Métier à tisser des tiges végétales semi-rigides. La présente invention se rapporte à un métier à tisser des tiges végétales semi-rigi- des, en vue d'obtenir un tissu ou réseau cons titué par des tiges végétales semi-rigides telles que jonc, bambou, roseau, osier et autres analogues.
Les tiges peuvent être employées entières ou être refendues; elles peuvent être impré gnées ensuite ou recouvertes de tous in grédients capables d'en modifier les qualités ou défauts naturels.
Le réseau obtenu peut être à mailles aussi serrées que le permet la flexibilité des brins utilisés.
Ce réseau végétal peut être utilisé dans beaucoup de cas comme le serait un réseau ou un grillage métallique. Il peut notam ment servir d'armature à tous genres de pan neaux, revêtements, cloisonnements ou parois.
Dans le dessin joint, on a représenté schématiquement et à titre d'exemple, une forme d'exécutiun de l'objet de l'invention.
Fig. 1 est une vue de côté du métier, au cun bâti n'étant indiqué; Fig. 2 est une vue de côté du dispositif donnant une tension supplémentaire aux brins de lisière; Fig. 3 montre une forme d'exécution d'un réseau obtenu par le fonctionnement du métier; Fig. 4 est une vue de face partielle d'une remisse du métier; Fig. 5 montre à une plus grande échelle une vue partielle d'un détail de la fig. 4; Fig. 6 est une vue en coupe suivant la ligne A-A de la fig. 5;
Fig. 7 est une vue partielle de face du battant; Fig. 8 montre à une plus grande échelle une vue partielle de face, partie en coupe du battant; Fig. 9 est une coupe suivant la ligne B-B de la fig. 8; Fig. 10 montre une vue et une coupe d'une autre forme d'exécution d'un réseau obtenu par le fonctionnement .du métier.
Les fils 1 (impairs) et 2 (pairs) de la chaîne constituée par des tiges végétales que l'on peut abouter au fur et à mesure du tis sage, passent à travers un peigne 3; puis, dirigés par un groupe de rouleaux 4, 9, ils passent sous un rouleau 5 plongé dans une cuve 7.
Cette cuve contient de l'eau ou un autre liquide assouplissant, ou encore d'autres in grédients, par exemple, pour imprégner ou enduire les fils.
Une brosse 8 enlève l'excédent du liquide entraîné. Un autre groupe rouleaux, 6, 9, est disposé au-dessus de cette brosse; le rouleau 9 de chaque groupe qui sert de rouleau com presseur et que l'on peut serrer contre 4 resp. 6, assure une tension régulière de l'ensemble.
Un autre peigne, 10, disposé à la suite, maintient la régularité de l'ensouple.
La nappe de fils 1, 2 passe ensuite entre un groupe de rouleaux 11, 12 et 13; 13 peut être serré contre 12.
Le serrage des rouleaux 9 et 13 contre les rouleaux correspondants est réglable par tous moyens appropriés.
Pour obtenir un réseau régulier, les lisières (le la chaîne sont constituées au. moyen de deux ou plusieurs fils accolés; on donne à ces fils une tension plus grande à cause de la traction exercée sur eux par la trame. Ce résultat est obtenu en faisant passer les fils de lisière sur des rouleaux supplémentaires 14 et 15 dont celui 14 est soumis à l'action d'un contrepoids 16 (fig. 2).
Sortant des rouleaux 12 (ou 15) la. nappe de fils ayant alors la tension voulue, se par tage en deux parties: les fils pairs viennent passer dans la remisse 17, les fils impairs dans la remisse 16. De là tous les fils passent dans le peigne 18 du battant 19, dans lequel est lancée la trame 34.
A la suite du battant est constitué le ré seau tissé.
Ce réseau, contournant un rouleau 20, vient s'enrouler sur un rouleau 21.
Les remisses 16 et 17 sont semblables. Comme elles doivent agir sur des fils plus résistants que les fils des étoffes, elles sont constituées par des cadres et des lisses 22 ri gides (fig. 4, 5 et 6). Ces dernières sont main tenues dans les lames supérieures et infé rieures des cadres. Ces cadres sont suspendus à des câbles 23 passant sur des poulies 24 convenabla- ment fixées sur le bâti (fig. 1).
