"LIGNES DE PRODUCTION AUTOMATISEE DE VIROLES ROULEES SOUDEES"
La présente invention est du domaine de la métallurgie et elle a pour objet une machine automatique destinée à produire de façon continue, à partir d'une pile de tôles plates, des viroles cylindriques.
On connaît par une publication FR2637206 de la Demanderesse une machine, dite rouleuse, ayant des galets cintreurs lui permettant de s'ajuster de façon précise aux diamètres de roulage ; la description de cette machine mentionne son aptitude à être associée à des moyens de soudage.
On connaît aussi par une publication plus ancienne de la Demanderesse, à savoir FR2528335, l'association à une machine à rouler des tôles, d'un palpeur pour la mesure de l'épaisseur des tôles avant leur passage dans la machine, ce palpeur ayant une action mécanique directe sur les galets cintreurs en vue de l'ajustement au diamètre de roulage requis. Cette dernière machine n'était toutefois pas destinée à être associée à une machine automatique de soudage, moyennant quoi on se satisfait de l'action relativement imprécise du palpeur d'épaisseur.
Un premier but de 1 ' invention est de proposer un ensemble, dit "ligne", de moyens, permettant la manutention, le roulage, et le soudage automatique, c'est à dire normalement sans intervention humaine, de tôles identiques dimensionnellement, aux écarts de tolérance près, de l'épaisseur. On pourra notamment pour connaître l'environnement technologique de l'invention se reporter à la publication EP 0426258 (THOMASSEN) qui décrit une machine du genre, comprenant principalement des moyens de cintrage des tôles, des moyens de transfert en discontinu des tôles cintrées et des moyens de soudage.
Un inconvénient de cette machine réside dans le fait que les bords des tôles sont soudés par
résistances en recouvrement l'un de l'autre ; les applications des cylindres obtenus sont limitées pour des raisons de sécurité, leur résistance n'étant pas suffisante pour recevoir éventuellement un produit sous pression. Aussi, un second but de l'invention est de proposer une machine répondant au premier but cité permettant le soudage à bords jointifs de tôles roulées, afin de rendre les cylindres obtenus aptes à recevoir des produits sous pression. Le problème à résoudre pour atteindre le second but réside dans le maintien des tôles roulées dans une position autorisant leur soudage, d'une part en ayant les bords jointifs et d'autre part, en particulier pour les tôles de faible épaisseur, en ayant les faces d'extrémité parallèles.
On remarquera que pour atteindre l'un et l'autre des buts précités, le problème commun à résoudre réside dans les moyens de transfert des tôles depuis le poste de roulage jusqu'au poste de soudage. Selon l'invention, une machine de production automatique de viroles cylindriques à partir de tôles destinées à être soudées avec leur bords jointifs, dits "joints de rive", la dite machine comprenant préférentiellement une rouleuse du type à rouleaux crénelés du type de celle décrite par la publication FR2637206 de la Demanderesse, est principalement caractérisée en ce qu'elle comprend, dans l'ordre depuis la sortie des viroles jusqu'à l'entrée des tôles : un poste de soudage pourvu de moyens, dits premiers, autorisant le transfert d'une ébauche roulée ayant une conformation à bords jointifs, et assurant le maintien de cette conformation, et des moyens, dits deuxièmes, de formation en continu d'un cordon de soudure le long des dits bords jointifs, - au moins un poste, dit de transfert et de resserrage en continu, pourvu de moyens, dits troisièmes, assurant un transfert suivant leur axe
longitudinal des ébauches roulées, et de moyens, dits quatrièmes, assurant simultanément le resserrage progressif de l'ébauche pour l'amener, lorsqu'elle arrive à l'entrée du poste de soudage, dans la conformation à bords jointifs, - au moins un poste, dit de transfert discontinu, comportant des moyens, dits cinquièmes pour déplacer une ébauche le long de son axe,
- le poste de roulage constitué par une rouleuse à rouleaux du type précité, et - un poste d'approvisionnement de la rouleuse pourvu de moyens de désempilage, dits sixièmes, ou "dépileurs", et de transfert des tôles une par une depuis une pile jusqu'à l'entrée de la rouleuse, et d'un servomécanisme de réglage fin des moyens de cintrage prenant en compte l'épaisseur de chaque tôle pour assurer avec précision l'obtention d'un diamètre de la tôle roulée avec une précision de l'ordre du millimètre.
