Appareil d'électromagnétothérapie
En 1900, le médecin russe Danilewski a étudié l'action des ondes hertziennes dans les cellules et sur le système nerveux. Ces travaux ont été poursuivis en France, plus tard, par d'Arsonval.
En 1970, le médecin français Fellus constata que les ondes électromagnétiques, entre autres effets, augmentent la charge électrique des cellules. On sait en effet que dans les cellules vivantes saines, il existe une différence de potentiel entre le noyau et la membrane, qui est de 90 mV pour les cellules des centres nerveux et de 70 mV pour les autres cellules. Lorsque les cellules sont malades, leur réserve d'énergie est diminuée et la différence de potentiel peut tomber à 55- 50 mV; si cette différence de potentiel passe au-dessous de 30 mV, la cellule meurt.
Lorsque les cellules se "déchargent", à la façon d'une batterie électrique, une douleur est ressentie dans l'organisme (douleur dans les os, dans les arti¬ culations, dans le dos, etc.).
En soumettant à des ondes électromagnétiques des cellules ayant subi une telle décharge, on peut ramener à la normale leur différence de potentiel, comme l'avait découvert Fellus. Selon le cas et le type de cellules, le traitement peut demander de quelques jours à plusieurs semaines. Le résultat de ce retour à la normale de la différence de potentiel cellulaire est de faire disparaître l'inflammation douloureuse d'une articulation ou due à une distorsion; un rhumatisme peut disparaître après quelques séances, tandis que la guérison d'une fracture peut nécessiter des semaines.
L'action des ondes électromagnétiques est aussi bénéfique dans d'autres cas (infections dermatologiques, arthrites, réduction du taux de cholestérol dans le
sang, normalisation de la pression sanguine, action sédative dans le système nerveux, élimination des rides et de la cellulite par exemple) .
L'électro agnétothérapie est applicable à tous les mammifères supérieurs.
Les docteurs Kraus et Lechner ont été les premiers, en 1972, à adopter cette thérapie, avec un grand succès. Ainsi s'est trouvé confirmé le fait que les ondes électromagnétiques sont capables de "repolariser" les cellules.
Les appareils dits à ondes courtes (diathermie) actuellement utilisés ont l'inconvénient d'exiger des puissances élevées (de l'ordre du K ) , ce qui est dangereux et exige la surveillance d'un spécialiste. De plus, ces appareils ne conviennent que pour le traitement de certaines cellules, donc de certains cas de douleurs seulement.
La présente invention vise à fournir un appareil d'électromagnétothérapie capable de ramener à la normale la différence de potentiel cellulaire de tous les types de cellules de l'organisme et qui travaille à très faible puissance, donc exempt de danger et qui puisse être portatif et fonctionner avec des batteries rechargeables.
L'appareil selon l'invention est conforme à la revendication No 1.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'appareil selon l'invention.
Fig. 1 est une vue en perspective du boîtier de l'appareil.
Fig. 2 est un schéma bloc du circuit électronique contenu dans ce boîtier.
Fig. 3 est un schéma électrique.
Fig. 4 représente des trains d'ondes.
Fig. 5 représente à plus grande échelle, un exemple d'onde de ces trains.
Fig. 6 représente un spectre des fréquences présentes dans l'onde modulée selon fig. 5.
Fig. 7 représente schématiquement deux groupes successifs de 32 trains d'ondes selon fig. 4, séparés par une période de pause intermédiaire, chaque train étant représenté par un trait vertical.
Le boîtier 1 comporte une série de six LED 2 servant à indiquer le programme en cours. Ce programme est sélectionné par un bouton 3. Un bouton 4 sert à la mise en fonction de l'appareil et d'une sortie 6a. Un autre bouton, 5, sert à la mise en fonction d'une sortie 6b.
Les sorties 6a et 6b servent à alimenter deux électrodes permettant de traiter simultanément deux parties du corps.
Sur la fig. 2, on a représenté en 7 une alimentation (comprenant soit le système classique transformateur et pont redresseur, soit accumulateurs avec chargeur automatique) . 8 est un timer réalisé avec un circuit intégré en technologie LOCMos, avec résistance et condensateur, qui détermine et règle le temps de fonctionnement des quatre programmes suivants : a = Haut; b = haut/moyen, c = moyen/bas; d = bas. Le programme a_ correspond à des petits intervalles de repos entre les groupes de trains d'ondes selon fig. 7. Dans cet exemple il y a 32 trains selon fig. 4 dans chaque groupe de trains. Le programme d correspond à des grands intervalles de repos entre groupes de trains, et les programmes b et c correspondent à des intervalles de repos compris entre les deux précédents ( et d) , les intervalles b étant plus courts que les intervalles .
A la fin de chaque programme une impulsion électrique est envoyée à un commutateur 9, pour arrêter le fonctionnement de l'appareil, dans le cas des programmes a et d, ou pour passer au programme suivant dans le cas des programmes b et c, et pour ensuite
arrêter le fonctionnement de l'appareil. 10 est un générateur de fréquences à circuit oscillant (inductance et capacité) à 140 KHz. Cette fréquence est divisée par un diviseur non représenté (circuit intégré LOCMos) en différentes valeurs, pour obtenir, avec un circuit flip- flop, des ensembles de 32 trains d'impulsions comme on le verra plus loin. 11 est le générateur de champ électromagnétique.