Chaque lisse 22 est constituée par une tige rigide comportant au milieu de sa lon gueur un évidement 48, dans lequel sont lo gées l'une au-dessus de l'autre, deux petites poulies à gorge 25 entre lesquelles passent les fils de chaîne. L'ouverture entre les gorges des poulies représente le maillon des lisses. Ces poulies permettent aux tiges végé tales de la chaîne de glisser plus facilement, surtout au passage des agrafes d'aboutement.
Les remisses 16 et 17 peuvent être cons truites de manière à permettre de régler l'écartement des lisses. Par exemple, les extrémités des lisses peuvent s'engager dans des rainures longitudinales des lames supé rieurs et inférieures des cadres et y être fixées au moyen de boulons passant par des fentes longitudinales desdites lames. La par tie latérale 49 (fig. 4) du cadre peut être dis posée de manière amovible dans le but de pouvoir augmenter ou diminuer le nombre des lisses des remisses, suivant l'écartement dé siré des lisses.
Les cadres 16 et 17 peuvent manoeuvrer librement suspendus aux câbles 23, mais ils manoeuvreront plus sûrement, s'ils sont gui dés par des glissières (non indiquées sur le dessin).
Les remisses 16 et 17 sont manoeuvrées par deux pédales 26 et 27 pivotant autour d'un point 28. Des câbles 29 et 30, relient chaque pédale à la remisse correspondante. Ces câbles sont guidés par des poulies 31 et 32.
Pour diminuer l'amplitude du mouvement des pédales et pour faciliter par conséquent le travail du tisseur, on peut aussi intercaler entre les pédales et les remisses un jeu de le viers, ou tout autre dispositif donnant le même résultat.
L'amplitude du mouvement des remisses a besoin d'être grande, parce qu'entre les nappes des fils pairs et impairs doit être lancée la navette 33 portant la trame 34. Cette navette est d'une forme habituelle, mais ses dimen- sions en sont très augmentées à cause de la grosse section du fil de trame. Comme fil de trame on peut utiliser des tiges végétales semblables à celles qu'on emploie pour la chaîne. En employant des tiges aboutées, telles que celles de la chaîne, on obtient des tissus du genre représenté dans la fig. 3. Mais on peut aussi employer comme trame des tiges rigides de bambou, roseau etc. non abou tées.
Dans ce cas, on obtient un tissu, tel que celui représenté à la fig. 10.
Au cas où l'on utilise comme trame des tiges végétales semi-rigides aboutées, on emploie une navette comportant de préfé rence une cannette constituée par une bobine en bois du genre des bobines de fils de son neries électriques.
Cette navette fonctionne comme celle des métiers â tisser. Elle passe le fil de trame, dont la duite est serrée par le peigne 18 du battant 19.
Ce battant, à cause de sa longue course C, nécessitée encore par les dimensions de la na vette 33, ne peut pas être pratiquement du type oscillant courant. Il comporte (fig. 1 et 7) un cadre 19 roulant à chacune de ses extrémités au moyen des galets 35 entre des glissières 36. Ce battant est manoeuvré au moyen d'une poignée 37.
Les dents du peigne 18 du battant, ainsi que celles des peignes 3 et 10, sont consti tuées par des tiges 38 (fig. 7, 8 et 9) de sec tion circulaire pouvant tourner facilement autour de leur axe longitudinal dans des trous aménagés dans les traverses du cadre corres pondant.
Cette mobilité des dents des peignes di minue l'effort de friction des fils contre elles et surtout ne permet pas aux aspérités créées par les aboutages, de s'y accrocher.
A chaque extrémité de la partie infé rieure du cadre 19 est fixé un taquet 39. Chacun de ces taquets actionne à chaque serrage de duite, un cliquet 40.
Ces deux cliquets sont disposés à la glis sière inférieure 36 et chacun d'eux est sou mis à l'action d'un ressort non dessiné, qui tend à maintenir le cliquet dans la position dessinée. Dans cette dernière chaque cliquet 40 s'engage dans une roue à rochet 41. Les deux roues 41 sont disposées aux extrémités du tambour 21, sur lequel s'enroule le tissu obtenu par le fonctionnement du métier.
Au tambour 21 est fixé un câble 43, qui passe sur une poulie 44, et qui soutient un contrepoids 42. Ce dernier tend à faire tourner le tambour dans la direction de la flèche in diquée à la fig. 1. Tant que les cliquets 40 s'engagent dans les roues 41, le tambour 21 ne peut pas tourner. Mais à la fin du mouve ment d'aller du battant, les taquets 39 vien nent buter contre les cliquets 40 et les dé gagent des roues 41 de manière que l'action du contrepoids 42 fasse tourner le tambour 21.
