ORIENTATION D'UNE TABLETTE
L'invention concerne le domaine des tablettes, et notamment celles utilisées dans le cadre de l'assistance électronique à l'enseignement, en particulier l'enseignement à de jeunes enfants (élèves d'école maternelle ou primaire).
Certaines techniques d'enseignement font en effet intervenir des tablettes, à savoir des ordinateurs portables très plats dont l'essentiel de la surface de l'une des deux faces principales est constitué d'un écran. Il peut s'agir notamment de tablettes conventionnelles conçues pour un usage générique (et non pas spécifiquement pour l'enseignement aux jeunes enfants). De telles tablettes peuvent comprendre un ou plusieurs éléments asymétriques (par rapport à l'écran), tels qu'une webcam (caméra intégrée), un microphone, un haut parleur, un trackball (boule de commande), un touchpad (pavé tactile), un clavier, un ou plusieurs bouton(s), etc.
Ces tablettes peuvent être des tablettes tactiles. Elles peuvent alors être utilisées pour écrire directement sur l'écran, soit avec un ou plusieurs doigts, soit par l'intermédiaire d'un stylet, ce qui peut être préférable dans le cadre de l'apprentissage de l'écriture car cela s'apparente à l'usage d'un stylo (ou plus généralement d'un « outil scripteur »). Dans ce dernier cas, le support pour stylet constitue en général un élément asymétrique par rapport à l'écran.
L'existence de tels éléments asymétriques est utile mais potentiellement gênante pour de jeunes enfants si la tablette est mal orientée. Ainsi, si le support du stylet se trouve à gauche de l'écran alors que l'élève est droitier, l'élève risque de devoir faire un mouvement inconfortable de la main droite pour saisir ou reposer le stylet (ou utiliser sa main gauche qui est moins habile que sa main droite) et peut à cette occasion renverser la tablette. Inversement, un élément asymétrique tel qu'un microphone ou un bouton peut présenter des aspérités, protubérances, orifices ou fentes susceptibles d'être accrochées (par exemple avec la manche d'un vêtement, un bracelet, etc.), et le fait qu'il se situe sur la droite de l'écran peut, pour un élève droitier, accroître le risque d'accrochage, d'inconfort, et de chute de la tablette. D'autres éléments
asymétriques (microphone ou webcam par exemple) risquent davantage d'être obstrués par le bras droit d'un élève droitier, s'ils se situent à droite de l'écran, ce qui peut gêner voire empêcher la saisie d'informations (par exemple des enregistrements audio et ou vidéo) par de tels éléments. L'orientation de la tablette est donc susceptible de ne pas être optimale du point de vue de l'ergonomie de son utilisation par un jeune enfant.
L'invention vise à améliorer la situation. Un aspect de l'invention concerne un système d'assistance électronique comprenant :
- un ordinateur stockant une liste d'utilisateurs, et, pour chaque d'utilisateur, un paramètre de latéralité pouvant prendre deux valeurs dont une indique que l'utilisateur est droitier et l'autre qu'il est gaucher,
- une pluralité de tablettes agencées pour communiquer avec l'ordinateur, comprenant chacune un écran, un circuit d'identification d'utilisateur et un élément asymétrique,
- un circuit d'affichage agencé pour afficher un contenu sur l'écran d'une des tablettes selon une première orientation si le paramètre de latéralité correspondant à l'utilisateur courant de ladite tablette, tel que déterminé par le circuit d'identification d'utilisateur de ladite tablette, prend une première des deux valeurs de paramètre de latéralité, et selon une deuxième orientation si ce paramètre prend la deuxième des deux valeurs de paramètre de latéralité.
Ce système est avantageux en ce qu'il prévoit une orientation différente de la tablette d'un utilisateur selon que l'utilisateur est droitier ou gaucher, permettant d'améliorer l'ergonomie de la tablette en fonction de la latéralité de l'utilisateur.
Un aspect de l'invention concerne un procédé d'assistance électronique à l'aide d'un système comprenant:
- un ordinateur stockant une liste d'utilisateurs, et, pour chaque utilisateur, un paramètre de latéralité pouvant prendre deux valeurs dont une indique que l'utilisateur est droitier et l'autre qu'il est gaucher,
- une pluralité de tablettes agencées pour communiquer avec l'ordinateur, comprenant chacune un écran, un circuit d'identification d'utilisateur et un élément asymétrique,
- un circuit d'affichage agencé pour afficher un contenu sur l'écran d'une des tablettes,
le procédé comprenant:
/a/ une identification de l'utilisateur d'une tablette à l'aide de son circuit d'identification,
Ibl une détermination du paramètre de latéralité associé à l'utilisateur identifié,
Ici une sélection d'une première orientation du contenu par le circuit d'affichage si le paramètre de latéralité correspondant à l'utilisateur identifié prend une première des deux valeurs de paramètre de latéralité, et d'une deuxième orientation si ce paramètre prend la deuxième des deux valeurs de paramètre de latéralité.
Ce procédé est avantageux en ce qu'il prévoit une orientation différente de la tablette d'un utilisateur selon que l'utilisateur est droitier ou gaucher, permettant d'améliorer l'ergonomie de la tablette en fonction de la latéralité de l'élève.
Un aspect de l'invention concerne un programme d'ordinateur comprenant une série d'instructions mettant en œuvre un procédé selon l'invention lorsque ces instructions sont exécutées par un ou plusieurs processeur(s).
Un autre aspect de l'invention concerne un support de stockage non transitoire lisible par ordinateur, comprenant un programme d'ordinateur selon l'invention. Ces programmes et supports de stockage procurent les avantages du procédé mis en œuvre, ainsi qu'une flexibilité accrue par rapport à une mise en œuvre purement matérielle du procédé (en particulier, les modifications ou mises à jour du système peuvent être facilitées).
D'autres aspects, buts et avantages de l'invention apparaîtront de manière non limitative à la lecture de la description de quelques uns de ses modes de réalisation.
L'invention sera également mieux comprise à l'aide des dessins, sur lesquels :
la Figure 1 illustre différents résultats obtenus à l'aide d'un système selon un mode de réalisation ;
la Figure 2 illustre différentes étapes d'un procédé selon un mode de réalisation possible.
La figure 1 représente deux tablettes T1 , T2 d'un système selon un mode de réalisation.
La première tablette T1 comprend un écran tactile rectangulaire et un support pour stylet S1 adjacent à l'un des petits côtés du rectangle délimitant l'écran.
La deuxième tablette T2 comprend un écran tactile rectangulaire et un support pour stylet S2 adjacent à l'un des grands côtés du rectangle délimitant l'écran.
Les deux tablettes sont configurées pour afficher respectivement une représentation d'une mer, d'un navire et du soleil, et une représentation d'un arbre. L'élève est censé regarder la représentation affichée, à l'endroit (ciel en haut et mer ou terre en bas).
La représentation du navire pour la première tablette T1 est présentée en mode paysage, alors que la représentation de l'arbre pour la deuxième tablette T2 est présentée en mode portrait.
La première tablette T1 est montrée en configuration pour gaucher CG1 et en configuration pour droitier CD1 , selon un mode de réalisation possible.
La deuxième tablette T2 est montrée en configuration pour gaucher CG2 et en configuration pour droitier CD2, selon un mode de réalisation possible.
La configuration est choisie automatiquement par le système.
Un mode de réalisation possible concerne un système d'assistance électronique à l'enseignement.
