INSTRUMENT POUR NETTOYER LE CONDUIT AUDITIF EXTERNE
La présente invention a pour principal objet un embout de pulvérisation d'un liquide à l'intérieur du conduit auditif externe d'une oreille. Elle trouve plus particulièrement son application dans le nettoyage du conduit auditif externe, par pulvérisation d'un soluté physiologique d'eau de mer, afin d'éliminer le cérumen de la paroi interne du conduit auditif.
On a déjà proposé dans le brevet US 4 206 756 un embout permettant de pulvériser un liquide de lavage à l'intérieur du conduit auditif externe d'une oreille, en vue de le débarrasser du cérumen, qui est sécrété par les glandes sébacées tapissant la paroi interne de ce conduit auditif. Cet embout de pulvérisation se présente sous la forme d'un tube qui est dimensionné pour être introduit dans le conduit auditif externe, de telle sorte que son extrémité de pulvérisation vienne à proximité de la membrane tympanique. Cette extrémité de pulvérisation est fermée au niveau de l'axe du tube, et est percée de plusieurs orifices, qui sont régulièrement répartis sur toute la périphérie du tube Le liquide de las a e est introduit sous pression à l'intérieur du tube, et est v acue par

orifices de l'extrémité de pulvérisation, sous la forme d'une pluralité de jets de pulv risation qui sont orientés dans une direction oblique par rapport a l'axe du tube Plus particulièrement ces jets de pulvérisation font sensiblement un angle d'environ 45° par rapport à l'axe du tube II en résulte que les jets de pulvérisation ne viennent pas directement au contact de la membrane tympanique, mais sont projetés contre la paroi interne du conduit auditif. Cette orientation des jets de pulvérisation est avantageuse, car elle évite les risques de détérioration, sous l'impact des jets de pulvérisation, de la membrane tympanique, qui est un organe très fragile.
Cependant l'embout de pulvérisation décrit dans le brevet US 4 206 756 présente les deux inconvénients majeurs suivants. Avec ce type d'embout de pulvérisation, l'air initialement présent dans le conduit auditif, entre l'extrémité de
l'embout de pulvérisation et la membrane tympanique, une fois l'embout introduit dans le conduit auditif, peut uniquement s'évacuer entre la paroi interne du conduit auditif et la périphérie externe de l'embout de pulvérisation. Par conséquent, s'il arrive que l'espace annulaire entre la paroi interne du conduit auditif et la périphérie externe de l'embout est obstruée partiellement ou totalement, l'injection du liquide de lavage occasionne une surpression dangereuse au niveau de la membrane tympanique, l'air ne pouvant plus être évacué correctement. Il peut dans ce cas en résulter une destruction irréversible de la membrane tympanique. Les causes d'obstruction de l'espace annulaire permettant l'évacuation de l'air peuvent avoir deux origines. La première origine peut consister dans un dimensionnement trop important de l'embout, par rapport à l'entrée du conduit auditif constituée par le méat auditif. Il faut ici souligner que le méat auditif n'est pas parfaitement rectiligne, et est constituée d'une paroi cartilagineuse deformable Par conséquent, pour introduire l'embout de pulvérisation du brevel l'S 4 206 756, on est amené à déformer cette paroi cartilagineuse II y a donc un risque que l'embout de pulvérisation, bien que présentant une section suffisamment faible pour pouvoir être introduit dans le conduit auditif, occasionne lors de son introduction dans le conduit auditif une déformation du méat auditif . qui est telle que la paroi cartilagineuse du méat auditif se referme sur la périphérie externe de I embout, ce qui occasionne une obstruction de l'espace annulaire entre l'embout de pulvérisation et la paroi interne du conduit auditif La seconde origine du risque d'obstruction provient de l'accumulation possible de cérumen entre l'embout de pulvérisation et la paroi interne du conduit auditif. Le second inconvénient de l'embout de pulvérisation du brevet US 4 206
756, réside dans le fait que rien n'empêche un utilisateur d'introduire trop profondément cet embout dans le conduit auditif externe et par là même de venir perforer la membrane tympanique. Il faut ici souligner qu'il n'est pas envisageable avec un tel embout de pulvérisation de concevoir une portion de plus grand
