Procédé permettant de traiter correctement par un gaz des pellicules enroulées. On sait .que si l'on veut soumettre à l'ac tion -d'un gaz une pellicule constituée par de la cellulose, des éthers de cellulose ou un support mixte formé par un de ces corps et une colloïde de propriétés physiques analo gues, il est. indispensable, pour obtenir une action uniforme, de dérouler la pellicule de façon que le gaz en baigne intégralement les deux faces ou au moins une de ses faces.
Cette façon de procéder peut présenter des inconvénients, en particulier s'il s'agit de traiter, sans des froisser, ni les plier, .de lon gues bandes de pellicules minces. Dans ce cas, toute opération de déroulage et d'enroulage a poi.@ conséquence de détériorer dans une certaine mesure la surface de la pellicule.
On a bien essayé de traiter directement dans une atmosphère de gaz les pellicules bobinées sur elles-même en rouleaux .serrés, mais ce procédé donne des résultats défec tueux, même dans le cas des pellicules étroi tes; la pénétration du gaz se fait extrêmement lentement par -la tranche et l'action est tout à fait irrégulière et limitée à une faible pro fondeur, de sorte que ce procédé ne présente aucun intérêt dans la technique industrielle.
La présente invention a pour objet un pro cédé permettant de traiter correctement par un gaz des pellicules enroulées. Ce procédé est caractérisé en ce qu'on applique contre la pellicule à traiter, avant de l'enrouler, une bande en matière perméable aux gaz, de lar geur au moins approximativement égale à celle de la pellicule, en ce qu'on enroule si multanément la pellicule et ladite bande, et en ce qu'on soumet ensuite à l'action d'une at mosphère gazeuse le rouleau formé par la pellicule et la bande .superposées enroulées, en vue d'obtenir une action très régulière (le cette atmosphère sur la surface de la pelli cule.
Voici, à titre d'exemple, de quelle ma nière on peut mettre en aeuvre le procédé: On a une pellicule de cellulose régénérée sensibilisée avec un mélange stable d'un dé rivé diazoïque sensible à l'action de la iu- mière et d'un composant azoïque ne copulant pas en milieu neutre ou faiblement acide, irais pouvant copuler sous la simple action de vapeurs ammoniacales. Cette bande de pellicule ainsi préparée, qui est dans ce cas une pellicule cinématographique, est insolée derrière un film positif en celluloïd. Il s'agit ensuite @de procéder au développement de la pellicule impressionnée.
Pour cela, on applique contre ladite pellicule une bande en -matière perméable aux gaz (par exemple en papier ou en tissu), de largeur au moins approximati vement égale à ,celle de la pellicule. Ensuite, on enroule simultanément la pellicule et la bande superposées, de manière à former un rouleau compact, que l'on dispose dans une atmosphère gazeuse appropriée, du gaz am moniac dans le -cas considéré. Pour cela, on peut, par exemple, placer ledit rouleau dans une enceinte où l'on fait arriver du gaz am moniac, ou bien dans laquelle on produit ce gaz par une réaction chimique ou par 6vapo- rati.on de sa solution. Au bout,d'un laps de temps -qui dépend de la largeur du rouleau, l'action du gaz sur la surface de la pellicule est uniforme.
Si l'on veut éliminer l'excès .de gaz am moniac qui, après réaction complète, im prègne le rouleau, on soumettra la pellicule à l'action d'une atmosphère plus ou moins hu mide et plus ou moins chaude.- Pour cela, on pourra, par exemple, soit placer le rouleau sortant. de l'atmosphère ammoniacale dans un courant de vapeur .d'eau, soit dérouler la pel licule dans une atmosphère contenant de la vapeur d'eau. Le rouleau peut aussi, dans le but que l'on vient d'indiquer, être porté, par exemple dans un autoclave à l'intérieur duquel on an- voie un courant de vapeur, soit immédiate ment, soit après avoir chauffé la pellicule.
Il est possible -d'ailleurs de surchauffer légè rement la vapeur employée ou de la faire agir à une pression supérieure ou inférieure à la pression atmosphérique. Pour cela, on peut, par exemple, placer le rouleau dans une en ceinte clans laquelle on envoie un courant d'air saturé ou, tout au moins très chargé d'humidité; mais il faut un laps -de temps assez long si la température est notablement inférieure à 100 C.
Pour opérer par le vide, on emploiera de préférence un récipient autoclave renfermant de l'eau pure; on place au-dessus de cette dernière le rouleau susmentionné et on relie l'autoclave à une pompe à vide ayant un dé bit suffisant. La vapeur -à faible pression qui se dégage ainsi en abondance fournit en quelques heures une élimination complète -du gaz ammoniac résiduaire, même en opérant à basse température.