Le système comprend un ordinateur d'enseignement stockant une liste d'élèves, et, pour chaque élève, un paramètre de latéralité pouvant prendre deux valeurs dont une indique que l'élève est droitier et l'autre qu'il est gaucher. Selon un mode de réalisation, ce paramètre de latéralité est défini par un tiers (par exemple par un enseignant), c'est-à-dire par une personne autre que l'élève (cette opération pouvant être trop complexe pour l'élève).
Le paramètre de latéralité peut prendre plus de deux valeurs, par exemple il peut utiliser une valeur particulière pour indiquer que l'élève est parfaitement ambidextre, ou une autre valeur particulière pour indiquer que la latéralité de l'élève n'est pas déterminable, ou encore une autre valeur pour indiquer que cette latéralité n'est pas connue (qu'elle soit déterminable ou non), cette dernière pouvant être la valeur par défaut.
L'ordinateur d'enseignement peut être un ordinateur personnel portable conventionnel équipé d'un logiciel approprié selon un mode de réalisation. Plutôt que d'un ordinateur portable, il peut également s'agir d'un ordinateur de bureau (équipé d'une tour, d'un écran séparé et d'un clavier séparé) comprenant un logiciel approprié, ou d'une console de commande quelconque équipée d'un logiciel approprié.
L'ordinateur d'enseignement peut également être constitué de plusieurs éléments. Par exemple, l'ordinateur d'enseignement peut être un serveur physique (stockant la liste d'élèves et les paramètres de latéralité) associé à un ordinateur portable ou de bureau offrant une interface utilisateur à un enseignant (le serveur n'étant pas nécessairement équipé d'un écran ni d'un clavier). Le serveur physique peut se trouver dans la salle de classe, par exemple dans une station d'accueil, et communiquer avec l'ordinateur de bureau ou portable (qui peut se trouver par exemple sur le bureau de l'enseignant, dans la classe) par une communication filaire (Ethernet ou autre) ou sans fil (par exemple WiFi).
Le système comprend une pluralité de tablettes agencées pour communiquer avec l'ordinateur d'enseignement, comprenant chacune un écran, un circuit d'identification d'utilisateur et un élément asymétrique.
Compte tenu de cet élément asymétrique, l'ergonomie de la tablette n'est pas nécessairement la même selon l'orientation de la tablette par rapport
à l'utilisateur (et donc selon la position de cet élément asymétrique), et cette ergonomie peut varier selon que l'utilisateur est droitier ou gaucher. Selon un mode de réalisation, l'élément asymétrique est un élément physique de la tablette, constituant ainsi une caractéristique intrinsèque de la tablette (à l'exclusion d'un élément affiché sur l'écran qui dépend des instructions d'affichage reçues par la tablette).
L'élément asymétrique considéré peut être situé sur une surface à la périphérie extérieure de l'écran (au dessus, en dessous, à droit ou à gauche de l'écran), et du même côté (sur la même face de la tablette) que l'écran. Selon un mode de réalisation, l'élément asymétrique est un élément fixe par rapport à la tablette. Est considéré comme fixe un élément asymétrique fixé à un endroit particulier de la tablette et qui ne peut être fixé à d'autres endroits de la tablette que par une personne autre qu'un jeune enfant (cela peut par exemple nécessiter l'utilisation d'un tournevis). Selon un mode de réalisation, l'élément asymétrique peut être mobile dans des limites fixées (par exemple une boule de trackball ou un interrupteur), mais peut être considéré comme fixe au sens de l'invention si ses possibilités de mouvements restent confinées à une zone étroite de la tablette (de l'ordre d'une dimension de l'élément asymétrique).
L'élément asymétrique peut être une webcam, un microphone, un haut parleur (bien qu'il puisse y avoir également deux hauts parleurs éventuellement symétriques l'un de l'autre par rapport à l'écran, produisant un son stéréophonique), un trackball, un touchpad, un clavier, un ou plusieurs bouton(s), etc. Selon un mode de réalisation, l'écran de la tablette est tactile. L'élément asymétrique peut-être un support pour stylet (le stylet étant utilisable pour saisir des informations sur un écran tactile de la tablette).
La tablette peut comprendre plusieurs éléments asymétriques (par exemple un support pour stylet et une webcam). Dans ce cas, selon un mode de réalisation, l'ordinateur d'enseignement peut être configuré pour définir un élément asymétrique prioritaire (celui qui doit être pris en compte pour définir l'orientation de la tablette). En effet, il se peut que selon l'âge des élèves, ou le profil de la classe (plus ou moins agitée, etc.), ou encore les préférences de l'enseignant, un élément asymétrique différent soit jugé plus important que les
autres pour le choix de l'orientation de la tablette (par exemple il se peut que la webcam ne soit pas utilisée avant six ans, ou simplement que l'enseignant n'envisage pas de l'utiliser, et que le fait que le champ de vision de la webcam puisse être obstrué ne soit pas gênant pour une classe donnée). Cette sélection peut se faire à l'aide d'une interface graphique. Selon un mode de réalisation, le choix de l'élément asymétrique est remplacé par le choix d'une orientation privilégiée pour une configuration donnée (l'orientation étant implicitement due à l'élément asymétrique, fixe par rapport à la tablette, ou à plusieurs éléments asymétriques, mais sans nécessité d'identifier ce ou ces éléments asymétriques).
Les tablettes peuvent être notamment des tablettes tactiles sans fil (comprenant par exemple un circuit de communication sans fil WiFi) aptes à communiquer avec l'ordinateur d'enseignement (par exemple avec le serveur de l'ordinateur d'enseignement dans le cas où l'ordinateur d'enseignement comprend un tel serveur) via une communication WiFi (ou en tout autre protocole sans fil approprié).
Le système comprend un circuit d'affichage agencé pour afficher un contenu éducatif sur l'écran d'une des tablettes selon une première orientation si le paramètre de latéralité correspondant à l'utilisateur courant de ladite tablette, tel que déterminé par le circuit d'identification d'utilisateur de ladite tablette, prend une première des deux valeurs de paramètre de latéralité, et selon une deuxième orientation si ce paramètre prend la deuxième des deux valeurs de paramètre de latéralité.
L'affichage d'un contenu éducatif peut ainsi être orienté différemment selon que l'élève utilisant la tablette sur laquelle le contenu éducatif est affiché est identifié comme un élève droitier ou un élève gaucher.
Le circuit d'identification d'utilisateur peut être un processeur (il peut même s'agir d'un processeur existant de la tablette, tel que son processeur principal), associé à une mémoire stockant un programme adapté pour la mise en œuvre de l'identification. Le circuit d'identification peut être agencé pour vérifier auprès de l'ordinateur d'enseignement que l'identifiant saisi correspond bien à un élève de la classe. Le circuit d'identification peut également être un circuit électronique dédié, tel qu'un ASIC ou un FPGA, voire un circuit
électronique préparé entièrement sur mesure, ou un microcontrôleur dédié. Il peut également s'agir d'une combinaison d'un composant de la tablette et d'un composant de l'ordinateur d'enseignement. Le circuit d'identification peut ainsi obtenir de la part d'un composant de l'ordinateur d'enseignement la liste d'élèves enregistrée dans l'ordinateur d'enseignement, présenter cette liste sur l'écran de la tablette tactile et demander à l'utilisateur de cliquer sur son nom. Le circuit peut également demander à l'utilisateur d'écrire son nom (en cliquant sur des lettres affichées, ou à l'aide d'un clavier). Selon un mode de réalisation possible, le circuit d'identification se contente d'afficher des informations transmises par l'ordinateur d'enseignement (par exemple la liste d'élèves sous forme d'une image JPEG transmise), et de renvoyer à l'ordinateur d'enseignement la sélection de l'utilisateur (un index dans une liste, ou les coordonnées d'un point sélectionné à l'écran, etc.). L'ordinateur d'enseignement déduit alors lui-même de quel élève il s'agit (et renvoie éventuellement l'identification de l'élève à un composant du circuit d'identification situé dans la tablette). Les tablettes peuvent être banalisées (et non pas liées à un élève particulier), ainsi, chaque fois que les élèves vont chercher une tablette pour un exercice nécessitant une tablette, ils peuvent être amenés à utiliser une tablette différente.
