"Châssis métallique d'armoire"
L'invention se rapporte à un châssis métallique d'armoire principalement constitué d'éléments d'un même profilé, elle concerne plus particulièrement un nouveau type d'un tel profilé présentant de multiples avantages et de fabrication relativement simple.
On connaît du document de brevet EP 144 955, un type de châssis métallique réalisé à partir d'un même profilé comprenant une partie centrale à section carrée et deux ailes latérales perpendiculaires entre elles, s'étendant respectivement à partir de deux arêtes opposées de ladite partie centrale. Un tel profilé peut être obtenu par des pliages complexes d'une bande de tôle. Il est d'un prix de revient élevé en raison des difficultés de réalisation et de la quantité de tôle nécessaire. L'invention propose un autre type de profilé, plus simple à fabriquer, moins coûteux et dont la structure offre un plus grand nombre de possibilités de montage pour les portes et/ou les panneaux fixes ou amovibles.
Dans cet esprit, l'invention concerne donc un châssis métallique d'armoire, notamment pour appareillage électrique ou électronique, au moins en partie constitué par des tronçons d'un même profilé comprenant une première partie à section sensiblement carrée ou rectangulaire et une seconde partie à section en L rattachée à ladite première partie de façon à définir avec elle une gouttière, caractérisé en ce que lesdites deux parties étant définies par pliages parallèles sensiblement à angle droit, d'une même feuille métallique, le bord de l'une des faces de ladite première partie est constitué par un bord longitudinal de ladite feuille métallique, en ce que ce bord vient en regard d'un pliage marquant la limite entre ladite première partie et ladite seconde partie et en ce qu'un espace subsiste entre ce pliage et ledit bord, de façon à définir une fente longitudinale permettant l'insertion de moyens de montage d'un panneau.
Ainsi, la fente permet le montage de panneaux amovibles (munis de simples gâches pivotantes et non de charnières) susceptibles de remplacer des portes lorsque l'armoire est placée dans un endroit exigu ne permettant pas une ouverture aisée d'une telle porte.
Par ailleurs, comme on le verra plus loin, les gouttières se raccordent pour entourer certaines ouvertures de l'armoire et éviter les accumulations d'eau ou d'autres liquides dans la structure. Elles empêchent ainsi que la moindre quantité de liquide ne pénètre dans l'armoire à l'ouverture d'une porte ou au démontage d'un panneau. Ces mêmes gouttières sont conçues pour abriter des blocs de fixation équipés pour recevoir des moyens de fixation de panneaux (généralement inamovibles) de l'armoire aussi bien que des pivots de porte.
Selon une autre caractéristique avantageuse de l'invention, le pliage marquant la limite entre lesdites première et seconde parties définit une gorge longitudinale s'inscrivant le long d'un côté de la paroi correspondante de ladite première partie, de façon à former, à l'extérieur du pliage, un bord arrondi de ladite fente longitudinale. Ainsi, ledit bord arrondi facilite l'éventuel montage d'un panneau amovible en guidant les gâches pivotantes prévues sur ce panneau. De l'autre côté, la gorge participe à l'immobilisation d'un éventuel bloc de fixation, comme cela apparaîtra plus clairement à la lumière de la description qui suit. Le profilé tel que défini ci-dessus peut être facilement obtenu par pliages longitudinaux (au moyen de galets appropriés) d'une feuille d'acier en forme de bande, se présentant avantageusement en bobine. Cette feuille est de préférence êlectrozinguée sur ses deux faces, ce qui évite toute corrosion interne une fois le profilé réalisé. L'invention sera mieux comprise et d'autres avantages de celle-ci apparaîtront plus clairement à la lumière de la description qui va suivre d'un châssis métallique d'armoire conforme à son principe, donnée uniquement à titre d'exemple et faite en référence aux dessins annexés dans lesque
- la figure 1 est une vue partielle en perspective d'un châssis d'armoire métallique illustrant en outre le montage des panneaux et portes représentés par des arrachements au voisinage d'un bloc de fixation; - la figure 2 est une vue partielle en perspective éclatée, illustrant le raccordement de trois tronçons dudit profilé;
- la figure 3 est une autre vue partielle en perspective illustrant l'assemblage de trois tronçons à la partie supérieure du châssis et de trois tronçons à la partie inférieure du châssis;
- la figure 4 est une vue de détail en perspective montrant le montage d'un bloc de fixation dans une gouttière; - la figure 5 est une autre vue de détail selon la coupe V-V de la figure 4; et
- la figure 6 est une autre vue de détail selon la coupe VI-VI de la figure 4.
