CIRCUIT INTEGRE COMPORTANT DES TRANSISTORS PMOS A TENSIONS DE SEUIL DISTINCTES L'invention concerne un circuit intégré, et en particulier un circuit intégré combinant des transistors à effet de champ PMOS à canal SiGe réalisés sur 5 une couche d'isolant. La réduction de la consommation statique de portes logiques tout en augmentant leur vitesse de basculement fait l'objet de nombreuses recherches. Certains circuits intégrés en cours de développement intègrent à la fois des portes logiques à faible consommation et des portes logiques à vitesse de 10 basculement élevée. Pour générer ces deux types de portes logiques sur un même circuit intégré, on abaisse la tension de seuil de certains transistors pour former des portes logiques à vitesse de basculement élevée, et on augmente la tension seuil d'autres transistors pour former des portes logiques à faible consommation. En technologie « bulk », la modulation du niveau de tension de 15 seuil de transistors de même type est fréquemment effectuée en différenciant le niveau de dopage du canal des transistors. Cependant, en technologie semi-conducteur sur isolant à canal complètement déserté, plus connue sous l'acronyme FDSOI, le dopage du canal est faible, ce qui empêche de différencier les tensions de seuil par ce biais. Une 20 solution proposée dans certaines études, pour réaliser des transistors de même type à tensions de seuil distinctes, est d'utiliser un plan de masse électriquement polarisé disposé entre une couche d'oxyde isolante mince et le substrat de silicium. En jouant sur le dopage des plans de masse et sur leur polarisation électrique, il est possible de définir différentes gammes de tensions 25 de seuil pour ces transistors. On peut ainsi disposer de transistors à faible tension de seuil, dits LVT, de transistors à haute tension de seuil, dits HVT, et de transistors à tension de seuil intermédiaire, dits SVT, ou RVT. Typiquement, les transistors LVT présentent une tension de seuil inférieure ou égale à 350mV, les transistors HVT supérieure ou égale à 500mV et les transistors RVT 30 comprise entre 350mV et 500mV. Des procédés de fabrication ont été proposés, dans lesquels différents transistors sont formés avec différentes épaisseurs d'oxyde de grille dans les empilements de grille formés sur les canaux des transistors. Un tel procédé de fabrication est notamment décrit dans le document 'A 65nm-node CMOS 35 Technology with Highly Reliable Triple Gate Oxide Suitable for powerconsidered System-on-a-chip', écrit par Fukai et al. et publié dans '2003 Symposium on VLSI Technology Digest of Technical Papers'. Un oxyde de grille de simple épaisseur désigné par GO1 est par exemple utilisé pour augmenter la capacité de la grille et améliorer les performances du transistor. Un oxyde de 40 grille plus épais désigné par G02 ou parfois un troisième type d'oxyde de grille sont utilisés dans des intégrations respectivement désignées par DGO ou TGO, afin de limiter les fuites de grille et la puissance dissipée en augmentant en outre la tension de claquage de ces transistors. Par différentes étapes de masquage et de gravure, trois épaisseurs d'oxyde de grille équivalentes EOT différentes sont obtenues.
L'ajustement de la tension de seuil par de tels procédés de fabrication étant imparfait, des étapes supplémentaires d'implantation de dopants dans le canal sont par exemple réalisées afin d'améliorer le contrôle de la tension de seuil. Cependant, de telles implantations de dopants peuvent être néfastes pour des transistors de type FDS01 : par exemple en augmentant la variabilité de la tension de seuil des transistors, en dégradant les caractéristiques électrostatiques. Il est également délicat d'obtenir des tensions de seuil équilibrées pour les nMOS et pMOS d'une même cellule. Pour les transistors pMOS, afin de réduire la tension de seuil et d'augmenter la densité de courant à l'état passant, il est possible de réaliser un canal en alliage Silicium-Germanium, usuellement désigné par le terme SiGe. Plus la concentration en Germanium est élevée, plus la valeur absolue de la tension de seuil est basse. Un procédé usuel de formation d'un canal SiGe à forte concentration en Germanium est le procédé désigné par le terme procédé de condensation. Ce procédé comprend la croissance par épitaxie d'une couche SiGe sur une couche de Silicium, puis une oxydation thermique de cette couche de SiGe. Lors de l'oxydation, des atomes de Silicium participent à l'oxydation pour former un oxyde de Silicium en surface, alors que le Germanium diffuse dans le coeur de la couche épitaxiale. Le Germanium est bloqué en partie supérieure par l'oxyde en formation et en partie inférieure par l'isolant enterré du substrat. Le processus de condensation permet ainsi d'obtenir un canal fin à haute densité en Germanium. La plupart des circuits intégrés incluent des transistors ayant différentes tensions d'alimentation. En effet, les transistors des circuits logiques utilisent généralement des tensions de grille plus faibles que les transistors G02. Les transistors G02 nécessitent donc à la fois des oxydes de grille présentant des tensions de claquage supérieures et des courants de fuite faibles à l'état bloqué. Le courant de fuite à l'état bloqué est un paramètre prépondérant pour les transistors G02. Cependant, plusieurs facteurs conduisent à accroître ce courant de fuite pour un transistor pMOS G02: un niveau de potentiel de grille plus élevé, un canal fin dont l'épaisseur est la même que pour les transistors des circuits logiques pour faciliter le procédé de fabrication, des fuites proportionnelles à la concentration de Germanium dans le canal. Aucun procédé actuel ne permet de cointégrer simplement des pMOS 40 FDS01 pour des circuits logiques et pour des circuits à transistors G02 sans dégrader fortement les performances souhaitées, soit du côté des circuits logiques, soit du côté des circuits incluant les transistors G02. Il existe donc un besoin pour un circuit intégré et un procédé de fabrication d'un tel circuit intégré résolvant un ou plusieurs de ces inconvénients. 