Si l'élève n'est pas identifié, ou n'est identifié ni comme un élève droitier ni comme un élève gaucher il est possible de choisir une orientation par défaut, par exemple l'orientation qui serait choisie pour un élève droitier (la plus probablement pertinente). Ce cas de figure peut se produire par exemple si l'élève est ambidextre ou si sa latéralité n'est pas connue, ou n'est pas enregistrée, ce qui peut être le cas lorsqu'un nouvel élève arrive dans la classe en cours d'année ou est envoyé pour la première fois dans cette classe, temporairement, depuis une autre classe.
Le circuit d'affichage peut être un processeur (il peut même s'agir d'un processeur existant de la tablette, tel que son processeur principal), associé à une mémoire stockant un programme adapté pour la mise en œuvre du procédé. Il peut également s'agir d'un processeur graphique, d'un circuit électronique dédié, tel qu'un ASIC ou un FPGA, voire d'un circuit électronique préparé entièrement sur mesure, ou d'un microcontrôleur dédié.
La première (de même que la deuxième) orientation est définie par un angle de rotation quelconque (compris 0° et 359,9°) d'une rotation appliquée au contenu éducatif avant de l'afficher sur l'écran.
Cette première et deuxième orientations peuvent donc être chacune représentée par un angle compris entre 0° et 359,9° (il est évidemment possible de l'exprimer dans une autre unité de mesure d'angle) entre un vecteur de référence (pouvant être choisi arbitrairement, une fois pour toutes) de l'écran de la tablette (à savoir un vecteur fixe par rapport à l'écran et généralement fixe par rapport à la tablette, à moins que l'écran soit mobile par rapport à la tablette) et un vecteur de référence (pouvant lui aussi être choisi arbitrairement, une fois pour toutes) du contenu (à savoir un vecteur fixe par rapport à ce contenu). Le vecteur de référence de l'écran de la tablette peut être par exemple, dans le cas où l'écran est rectangulaire, un vecteur reliant un sommet du rectangle délimité par l'écran à l'autre sommet du même côté du rectangle. Le vecteur de référence du contenu est par exemple, pour chaque contenu, un vecteur dirigé verticalement du bas du contenu vers le haut du contenu (évidemment il serait possible de décider une fois pour toutes que ce vecteur doit être un vecteur dirigé horizontalement de la gauche vers la droite, ou encore selon toute direction et tout sens défini arbitrairement une fois pour toutes - mais dans la suite on parlera de verticale, de bas et de haut à titre d'exemple). Le contenu peut être bidimensionnel, et le bas, le haut et la verticale du contenu peuvent être définis par l'auteur du contenu. Le bas, le haut et la verticale du contenu peuvent être déterminés grâce au format de stockage des données représentant ce contenu. Par exemple, le contenu peut être représenté par une matrice de points (par exemple sous forme d'une image dite image bitmap au format BMP). Selon le format BMP, les pixels de l'image sont codés ligne par ligne en partant de la ligne inférieure de l'image. Le format BMP commence donc par spécifier le point en bas à gauche de l'image, puis poursuit par le point suivant juste à droite, et ainsi de suite jusqu'au bout de la ligne du bas. Vient alors le point le plus à gauche de la deuxième ligne en partant du bas, et ainsi de suite jusqu'au point le plus à droite de la ligne tout en haut de l'image. Le contenu peut également être un texte dont les caractères sont codés selon un format ASCII en commençant
par le caractère situé en haut à gauche, puis le caractère immédiatement à sa droite, et ainsi de suite, des caractères de saut de ligne permettant de passer à la ligne suivante. La largeur du texte ASCII peut alors correspondre à sa ligne la plus longue, et sa hauteur au nombre de ligne multiplié par la hauteur d'une ligne. Une majorité des formats de contenus comprend une orientation explicite ou implicite. Il est alors possible à partir du seul format du contenu de définir un vecteur vertical dirigé du bas vers le haut du contenu. Par exemple, pour une image bitmap de type BMP, le vecteur peut être le vecteur reliant le point inférieur gauche au point supérieur gauche de cette image. De même, pour un texte ASCII, le vecteur peut être un vecteur perpendiculaire aux lignes de texte et dirigé des lignes du bas vers les lignes du haut (ou s'il n'y a qu'une ligne, dirigé du bas des caractères vers le haut des caractères).
Selon une variante possible, il est possible de corriger une erreur humaine dans le codage du contenu. Par exemple, un enseignant peut numériser une photo papier en la plaçant par inadvertance à l'envers dans un scanner (le mot scanner est parfois francisé en scanneur ou en numériseur de document). En suivant le format de l'image numérique produite par le scanner (par exemple une image JPEG) on affiche alors l'image à l'envers. Il est possible de procéder à une analyse de l'image à l'aide d'un logiciel de reconnaissance bien connu de l'état de l'art, et en fonction du résultat, de modifier l'orientation par rapport à l'orientation présumée (issue du seul format). Ainsi, un logiciel de reconnaissance de visages peut-il reconnaître l'orientation d'un visage et réorienter automatiquement l'image afin que le visage soit à l'endroit, de même pour des paysages, etc. Il est possible de modifier le fichier enregistrant l'image numérique de façon à ce que son seul format reflète, après modification, l'orientation réelle du contenu. Ceci est également possible pour des contenus autres que des images (par exemple du texte, en particulier du texte enrichi tel que du texte au format RTF ou HTML, etc.). Selon une variante, il est possible de s'en tenir à l'orientation intrinsèque au format de stockage du contenu même si une analyse du contenu révèle qu'il se peut qu'il ne soit pas à l'endroit (en effet, il se peut que l'enseignant ait en réalité délibérément choisi d'afficher une image à l'envers). L'enseignant peut ainsi activer ou désactiver une option de correction
automatique d'orientation du contenu, par exemple à l'aide d'un bouton (ou une case à cocher, etc.) associé à un logiciel adapté.
Le contenu éducatif est ainsi prévu pour être regardé selon une direction et un sens privilégiés (permettant une position optimale du corps et notamment du dos et du cou). Par exemple, une image de paysage est typiquement prévue pour être regardée avec le ciel en haut et le sol en bas. De même, un texte est généralement prévu pour être lu à l'endroit, de gauche à droite (et non incliné ou à l'envers). Cette direction et ce sens privilégiés peuvent être intrinsèques au format de données utilisé pour représenter le contenu éducatif, ainsi que cela a été précisé précédemment. Ainsi, en reliant par des segments et dans l'ordre indiqué: l'œil gauche de l'élève, l'œil droit de l'élève, l'extrémité droite d'une ligne horizontale de texte affichée sur l'écran de la tablette dont l'élève est l'utilisateur identifié, l'extrémité gauche de la même ligne horizontale de texte, et à nouveau l'œil gauche de l'élève, on est censé former une figure plane, plus précisément un trapèze isocèle convexe, lorsque l'élève est en position de confort (qui implique que le tronc de l'élève soit en configuration symétrique et que le plan de symétrie du tronc soit confondu avec le plan de symétrie du crâne).