diamètre, destinée à venir en butée contre l'oreille , afin d'éviter une introduction trop profonde de l'embout de pulvérisation, car une telle portion occasionnerait une obstruction de l'espace annulaire, faisant obstacle à l'échappement de l'air
Le but de la présente invention est de proposer un embout de pulvérisation d'un liquide à l'intérieur du conduit auditif externe d'une oreille, qui permet de pallier les inconvénients constatés de l'embout de pulvérisation précité, qui sont liés aux πsques d'obstruction de l'espace annulaire d'évacuation de l'air entre la paroi interne du conduit auditif et la partie de l'embout de pulvérisation introduite dans le conduit De manière connue, notamment par le brevet US 4 206 756, l'embout de l'invention comporte une tête de pulvérisation oblongue, percée d'au moins un orifice d'évacuation, qui communique avec un canal d'amenée du liquide, et dont l'axe de sortie diverge par rapport à l'axe longitudinal de la tête de pulvérisation en étant orienté en direction de l'extrémité de ladite tête, de telle sorte qu'une fois la tête de pulvérisation introduite à l'intérieur du conduit auditif, le liquide pulvérise par l'orifice d'évacuation se trouve projeté directement contre la paroi interne du conduit auditif
De manière caractéristique selon l'invention, l'embout comprend une cavité intérieure qui est distincte du canal d'amenée du liquide et qui présente au moins une première ouverture au niveau de la tête de pulvérisation et une deuxième ouverture au niveau de la partie de l'embout de pulvérisation opposée à la tête de pulvérisation, de telle sorte qu'une fois la tête de l'embout de pulvérisation introduite dans le conduit auditif, la partie de l'embout pourvue de la deuxième ouverture est située à l'extérieur de l'oreille, et l'air initialement présent entre l'extrémité de la tête de l'embout de pulvérisation et la membrane tympanique peut s'évacuer librement vers l'extérieur de l'oreille par la cavité intérieure
Le canal d'amenée d'un liquide jusqu'à un orifice d'évacuation pourra par exemple consister en un tuyau flexible relié audit orifice et logé à l'intérieur de la cavité intérieure, ou encore en une canalisation intégrée dans la paroi de l'embout
De préférence, l'embout de pulvérisation comporte deux éléments concentriques, l'élément intérieur délimitant la cavité intérieure, et l'élément extérieur délimitant avec l'élément intérieur un espace annulaire. Dans ce cas, le ou les orifices d'évacuation sont pratiqués dans l'élément extérieur et communiquent avec l'espace annulaire, qui fait office de canal d'amenée du liquide.
De préférence, la partie de l'embout de pulvérisation comportant la deuxième ouverture présente une dimension suffisamment importante pour empêcher son passage dans le méat auditif.
Avantageusement les première et deuxième ouvertures seront alignées l'une par rapport à l'autre dans l'axe longitudinal de l'embout, en sorte de permettre l'inspection visuelle du conduit auditif externe.
Plus particulièrement, la composante longitudinale de l'axe de sortie de chaque orifice d'évacuation fait, avec l'axe longitudinal de la tête de pulvérisation, un angle α strictement compris entre 30° et 90°, et de préférence égal à 60°. La valeur minimale de 30° pour l'angle α permet en pratique de pulvériser des jets de liquide dans une direction suffisamment divergente par rapport à la membrane tympanique pour garantir que ces jets ne viendront pas directement au contact de la membrane tympanique. La valeur moyenne préférée de 60° de l'angle α permet en pratique d'obtenir un angle d'incidence par rapport à la paroi interne du conduit auditif, qui occasionne un écoulement optimal ultérieur des jets de liquide à la surface de la paroi interne du conduit auditif, en direction de la membrane tympanique.
De préférence, la composante transversale de l'axe de sortie de chaque orifice d'évacuation fait, avec l'axe longitudinal de la tête de pulvérisation, un angle β strictement compris entre 0 et 90°, et de préférence égal à 45°. Cet angle β combiné avec l'angle α permet de conférer au jet de liquide un trajet hélicoïdal à la surface de la paroi interne du conduit auditif externe, en direction de la membrane tympanique, ce qui permet d'augmenter la surface de contact du liquide avec la paroi interne.