5 L'invention porte ainsi sur un circuit intégré, comprenant : -un substrat et une couche d'isolant formée sur le substrat ; -un premier transistor pMOS formé sur la couche d'isolant et comportant : -un canal formé dans une première couche en alliage Silicium-Germanium présentant une première épaisseur et une première densité 10 moyenne en Germanium ; -une couche d'oxyde de grille présentant une première épaisseur équivalente d'oxyde ; -un deuxième transistor pMOS formé sur la couche d'isolant et comportant : -un canal formé dans une deuxième couche en alliage Silicium- 15 Germanium présentant une deuxième épaisseur supérieure à la première et une deuxième densité moyenne en Germanium inférieure à la première; -une couche d'oxyde de grille présentant une deuxième épaisseur équivalente d'oxyde supérieure à la première. 20 Selon une variante, les doses surfaciques de Germanium dans les première et deuxième couches sont égales à 10 % près. Selon encore une variante, 1,2 * Ct4 < Ct3, avec Ct4 ladite première épaisseur et Ct3 ladite deuxième épaisseur. Selon encore une variante, Ct3 est compris entre 7 et 20nm et Ct4 est 25 compris entre 5 et 8nm. Selon encore une autre variante, 1,5 * Gt4 < Gt3, avec Gt4 ladite première épaisseur équivalente d'oxyde et Gt3 ladite deuxième épaisseur équivalente d'oxyde. Selon une autre variante, Dm4 > 1,2 * Dm3, avec Dm4 ladite première 30 densité moyenne et Dm3 ladite deuxième densité moyenne. Selon une variante, ladite deuxième densité moyenne est au plus égale à 20%. Selon encore une variante, lesdits premier et deuxième transistors sont de type FDSOI. 35 Selon une autre variante, le circuit intégré comprend en outre un circuit de polarisation et des premier et deuxième plans de masse formés sous la couche d'isolant respectivement sous les première et deuxième couches en alliage Silicium-Germanium, ledit circuit de polarisation étant configuré pour polariser lesdits premier et deuxième plans de masse.
Selon une autre variante, le courant de fuite du deuxième transistor à l'état bloqué est inférieur à 10pA *Lg, avec Lg la longueur de grille de ce deuxième transistor exprimée en pm. L'invention porte également sur un procédé de fabrication d'un circuit 5 intégré, comprenant les étapes de : -fourniture d'un substrat, d'une couche d'isolant formée sur le substrat, et d'une couche de Silicium formée sur au moins des première et deuxième zones de la couche d'isolant ; -formation d'un premier dépôt de Silicium-Germanium sur la couche de 10 Silicium au-dessus de la première zone de la couche d'isolant et d'un deuxième dépôt de Silicium-Germanium sur la couche de Silicium au-dessus de la deuxième zone de la couche d'isolant ; -formation d'un masque recouvrant le deuxième dépôt de Silicium-Germanium et découvrant le premier dépôt de Silicium-Germanium ; 15 -en présence dudit masque, condensation du Germanium du premier dépôt de façon à former un oxyde de Silicium en surface du premier dépôt et de façon à diffuser du Germanium dans ladite couche de Silicium sous le premier dépôt de façon à former une couche de Silicium-Germanium entre ledit oxyde de Silicium et ladite première 20 zone de la couche d'isolant ; -retirer ledit oxyde de Silicium formé jusqu'à ce que l'épaisseur de la couche de Silicium-Germanium formée soit inférieure à l'épaisseur cumulée du deuxième dépôt de Silicium-Germanium et de la couche de Silicium au-dessus de la deuxième zone de la couche d'isolant ; 25 -retirer ledit masque formé ; -former sur ladite couche de Silicium-Germanium un premier empilement de grille incluant un premier oxyde de grille et former sur ledit deuxième dépôt un deuxième empilement de grille incluant un deuxième oxyde de grille, le deuxième oxyde de grille présentant une épaisseur équivalente 30 d'oxyde supérieure à celle du premier oxyde de grille. Selon une variante, la formation desdits premier et deuxième dépôts de Silicium-Germanium inclut une croissance de Silicium-Germanium par épitaxie. Selon encore une variante, le procédé comprend une étape de formation de premier et deuxième plans de masse respectivement sous les première et 35 deuxième zones de la couche d'isolant, cette étape de formation incluant l'implantation de dopants dans le substrat (11). Selon encore une autre variante, le procédé de fabrication comprend une étape de réduction de l'épaisseur de la couche de Silicium au-dessus de la première ou de la deuxième zone de la couche d'isolant, les premier et 40 deuxième dépôts de Silicium-Germanium étant réalisés sur des épaisseurs différentes de la couche de Silicium.