Ce mouvement de rotation du tambour est interrompu lorsque par suite du mouve ment de retour du battant les taquets 39 dé gagent les cliquets 40, qui par l'action des ressorts mentionnés viennent bloquer de nou veau le tambour 21 en s'engageant dans les roues 41.
Nous venons de décrire le fonctionnement du métier dans sa marche la plus simple. Pour la confection des tissus ou réseaux en visagés pourraient être employées la plupart des armatures utilisées dans les étoffes, tant en couleurs unies qu'en couleurs variées. Dans l'exemple décrit, on a supposé que le métier était actionné par le tisseur, mais il est évident qu'on peut utiliser une autre force motrice quelconque. Si l'on emploie comme trame des tiges végétales qui bien que semi-rigides ne se laissent plus mettre sous forme - de bobine, ces tiges pourraient être placées à la main successivement sur le battant entre chaque nappe de fil. Elles pourraient aussi être mises en place par tout distributeur méca nique convenablement choisi.
Entre le rouleau 20 et l'ensouple 21 on pourrait aussi installer tout dispositif con venable d'enduisage, d'imprégnation ou de peinture du réseau obtenu.
Loom for semi-rigid plant stems. The present invention relates to a loom for weaving semi-rigid plant stems, with a view to obtaining a fabric or network consisting of semi-rigid plant stems such as rush, bamboo, reed, wicker and other analogues.
Rods can be used whole or split; they can then be impregnated or covered with any ingredients capable of modifying their natural qualities or defects.
The network obtained can be as tightly meshed as the flexibility of the strands used allows.
This plant network can be used in many cases as would be a network or a metal mesh. It can in particular be used as a reinforcement for all types of panels, coverings, partitions or walls.
In the accompanying drawing, there is shown schematically and by way of example, one embodiment of the object of the invention.
Fig. 1 is a side view of the loom, with no frame not indicated; Fig. 2 is a side view of the device giving additional tension to the selvedge strands; Fig. 3 shows an embodiment of a network obtained by the operation of the loom; Fig. 4 is a partial front view of a shed from the loom; Fig. 5 shows on a larger scale a partial view of a detail of FIG. 4; Fig. 6 is a sectional view along the line A-A of FIG. 5;
Fig. 7 is a partial front view of the leaf; Fig. 8 shows on a larger scale a partial front view, part in section of the leaf; Fig. 9 is a section taken along line B-B of FIG. 8; Fig. 10 shows a view and a section of another embodiment of a network obtained by the operation of the loom.
The threads 1 (odd) and 2 (even) of the chain made up of vegetable stems which can be butted together as the weave progresses, pass through a comb 3; then, directed by a group of rollers 4, 9, they pass under a roller 5 immersed in a tank 7.
This tank contains water or another softening liquid, or even other ingredients, for example, to impregnate or coat the threads.
A brush 8 removes the excess of the entrained liquid. Another roller group, 6, 9, is placed above this brush; the roller 9 of each group which serves as a compression roller and which can be tightened against 4 resp. 6, ensures a regular tension of the whole.
Another comb, 10, arranged in succession, maintains the regularity of the beam.
The layer of threads 1, 2 then passes between a group of rollers 11, 12 and 13; 13 can be clamped against 12.
The tightening of the rollers 9 and 13 against the corresponding rollers is adjustable by any suitable means.
To obtain a regular network, the selvedges (the warp are formed by means of two or more threads placed side by side; these threads are given greater tension because of the traction exerted on them by the weft. This result is obtained by passing the selvedge son over additional rollers 14 and 15, of which 14 is subjected to the action of a counterweight 16 (FIG. 2).
Coming out of the rollers 12 (or 15) la. layer of threads then having the desired tension, is divided into two parts: the even threads pass through the shed 17, the odd threads into the shed 16. From there all the threads pass through the comb 18 of the leaf 19, in which frame 34 is started.
Following the leaf, the woven network is formed.
This network, bypassing a roller 20, winds up on a roller 21.
Sheds 16 and 17 are similar. As they must act on threads more resistant than the threads of fabrics, they are formed by frames and heddles 22 ridges (fig. 4, 5 and 6). These are hand held in the upper and lower slats of the frames. These frames are suspended from cables 23 passing over pulleys 24 suitably fixed to the frame (fig. 1).