Il résulte de l'ensemble de ces moyens, que des tôles de tolérance d'épaisseur courante peuvent être roulées et soudées d'une façon continue sans intervention humaine, les viroles obtenues étant apte à recevoir un produit sous pression.
Selon une forme préférée de réali¬ sation, en premier lieu un voile de support et de guidage s'étend depuis la sortie du poste de roulage jusqu'au poste de soudage le long des postes de transfert discontinu et continu, les bords longitudinaux des ébauches étant séparés par le voile le long duquel ils peuvent circuler, le voile s'amincissant depuis la sortie du poste de roulage, en deuxième lieu les dits cinquièmes moyens sont constitués par un poussoir mobile en aller-retour le long du voile pour déplacer les ébauches dans un seul sens depuis la rouleuse vers le poste de transfert en continu, et en troisième lieu les dits troisièmes moyens sont constitués par une double pluralité de galets, ceux de la première pluralité étant situés à l'extérieur des ébauches et étant des galets moteurs sollicités en pression vers ceux de la deuxième pluralité,
ceux-ci étant situés à l'intérieur des ébauches, les dits galets de la première pluralité étant entraînés à partir de moyens moteurs comprenant une pignonerie et des moyens de transmission dits "à la cardan". Avantageusement, les dits premiers moyens sont constitués par une cage supportée par le bâti de la machine, la dite cage étant composée de deux parties hémi¬ cylindriques, l'une inférieure et l'autre supérieure, la partie inférieure étant reliée à la partie supérieure par des moyens élastiques ; les dits deuxièmes moyens de soudage peuvent comprendre notamment les procédés T.I.G., M.A.G., M.I.G., plasma, arc submergé et L.A.S.E.R., avec support et avec ou sans électrode consommable. Les deuxièmes moyens comprennent une buse supportée à la partie supérieure de la cage et débouchant dans la zone interne de celle-ci, la dite buse étant pourvue de moyens de refroidissement.
Il résulte de ces dispositions que l'élasticité de la cage permet d'achever la mise bord à bord des joints de rive à la sortie du poste de transfert en continu et de maintenir les ébauches dans cette conformation pendant l'opération de soudage.
Selon une première variante, plus particulièrement destinée à l'élaboration de viroles à partir de tôles épaisses (entre 1 et 5 mm par exemple), en premier lieu les dits cinquièmes moyens sont des moyens pour déplacer une ébauche chaque fois qu'une ébauche précédemment déplacée a été introduite dans le poste de transfert continu, et amener 1'ébauche en appui axial contre 1'ébauche qui 1'a précédée dans le poste, et en deuxième lieu les dits troisièmes moyens assurent le transfert des ébauches tout en poussant 1'ébauche présente dans le poste de soudage.
Selon une deuxième variante, plus particulièrement destinée à l'élaboration de viroles à partir de tôles de faible épaisseur (inférieure à 1mm), en premier lieu les dits cinquièmes moyens sont des moyens pour déplacer une ébauche chaque fois qu'une ébauche précédemment déplacée a été introduite dans le poste de soudage et a été
suffisamment soudée pour maintenir ses faces d'extrémité dans des plans parallèles, en deuxième lieu les dits troisièmes moyens assurent le transfert des ébauches en cours de soudage les unes à la suite des autres, et en troisième lieu la machine comprend un poste de transfert supplémentaire situé entre le poste de roulage et les cinquièmes moyens.
On notera que le poste de transfert supplémentaire est destiné à réduire la course du poussoir du poste de transfert discontinu en vue d'autoriser une vitesse maximale d'avance des viroles dans le poste de soudage, le poussoir étant destiné à conduire une ébauche pour la mettre en contact avec l'ébauche précédente, alors que cette dernière est toujours présente dans le poste de transfert continu et est en cours de soudage. De préférence, les ébauches sont supportées en suspension par le voile le long du poste de transfert discontinu au moyen d'une double pluralité de couple de galets entre lesquels circulent les ébauches, les galets de chaque couple étant disposés de part et d'autre du voile, l'une des pluralités étant située à l'extérieur des ébauches et l'autre étant située à l'intérieur des ébauches ; alternativement, les ébauches pourraient être supportées par un noyau cylindrique allongé relié au bâti de la machine par le voile. Selon une forme avantageuse de réalisation, le bâti est composé d'une pluralité d'éléments séparables reliés entre eux, chaque élément supportant un poste respectif.