Selon une variante, ladite étape de retrait de l'oxyde de silicium est réalisée de sorte que ladite couche de Silicium-Germanium formée inclut au moins 90% de la dose de Germanium du premier dépôt de Germanium. Selon encore une autre variante, lesdits premier et deuxième dépôts de 5 Silicium-Germanium sont formés simultanément et présentent une même épaisseur et une même dose surfacique de Silicium-Germanium. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront clairement de la description qui en est faite ci-après, à titre indicatif et nullement 10 limitatif, en référence aux dessins annexés, dans lesquels : -la figure 1 est une vue en coupe schématique de différents transistors d'un exemple de circuit intégré selon l'invention ; -les figures 2 à 6 illustrent différentes étapes d'un exemple de procédé de fabrication d'un circuit intégré selon l'invention ; 15 -la figure 7 illustre un logigramme d'un exemple de procédé de fabrication de circuits intégrés selon l'invention ; -les figures 8 à 12 illustrent différentes étapes d'un autre exemple de procédé de fabrication d'un circuit intégré selon l'invention ; -la figure 13 illustre une étape intermédiaire d'une variante d'un procédé 20 de fabrication selon l'invention. L'invention vise à cointégrer des transistors FDS01 pMOS ayant différentes structures de canaux et d'oxydes de grille. L'invention vise notamment à obtenir des transistors à plus grande épaisseur de grille et à canal 25 moins fortement concentré en Germanium, et des transistors à moins grande épaisseur de grille et à canal plus fortement concentré en Germanium, et ce à partir d'un même dépôt de SiGe. Des transistors pMOS à plus grande épaisseur d'oxyde de grille sont fréquemment désignés par le terme G02 dans la littérature, alors que des 30 transistors pMOS à plus faible épaisseur d'oxyde de grille sont fréquemment désignés par le terme GO1 dans la littérature. La figure 1 est une vue en coupe d'un exemple de circuit intégré 1 selon l'invention. Les dimensions illustrées sont uniquement destinées à faciliter la 35 compréhension et ne sont pas à l'échelle. Dans cet exemple, le circuit intégré 1 comporte des transistors FDS01 incluant un transistor nMOS 2, un transistor pMOS 3 (typiquement destiné à un circuit d'alimentation, un circuit d'entrée/sortie ou un circuit analogique) et un transistor pMOS 4 typiquement destiné à un circuit logique. 40 Le circuit intégré 1 comporte un substrat semi-conducteur 11. Le substrat 11 est par exemple un substrat à base de silicium, typiquement un substrat de silicium à dopage de type p, avec une concentration de dopants inférieure ou égale à 1016cm-3 ou à 3*1 015 cm-3. L'exemple illustré ici porte sur des transistors de type FDS01 à contrôle par plan de masse (aussi appelé grille arrière dans la littérature) polarisé et dopé. Un circuit de polarisation non illustré est prévu pour polariser les différents plans de masse, avec des niveaux de tension dédiés ou identiques. Les transistors 2, 3 et 4 sont ici formés respectivement à l'aplomb de plans de masse 21, 31 et 41. Dans un souci de simplification, les plans de masse 21, 31 et 41 sont ici illustrés avec un même dopage. Des caissons peuvent être 10 interposés entre les plans de masse 21, 31, 41 et le substrat 11, par exemple pour isoler les plans de masse par rapport au substrat ou pour polariser ces plans de masse. La structure des plans de masse et des éventuels caissons est connue en soi et ne sera pas davantage détaillée. Une couche d'isolant enterrée est disposée entre les plans de masse 21, 15 31, 41 et les transistors 2, 3 et 4 respectivement. Un isolant enterré 22 est ainsi interposé entre le plan de masse 21 et une couche semi-conductrice 23 du transistor 2, un isolant enterré 32 est ainsi interposé entre le plan de masse 31 et une couche semi conductrice 33, 34, et un isolant enterré 42 est ainsi interposé entre le plan de masse 41 et une couche semi conductrice 45. La 20 couche isolante enterrée incluant les isolants enterrés 22, 32 et 42 est de type UTBOX (pour Ultra Thin Buried Oxide), et présente ainsi une épaisseur typiquement inférieure à 50nm, et par exemple comprise entre 5 et 30nm. La couche isolante enterrée peut être formée de façon connue en soi en oxyde de silicium. 25 Avec une couche isolante enterrée de type UTBOX, la tension de seuil des transistors formés sur cette couche est de façon connue en soi influencée par le type de dopage et la polarisation de plans de masse disposés sous cette couche isolante enterrée. Ces paramètres de plans de masse permettent en effet de contrôler les propriétés électrostatiques du canal des transistors. 30 Le canal du transistor nMOS 2 est destiné à être formé dans la couche semi conductrice 23. Cette couche semi conductrice 23 est destinée à former le canal du transistor 2. La couche 23 est typiquement une couche en silicium faiblement dopé (typiquement 1015cm-3). La couche 23 présente une épaisseur 35 typiquement comprise entre 3 et 15 nm, typiquement 5 nm. Un empilement de grille (dont la structure est connue en soi) du transistor 2 est formé sur la couche 23. L'empilement de grille comporte notamment un métal de grille 27, et un oxyde de grille 26. Le métal de grille 27 est formé sur l'oxyde de grille 26. L'oxyde de grille 26 est formé sur la couche 23. Cet empilement de grille 40 comporte de façon connue en soi des espaceurs latéraux 28.