Each stringer 22 is constituted by a rigid rod comprising in the middle of its length a recess 48, in which are housed one above the other, two small grooved pulleys 25 between which the warp threads pass. The opening between the grooves of the pulleys represents the link of the stringers. These pulleys allow the vegetable rods of the chain to slide more easily, especially when passing the butt staples.
The sheds 16 and 17 can be constructed so as to allow the spacing of the beams to be adjusted. For example, the ends of the stringers can engage in longitudinal grooves of the upper and lower blades of the frames and be fixed thereto by means of bolts passing through longitudinal slots of said blades. The lateral part 49 (FIG. 4) of the frame can be arranged in a removable manner in order to be able to increase or decrease the number of heddles of the sheds, depending on the desired spacing of the heddles.
The frames 16 and 17 can maneuver freely suspended from the cables 23, but they will maneuver more safely if they are guided by slides (not shown in the drawing).
The sheds 16 and 17 are operated by two pedals 26 and 27 pivoting around a point 28. Cables 29 and 30 connect each pedal to the corresponding shed. These cables are guided by pulleys 31 and 32.
In order to reduce the amplitude of the movement of the pedals and consequently to facilitate the work of the weaver, it is also possible to insert between the pedals and the remisses a set of viers, or any other device giving the same result.
The amplitude of the movement of the sheds needs to be great, because between the layers of even and odd yarns the shuttle 33 carrying the weft 34 must be launched. This shuttle is of a usual shape, but its dimensions are greatly increased because of the large section of the weft thread. As the weft thread, vegetable stems similar to those used for the warp can be used. By using butted rods, such as those of the chain, one obtains fabrics of the kind shown in fig. 3. But we can also use as weft rigid bamboo rods, reed etc. not completed.
In this case, a fabric is obtained, such as that shown in FIG. 10.
In the event that semi-rigid butted plant stems are used as the weft, a shuttle preferably comprising a can consisting of a wooden coil of the type of coils of electric son neries son is used.
This shuttle works like that of the looms. It passes the weft thread, the pick of which is clamped by the comb 18 of the leaf 19.
This leaf, because of its long stroke C, further necessitated by the dimensions of the boat 33, cannot be practically of the current oscillating type. It comprises (Fig. 1 and 7) a frame 19 rolling at each of its ends by means of rollers 35 between slides 36. This leaf is operated by means of a handle 37.
The teeth of the comb 18 of the leaf, as well as those of the combs 3 and 10, are constituted by rods 38 (fig. 7, 8 and 9) of circular section which can easily turn around their longitudinal axis in holes made in the cross members of the corresponding frame.
This mobility of the teeth of the combs reduces the friction force of the threads against them and above all does not allow the roughness created by the abutments to cling to them.
At each end of the lower part of the frame 19 is fixed a cleat 39. Each of these cleats actuates each pick clamping, a pawl 40.
These two pawls are arranged at the lower slide 36 and each of them is subjected to the action of a spring not drawn, which tends to maintain the pawl in the drawn position. In the latter, each pawl 40 engages in a ratchet wheel 41. The two wheels 41 are arranged at the ends of the drum 21, on which is wound the fabric obtained by the operation of the loom.
To the drum 21 is fixed a cable 43, which passes over a pulley 44, and which supports a counterweight 42. The latter tends to rotate the drum in the direction of the arrow shown in FIG. 1. As long as the pawls 40 engage with the wheels 41, the drum 21 cannot rotate. But at the end of the forward movement of the clapper, the cleats 39 abut against the pawls 40 and disengage them from the wheels 41 so that the action of the counterweight 42 causes the drum 21 to turn.
This rotational movement of the drum is interrupted when, as a result of the return movement of the clapper, the cleats 39 release the pawls 40, which by the action of the mentioned springs block the drum 21 again by engaging the wheels. 41.
We have just described the operation of the trade in its simplest way. For the making of fabrics or networks in faces could be used most of the reinforcements used in fabrics, both in solid colors and in various colors. In the example described, it was assumed that the loom was powered by the weaver, but it is obvious that any other driving force can be used. If we use as weft vegetable stems which although semi-rigid can no longer be put in the form of a coil, these stems could be placed by hand successively on the leaf between each layer of wire. They could also be put in place by any suitably chosen mechanical distributor.
Between the roller 20 and the beam 21 one could also install any suitable device for coating, impregnating or painting the network obtained.