Cependant, la première et la deuxième orientation sont relatives à la position de la tablette, or la position de l'élève par rapport à la position de la tablette est a priori inconnue. Si la tablette n'est pas convenablement placée par rapport à l'élève, alors la figure formée selon le paragraphe précédent (lorsque le contenu éducatif est un texte présenté de façon habituelle) n'est pas un trapèze isocèle convexe, mais par exemple un trapèze convexe non isocèle (si l'élève est décalé sur la droite ou la gauche de la tablette), un quadrilatère croisé (si la tablette est à l'envers par rapport à l'élève), un quadrilatère non trapézoïdal voire une figure tridimensionnelle. L'élève est alors sans doute spontanément amené à déplacer et/ou faire tourner sa tablette de façon à voir le contenu éducatif de la façon la plus confortable pour lui. Le fait de devoir orienter la tablette en fonction d'une image affichée peut en lui même constituer un exercice d'orientation intéressant d'un point de vue pédagogique (au même titre que le fait de s'identifier avant d'utiliser la tablette en cliquant sur son nom constitue un exercice intéressant de reconnaissance
de son nom). La première image affichée peut être une image requise pour l'identification de l'élève. Cette première image peut être une liste de noms parmi lesquels l'élève doit reconnaître le sien (pour se connecter). Selon la configuration de la tablette, la liste peut être dupliquée (une à l'endroit, une à l'envers), pour que la liste soit lisible de façon optimale par un droitier comme par un gaucher. Alternativement, la liste de noms peut être affichée une seule fois mais selon une orientation qui convient indifféremment à un droitier ou à un gaucher. Par exemple, pour une tablette dont le seul élément asymétrique est le support pour stylet, une orientation dans laquelle le support pour stylet se trouve en haut ou en bas de l'écran est également ergonomique pour les droitiers et les gauchers. Selon un mode de réalisation, un enseignant peut effectuer l'opération d'orientation initiale de la tablette pour l'élève (s'il n'y parvient pas). Le fait que les élèves soient le cas échéant amenés à réorienter la tablette ne constitue pas un inconvénient par rapport à l'état de l'art (indépendamment du fait que cela puisse constituer un exercice utile, mais pas nécessairement désiré à ce stade de la séance). En effet, le même problème de l'orientation de la tablette se pose indépendamment de l'invention.
L'élève (ou l'enseignant, pour le compte de l'élève) est ainsi conduit à choisir une orientation de la tablette par rapport à l'élève (orientation qui est déterminée par la première ou la deuxième orientation imposée au contenu éducatif par rapport à la tablette) définie comme étant ergonomique pour l'élève, en fonction de sa latéralité. Selon un mode de réalisation, un système d'assistance électronique à l'enseignement comprend un circuit d'affichage agencé pour sélectionner la première orientation de façon à ce que l'élément asymétrique se trouve ailleurs qu'à gauche de l'écran lorsque la tablette est orientée selon cette première orientation, et pour sélectionner la deuxième orientation de façon à ce que l'élément asymétrique se trouve ailleurs qu'à droite de l'écran lorsque la tablette est orientée selon cette deuxième orientation.
Ceci est avantageux en particulier lorsque l'écran ne présente pas de symétrie de révolution (il ne s'agit pas d'un disque). Dans ce cas, selon la
forme de l'écran, et selon la nature du contenu éducatif à afficher, et il peut ne pas être possible de choisir la position de l'élément asymétrique en toute liberté (c'est-à-dire qu'il peut n'exister qu'un nombre limité de choix), mais seulement d'exclure les positions les plus gênantes.
Par exemple, il n'existe que deux possibilités pour afficher une image de forme elliptique sur un écran de forme elliptique de mêmes dimensions. Il n'existe que trois possibilités pour afficher une image inscrite dans un triangle équilatéral sur un écran de forme correspondant au même triangle équilatéral, quatre possibilités dans le cas d'un carré, deux dans le cas d'un rectangle, etc.
Dans le cas d'un écran de forme rectangulaire, et dans un référentiel ayant pour axes un axe passant par un petit côté du rectangle entourant l'écran et un axe passant par un grand côté du rectangle entourant l'écran, un élément asymétrique peut occuper notamment l'une des huit positions suivantes:
HD: au dessus et à droite de l'écran,
HG: au dessus et à gauche de l'écran,
BD: en dessous et à droite de l'écran,
BG: en dessous et à gauche de l'écran,
SB: en dessous de l'écran à l'exclusion des positions précitées (« strictement en dessous »),
SH: au dessus de l'écran à l'exclusion des positions précitées (« strictement au dessus »),
SG: à gauche de l'écran à l'exclusion des positions précitées (« strictement à gauche »),
SD: à droite de l'écran à l'exclusion des positions précitées (« strictement à droite »).
La position « à droite » signifie donc: « strictement à droite », « au dessus et à droite », ou « en dessous et à droite ».
La position « à gauche » signifie donc: « strictement à gauche », « au dessus et à gauche », ou « en dessous et à gauche ».
La position « au dessus » signifie donc: « strictement au dessus », « au dessus et à gauche », ou « au dessus et à droite ».
La position « en dessous » signifie donc: « strictement en dessous », « en dessous et à gauche », ou « en dessous et à droite ».
De plus, pour un écran rectangulaire, il a été rappelé qu'il n'existait que deux possibilités pour afficher une image rectangulaire de même taille que l'écran.
Ainsi, il n'existe que deux positions possibles pour l'élément asymétrique, que l'on peut choisir en changeant d'orientation.
S'il est en position HD, il peut passer en position BG (et réciproquement).
S'il est en position HG, il peut passer en position BD (et réciproquement).
S'il est en position SH, il peut passer en position SB (et réciproquement).
S'il est en position SG, il peut passer en position SD (et réciproquement).
Il convient de décider, pour chaque position possible, laquelle est la moins gênante (la plus ergonomique).
En général, les positions à droite (que ce soit HD, SD ou BD) ou à gauche (que ce soit HG, SG ou BG) sont susceptibles d'être discriminantes, c'est-à-dire qu'elle peuvent être gênantes pour un élève selon qu'il est droitier ou gaucher, et qu'il peut être avantageux de les éviter.
Selon certains modes de réalisation, seules les positions SD et BD d'une part, et SG, BG d'autre part, sont discriminantes (les positions hautes n'étant pas gênantes car elles ne sont typiquement pas atteintes par la main ni le bras lorsque l'élève place sa main directrice au dessus de l'écran pour écrire).
Selon un mode de réalisation, un élève droitier ne doit pas avoir d'élément asymétrique (potentiellement gênant) sur sa droite, et de même un élève gaucher ne doit pas avoir d'élément asymétrique (potentiellement gênant) sur sa gauche. Par exemple, il se peut qu'un enseignant décide de ne pas utiliser de stylet pour les classes dont les élèves ont moins de quatre ans (car ils ne sont pas assez habiles avec un stylet pour un type d'exercice donné), et les fasse écrire avec leurs doigts directement. Dans ce cas, le porte
stylet peut être une gêne (même si le stylet a été retiré) s'il se trouve du côté de la main directrice de l'élève.