Le canal du transistor pMOS 3 est destiné à être formé dans la combinaison des couches semi conductrices 33 et 34. Afin de faciliter la description de la combinaison des couches 33 et 34, celles-ci sont illustrées comme deux couches semi conductrices indépendantes. Cependant, ces 5 couches 33 et 34 peuvent être réalisées sous forme d'une unique couche de composition relativement homogène. Un empilement de grille du transistor 3 est formé sur la couche 34. L'empilement de grille comporte notamment un métal de grille 37, et un oxyde de grille 36. Le métal de grille 37 est formé sur l'oxyde de grille 36. L'oxyde de grille 36 est formé sur la couche 34. Cet empilement de 10 grille comporte de façon connue en soi des espaceurs latéraux 38, par exemple réalisés en oxyde, en nitrure ou en oxynitrure, ou en un oxyde à faible permittivité comme le SiBCN ou le SiOCN. La combinaison des couches 33 et 34 se caractérise par une épaisseur cumulée que l'on notera Ct3. On désignera par Ds3 la dose surfacique de 15 Germanium dans la combinaison des couches 33 et 34. On désignera par Dm3 la densité moyenne de Germanium dans la combinaison des couches 33 et 34. L'oxyde de grille 36 présente une épaisseur que l'on notera Gt3. Le transistor 3 a un oxyde de grille 36 qui doit supporter typiquement des tensions d'alimentation de grille de l'ordre de 0.6V à 1.8V (soit des tensions supérieures 20 ou égales aux tensions appliquées sur la grille 47). L'épaisseur Gt3 est dimensionnée pour supporter le champ appliqué pour de telles tensions de grille. Le canal du transistor pMOS 4 est destiné à être formé dans la couche 25 semi conductrice 45. La couche 45 présente une épaisseur typiquement comprise entre 3 et 15 nm, typiquement 5 nm. Un empilement de grille du transistor 4 est formé sur la couche 45. L'empilement de grille comporte notamment un métal de grille 47, et un oxyde de grille 46. Le métal de grille 47 est formé sur l'oxyde de grille 46. L'oxyde de grille 46 est formé sur la couche 30 45. Cet empilement de grille comporte de façon connue en soi des espaceurs latéraux 48. La couche 45 se caractérise par une épaisseur que l'on notera Ct4. On désignera par Ds4 la dose surfacique de Germanium dans la couche 45. On désignera par Dm4 la densité moyenne de germanium dans la couche 45. 35 L'oxyde de grille 46 présente une épaisseur que l'on notera Gt2. Le transistor 4 a un oxyde de grille 46 qui doit supporter typiquement des tensions d'alimentation de grille de l'ordre de 0.5 à 1.2V (soit des tensions inférieures aux tensions appliquées sur la grille 37). L'épaisseur Gt4 est dimensionnée pour supporter le champ appliqué pour de telles tensions de grille. 40 Selon l'invention, les règles suivantes seront respectées : - Ct4 < Ct3 - Gt4 < Gt3 - Dm4 > Dm3 Avec Dm4>Dm3, l'écart de potentiel entre la bande de valence et la bande de conduction (aussi appelé gap en langue anglaise) du canal du pMOS 3 est plus grand que celui du pMOS 4. Ainsi, le GIDL (pour Gate Induced Drain Lowering en langue anglaise) est plus réduit dans le pMOS 3 que dans le pMOS 4, et donc un courant de fuite inférieur à l'état bloqué. De même, Ct4<Ct3 induit un GIDL plus réduit dans le pMOS 3 que dans le pMOS 4. On peut envisager des courants de fuite pour un transistor pMOS 3 de l'ordre de 1 à 10 pA par micromètre de longueur de grille. De préférence, une ou plusieurs des règles suivantes pourront être 15 respectées : - 1,2 * Ct4 < Ct3 - 1,5 * Gt4 < Gt3 - Dm4 > 1,2 * Dm3 20 De préférence, Dm4 est au moins égal à 20%. De préférence, Dm3 est au plus égal à 20%. Les plages de valeurs suivantes seront de préférence utilisées : - Ct3 compris entre 7 et 20nm, de préférence égal à 12nm ; - Ct4 compris entre 3 et 8nm, de préférence égal à 7nm ; 25 Un exemple de procédé, facilitant la co-intégration de transistors 3 et 4 respectant ces règles, sera détaillé par la suite. Avantageusement, la règle suivante sera respectée : Ds3 = Ds4 ± 10%, 30 du fait de l'utilisation d'un même dépôt de SiGe pour former les canaux des transistors 3 et 4 à partir d'une même épaisseur de silicium sur isolant. Les figures 2 à 6 illustrent différentes étapes d'un exemple de procédé de fabrication d'un circuit intégré selon l'invention. Sur ces vues en coupe 35 transversale, on illustre de gauche à droite la fabrication respectivement d'un transistor nMOS 2, d'un transistor pMOS 3 de type G02, et d'un transistor pMOS 4 de type G01. A la figure 2, on part d'un substrat 11 tel que détaillé précédemment, sur lequel des plans de masse 21, 31 et 41 tels que détaillés précédemment sont 40 présents. Ces plans de masse 21, 31 et 41 sont surmontés par des isolants enterrés 22, 32 et 42 tels que décrits précédemment. Les isolants enterrés 22, 32 et 42 sont surmontés par une couche de Silicium comportant des zones 23, 33 et 43 formées respectivement sur les isolants enterrés 22, 32 et 42. La couche de Silicium présente par exemple une épaisseur de 7 nm. Un isolant 25 est formé sur la zone 23. L'isolant 25 est par exemple réalisé en Oxyde de Silicium et/ou en nitrure de Silicium. L'isolant 25 est mis en forme de façon à ne pas recouvrir les zones 33 et 43. À la figure 3, on a formé un masque 24 sur l'isolant 25, typiquement un masque dur. Le masque 24 est mis en forme de façon à ne pas recouvrir les zones 33 et 43. Le masque 24 est par exemple réalisé par photolithographie d'une résine de façon connue en soi. Le masque 24 peut contenir de l'oxyde de silicium, du nitrure de silicium, ou la superposition des deux. Le masque 24 est typiquement mis en forme pour définir les emplacements des transistors nMOS 2. Postérieurement à la mise en forme du masque 24, des dépôts 34 et 44 de SiGe sont formés respectivement sur les zones 33 et 43. Les dépôts de SiGe sont typiquement formés par épitaxie. Les zones 34 et 44 sont formées lors d'une même étape de croissance par épitaxie et comportent ainsi une même épaisseur et une même concentration en SiGe. Des exemples de concentration en germanium des dépôts 34 et 44 seront détaillés par la suite, mais on peut par exemple envisager de réaliser des dépôts 34 et 44 présentant une concentration en germanium de 27 °/0. La croissance par épitaxie du SiGe est dite sélective par rapport à l'isolant 25 (de façon connue en soi) c'est-à-dire que les dépôts de SiGe se forment essentiellement sur les zones 33 et 43. Les dépôts de Germanium 34 et 44 sont par exemple réalisés sur une épaisseur de 7nm.