Il résulte de cette disposition que les différents postes de la machine peuvent être séparés, en vue de faciliter les réparations par exemple, et en vue de pouvoir changer notamment les différents postes de transfert pour l'obtention de l'une ou l'autre des dites variantes de la machine. La présente invention sera mieux comprise et des détails en relevant apparaîtront à la description qui va être faite de formes préférées de
réalisation, en relation avec les figures des planches annexées, dans lesquelles :
La fig.l est un schéma synoptique des différents principaux postes constitutifs d'une machine de l'invention, incluant deux variantes de réalisation, la fig.2 est une vue en perspective simplifiée d'une machine de l'invention selon une première variante de l'invention, plus particulièrement destinée à l'élaboration de viroles à partir de tôles épaisses, les fig.3 et 4 sont des représentations schématiques d'un poste de transfert discontinu de l'invention, respectivement en perspective et en vue de bout, les fig.5 et 6 sont des représentations schématiques d'un poste de transfert continu de la dite première variante, respectivement en perspective et en vue de bout, la fig.7 est une vue schématique en perspective partiellement écorchée d'un poste de soudage de la dite première variante, la fig.8 est une vue schématique en perspective partiellement écorchée d'un poste de soudage et d'un poste de transfert continu selon une deuxième variante de l'invention, plus particulièrement destinée à l'élaboration de viroles à partir de tôles minces.
Sur la fig.l, une ligne de production de viroles conforme à l'invention dans sa généralité comporte principalement cinq postes, à savoir, et dans le sens de défilement de la matière traitée, : un poste d'approvisionnement 2, une rouleuse 4 à rouleaux crénelés (FR2637206), un poste de transfert discontinu 6 à poussoir formant les dits cinquièmes moyens, un poste de transfert continu 8 pourvu de moyens dits troisièmes de transfert et de moyens dits quatrièmes de resserrage et enfin un poste de soudage 10. Selon une variante, le poste de transfert en discontinu 6 comprend, d'une part les dits cinquièmes moyens et d'autre part un poste de transfert supplémentaire 7, du
type à galets motorisés par exemple, destiné éventuellement à limiter la course du poussoir, tel que cela sera expliqué plus loin.
Le servomécanisme 12 de la rouleuse 4 comprend un capteur d'épaisseur 14 délivrant un signal d'épaisseur, un organe de calcul 16 recevant le dit signal d'épaisseur et fournissant des signaux binaires, un moteur 18 pas à pas recevant les dits signaux binaires pour régler l'écartement des rouleaux et, de ce fait, le rayon de roulage.
Sur la fig.2, on remarquera que le poste d'approvisionnement 2 est principalement constitué d'un chemin de transfert 20 pour un chariot 22 à ventouses 24 à fonction de dépileur des tôles plates 26 empilées, et que les moyens de soudage 28 sont du type soudage à 1'arc avec support 104 (fig.7) ou 106 (fig.8) et électrode 108.
En revenant à la fig. 1, le capteur d'épaisseur 14 est situé sur le chemin de transfert 20 des tôles 26. Le dit capteur d'épaisseur 14 est un palpeur mécanique, du genre "palmer", mesurant l'épaisseur de la tôle 26 en un point. Dans la variante illustrée, le palpeur 14 est disposé sensiblement à l'aplomb du chemin de transfert 20, et le bord de la tôle 26 sur lequel est effectuée la mesure est le bord transversal qui pénétrera en premier entre les rouleaux de la rouleuse 4.