Mais inversement, dans le cas où l'enseignant fait écrire ses élèves avec le stylet (par exemple s'ils ont plus de quatre ans, ou si l'enseignant effectue avec des enfants de moins de quatre ans des exercices faciles avec stylet, pour les habituer à cet outil), c'est au contraire le fait que l'élève soit obligé d'aller chercher le stylet du côté gauche alors qu'il est droitier (et réciproquement pour les gauchers) qui peut s'avérer gênant. Ainsi, selon un mode de réalisation, le système privilégie un affichage dans lequel l'élément asymétrique est à droite pour un élève droitier et à gauche pour un élève gaucher.
Selon d'autres modes de réalisation, il se peut que les positions SB ou SH soient discriminantes (mais le sont souvent de manière indépendantes du caractère droitier ou gaucher de l'élève). En effet, il peut par exemple être gênant que l'élève accroche un élément asymétrique de grande taille en position SB lorsqu'il écrit sur l'écran, ou a contrario qu'il soit obligé d'étendre sa main jusqu'au dessus de l'écran pour aller actionner un élément asymétrique en position SH.
Pour certaines configurations, les deux possibilités d'orientation (par exemple SB et SH) peuvent être également ergonomiques (elles ne sont alors pas discriminantes). Dans ce cas, il est possible de choisir arbitrairement l'une des deux positions (ou, comme il sera détaillé plus loin, choisir l'une des positions en faisant intervenir des paramètres supplémentaires propres à la tablette).
Selon un mode de réalisation, le système comprend un module de configuration (qui peut être intégré à l'ordinateur d'enseignement, et dans le cas ou cet ordinateur d'enseignement est associé à un serveur, dans ce serveur). Le module de configuration contient le cas échéant un ensemble de configurations par défaut (privilégiant une orientation plutôt qu'une autre selon l'âge des élèves, le type d'exercice, selon une liste de priorité entre différents éléments asymétriques, etc.). Le module de configuration permet également à un enseignant de définir lui-même ses propres profils (privilégiant, de façon similaire aux configurations par défaut, une orientation plutôt qu'une autre
selon l'âge des élèves, le type d'exercice, selon une liste de priorité entre différents éléments asymétriques, etc.). Les profils personnalisés peuvent faire intervenir des types d'exercice personnalisés, ou encore prendre des choix opposés au choix par défaut dans des circonstances identiques.
Ainsi, une fois un profil sélectionné, l'orientation des tablettes des élèves est conditionnée (selon qu'ils sont droitiers ou gauchers) par ce profil.
La gauche et la droite de l'écran peuvent être définis, en fonction du contenu affiché (qui implique une orientation de la tablette permettant de voir correctement ce contenu), pour des écrans autres que des écrans rectangulaires. Ces définitions se comprennent intuitivement, mais il est également possible de la définir mathématiquement.
Par exemple, la surface de la tablette étant plane et comprenant un écran plan de forme quelconque, la partie gauche de l'écran peut être définie de la façon suivante. On définit d'abord un vecteur V_G (vecteur gauche) comme étant le vecteur résultant de l'application, au vecteur de référence de l'écran, d'une rotation vectorielle d'un angle égal à l'orientation choisie (première ou deuxième orientation) plus 90°. On définit ensuite la périphérie gauche de l'écran comme l'ensemble des points PT PER_G de l'écran tels que quel que soit le scalaire strictement positif k, PT_PER_G+k*V_G ne soit pas un point de l'écran. On définit enfin la gauche de l'écran comme étant la zone de la tablette définie par l'ensemble des points PT_ZONE_G de la tablette tels qu'il existe un scalaire strictement positif k tel que PT_ZONE_G = PT_PER_G+k*V_G. La zone ailleurs qu'à gauche de l'écran désigne alors la zone autre que l'écran et la gauche de l'écran.
De même, la partie droite de l'écran peut être définie de la façon suivante. On définit d'abord un vecteur V_D (vecteur droite) comme étant le vecteur résultant de l'application, au vecteur de référence de l'écran, d'une rotation vectorielle d'un angle égal à l'orientation choisie (première ou deuxième orientation) moins 90°. On définit ensuite la périphérie droite de l'écran comme l'ensemble des points PT PER_D de l'écran tels que quel que soit le scalaire strictement positif k, PT_PER_D+k*V_D ne soit pas un point de l'écran. On définit enfin la droite de l'écran comme étant la zone de la tablette définie par l'ensemble des points PT_ZONE_D de la tablette tels qu'il existe un
scalaire strictement positif k tel que PT_ZONE_D = PT_PER_D+k*V_D. La zone ailleurs qu'à droite de l'écran désigne alors la zone autre que l'écran et la droite de l'écran.
Les définitions ci-dessus de la gauche et de la droite sont des définitions de gauche stricte et de droite stricte au sens des exemples donnés précédemment pour des écrans rectangulaires (SD et SG).
Selon un mode de réalisation, un système d'assistance électronique à l'enseignement comprend une tablette dont l'écran est sensiblement rectangulaire et dont l'élément asymétrique se trouve dans un demi-plan délimité par un axe passant par l'un des petits côtés du rectangle correspondant à l'écran et ne comprenant pas ce rectangle.
Le circuit d'affichage est agencé, lorsque l'affichage est configuré en mode paysage, pour sélectionner, si le paramètre de latéralité de l'utilisateur courant de ladite tablette, tel que déterminé par le circuit d'identification d'utilisateur de la tablette, prend une première des deux valeurs de paramètre de latéralité, comme première orientation, une orientation telle que l'élément asymétrique se trouve à droite de l'écran (pour un élève placé devant l'écran de façon à visualiser le contenu éducatif de façon convenablement orientée). Le caractère convenablement orienté peut s'apprécier notamment avec un contenu éducatif textuel et le test du trapèze isocèle convexe précédemment exposé. Cette première orientation peut correspondre à une absence de rotation du contenu éducatif si l'élément asymétrique se trouve déjà à droite de l'écran pour un affichage conventionnel (c'est-à-dire à une première orientation ne modifiant pas l'affichage par défaut), et à une rotation de 180° du contenu éducatif si l'élément asymétrique se trouve à gauche de l'écran.
A contrario, si ce paramètre de latéralité prend la deuxième des deux valeurs de paramètre de latéralité, le circuit d'affichage est agencé pour sélectionner, comme deuxième orientation, une orientation telle que l'élément asymétrique se trouve à gauche de l'écran (pour un élève placé devant l'écran de façon à visualiser le contenu éducatif de façon convenablement orientée). Cette deuxième orientation peut correspondre à une absence de rotation du contenu éducatif si l'élément asymétrique se trouve déjà à gauche de l'écran
pour un affichage conventionnel (c'est-à-dire à une deuxième orientation ne modifiant pas l'affichage par défaut), et à une rotation de 180° du contenu éducatif si l'élément asymétrique se trouve à droite de l'écran.
Selon un mode de réalisation, le circuit d'affichage est lui-même agencé pour configurer l'écran en mode paysage (c'est-à-dire pour que la largeur de la surface d'affichage soit supérieure à sa hauteur), soit sur commande (par exemple d'un enseignant), soit en fonction du contenu éducatif transmis. Selon un mode de réalisation, le système identifie le contenu éducatif comme un contenu en mode paysage en utilisant le format des données utilisées pour représenter le contenu. Ce format peut ainsi indiquer que le contenu est plus large que haut (cas par exemple d'une image bitmap comprenant plus de pixels par ligne que de lignes). Selon un mode de réalisation, le contenu éducatif est identifié comme un contenu en mode paysage par analyse du type de contenu ou de ce que le contenu représente. Par exemple un texte ASCII peut ne comprendre qu'une ligne (éventuellement très longue) par paragraphe (et n'utiliser des sauts de lignes que pour passer d'un paragraphe au paragraphe suivant) et le circuit d'affichage peut adapter ce texte aux dimensions de l'écran en procédant à l'ajout automatique d'un saut de ligne à chaque fois qu'une fin de ligne de l'écran est atteinte (ce qui revient à redimensionner le texte). Un texte ASCII peut alors être prévu pour être affiché selon un mode par défaut (par exemple en mode paysage). Alternativement, le système peut tenir compte du nombre de mots du texte ASCII pour choisir une présentation en mode paysage. Ainsi, un texte ASCII très court (par exemple une phrase de moins de dix mots) peut être affiché par défaut en mode paysage en gros caractères.