A la figure 4, on a formé un masque 29 sur le masque 24 et un masque 39 sur le dépôt 34. Les masques 29 et 39 sont typiquement des masques durs. Les masques 29 et 39 sont mis en forme de façon à ne pas recouvrir le dépôt 44. Les masques 29 et 39 peuvent contenir de l'oxyde de silicium, du nitrure de silicium, ou la superposition des deux. Le masque 39 est typiquement mis en forme pour définir les emplacements des transistors pMOS 3. Les étapes de mise en forme, de structuration ou de création de motifs (pour patterning en langue anglaise) par photolithographie décrites dans la présente demande pourront inclure l'application d'une photorésine, l'exposition de la photorésine à un motif souhaité, le développement de la photorésine, puis le transfert du motif de la photorésine dans la ou les couches inférieures par l'intermédiaire d'une ou plusieurs gravures, par exemple des gravures sèches ou des gravures humides. Après la formation du masque 39, on peut optionnellement réduire l'épaisseur du dépôt 44, en maintenant par exemple le dépôt 44 dans une 40 atmosphère conduisant à son amincissement. À la figure 5, on a mis en oeuvre un procédé de condensation du dépôt 44 de SiGe. Le procédé de condensation aboutit à la formation d'un oxyde thermique 49 en surface. La formation de l'oxyde thermique 49 aboutit à une augmentation de volume par rapport à la superposition initiale de la zone 43 et 5 du dépôt 44. Le procédé de condensation aboutit également à une augmentation de la concentration en germanium entre l'oxyde thermique 49 et l'isolant enterré 42. Du germanium du dépôt 44 migre ainsi dans la zone en silicium 43. On crée alors une couche de SiGe 45 à forte concentration en SiGe. L'oxyde thermique 49 présente alors une concentration en Germanium nulle ou 10 négligeable suite à cette migration. On aboutit alors à une couche 45 dont l'épaisseur est inférieure à l'épaisseur cumulée des couches 33 et 34. Du fait de la conservation de la dose de Germanium, la concentration moyenne en Germanium dans la couche 45 est supérieure à celle de la combinaison des couches 33 et 34. 15 Le procédé de condensation est inhibé dans le dépôt de SiGe 34, du fait de la présence du masque 39. La présence de nitrure dans le masque 39 permet de limiter au maximum une éventuelle oxydation thermique du dépôt 34. Le procédé de condensation peut être mis en oeuvre de façon connue en soi par un procédé dit RTO (pour Rapid Thermal Oxidation en langue anglaise), 20 à une température de 1100°C, pendant une durée de lordre d'une minute. À la figure 6, on a retiré les masques 24, 29 et 39. L'isolant 25 est également retiré. Le masque 24 et les masques 29 et 39 peuvent être retirés lors d'une même étape ou lors d'étapes séparées en fonction de leurs 25 compositions. A l'issue de la figure 6, on a également retiré l'oxyde thermique 49, de sorte que la couche de SiGe 45 résiduelle présente une épaisseur plus réduite que la superposition de la zone 33 et du dépôt 34. La couche 45 pourra par exemple présenter une épaisseur de 8nm en partant de couches 43 et 44 ayant chacune une épaisseur de 7nm. La dose de Germanium initiale du dépôt 30 44 étant globalement conservée dans la couche de SiGe résiduelle et étant identique à la dose de Germanium initiale du dépôt 34, la couche 45 présente une plus grande concentration en Germanium que la superposition des couches 33 et 34. Les couches 33 et 34 sont ici illustrées comme séparées. En pratique, du 35 fait des différentes étapes du procédé de fabrication réalisées à plus de 600°C, le Germanium du dépôt 34 va migrer dans le Silicium de la zone 33 pour former une couche à concentration en Germanium relativement homogène, dans la plupart des cas. L'inhibition de la condensation dans les couches 33 et 34 et l'utilisation d'une migration de Germanium permet de réaliser des dépôts 34 et 40 44 avec des concentrations en Germanium élevées, sans craindre de former des défauts cristallins dans le canal du transistor 3. On peut ainsi réduire les fuites à l'état bloqué de ce transistor 3. En effet, des études ont montré la difficulté de réalisation de couches de SiGe à fortes concentration en Germanium par un procédé de condensation. Lors d'étapes ultérieures non illustrées, on réalise des empilements de 5 grille de façon connue en soi, pour obtenir la structure illustrée en référence à la figure 1. L'invention permet ainsi d'obtenir à la fois des transistors pMOS 3 et des transistors pMOS 4, optimisés pour leurs applications respectives, à partir d'un procédé de fabrication relativement simple. Le maintien de Germanium dans le 10 canal