing dehydrating salts, such as cooking salt, sodium sulphate, ammonium sulphate, etc., are sufficiently consolidated and stabilized with water to serve as sausage casings which must have a certain resistance to water 'boiling; in this case it is sufficient to use 0.1
1.5% formaldehyde only to suppress the hydrophilicity of the casings.
If, however, it is desired to obtain artificial casings resistant to broth, one incorporates, according to a preferred embodiment of the invention, in the coagulation bath, in addition to dehydrating salts, such as cooking salt, magnesium sulfate, alums, also organic products containing groups having an affinity for albumins, in
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0.01% to 0.75%, for example, of the following products:
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such as phenols, polyphenols, thiophenols, cresols, naphthols, pyridine, quinones, urea, thiourea, melamine, etc ... Examples of such
<EMI ID = 15.1> 1- <EMI ID = 16.1>) n can add to the 'coagulation bath advantageously free aldehydes,' such as formaldehyde, benzaldehyde, furfuraldehyde, glyoxal, etc ... taken in one molecular ratio
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les above. The above adducts cause stabilization of the casing dehydration which occurs
in the coagulation bath, that is to say that the casing is no longer hydrophilic when it leaves the coagulation bath; in other words, it no longer dissolves in water and does not swell significantly. If the concentration and duration of treatment are sufficient, the casing coming out of the coagulation bath is also resistant to the broth.
According to another embodiment of the invention, the hose only remains in the bath for a short time of between 1/2 and 15 minutes; after that, the entrained liquid is mechanically removed, for example on rollers or cylinders, the casing is dusted carefully with fine salt, in pieces of 10 to 20 meters, and it is packed in bags made of hydrated cellulose sheets or in kegs. It could not be foreseen that a casing could absorb, during a treatment which lasts only one to two minutes in baths of relatively low concentration of hardening materials, sufficient quantities of these materials and that the latter would develop a gradual action only. during storage for several days in a salted state.
Freshly prepared casings, rinsed immediately and treated only for a short time, on the contrary, are not water resistant, lose their strength and redissolve. If, on the other hand, the same products are kept for 1 to 2 weeks at room temperature, they completely lose their hydrophilic character and even after prolonged rinses have sufficient strength to be able to stuff them and suspend them.
Since the hoses exiting the annular nozzle usually contain a certain amount of air ,. they float on
the coagulation bath. It was therefore considered useful to spray them constantly during their stay in the bath with the liquid constituting the latter. This watering, which is preferably carried out under low pressure with spray nozzles, is organized so that the hose is kept constantly at. in the middle of the bath and be driven at the same time by the pressure
liquid at the same rate as it enters the bath.
It is also possible to incorporate the organic adducts intended for the bath, not only for the latter, but partly for the fibrous mass or even exclusively for the latter, before shaping it by means of the annular nozzle.
As a result of the rapid fixing of the freshly formed casing in the precipitation bath used in accordance with the invention, it is possible to manufacture casings of a special shape, for example in a crown, in an arc, casings closed to a end, etc. These special shapes are made immediately after exiting the nozzle, with the air or gases included serving as a flexible mandrel. This saves the total cost of installation, which is otherwise necessary to manufacture specially shaped artificial casings.
As a result of the particular properties of the casings produced in accordance with the invention and above all because
can make them advance without exerting traction and without passing them on rollers, it is possible to obtain
according to this process small casings with a diameter as small as 12 mm, the wall thickness of which is, in the dry state, reduced to 0.02 mm and this in an impeccable and very economical way
The non-limiting examples below relate to <EMI ID = 18.1>
implementation of the invention.
Example 1:
The pH of. commercial hide waste from, for example, tanneries, after having removed it completely
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in 10% citric acid solution, to about 3.0-3.2 'and then passed through a shredder. We settle
usually the fibrous pulp has a dry content of about 12 to 15% and is formed into casings or casings using rotary nozzles.
We then proceed to fixing the 'hose thus formed,
for example when you want to make an artificial hose for
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having the following composition:
25% cooking salt
0.5% resorcinol
1-1.5% formaldehyde (40% solution)
Example 2:
The fixing of the raw envelope, formed according to Example 1, is carried out in a coagulation bath having the following composition:
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, The bath is used at a temperature of 30 [deg.] G.
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sufficiently strong for grilling and boiling sausages.
Example 3:
To make usable artificial casings
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composition than that mentioned in Example 1, the treatment is carried out for 5 minutes in a coagulation bath formed by a cold saturated salt solution containing
in addition:
0.25% formaldehyde and
0.05% resorcinol.
The casing is sprinkled as soon as it comes out of the bath with fine salt and left to stand for at least 5 to 10 days, which makes it lose its hydrophilic character. Such products adhere as well as natural casing and without further formation.
to the meat of the sausage and give it a natural appearance; at the same time they are easy to smoke.
Example 4:
Medium, 60 gauge casings are treated for 10 minutes in a bath containing:
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1% formaldehyde.
0.25% resorcinol.
Casings salted immediately and having remained for 3 to 5 days are cooked in the form of sausage or sausage exactly like natural casings.
Example 5:
For small casings, which we use for Frankfurt or Toulouse sausages, we use a bath containing:
20% cooking salt and
0.5% formaldehyde.
Although the treatment time in the coagulation bath only amounts to 2 minutes, for example, artificial products have, after a stay of 2 to 3 days in salt, the same appearance as natural casings and do not have no more hydrophilic character, even after rinsing for several hours. Due to the good porosity of the fibers, which are not bonded to each other, the trapped air can escape even when the sausages are fried in hot fat, and the products can be grilled without them bursting. Small casings prepared in this way, in the form of frankfurters, can be boiled for up to 30 minutes at
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they burst.