Selon un mode de réalisation, le contenu éducatif est identifié comme un contenu en mode paysage à l'aide d'un paramètre intégré (ou associé) au contenu éducatif et indiquant que le mode paysage est requis ou du moins plus adapté. Le paramètre peut consister en une ou plusieurs métadonnées associées au contenu et précisant le mode d'affichage désiré (par exemple le mode paysage). Le système est alors agencé pour configurer automatiquement l'affichage en mode paysage.
Evidemment, lorsque les dimensions du contenu ne correspondent pas exactement à celles de l'écran, il est possible de procéder, selon une technique connue, soit à une mise à l'échelle (zoom arrière ou zoom avant jusqu'à ce que le contenu soit affiché en totalité et remplisse une surface maximale de l'écran), ou encore à une troncature du contenu (exclusion de parties non essentielles qui dépassent, comme cela se fait par exemple avec la troncature de films de cinéma au format 16/9).
En revanche, lorsque ce système est configuré, le cas échéant, en mode portrait, il n'est pas garanti que l'on puisse choisir que l'élément asymétrique soit à gauche ou à droite. Dans le cas où il n'est pas possible que cet élément soit placé à droite ou à gauche (c'est-à-dire lorsque l'élément asymétrique est en position SH ou SB), il convient de choisir entre la position SH et la solution SB. Dans le cas où le profil personnalisé (ou la configuration par défaut) applicable du module de configuration (ou tout autre mode de fixation des règles à appliquer pour choisir l'orientation) prévoit que l'une des positions SB ou SH est préférable dans le contexte considéré, le système peut être agencé pour choisir cette position (le cas échéant en imposant une rotation de 180°).
Dans le cas contraire, une des deux positions peut être choisie par défaut (par exemple la position SH).
Il est également possible de prévoir les dispositions suivantes pour choisir entre SB et SH. Les tablettes peuvent être équipées d'un gyroscope (tel qu'un gyroscope de type MEMS). Le gyroscope peut mesurer l'angle de lacet (rotation selon un angle vertical de la classe). Selon un mode de réalisation, les tablettes sont rangées toutes avec la même attitude dans une station d'accueil fixe (qui permet également de recharger leur batterie) lorsqu'elles ne sont pas utilisées. L'attitude désigne, en trois dimensions, la direction de trois axes de référence d'un objet par rapport à un trièdre de référence. A chaque fois qu'un tablette est rangée dans la station d'accueil, son gyroscope est réinitialisé à zéro (pour corriger la dérive du gyroscope dans le temps). Ce rangement se produit généralement au moins une fois par jour car il est difficilement concevable que les tablettes soient entreposées de manière désordonnée pendant plus d'une journée. Les tablettes sont rangées ne serait-
ce que pour être rechargées par la station. Les plans de classe habituels contiennent souvent des rangées d'élèves tous tournés vers l'enseignant. Toutes les tables des élèves sont alors parallèles et les élèves orientés de la même façon. Le module de configuration peut être agencé pour permettre un enregistrement de cette orientation. L'enseignant peut par exemple s'identifier sur une tablette (dont le gyroscope vient de préférence d'être réinitialisé dans la station d'accueil), avec un identifiant de configuration (au lieu d'un identifiant d'élève). Il peut alors placer cette tablette sur une table d'écolier en l'orientant selon la direction (et dans le sens) élèves vers enseignant. La tablette peut afficher sur son écran une grosse flèche, avec à sa pointe une représentation symbolique de l'enseignant et à sa base une représentation symbolique des élèves, pour rendre la manipulation plus intuitive. L'enseignant peut alors cliquer sur un lien pour transmettre l'information gyroscopique de référence à l'ordinateur d'enseignement. Le gyroscope d'une tablette peut ainsi identifier l'angle de lacet correspondant à une orientation vers le tableau (de l'élève vers vers l'enseignant). Il est alors possible de déterminer si, compte tenu de l'orientation courante de la tablette, il est possible de minimiser la rotation de la tablette par l'élève en choisissant, parmi les deux positions SB et SH (indifférentes) celle qui permet la moindre rotation de la tablette.
En particulier, si l'une des positions SB ou SH permet d'éviter toute rotation, elle est sélectionnée. Ce cas de figure est assez probable avec un écran rectangulaire qui ne permet que quatre orientations potentiellement correctes pour des applications conventionnelles (deux en portrait et deux en paysage). Il est en effet probable qu'un élève n'oriente pas sa tablette autrement qu'à 0°, 90°, 180° ou 270°, qui sont les orientations les plus naturelles. L'utilisation du gyroscope permet donc dans certains cas de choisir la bonne orientation sans avoir à faire tourner la tablette par l'élève (en choisissant entre une absence de rotation et une rotation à 180°). Une rotation de 90° peut être nécessaire si la tablette est placée en orientation portrait alors qu'elle doit afficher un contenu en mode paysage, ou réciproquement.
Selon un mode de réalisation, les tablettes comprennent, en plus du gyroscope, des accéléromètres pour mesurer (par double intégration) une position au moins dans un plan horizontal de la classe. Selon ce mode de
réalisation, l'ordinateur d'enseignement est (ou comprend) un ordinateur portable utilisé par l'enseignant (cet ordinateur portable peut être une tablette du type de celles utilisées par les élèves). Cet ordinateur portable comprend lui aussi des accéléromètres pour mesurer une position au moins dans un plan horizontal de la classe, et ces accéléromètres (ainsi que ceux des tablettes) sont régulièrement réinitialisés dans la station d'accueil fixe. Le module de configuration peut être agencé pour fonctionner dans le cadre d'un plan de classe non conventionnel (selon une répartition arbitraire des tables, les différentes tables pouvant par exemple entourer l'enseignant, ou se regrouper par groupes de tailles éventuellement différentes). Chaque tablette, connaissant sa position, peut déterminer l'orientation théorique de l'élève (vecteur dirigé de la position de la tablette vers la position théorique de l'enseignant, correspondant à la position de l'ordinateur portable) et donc choisir entre les positions SB et SH celle qui nécessite le moins de rotation (ou comme indiqué précédemment, celle qui, parfois, ne nécessite aucune rotation de la tablette plutôt que celle qui nécessite une rotation de 180°).
De plus, le fait d'intégrer des gyroscopes et des accéléromètres dans les tablettes permet d'autres fonctions, notamment la création d'un plan de classe facilitant la supervision de la classe (par exemple, un circuit de supervision de classe peut, plutôt que d'afficher une liste d'élèves triée alphabétiquement, afficher un plan de classe correspondant à la position réelle des élèves dans la classe).
Au lieu d'utiliser des gyroscopes et/ou des accéléromètres, ou en complément, le module de contrôle peut comprendre une interface permettant de forcer l'orientation d'une tablette depuis l'ordinateur d'enseignement lorsque plusieurs orientations sont possibles (SB et SH).