des transistors 3 permet notamment de baisser leur tension de seuil à un niveau satisfaisant, sans nécessiter par exemple une polarisation particulière du plan de masse 31 ou d'autres paramètres. La figure 7 récapitule les étapes mises en oeuvre dans un exemple de 15 procédé de fabrication d'un circuit intégré selon l'invention. L'étape 201 comprend la fourniture d'un substrat 11 comportant les plans de masse 21, 31 et 41 surmontés respectivement par les isolants enterrés 22, 32 et 42 et comportant des zones 23, 33 et 43 d'une couche de silicium formée respectivement sur les isolants enterrés 22, 32 et 42. Un isolant 25 est présent 20 sur la zone 23 de la couche de silicium. Optionnellement, les plans de masse 21, 31 et 41 peuvent être réalisés lors d'une implantation ultérieure de dopants. L'étape 202 comprend la formation d'un masque 24 dur sur l'isolant 25, et la mise en forme du masque 24 pour découvrir les zones 33 et 43, par exemple par photolithographie. 25 L'étape 203 comprend la formation par épitaxie des dépôts de SiGe 34 et 44 sur les zones 33 et 43. L'étape 203 peut inclure le retrait d'un éventuel dépôt de SiGe sur l'isolant 25. L'étape 204 comprend la formation d'un masque 29 sur le masque 24 et la formation d'un masque 39 sur le dépôt de SiGe 34, ainsi que la mise en forme 30 des masques 29 et 39 découvrir le dépôt 44, par exemple par photolithographie. L'étape optionnelle 205 comprend l'amincissement du dépôt 44 par le maintien du circuit intégré en formation, par exemple par une étape de gravure ou par un maintien dans une atmosphère adéquate. L'étape 206 comprend la condensation du dépôt 44 par un procédé RTO, 35 de façon à former l'oxyde thermique 49 en surface et une couche de SiGe 45 sous cet oxyde thermique 49. L'étape 207 comprend : -le retrait de l'oxyde thermique 49 jusqu'à atteindre la couche de SiGe 45, et de sorte que la couche de SiGe présente une épaisseur inférieure à 40 l'épaisseur cumulée des couches 33 et 34; -le retrait des masques 24, 29 et 39 ; -le retrait de l'isolant 25. L'étape 208 comprend la formation, de façon connue en soi, de tranchées d'isolation (non illustrées) entre les différents transistors du circuit intégré 1. L'étape 209 comprend la diffusion de Germanium de la couche 34 vers la 5 zone 33 suite à au moins une étape de montée en température. Une diffusion de Germanium est notamment initiée durant la condensation du dépôt 44 ou durant la formation de tranchées d'isolation (STI) mais peut être poursuivie de façon fractionnée lors d'une ou plusieurs autres opérations impliquant une montée en température, par exemple au-delà de 600°C 10 L'étape 210 peut correspondre à l'implantation de dopants dans le substrat 11 de façon à former les plans de masse 21, 31 et 41 sous les isolants enterrés 22, 32 et 42 respectivement. L'étape 211 comprend la formation et la mise en forme des empilements de grille des transistors 2, 3 et 4, respectivement sur la zone de silicium 23, sur 15 la couche de SiGe 34 et sur la couche de SiGe 45. L'oxyde de grille 46 de l'empilement de grille du transistor 4 présente une épaisseur inférieure à celle de l'oxyde de grille 36 de l'empilement de grille du transistor 3. L'étape 212 comprend la formation des sources et drains respectives des transistors 2, 3 et 4 du circuit intégré 1 par exemple par implantation, ou dosage 20 in-situ et diffusion. Les règles de conception suivantes pourront être utilisées pour dimensionner les transistors 3 et 4 du circuit intégré 1. Du fait de l'utilisation d'un même dépôt de SiGe pour former les canaux des transistors 3 et 4, on suppose 25 que la dose surfacique de Germanium est conservée et reste identique pour les canaux des transistors 3 et 4. Avec Dsp la dose surfacique de Germanium déposée, Dtd l'épaisseur de SiGe déposée et Dmd la concentration moyenne en Germanium du SiGe déposé, la relation suivante est alors respectée : Dsp = Dtd * Dmd = Ds3 = Dm3 * Ct3 = Ds4 = Dm4 * Ct4 30 Ct3 = Dtd + Dsi Avec Dsi l'épaisseur de silicium avant dépôt de la couche de SiGe. On fixe tout d'abord la valeur Ct4 souhaitée. Ct4 est par exemple définie par des critères électrostatiques. Une règle courante est de définir une épaisseur de canal pour un transistor pMOS de type GO1 comme étant 35 approximativement le quart de la longueur de sa grille. Typiquement, pour le noeud technologique à 14 nm, on utilise une longueur de grille de 24nm. On peut donc définir la valeur Ct4 souhaitée comme étant égale à 6nm. L'épaisseur Ct4 est par exemple contrôlée par la température du processus d'oxydation ou par la durée de ce processus d'oxydation.