Les sorties 6a, 6b du boîtier 1 (fig. 1) servent chacune à relier au moyen d'un câble, un générateur 11 de champ électromagnétique au boîtier 1.
Sur la fig. 3, on voit un transistor 15 de haute fréquence qui oscille librement et qui génère la haute fréquence de 9 MHz. Ce transistor est mis en et hors fonction par deux autres transistors en cascade (non représentés) qui fonctionnent comme interrupteur à la fréquence de 140 KHz. Le transistor 15 est connecté, avec sa base et son collecteur à une inductance 14 en forme de spirale, en circuit imprimé porté par un support flexible du type Kapton et qui fonctionne comme inductance oscillatrice. Elle est reliée, d'une part, à une alimentation (24 V) et d'autre part (par l'intermédiaire d'une capacité 17 d'accouplement, de contrôle et de transfert d'énergie de 82 pf) à une autre inductance 18 en forme de spirale concentrique à la première et réalisée aussi en circuit imprimé. Cette inductance 18 est reliée à la masse par une résistance li itatrice 19 à charbon, de 51 ohm et une diode LED 20 de 10 mA en parallèle avec elle, et qui indique si le circuit fonctionne. Cette deuxième inductance, 18, (représentée en traits plus épais sur la fig. 3) sert, avec la première qui agit sur elle comme le primaire d'un auto-transformateur, à créer le champ électromagnétique utilisé pour les traitements. L'émetteur du transistor 15 est relié à la masse par l'intermédiaire d'une résistance limitatrice 16 de 50 ohm, en parallèle avec laquelle se trouve une capacité 23 de 10 nf.
Sur la fig. 3 on voit encore deux condensateurs 21 (de 56 pf) et 22 (de 100 pf) . La disposition .selon fig. 3 a pour effet de survolter considérablement la diode 20 qui, alors, sous l'effet de ce survoltage, génère une multitude de fréquences - comme il est connu - qui modulent la fréquence fondamentale de 9 MHz (fig. 5) . L'expérience a montré que le spectre de fréquences du courant ainsi modulé s'étend ôe la fréquence fondamentale (porteuse) de 9 MHz à des fréquences de plusieurs GHz.
C'est ce courant modulé qui parcourt les inductances 14 et 18, qui, de ce fait, émettent un champ électromagnétique synchrone, donc présentant un tel spectre très étendu de fréquences (fig. 6) .
Sur la fig. 4 on a montré deux trains d'ondes successifs d'une durée de 3 as chacun et séparés par une pause intermédiaire de 2 us. Il est en effet indis¬ pensable pour réaliser un traitement satisfaisant, que les trains d'ondes se suivent avec des périodes de repos entre eux.
Sur la fig. 5, on a représenté, à beaucoup plus grande échelle du temps, la courbe de l'onde, c'est à dire la porteuse et d'une quantité d'ondes de fréquences plus élevées (dues à la présence de la diode survoltée 20) , qui modulent cette porteuse. Cette courbe est obtenue par un oscillographe et correspond au champ émis par les inductances 14 et 18.
Sur la fig. 6, on voit le spectre des fréquences de Fourier présentes dans l'onde modulée selon fig. 4. L'échelle s'étend de la valeur de la porteuse (9 MHz) à 2 GHz. En fait, elle peut s'étendre au-delà, par exemple jusqu'à 5GHz. On voit que le spectre des fréquences donné par l'analyse de Fourier couvre pratiquement une bande s'étendant de la fréquence fondamentale aux plus hautes fréquences (de plusieurs GHz) convenant pour la repolarisation des différents types de cellules des mammifères.
Airsi l'appareil fournit à l'organisme traité un ensemble quasi continu de fréquences parmi lesquelles se trouvent toutes celles nécessaires pour repolariser tous les types de cellules.
Le commutateur 9 est un circuit intégré qui commande quatre interrupteurs et sert à commuter les quatre durées a, b, c, d, d'intervalles entre les groupes de trains d'impulsions. Ces quatre différents intervalles ou pauses sont nécessaires selon le traitement. Le temps de repolarisation varie selon l'état des cellules et le genre de douleur à traiter. Ainsi par exemple, pour une sciatique on utilisera le programme "bas" et pour une tendinite le programme "haut". Les intervalles courts peuvent être de 1,6 ms et les intervalles longs de 13 ms, par exemple.
L'appareil décrit fonctionne à très basse puissance, de l'ordre du watt. Avec l'alimentation à 24 V, l'intensité dans les inductances 14 et 18 est de l'ordre des mA. L'appareil est donc sans danger et peut être porté facilement.
Les électrodes dans lesquelles sont incorporées les inductances rayonnantes 14 et 18 étant souples, elles peuvent être appliquées directement sur les parties à traiter, en prenant la forme de ces parties. La grandeur de ces électrodes sera choisie en fonction des parties à traiter. On disposera donc d'électrodes de grandeurs différentes, capables de produire des champs d'intensités différentes.