Dans une variante préférée de réalisation, l'embout de pulvérisation comprend au moins trois orifices d'évacuation, qui sont régulièrement répartis sur toute la périphérie de la tête de pulvérisation, et dont les angles β sont identiques, et de préférence égaux à 45° Dans cette variante de réalisation, les jets de liquide pulvérisé ont tendance à se propager à la surface de la paroi interne du conduit auditif selon au moins trois trajets hélicoïdaux complémentaires
La présente invention a également pour autre objet un dispositif de pulvérisation équipé d'un embout pour la pulvérisation d'un liquide à l'intérieur du conduit auditif externe Selon une première variante, le dispositif comporte un récipient qui est rempli avec un liquide sous pression, qui est fermé par un clapet anti-retour, et sur lequel est monté un embout de pulvérisation de l'invention, dont le ou les canaux d'amenée du liquide communiquent avec le récipient, et qui permet d'actionner le clapet anti-retour pour libérer le liquide contenu dans le récipient à destination du ou des orifices d'évacuation de l'embout
Selon une deuxième variante de réalisation, le dispositif comporte un embout de pulvérisation de l'invention, dont le ou les canaux d'amenée du liquide communiquent avec un récipient ouvert, par l'intermédiaire d'un conduit unique , ce conduit est équipé d'une poire permettant le pompage manuel d'un liquide contenu dans le récipient
Dans les deux variantes, le liquide sera avantageusement un soluté stérile physiologique d'eau de mer
D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description suivante de plusieurs modes particuliers de réalisation d'un embout de pulvérisation de l'invention, et de deux variantes de réalisation d'un dispositif de pulvérisation, laquelle description est donnée à titre d'exemple non limitatif et en référence au dessin annexé sur lequel
- La figure 1 est une vue de face d'un embout de pulvérisation de l'invention, faisant également office de spéculum,
- La figure 2 est une vue en coupe de l'embout de pulvérisation de la figure 1, introduit à l'intérieur du conduit auditif externe,
- la figure 3 est vue en coupe d'une deuxième variante de réalisation d'un embout de pulvérisation comportant un espace annulaire faisant office de canal d'amenée du liquide,
- Les figures 4 et 5 sont des représentations schématiques de dispositifs de pulvérisation réalisés respectivement selon les première et deuxième variantes de l'invention
On a représenté à la figure 2 un exemple particulier de réalisation d'un embout de pulvérisation 1 de l'invention, introduit dans le conduit auditif externe 2 d'une oreille. Ce conduit auditif externe, représenté très schématiquement, communique avec l'extérieur par l'intermédiaire du méat auditif 3a, et est fermé à son extrémité opposée par la membrane tympanique 3b
L'embout de pulvérisation 1 a la forme générale d'un spéculum, couramment utilisé par les spécialistes O.R.L , pour réaliser l'inspection visuelle du conduit auditif externe et de la membrane tympanique Cet embout a donc la forme d'un cornet creux, d'axe la, et présente une cavité intérieure lb II comprend avec une première partie 4 de forme tubulaire, qui est dimensionnée pour être introduite dans le conduit auditif externe 2 par l'intermédiaire du méat auditif 3a, et qui se prolonge par une deuxième partie 5 évasée, destinée à rester à l'extérieur du conduit auditif externe. La cavité intérieure lb est pourvue de deux ouvertures 6 et 7 qui sont pratiquées respectivement au niveau des faces d'extrémité des parties 4 et 5, et qui sont alignées l'une par rapport à l'autre dans l'axe la de l'embout 1, en sorte de permettre l'inspection visuelle du conduit auditif externe 2
La partie 4 précitée correspond à la tête de pulvérisation de l'embout 1 Elle comporte plus particulièrement une première partie cylindrique 4a, qui est centrée sur l'axe la, et qui se prolonge par une partie tronconique 4b, d'angle γ, jusqu'à l'ouverture 6. La partie tronconique 4b est percée de trois orifices
d'évacuation 8 qui sont régulièrement répartis sur toute sa périphérie (figure 1), un seul de ces orifices étant visible sur la figure 2. Chaque orifice d'évacuation 8 communique avec un canal 9 qui est interne à l'embout 1, et qui débouche à l'extérieur dans la partie 5 de l'embout 1 par l'intermédiaire d'un orifice 10. Chaque canal 9 a pour fonction d'amener un liquide jusqu'à l'orifice d'évacuation 8 correspondant. Les canaux 9 peuvent être par exemple de fins tuyaux flexibles, reliés entre eux à l'extérieur de la cavité intérieure de l'embout 1. Il pourrait également s'agir de canaux intégrés directement dans la paroi de l'embout de pulvérisation. Si l'on se réfère à la figure 2, la partie 5 évasée de l'embout de pulvérisation présente une dimension suffisamment importante par rapport au méat auditif 3a pour ne pas pouvoir être introduite dans le conduit auditif 2. Par conséquent, si l'on cherche à introduire la tête de pulvérisation plus profondément à l'intérieur du conduit auditif 2, la partie évasée 5 vient en butée contre l'oreille, et empêche que l'embout ne soit introduit trop profondément. De plus, la deuxième ouverture 7 reste toujours nécessairement située à l'extérieur de l'oreille. Il revient à l'homme du métier de prévoir une longueur I de la tête de pulvérisation , qui soit inférieure à la longueur L du conduit auditif 2, de telle sorte qu'une fois la tête de pulvérisation 4 introduite le plus profondément possible dans le conduit auditif 2, la partie évasée 5 venant en butée contre l'oreille, l'extrémité de pulvérisation de la partie 4 ne vienne pas en contact avec la membrane tympanique 3b. Dans un exemple précis de réalisation, la longueur } de la tête de pulvérisation 4 valait 1 5mm ; le diamètre d, de l'ouverture 6 et le plus grand diamètre d2 de la partie tronconique 4b valaient respectivement 3mm et 5mm ; le diamètre d3 de l'ouverture 7 valait environ 30mm.