On fixe ensuite la valeur Dm4 souhaitée, en fonction de la tension de seuil et de la densité de courant à l'état passant souhaitées pour le transistor 4. On en déduit alors la dose de Germanium Dsp à déposer. D'une manière générale, le travail de sortie de la grille et la concentration 5 de Germanium du canal seront ajustés de sorte que l'on équilibre la tension de seuil des nMOS 2 et des pMOS 4. On pourra par exemple fixer la concentration Dm4 de façon à respecter l'inégalité suivante : 4,54 -0.005*Dm4 Phim 4,59 -0.005*Dm4 Avec Phim le travail de sortie du matériau du métal de grille 47 et du 10 métal de grille 37. On fixe ensuite la valeur Dm3 souhaitée, en fonction de la tension de seuil souhaitée pour le transistor 3, en considérant par exemple que la tension de seuil du transistor 3 varie de 10mV par pourcent de concentration de 15 Germanium Dm3. On peut considérer que la tension de seuil du transistor 3 est influencée par la moyenne de la concentration en Germanium dans les couches 33 et 34, même si cette concentration en Germanium n'est pas complètement homogène dans l'épaisseur. On peut ensuite déduire l'épaisseur Ct3 de la relation précédente de 20 conservation de la dose de Germanium, et avec la relation Ct3 = Dtd + Dsi. Dsi et Dtd pourront typiquement être fixées chacune à une valeur de 7nm par exemple. Si Dsi = Dtd, avec Dmd la concentration moyenne du dépôt de SiGe, on obtient alors une concentration moyenne Dm4 = Dmd / 2. La relation de conservation de la dose de Germanium peut être corrigée 25 pour tenir compte d'une éventuelle consommation de la couche 34 ou de la couche 45, ou pour tenir compte du Germanium resté dans la couche 49 qui est retirée. On constate que 2nm des dépôts 34 et 44 peuvent être consommés après leur formation, jusqu'à la formation des empilements de grille. 30 Selon une alternative à la fixation de la valeur Dm3 souhaitée, on peut fixer au préalable une épaisseur Ct3, puis en déduire la valeur Dm3 correspondante. Des exemples de paramètres qui peuvent être envisagés sont les 35 suivants : Dm3 =13% ; Ct3 =12,5nm ; Dm4 = 20% ; Ct 4 =7 nm ; Dm3 =20%; Ct3 =12,5nm ; Dm4 = 50%; Ct4 = 5 nm ; Dm3 =19%; Ct3 =12,5nm ; Dm4 = 80%; Ct4 = 3 nm ; 40 Avantageusement, Dmd est compris entre 15 et 45%. Avantageusement, Dsi = Dtd.
Selon une variante, illustrée à la figure 13 à une étape intermédiaire de son procédé de fabrication, les dépôts 34 et 44 peuvent être réalisés sur des zones de Silicium 33 et 43 d'épaisseurs différentes, par exemple obtenues par une étape de photolithographie et retrait localisé par exemple par gravure humide ou sèche. Ici, la zone 43 présente une épaisseur moindre par rapport à la zone 33. Une telle variante permet de faciliter l'obtention de valeurs Ct4 et Dm4 indépendamment des valeurs de Ct3 et Dm3.
Comme mentionné précédemment, on doit respecter la relation Gt4 < Gt3. Les épaisseurs Gt3 et Gt4 prises en compte sont des épaisseurs EOT, c'est-à-dire les épaisseurs d'oxyde équivalentes (pour Equivalent Oxyde Thickness en langue anglaise). En effet, les couches d'oxyde 36 et 46 pourront chacune présenter un empilement de couches, par exemple un empilement d'une couche d'oxyde de silicium avec une couche de diélectrique Hk à forte permittivité diélectrique. Une permittivité diélectrique supérieure à 6 sera généralement considérée comme caractéristique d'une couche de diélectrique Hk. Dans la présente demande de brevet, on désigne une permittivité diélectrique comme une permittivité diélectrique relative par rapport au vide. Une couche Hk peut par exemple être une couche d'oxyde, un silicate de métal, ou un matériau choisi parmi les matériaux suivants (ou un mélange d'un ou plusieurs de ces matériaux) : Hf02, Zr02, A1203, Ti02, La203, STiO3, Y203, Ga203, GdGa0, silicate de hafnium ou oxynitrure de silicium et d'hafnium. Le calcul de l'épaisseur EOT d'une couche composite d'oxyde de grille, par exemple par empilement de couches en matériaux différents, est connu en soi de l'homme du métier. On pourra par exemple choisir une valeur de Gt3 comprise entre 2 et 30 4nm et une valeur de Gt4 comprise entre 0,5 et 2nm. Les figures 8 à 12 illustrent une variante d'un procédé de fabrication d'un circuit intégré 1 selon l'invention. A la figure 8, on part d'un substrat 11 tel que détaillé précédemment, sur lequel des plans de masse 21, 31 et 41 tels que 35 détaillés précédemment sont présents. Ces plans de masse 21, 31 et 41 sont surmontés par des isolants enterrés 22, 32 et 42 tels que décrits précédemment. Les isolants enterrés 22, 32 et 42 sont surmontés par une couche de Silicium comportant des zones 23, 33 et 43 formées respectivement sur les isolants enterrés 22, 32 et 42. La couche de Silicium présente par 40 exemple une épaisseur de 7 nm. Un masque dur 251 est formé sur la zone 23. Le masque dur 251 est par exemple réalisé en isolant à partir d'un dépôt de gaz TEOS (pour Tetraethyl orthosilicate), par exemple par un procédé CVD (pour Chemical Vapor Deposition en langue anglaise). Le masque dur 251 est mis en forme de façon à ne pas recouvrir les zones 33 et 43. Le masque dur 251 peut par exemple être déposé sur une épaisseur comprise entre 