Au lieu de mettre de l'eau pure dans l'au toclave, on pourrait mettre une solution sa line, par exemple une solution @de chlorure de sodium, dont la tension de vapeur est moindre, et qui fournirait une atmosphère de vapeur légèrement surchauffée.
Il est évident qu'on peut maintenir la partie de l'autoclave qui renferme la pelli cule à une température plus élevée que l'eau qu'elle renferme, si on désire diminuer la teneur finale en humidité de la pellicule.
Il est d'ailleurs possible de réaliser succes sivement dans le même appareil les deux opé rations: action du gaz et élimination ulté rieure de l'excès de gaz qui imprègne la pelli- cul'e.
I1 est évident également -que le gaz réa gissant peut agir à l'état pur ou être plus ou moins dilué avec. d'autres gaz.
On peut aussi faire préalablement le vide dans le récipient à l'intérieur duquel on doit envoyer le gaz réagissant.
A method of correctly treating rolled-up films with gas. We know that if we want to subject to the action of a gas a film consisting of cellulose, cellulose ethers or a mixed support formed by one of these bodies and a colloid of similar physical properties , he is. essential, to obtain a uniform action, to unwind the film so that the gas completely bathes both sides or at least one of its sides.
This way of proceeding can present drawbacks, in particular if it is a question of treating, without crumpling or folding them, long strips of thin films. In this case, any unwinding and winding operation has the consequence of damaging the surface of the film to some extent.
Although attempts have been made to process the films wound on themselves in tight rolls directly in a gas atmosphere, this process gives defective results, even in the case of narrow films; the penetration of the gas takes place extremely slowly through the wafer and the action is quite irregular and limited to a shallow depth, so that this method is of no interest in the industrial technique.
The present invention relates to a process making it possible to correctly treat wound films with gas. This process is characterized in that a strip of gas permeable material is applied against the film to be treated, before winding it up, of a width at least approximately equal to that of the film, in that it is wound if the film and said strip simultaneously, and in that the roll formed by the film and the superimposed wound strip is then subjected to the action of a gaseous atmosphere, in order to obtain a very regular action (this atmosphere on the surface of the pelli cule.
Here is an example of how the process can be implemented: There is a regenerated cellulose film sensitized with a stable mixture of a diazo derivative sensitive to the action of light and 'an azo component not coupling in a neutral or weakly acidic medium, would be able to coupling under the simple action of ammoniacal vapors. This strip of film thus prepared, which is in this case a cinematographic film, is exposed behind a positive celluloid film. It is then a question of proceeding to the development of the impressed film.
For this, a strip of gas-permeable material (for example paper or fabric), of width at least approximately equal to that of the film, is applied against said film. Then, simultaneously winding the film and the superimposed strip, so as to form a compact roll, which is placed in a suitable gas atmosphere, ammonia gas in the -cas considered. For this, it is possible, for example, to place said roller in an enclosure into which ammonia gas is introduced, or else in which this gas is produced by a chemical reaction or by 6vapo- rati.on of its solution. At the end of a period of time which depends on the width of the roll, the action of the gas on the surface of the film is uniform.
If we want to eliminate the excess of ammonia gas which, after complete reaction, impregnates the roller, we will subject the film to the action of a more or less humid and more or less hot atmosphere. this, we can, for example, either place the outgoing roll. of the ammoniacal atmosphere in a stream of water vapor, or unrolling the film in an atmosphere containing water vapor. The roll may also, for the purpose just indicated, be carried, for example in an autoclave inside which a stream of steam is directed, either immediately or after having heated the film.
It is moreover possible to slightly superheat the vapor used or to make it act at a pressure higher or lower than atmospheric pressure. For this, it is possible, for example, to place the roller in an enclosure in which a stream of saturated air or, at the very least very charged with humidity, is sent; but it takes quite a long time if the temperature is significantly below 100 C.
To operate by vacuum, an autoclave container containing pure water is preferably used; the aforementioned roller is placed above the latter and the autoclave is connected to a vacuum pump having a sufficient flow rate. The low pressure vapor which is thus given off in abundance provides in a few hours a complete elimination of the residual ammonia gas, even when operating at low temperature.
Instead of putting pure water in the toclave, one could put a sa line solution, for example a sodium chloride solution, the vapor pressure of which is less, and which would provide a slightly superheated vapor atmosphere. .
It is obvious that the part of the autoclave which contains the film can be kept at a higher temperature than the water it contains, if it is desired to reduce the final moisture content of the film.
It is moreover possible to carry out successively in the same apparatus the two operations: action of the gas and subsequent elimination of the excess gas which impregnates the film.
It is also evident that the reactant gas can act in the pure state or be more or less diluted with it. other gases.
It is also possible to create a vacuum beforehand in the receptacle inside which the reacting gas is to be sent.