Un voile de support et de guidage 30 s'étend depuis la sortie du poste de roulage 4 jusqu'au poste de soudage 10 le long des postes de transfert discontinu 6 et continu 8. Les joints de rive des ébauches sont séparés et guidés par le voile 30 le long duquel ils peuvent circuler, le dit voile 30 s 'amincissant depuis la sortie du poste de roulage 4 pour passer par exemple de 12 mm à 1,4 mm, pour des tôles d'une épaisseur comprise entre 1 et 5 mm, et de 12 à 0,2 mm pour des tôles d'une épaisseur inférieure à 1 mm.. Sur les fig.2, 3 et 4, le poste de transfert discontinu 6 comprend un poussoir 32 mobile en aller-retour le long du voile 30 pour déplacer les ébauches 1
dans un seul sens depuis la rouleuse 4 vers le poste de transfert continu 8. Le poussoir 32 comprend un chariot 34 circulant le long du voile 30 grâce à des moyens pneumatiques, tels qu'un vérin horizontal non représenté. Le chariot 34 supporte un doigt poussoir 36 escamotable par un vérin 38 ; le doigt 36, est soit escamoté lors du mouvement "retour", soit en position de travail lors du mouvement "aller". La course du chariot 34 est pilotée par une armoire de commande non représentée. Le poste de transfert en continu des figures 2, 3 et 4 est aussi applicable à la deuxième variante, avec quatre doigts (doigts 80, fig.8) prennant respectivement appui de part et d'autre de l'ébauche dans ses zones inférieure et supérieure, en vue de maintenir au mieux des viroles de faible épaisseur de manière à ce que leurs faces d'extrémités soient dans des plans parallèles ; les quatre doigts sont escamotables latéralement pour permettre le retour du chariot 34 vers la sortie du dit poste de transfert supplémentaire 7. Des postes, de transfert continu et de soudage, d'une première variante de la machine sont représentés sur les fig.5 à 7. Selon cette variante, le poussoir 32 déplace une ébauche chaque fois qu'une ébauche précédemment déplacée a été introduite dans le poste de transfert continu 8 : l'ébauche est amenée en appui axial contre 1 ' ébauche qui 1 ' a précédé dans le poste 6 et les moyens de transfert continu assurent le transfert des ébauches tout en poussant 1 ' ébauche présente dans le poste de soudage 10. Des postes analogues d'une deuxième variante de la machine sont représentés sur la fig.8. Selon cette variante, le poussoir 32 maintien l'ébauche en cours de soudage jusqu'à ce qu'elle ait été suffisamment soudée, sur une longueur d'environ un centimètre par exemple, pour maintenir ses faces d'extrémités dans des plans parallèles ; puis le poussoir 32 va chercher à la sortie du poste de transfert supplémentaire 7 l'ébauche suivante pour l'amener
en contact avec l'ébauche en cours de soudage, les moyens de transfert continu assurant le transfert des ébauches successives en cours de soudage. Avantageusement, le poste de transfert supplémentaire 7 schématisé sur la figure 1 est intercalé entre la sortie de la rouleuse 4 et le poste de transfert discontinu 6, afin de réduire la course du poussoir mobile 32, et finalement d'accroître la cadence de la machine.
Sur les fig.5, 6 et 8, les troisièmes moyens, de transfert continu, sont constitués par une double pluralité 40 et 42 de galets, les galets de la première pluralité 40 étant situés à l'extérieur des ébauches et étant des galets moteurs sollicités en pression contre ceux de la deuxième pluralité 42, ceux-ci étant situés à l'intérieur des ébauches. Les galets moteurs 40 sont entraînés par des moyens moteurs comprenant une pignonerie 44 et des moyens de transmission 46 dits "à la cardan". De préférence, le diamètre des galets moteurs 40 situés à l'entrée du poste de transfert continu 8 est légèrement supérieur au diamètre des rouleaux moteurs 40 leur succédant : un éventuel espacement entre deux ébauches successives est ainsi rattrapé, du fait de cette différence de diamètre. On remarquera sur la fig.6 que les galets internes 42 comportent une collerette 48 émergeant entre les bords des ébauches dans le prolongement du voile 30 en vue du guidage de ces dernières.
Sur les fig.2, 5 et 6, les quatrièmes moyens, de resserrage progressif, sont constitués par une pluralité de barres longitudinales, telles que 50, pourvues de galets, tels que 52, tangents à une enveloppe 54 (fig.l), ou surface, très légèrement conique. Les dites barres 50 sont supportées à au moins l'une de leurs extrémités par des moyens à fonction de came pour les éloigner ou les rapprocher de l'axe de la dite enveloppe 54. Les moyens à fonction de came sont utilisés lors des variations de diamètre nominal des viroles.
Selon une première forme de réalisation, les variations sont discontinues, ce qui
correspond à des cames à paliers, avec des moyens de variation manuels : les moyens à fonction de came comprennent des vérins, tels que 56, dont les tiges 58 sont respectivement reliées aux barres 50, la course des vérins 56 étant limitée au moyen d'un jeu 60 de butées 62 intervertissables : les butées 62 sont supportés par un arceau 64 pouvant pivoter autour de l'axe de la dite enveloppe 54 pour être mis en regard de leur vérin respectif 56 suivant le diamètre nominal désiré. Selon une autre forme de réalisation non représentée sur les figures, les variations pourraient être continues, ce qui correspondrait à une came, telle qu'une rampe, continûment progressive avec des moyens de variation motorisés. Sur la fig.7, les premiers moyens, de maintien bord à bord des joints de rive lors du soudage, sont constitués par une cage 66 supportée par le bâti 68 de la machine, la dite cage 66 étant composée de deux parties hémi- cylindriques 70 et 72, l'une 72 inférieure et l'autre 70 supérieure.