Sur les dessins, le châssis métallique 11 est principalement constitué d'un assemblage de tronçons d'un même profilé métallique 12. Ces tronçons sont différenciés 12a, 12b, 12c. selon leurs emplacements. Ce profilé est obtenu par pliages d'une bande de feuille métallique, ici en acier, électrozinguée sur ses deux faces. Les pliages longitudinaux sont opérés par une machine à galets non représentée, dont la conception est à la portée de l'homme du métier et qui ne fait pas partie de l'invention.
Le résultat de ce formage est un profilé simple comprenant (figures 2 et 6) une première partie 14 à section sensiblement carrée (qui pourrait néanmoins être rectangulaire) et une seconde partie 16 à section en L rattachée latéralement à ladite première partie de façon à définir avec elle une gouttière 17 en U. Les pliages parallèles de la bande d'acier sont sensiblement à angle droit et tels que, comme cela ressort clairement de la figure 6, le bord 18 de l'une des faces de ladite première partie 14 (face repérée 14a sur les dessins) soit
constituée par un bord longitudinal de la feuille métallique utilisée et que ce bord 18 vienne en regard d'un pliage 19 marquant la limite entre lesdites première et seconde parties. En outre, un espace de largeur suffisante est maintenu entre l'extérieur de ce pliage 19 et le bord 18 de façon à définir une fente 20 longitudinale, permettant éventuellement le passage de moyens de montage d'un panneau amovible. Un tel panneau, destiné par exemple à remplacer une porte, n'est pas représenté, mais les moyens de montage en question sont classiques et bien connus. Il s'agit par exemple de simples gâches pivotantes montées au voisinage des bords dudit panneau et susceptibles de s'insérer dans des fentes 20 des montants et/ou traverses définissant le cadre de montage de ce panneau.
La face 14a de ladite première partie 14 est une face intérieure, ce qui signifie que le tronçon de profilé est destiné à être monté de façon que la face 14a soit orientée vers l'intérieur de l'armoire. Elle comporte une rangée de trous 22 pour la fixation des équipements. Les trous sont espacés d'une distance prédéterminée normalisée. Une autre face dite intérieure 14b, adjacente à la face 14a comporte également une rangée de trous 22 destinés au même usage. Les deux autres faces 14ç_, 14d dites extérieures, de ladite première partie 14, ne sont ici percées d'aucun trou. La face 14ç_ constitue une surface d'appui pour un joint d'étanchéité. Sur les figures 4 et 6, un tel joint 25 est porté par un panneau latéral 26. Il peut s'agir d'un joint de type connu, en néoprène associé à un toron métallique pour l'élimination des interférences électromagnétiques.
De même, au moins une face de ladite seconde partie 16 constitue une surface d'appui de joint d'étanchéité. Sur les figures 4 à 6, on voit qu'un autre joint 25, de même type que décrit ci-dessus est porté par une porte 30 et s'applique contre, la face 16a, la plus étroite de ladite seconde partie 16, définissant en section la petite branche du L. L'autre face, 16b, de ladite seconde partie se
raccorde à la face 14d de la première partie par une pliure globalement à 90°, qui sera décrite en détail plus loin. Les faces 14a et 16b, de part et d'autre de la fente 20 sont sensiblement coplanaires. Les tronçons 12 sont découpés aux dimensions voulues pour définir des montants 12a, longerons 12b et traverses 12ç (figure 1) qui sont assemblés par soudure à leurs extrémités. On appelle ici "montants" les tronçons verticaux du bâti, "traverses" les tronçons horizontaux matérialisant avec les montants un cadre avant ou arrière et "longerons", les tronçons horizontaux matérialisant avec les montants un cadre latéral. Le montage soudé est facilité et renforcé par 1'insertion aux angles du châssis de pièces de raccordement 32, métalliques, massives, comportant deux segments 33 perpendiculaires entre eux, chacun de forme et dimensions correspondant à celles de la partie tubulaire de la section de profilé (c'est-à-dire ladite première partie) dans laquelle il s'engage. Chaque pièce de raccordement 32 comporte en outre un trou taraudé 35 qui peut servir à la fixation du chapeau 36 de l'armoire, pour les quatre pièces de raccordement 32 situées à la partie supérieure, ou au montage de pieds 38 ou d'un socle métallique ou tous autres accessoires de fixation au sol, pour les quatre pièces de raccordement situées à la partie inférieure. Les montants, longerons et traverses sont disposés de la façon suivante. Deux montants 12a et deux traverses 12ç_ haute et basse destinées à former un cadre de porte sont soudées de telle sorte que leurs gouttières 17 se raccordent bout à bout extérieurement et que les faces 16a de ces tronçons forment un cadre rectangulaire sur lequel vient prendre appui le joint de porte. A cet effet, une découpe appropriée 40 (voir figures 2 et 3) est pratiquée à chaque extrémité de chaque traverse, pour obtenir un cadre de porte non échancré aux angles. Ainsi, du liquide projeté sur l'armoire s'écoule sur les panneaux, les portes ou le chapeau et éventuellement
dans les gouttières d'un tel cadre, sans pénétrer à 1•intérieur.