L'enseignant peut ainsi voir comment la tablette d'un (ou plusieurs) élève(s) est orientée, et plutôt que d'aller jusqu'à sa (leur) table(s), changer l'orientation de l'affichage d'un simple clic si elle est en SB au lieu de SH (ou réciproquement) alors que les deux positions sont possibles.
Selon un mode de réalisation, un système d'assistance électronique à l'enseignement comprend une tablette dont l'écran est sensiblement
rectangulaire et l'élément asymétrique se trouve dans un demi-plan délimité par un axe passant par l'un des grands côtés du rectangle correspondant à l'écran et ne comprenant pas ce rectangle.
Le circuit d'affichage étant agencé, lorsque l'affichage est configuré en mode portrait, pour sélectionner, si le paramètre de latéralité de l'utilisateur courant de ladite tablette, tel que déterminé par le circuit d'identification d'utilisateur de la tablette, prend une première des deux valeurs de paramètre de latéralité, comme première orientation, une orientation telle que l'élément asymétrique se trouve à droite de l'écran (pour un élève placé devant l'écran de façon à visualiser le contenu éducatif de façon convenablement orientée). Cette première orientation peut correspondre à une absence de rotation du contenu éducatif si l'élément asymétrique se trouve déjà à droite de l'écran pour un affichage conventionnel (c'est-à-dire à une première orientation ne modifiant pas l'affichage par défaut), et à une rotation de 180° du contenu éducatif si l'élément asymétrique se trouve à gauche de l'écran.
A contrario, si ce paramètre de latéralité prend la deuxième des deux valeurs de paramètre de latéralité, le circuit d'affichage est agencé pour sélectionner, comme deuxième orientation, une orientation telle que l'élément asymétrique se trouve à gauche de l'écran (pour un élève placé devant l'écran de façon à visualiser le contenu éducatif de façon convenablement orientée). Cette deuxième orientation peut correspondre à une absence de rotation du contenu éducatif si l'élément asymétrique se trouve déjà à gauche de l'écran pour un affichage conventionnel (c'est-à-dire à une deuxième orientation ne modifiant pas l'affichage par défaut), et à une rotation de 180° du contenu éducatif si l'élément asymétrique se trouve à droite de l'écran.
Selon un mode de réalisation, le circuit d'affichage est lui-même agencé pour configurer l'écran en mode portrait (c'est-à-dire pour que la hauteur de la surface d'affichage soit supérieure à sa largeur), soit sur commande (par exemple d'un enseignant), soit en fonction du contenu éducatif transmis. Selon un mode de réalisation, le système identifie le contenu éducatif comme un contenu en mode portrait en utilisant le format des données utilisées pour représenter le contenu. Ce format peut ainsi indiquer que le contenu est plus haut que large (cas par exemple d'une image bitmap comprenant plus de
lignes que de pixels par ligne). Selon un mode de réalisation, le contenu éducatif est identifié comme un contenu en mode portrait par analyse du type de contenu ou de ce que le contenu représente. Par exemple un texte ASCII peut ne comprendre qu'une ligne (éventuellement très longue) par paragraphe (et n'utiliser des sauts de lignes que pour passer d'un paragraphe au paragraphe suivant) et le circuit d'affichage peut adapter ce texte aux dimensions de l'écran en procédant à l'ajout automatique d'un saut de ligne à chaque fois qu'une fin de ligne de l'écran est atteinte (ce qui revient à redimensionner le texte). Un texte ASCII peut alors être prévu pour être affiché selon un mode par défaut (par exemple en mode portrait). Alternativement, le système peut tenir compte du nombre de mots du texte ASCII pour choisir une présentation en mode portrait. Ainsi, un texte ASCII très long (par exemple comprenant plus de mille caractères) peut être affiché par défaut en mode portrait. Selon un mode de réalisation, le contenu éducatif est identifié comme un contenu en mode portrait à l'aide d'un paramètre indiquant que le mode portrait est requis ou du moins plus adapté. Le paramètre peut consister en une ou plusieurs métadonnées associées au contenu et précisant le mode d'affichage désiré (par exemple le mode portrait). Le système est alors agencé pour configurer l'affichage en mode portrait.
En revanche, lorsque ce système est configuré, le cas échéant, en mode paysage, il n'est pas garanti que l'on puisse choisir que l'élément asymétrique soit à gauche ou à droite. Dans le cas où il n'est pas possible que cet élément soit placé à droite ou à gauche (c'est-à-dire lorsque l'élément asymétrique est en position SH ou SB), il convient de choisir entre la position SH et la solution SB. Dans le cas où le profil personnalisé (ou la configuration par défaut) applicable du module de configuration (ou tout autre mode de fixation des règles à appliquer pour choisir l'orientation) prévoit que l'une des positions SB ou SH est préférable dans le contexte considéré, le système peut être agencé pour choisir cette position (le cas échéant en imposant une rotation de 180°).
Dans le cas contraire, une des deux positions peut être choisie par défaut (par exemple la position SH).
Il est également possible de prévoir les dispositions envisagées dans le précédent mode de réalisation, et faisant appel à un gyroscope, et/ou à des accéléromètres. Le système peut ainsi choisir entre les positions SB et SH celle qui nécessite le moins de rotation (ou comme indiqué précédemment, celle qui, parfois, ne nécessite aucune rotation plutôt que celle qui nécessite une rotation de 180°).
Dans le cas où les deux rotations (pour atteindre SB ou pour atteindre SH) seraient équivalentes (c'est-à-dire si la tablette est en mode paysage alors qu'un mode portrait est demandé), il est possible d'en choisir une aléatoirement, puis, si l'élève se trompe de sens de rotation, de corriger automatiquement en sélectionnant l'autre position. Ceci est évidemment possible également dans le cas d'une tablette orientée en mode portrait alors qu'elle a vocation à être orientée en mode paysage. Selon un mode de réalisation, le circuit d'affichage est agencé pour afficher un contenu éducatif comprenant différents éléments. Le système comprend un circuit d'interface graphique agencé pour répartir les différents éléments du contenu éducatif sur l'écran d'une des tablettes de façon différente selon que le paramètre de latéralité de l'utilisateur courant de ladite tablette, tel que déterminé par le circuit d'identification d'utilisateur de ladite tablette, prend une première ou la deuxième des deux valeurs de paramètre de latéralité. Par exemple, la tablette peut afficher un clavier virtuel à l'écran, l'élève pouvant cliquer sur les lettres affichées afin de les écrire. Ce clavier peut être placé soit d'un côté de l'écran, soit de l'autre, selon que l'élève est droitier ou gaucher. Ainsi, non seulement les tablettes d'un droitier et d'un gaucher ne sont-elles pas nécessairement orientées de la même façon, mais de plus, le contenu affiché peut être différent. Il est possible de hiérarchiser les différents éléments du contenu à afficher. Ceux qui sont les plus importants (par exemple une consigne d'exercice) peuvent être affichés dans une zone d'écran qui est la moins susceptible d'être cachée par la main de l'élève (compte tenu de sa latéralité), alors que les moins importants peuvent être placés dans les zones qui ont le plus de chance de ne pas être aussi bien vues par l'élève (par exemple en bas à droite de l'écran pour un élève droitier).