La partie inférieure 72 est reliée à la partie supérieure 70 par des moyens élastiques 74 permettant, en dépit d'éventuels écarts de diamètre des ébauches, d'amener les bords latéraux des ébauches en contact, à la sortie du poste de transfert continu 8.
On remarquera la présence d'une pluralité de groupes, tels que 78, de galets, tels que 76, supportés par chacune des parties inférieure 72 et supérieure 70 de la cage, chaque groupe 78 de galets 76 s 'étendant suivant une génératrice de la cage 66.
Sur la fig.8, une cage 67 est similaire à la cage 66 représentée sur la fig.7, la dite cage 66 se prolongeant en direction du poste de transfert discontinu 6, le dit prolongement contenant les troisièmes (40,42) et quatrièmes moyens.
Ainsi, alors que sur les fig. 5 et 6, la pluralité de galets moteurs 40 est supportée par le voile
30 et la pluralité de galets internes 42 est supportée par un noyau 82 lui-même supporté par le voile 30, on remarque sur la fig.8, que la pluralité de galets moteurs 40 est supportée par la cage 67 et est répartie en deux groupes 84 et 86, l'un 84 supporté par la cage 67 dans sa zone basse, l'autre 86 dans sa zone haute.
L'une des pluralités de galets 40 et/ou 42 est pourvue de moyens élastiques 88 destinés à appliquer une pression à l'encontre de l'autre pluralité de galets : sur la fig.8, ce sont les galets internes 42 qui comportent les dits moyens élastiques 88 tandis que sur les fig.5 et 6, ce sont les galets moteurs 40.
Sur la fig.8, Les quatrièmes moyens sont constitués d'une part par une pluralité de groupes, tels que 90, de galets, tels que 92, de type hyperboloïdiques, dits aussi "diabolo", les dits galets 92 épousant la surface extérieure des ébauches 1. Les groupes 90 de galets "diabolo" 92 sont respectivement supportés par la cage 67 par 1'intermédiaire de moyens 94 de réglage de leur tangence à la dite surface conique 54 proche du cylindre. On notera que la liaison élastique 74 fig.7 entre les deux parties supérieure 70 et inférieure 72 de la cage 67 participe des quatrièmes moyens.
On remarquera que la fig.2 d'une part, et les fig.3 et 4 d'autre part, illustrent des moyens différents de support des ébauches 1 le long du poste de transfert discontinu 6 :
- sur la fig.2, le poste de transfert continu 8 et le poste de transfert discontinu 6 comportent chacun un noyau cylindrique 94 allongé relié au bâti par le voile 30, le dit noyau étant destiné à supporter les ébauches 1 roulées dont les bords longitudinaux sont séparés par le dit voile 30 le long duquel ils peuvent circuler. Les noyaux 94 sont situés dans le prolongement du rouleau d'appui de la rouleuse 4 et de son palier ;
- sur les fig. 3 et 4, les ébauches 1 sont supportées en suspension par le voile 30 le long du
poste de transfert discontinu 6 au moyen d'une double pluralité 96 et 98 de couples de galets, tels que 100 et 102, entre lesquels circulent les ébauches 1 : les couples de galets 100 et 102 sont disposés de part et d'autre du voile 30, certains 100 étant situés à l'extérieur des ébauches 1, les autres 102 étant situés à l'intérieur des ébauches.
On remarquera en outre que le support participant des deuxièmes moyens peut être soit une mollette 104, tel que cela est représenté sur la fig.7, soit un plateau 106, tel que cela apparaît sur la fig.8. Une buse 110 est supportée en la partie supérieure 70 des cages 66 et 67, la dite buse 110 étant équipée de moyens de refroidissement 114.
Avantageusement, la buse 110 est en bronze et les ébauches 1 sont plaquées contre la face interne de la buse 110 par les moyens 74 élastiques reliant les parties inférieure 72 et supérieure 70 des cages 66 et 67.
A la sortie de la machine, les viroles sont séparables les unes des autres soit manuellement par un opérateur, soit mécaniquement par des moyens motorisés compris dans un poste annexe.
Bien que l'on ait décrit et représenté des formes préférées de réalisation de l'invention, il doit être compris que la portée de cette dernière n'est pas limitée à ces formes mais qu'elle s'étend à toute machine comportant les caractéristiques énoncées plus haut.