Les deux longerons 12b supérieurs sont montés de façon que lesdites gouttières s'ouvrent vers l'extérieur et en haut tandis que les longerons 12b inférieurs sont montés de açon que lesdites gouttières s'ouvrent vers 1•extérieur et en bas. Le chapeau 36 comporte des rabats sur tout son périmètre, qui s'étendent dans les gouttières des traverses et recouvrent celles des longerons. Le châssis peut être muni de roues 42 montées sur des longerons spéciaux agencés à sa partie inférieure.
On va maintenant décrire d'autres particularités importantes d'un tronçon de profilé métallique 12. En premier lieu, l'une des faces de ladite seconde partie 16, en l'occurrence la face 16a est munie intérieurement d'une rangée de trous borgnes 45. Ces trous s'ouvrent donc dans la gouttière 17. Ils sont constitués par des trous traversants pratiqués dans une zone marginale 46 de la feuille métallique d'origine. Cette zone marginale est repliée sur elle-même, longitudinale ent. Elle forme ainsi l'essentiel de la face 16a. de ladite seconde partie 16 qui définit, en sections, la petite branche du L. Ce repliement permet aussi de rendre inaccessible le bord, souvent coupant, de la feuille métallique d'origine. De plus, le pliage 19 mentionné ci-dessus, marquant la limite entre lesdites première et seconde parties, définit une gorge longitudinale 48 s'inscrivant le long d'un côté de la face correspondante de ladite première partie, c'est- à-dire ici la face 14b, de façon à former, à l'extérieur du pliage, un bord arrondi 48a. de ladite fente longitudinale 20. Une première fonction de cette gorge consiste donc, grâce à cet arrondi s'étendant le long de la fente 20, à faciliter l'insertion des moyens de fixation d'un éventuel panneau amovible. Une seconde fonction de la gorge réside dans le fait qu'elle participe, avec les trous borgnes 45, au montage des blocs de fixation 50 qui vont maintenant être décrits. Ces blocs de fixation 50 sont logés dans des
gouttières précitées de certains tronçons. Un tel bloc de fixation est représenté sur les figures 4 à 6. Il comporte au moins un trou taraudé 51 apte à recevoir une vis de fixation 52 de panneau. Il comporte aussi de préférence un alésage 54, formant palier (s'étendant perpendiculairement au trou 51) adapté à recevoir un pivot de porte. Dans l'exemple, l'alésage 54 est en deux parties alignées (figure 5) et espacées l'une de l'autre de façon qu'une patte d'articulation 56 solidaire d'une porte 30 voisine soit engagée entre les deux parties pour le pivotement de la porte. La patte 56 comporte un trou 57 qui vient se positionner entre les deux parties de l'alésage. Ce dernier est traversé par un pivot fixe 58 engagé dans les deux parties alignées de l'alésage. Le pivot 58 est immobilisé dans l'alésage 54 par un ressort-tige 60 dont au moins une branche élastique est engagée dans une gorge latérale 61 dudit pivot. Le ressort est immobilisé sous contrainte dans un évidement 62. Cet évidement 62 définit avec la paroi de la gouttière 17, un logement abritant ledit ressort. Celui- ci a ici la forme d'un U dont les deux branches libres sont pliées approximativement à 90° pour venir en appui contre le pivot 58.
De plus, le bloc de fixation 50 comporte une face d'accrochage apte à s'appliquer contre la face 16a. de ladite seconde partie 16, intérieurement, cette face d'accrochage étant munie d'au moins un ergot 66 (en l'occurrence, deux dans l'exemple décrit) apte à s'engager dans un trou borgne 45 décrit ci-dessus. Le bloc de fixation comporte en outre deux faces d'appui 67, 68 orientées pour s'appliquer contre les autres faces de la gouttière et une aile oblique 70 au travers de laquelle est pratiqué au moins un trou taraudé 72 recevant une vis 73. Dans l'exemple représenté, le bloc de fixation comporte deux trous taraudés 72 abritant chacun une vis. Ces trous sont positionnés et orientés de façon que les vis puissent s'engager dans la gorge longitudinale 48 décrite ci-dessus afin d'immobiliser le bloc de fixation dans la gouttière
17. En effet, lorsque ledit bloc de fixation est positionné à un endroit voulu dans la gouttière, avec ses ergots 66 engagés dans deux trous borgnes voisins, il suffit de visser les deux vis 73 jusqu'à ce qu'elles pénètrent dans la gorge 48 pour que ledit bloc ne puisse plus s'échapper de la gouttière 17, car tout pivotement du bloc qui permettrait de dégager les ergots des trous borgnes est devenu impossible, comme cela apparaît clairement à la figure 6.