Conformément à l'invention, lorsque l'on injecte un liquide sous pression dans les canaux 9, ce liquide est évacué par les orifices 8 sous la forme de trois jets projetés directement contre la paroi interne 2a du conduit auditif 2. L'air qui était initialement présent entre la membrane tympanique 3b et la tête de
pulvérisation 4 de l'embout, peut librement pénétrer dans la cavité intérieure lb par la première ouverture 6 et être évacué vers l'extérieur de l'oreille par la deuxième ouverture 7. En outre, le liquide qui est injecté dans le conduit auditif externe 2, et qui permet de le débarrasser de son cérumen, peut avantageusement être évacué par l'ouverture 6 et s'écouler à l'intérieur de l'embout 1 jusqu'à l'ouverture 7 en vue d'être recueilli. Il convient de noter que le méat auditif 3a forme un goulot d'étranglement par rapport au conduit auditif externe 2. Ce méat auditif étant réalisé en cartilage, il peut être facilement déformé lors de l'introduction de la partie 4 dans le conduit auditif externe 2, et se referme sur l'embout de pulvérisation, tel que cela est illustré sur la figure 2. L'air présent dans le conduit auditif 2 peut très difficilement s'évacuer, voir même ne pas du tout s'évacuer, entre la paroi interne 2a du conduit auditif 2 et la paroi externe de la tête de pulvérisation 4. Par conséquent, la cavité intérieure lb de l'embout qui a pour principale fonction de faire communiquer l'intérieur du conduit auditif 2 avec l'extérieur de l'oreille par l'intermédiaire des deux ouvertures 6 et 7, permet avantageusement d'éviter tout risque de surpression au niveau de la membrane tympanique 3b, lors de l'injection d'un liquide sous pression.
On a représenté sur les figures 1 et 2 les composantes respectivement transversale 8b et longitudinale 8a des axes de sortie des orifices d'évacuation 8 , chaque axe de sortie d'un orifice d'évacuation correspond en pratique à la direction prise par le jet de liquide qui est pulvérisé par l'ouverture d'évacuation correspondante. Si l'on se réfère à la figure 2, la composante longitudinale 8a de l'axe de sortie d'un orifice d'évacuation 8 fait un angle droit avec la surface de la partie tronconique 4b. Il en résulte que cette composante longitudinale 8a fait, par rapport à l'axe la, un angle α dont la mesure est sensiblement égale à celle de l'angle γ de la partie tronconique 4b. Cet angle α correspond sensiblement à l'angle d'incidence d'un jet de liquide par rapport à la paroi interne du conduit auditif externe 2. Conformément à l'invention la mesure de cet angle α est strictement comprise entre 30° et 90°. En effet, si cet angle α était inférieur à 30°,
la pulvérisation du liquide se ferait directement en direction de la membrane tympanique 3b, et exercerait une pression traumatisante pour cette membrane Par ailleurs, si la mesure de l'angle α valait 90°, on éviterait certes tout risque de détérioration de la membrane tympanique, mais le liquide pulvérisé resterait au niveau de l'orifice d'évacuation, et ne pourrait pas se propager à la surface de la paroi interne du conduit auditif externe en direction de la membrane tympanique La mesure de l'angle α doit donc être judicieusement choisie entre ces deux valeurs de 30° et 90° en étant suffisamment faible pour permettre une progression optimale du liquide dans le conduit auditif externe, en direction de la membrane tympanique, mais suffisamment important pour que le liquide ne soit pas projeté directement au contact de cette membrane et exerce une pression traumatisante sur celle-ci En pratique, la mesure de l'angle α sera de préférence égale à 60°