5 et 15nm. À la figure 9, des dépôts 341 et 441 de SiGe ont été formés respectivement sur les zones 33 et 43. Les dépôts de SiGe sont typiquement formés par épitaxie. Les zones 341 et 441 sont formées lors d'une même étape de croissance par épitaxie et comportent ainsi une même épaisseur et une même concentration en SiGe. Les dépôts 341 et 441 peuvent reprendre les mêmes paramètres de concentration en Germanium et d'épaisseur que mentionné précédemment. La croissance par épitaxie du SiGe étant sélective par rapport au masque dur 251, les dépôts de SiGe se forment essentiellement sur les zones 33 et 43. A la figure 10, un autre masque dur est formé. Cet autre masque dur comprend une zone 252 formée sur le masque dur 251 et une zone 352 formée sur le dépôt 341 (correspondant au transistor 3 en cours de formation). Cet autre masque dur est par exemple réalisé en isolant à partir d'un dépôt en phase gazeuse TEOS ou épitaxie. Cet autre masque dur est mis en forme dans les zones 252 et 352 et de façon à ne pas recouvrir le dépôt 441. Cet autre masque dur pourra présenter une épaisseur inférieure à celle du masque dur 251, par exemple comprise entre 3 et 8nm. A la figure 10, on a formé et mis en forme une couche de nitrure de Silicium. La couche de nitrure de Silicium comporte des zones 253 et 353 recouvrant respectivement les zones 252 et 352 de l'autre masque dur. La couche de nitrure de Silicium est mise en forme de façon à ne pas recouvrir le dépôt 441, correspondant à l'emplacement du transistor 4 en cours de formations. La couche de nitrure de Silicium peut comporter une épaisseur comprise entre Set 15nm. On peut optionnellement réduire l'épaisseur du dépôt 441, en maintenant 30 par exemple le dépôt 441 dans une atmosphère conduisant à son amincissement ou par une étape de nettoyage. Les étapes de mise en forme, de structuration ou de création de motifs (pour patterning en langue anglaise) par photolithographie décrites dans la 35 présente demande pourront inclure l'application d'une photorésine, l'exposition de la photorésine à un motif souhaité, le développement de la photorésine, puis le transfert du motif de la photorésine dans la ou les couches inférieures par l'intermédiaire d'une ou plusieurs gravures, par exemple des gravures sèches ou des gravures humides.
40 À la figure 12, on a mis en oeuvre un procédé de condensation du dépôt 441 de SiGe. Comme détaillé auparavant, le procédé de condensation aboutit à la formation d'un oxyde thermique 49 en surface. La formation de l'oxyde thermique 49 aboutit à une augmentation de volume par rapport à la superposition initiale de la zone 43 et du dépôt 441. Le procédé de condensation aboutit également à une augmentation de la concentration en germanium dans le semiconducteur situé entre l'oxyde thermique 49 et l'isolant enterré 42. Du germanium du dépôt 441 migre ainsi dans la zone en silicium 43 pour former une couche de SiGe 45 à forte concentration en SiGe. On aboutit alors à une couche 45 dont l'épaisseur est inférieure à l'épaisseur cumulée des couches 33 et 341. Du fait de la conservation de la dose de Germanium, la concentration moyenne en Germanium dans la couche 45 est supérieure à celle de la combinaison des couches 33 et 341. Le procédé de condensation est inhibé dans le dépôt de SiGe 341, du fait 15 de la présence des zones 352 et 353 appartenant respectivement à la couche de l'autre masque dur et à la couche de nitrure de Silicium. La couche de nitrure de silicium permet notamment de limiter au maximum une éventuelle oxydation thermique du dépôt 341. Le procédé de condensation peut être mis en oeuvre de façon connue en 20 soi par un procédé RTO à une température de 1100°C, pendant une durée de l'ordre d'une minute. On peut ensuite procéder au retrait de la couche de nitrure de silicium et des couches de masque dur. On procède également au retrait de l'oxyde thermique 49, de sorte que la 25 couche de SiGe 45 résiduelle présente une épaisseur plus réduite que la superposition de la zone 33 et du dépôt 341. La couche 45 pourra par exemple présenter une épaisseur de 8nm en partant de couches 43 et 441 ayant chacune une épaisseur de 7nm. La dose de Germanium initiale du dépôt 441 étant globalement conservée dans la couche de SiGe résiduelle et étant 30 identique à la dose de Germanium initiale du dépôt 341, la couche 45 présente une plus grande concentration en Germanium que la superposition des couches 33 et 341. Les couches 33 et 341 sont ici illustrées comme séparées. Comme détaillé précédemment, le Germanium du dépôt 341 va migrer dans le Silicium de la zone 33 lors de différentes étapes de chauffage, pour former une couche à 35 concentration en Germanium relativement homogène. On peut ensuite procéder à la formation et à la mise en forme des empilements de grille, en vue d'obtenir les transistors 2, 3 et 4 tels qu'illustrés à la figure 1.
40 Dans les exemples illustrés précédemment, le circuit intégré 1 comprend systématiquement un transistor nMOS pour mieux illustrer un besoin courant de cointégration. On peut cependant également envisager un circuit intégré 1 selon l'invention ne comportant que des transistors pM0S.