Le circuit d'interface graphique peut être un processeur (il peut même s'agir d'un processeur existant d'une tablette ou de l'ordinateur d'enseignement, tel que leur processeur principal), associé à une mémoire stockant un programme adapté pour la mise en œuvre de la procédure d'affichage du contenu éducatif. Il peut également s'agir d'un circuit électronique dédié, tel qu'un ASIC ou un FPGA, voire d'un circuit électronique préparé entièrement sur mesure, ou d'un microcontrôleur dédié. Il peut également s'agir d'une combinaison d'un composant de la tablette et d'un composant de l'ordinateur d'enseignement.
La figure 2 représente un procédé selon un mode de réalisation.
A l'étape ID, un circuit d'identification d'utilisateur d'une tablette identifie l'utilisateur d'une tablette (parmi un liste d'élèves d'une classe).
A l'étape LATER, le procédé détermine si l'utilisateur est droitier ou gaucher. A l'étape OR1 , si l'utilisateur est droitier, une première orientation est sélectionnée pour l'affichage d'un contenu éducatif.
A l'étape OR2, si l'utilisateur est gaucher, une deuxième orientation est sélectionnée pour l'affichage du même contenu éducatif. Selon un mode de réalisation, un procédé d'assistance électronique à l'enseignement utilise un système comprenant:
- un ordinateur d'enseignement stockant une liste d'élèves, et, pour chaque élève, un paramètre de latéralité pouvant prendre deux valeurs dont une indique que l'élève est droitier et l'autre qu'il est gaucher,
- une pluralité de tablettes agencées pour communiquer avec l'ordinateur d'enseignement, comprenant chacune un écran et un circuit d'identification d'utilisateur,
- un circuit d'affichage agencé pour afficher un contenu éducatif sur l'écran d'une des tablettes.
Le procédé comprend une identification de l'utilisateur d'une tablette à l'aide de son circuit d'identification.
Le procédé comprend une détermination du paramètre de latéralité associé à l'utilisateur identifié.
Le procédé comprend une sélection d'une première orientation d'un contenu éducatif par le circuit d'affichage si le paramètre de latéralité correspondant à l'utilisateur identifié prend une première des deux valeurs de paramètre de latéralité, et d'une deuxième orientation si ce paramètre prend la deuxième des deux valeurs de paramètre de latéralité.
Selon un mode de réalisation, le procédé comprend la sélection de la première orientation de façon à ce que l'élément asymétrique se trouve ailleurs qu'à gauche de l'écran lorsque la tablette est orientée selon cette première orientation, et la sélection de la deuxième orientation de façon à ce que l'élément asymétrique se trouve ailleurs qu'à droite de l'écran lorsque la tablette est orientée selon cette deuxième orientation.
Selon un mode de réalisation, l'écran de la tablette est sensiblement rectangulaire et l'élément asymétrique se trouve dans un demi-plan délimité par un axe passant par l'un des petits côtés du rectangle correspondant à l'écran et ne comprenant pas ce rectangle. Lorsque l'affichage est configuré en mode paysage, le procédé comprend la sélection, si le paramètre de latéralité de l'utilisateur courant de ladite tablette, tel que déterminé par le circuit d'identification d'utilisateur de la tablette, prend une première des deux valeurs de paramètre de latéralité, comme première orientation, une orientation telle que l'élément asymétrique se trouve à droite de l'écran, par le circuit d'affichage. Si ce paramètre de latéralité prend la deuxième des deux valeurs de paramètre de latéralité, le circuit d'affichage sélectionne comme deuxième orientation, une orientation telle que l'élément asymétrique se trouve à gauche de l'écran.
Selon un mode de réalisation, l'écran de la tablette est sensiblement rectangulaire et l'élément asymétrique se trouve dans un demi-plan délimité par un axe passant par l'un des grands côtés du rectangle correspondant à l'écran et ne comprenant pas ce rectangle. Lorsque l'affichage est configuré en mode portrait, le procédé comprend la sélection, si le paramètre de latéralité de l'utilisateur courant de ladite tablette, tel que déterminé par le
circuit d'identification d'utilisateur de la tablette, prend une première des deux valeurs de paramètre de latéralité, comme première orientation, une orientation telle que l'élément asymétrique se trouve à droite de l'écran, par le circuit d'affichage. Si ce paramètre de latéralité prend la deuxième des deux valeurs de paramètre de latéralité, le circuit d'affichage sélectionne comme deuxième orientation une orientation telle que l'élément asymétrique se trouve à gauche de l'écran.
Selon un mode de réalisation, le circuit d'affichage est agencé pour afficher un contenu éducatif comprenant différents éléments.
Le procédé comprend la répartition des différents éléments du contenu éducatif sur l'écran d'une des tablettes, par un circuit d'interface graphique, de façon différente selon que le paramètre de latéralité de l'utilisateur courant de ladite tablette, tel que déterminé par le circuit d'identification d'utilisateur de ladite tablette, prend une première ou la deuxième des deux valeurs de paramètre de latéralité.
Selon un mode de réalisation, un programme d'ordinateur comprend une série d'instructions mettant en œuvre un procédé selon l'un des modes de réalisation lorsque ces instructions sont exécutées par un ou plusieurs processeur(s). Ce programme peut être écrit notamment en langage assembleur, en langage C, ou langage Java, en langage C#, ou en tout autre langage adapté. Le langage peut être différent pour une partie de programme située dans une tablette et pour une partie de programme située dans l'ordinateur d'enseignement.
Selon un mode de réalisation, un support de stockage non transitoire lisible par ordinateur stocke un programme selon le paragraphe précédent. Le support de stockage peut être une mémoire réinscriptible (par exemple de type EEPROM ou Flash, ou encore RAM sauvegardée par batterie) ou non (par exemple de type ROM). Cette mémoire peut être intégrée à une tablette, soit sur sa carte mère directement, soit sous forme de carte mémoire (telle qu'une carte microSD ou autre). Le support de stockage peut également être un
support magnétique de type disque dur (éventuellement intégré au sein d'un ordinateur d'enseignement).
L'invention ne se limite pas aux formes de réalisation décrites ci-avant à titre d'exemple ; elle s'étend à d'autres variantes.
Ainsi, ont été décrits ci-avant des procédés et systèmes concernant des tablettes comprenant des écrans de certaines formes (notamment rectangulaire) cependant différentes formes d'écrans sont concevables, y compris des formes qui ne seraient pas parfaitement planes (par exemple un écran concave ou convexe). De plus il n'a été fait référence qu'à l'affichage de contenu éducatif en deux dimensions, mais il serait possible également d'orienter des tablettes dotées de facultés d'affichage tridimensionnel.
Bien que l'assistance à l'enseignement représente une application particulièrement avantageuse, de nombreuses autres applications sont possibles. L'invention ne se limite pas à du contenu éducatif, et dans les exemples donnés, tout type de contenu pourrait être substitué au contenu éducatif, et les utilisateurs peuvent être autres que des enseignants et des élèves. Par exemple un utilisateur de jeu en ligne peut détenir un profil sur un serveur de jeu, ce profil indiquant s'il est gaucher ou droitier. La console de jeu du joueur (une sorte de tablette) peut alors afficher le jeu selon une orientation optimale permettant d'améliorer l'efficacité du joueur (la rapidité et l'adresse étant ainsi accrues et contribuant à la performance du joueur). De plus, certains perfectionnements sont indépendants les uns des autres, par exemple la station d'accueil comprenant des moyens de synchronisation des accéléromètres (et gyroscopes éventuels) des tablettes peut être mise en œuvre indépendamment des autres aspects de l'invention.
Les modes de réalisation concernant les procédés peuvent être transposés aux systèmes, et réciproquement.