Si l'on se réfère à la figure 1, la composante transversale 8b de chaque orifice d'évacuation 8 ne se situe pas dans le plan médian passant par l'axe l a, mais forme un angle β par rapport à ce plan Dans l'exemple particulier illustre, la mesure des angles β est identique pour chaque orifice d'évacuation et est sensiblement égale à 45° Grâce à ce décalage angulaire, lorsque l'on pulvérise un jet de liquide par chaque ouverture d'évacuation 8, ce jet a tendance a se propager à la surface de la paroi interne du conduit auditif externe 2, en direction de la membrane tympanique 3b, selon un trajet sensiblement hélicoïdal Ainsi avec seulement trois jets de pulvérisation issus de ces ouvertures d'évacuation 8, il est possible d'amener le liquide en contact avec la plus grande partie de la surface de la paroi interne du conduit auditif externe 2, et par là même d'obtenir un nettoyage efficace de ce conduit auditif On a représenté sur la figure 3 une autre variante de réalisation d'un embout l' de l'invention, qui se différencie de l'embout 1 des figure 1 et 2 uniquement par sont conduit d'amenée 9' d'un liquide jusque chaque orifice d'évacuation Par soucis de simplification, on a conservé les même références pour les parties communes aux embouts 1 et l' L'embout 1 ' à la différence de l'embout
1 est constitué de deux éléments concentriques 19 et 20, espacés l'un de l'autre par un espace annulaire 9'. L'élément extérieur 19 est similaire au cornet formant l'embout 1 des figures 1 et 2 , si ce n'est qu'il n'est plus équipé de tuyaux flexibles 9, et ne présente donc plus d'orifice 10 pour le passage de ces tuyaux. L'élément intérieur 20 a la forme d'un cornet de plus petite section que l'élément extérieur 20. La face externe 20b de l'élément intérieur 20 délimite avec la face interne 19a de l'élément extérieur 19 l'espace annulaire 9', et la face interne 20a de l'élément intérieur 20 délimite la cavité intérieure lb Les ouvertures d'évacuation 8 de la tête de pulvérisation sont pratiquées dans l'élément extérieur 19, et communiquent avec l'espace annulaire 9' L'espace annulaire 9' est fermé par une paroi annulaire 21 au niveau de la partie de l'embout l' qui ne peut pas être introduite dans le conduit auditif, laquelle paroi annulaire est percé d'un orifice 10' pour l'introduction d'un liquide dans l'espace annulaire 9' En injectant un liquide sous pression dans l'espace annulaire 9' par l'ouverture 10', on alimente chaque orifice d'évacuation 8, l'espace annulaire 9' faisant ainsi office de canal d'amenée du liquide Au niveau de l'extrémité de pulvérisation de l'embout l ', l'extrémité correspondante 20ç de l'élément intérieur 20 vient en contact etanche avec la partie tronconique 4b de l'élément extérieur 19, de telle sorte qu'un liquide injecte dans l'espace annulaire 9' ne puisse pas être évacué par l'ouverture 6 de l'élément extérieur 19. En outre, au niveau de cette extrémité 20c , l'élément intérieur 20 est pourvu d'une ouverture 20d qui communique avec l'ouverture 6, de telle sorte que l'air présent dans le conduit auditif 2 puisse passer dans la cavité intérieure l b
On a représenté à la figure 4, une autre variante possible de réalisation d'un embout 1" de l'invention, qui est destiné à être monté sur un flacon hermétique 1 1. Un tel flacon est similaire à celui utilisé en rhinologie, pour la pulvérisation d'un liquide de nettoyage des fosses nasales, et ne sera donc pas décrit en détail. Ce flacon 1 1 comporte une poche interne 12, à l'intérieur de laquelle a été introduit un liquide 13 sous pression Cette poche 12 est fermée par un système de clapet anti-retour 14, sur lequel vient s'adapter l'embout l', par
l'intermédiaire de sa partie 5, qui est en l'occurrence de forme cylindrique. La tête de pulvérisation 4 est similaire soit à celle de l'embout 1 des figures 1 et 2, soit à celle de l'embout l' de la figure 3. Dans le premier cas, Les canaux d'amenée 9 du liquide à destination des orifices d'évacuation 8 communiquent avec un unique canal de collecte 9a, qui vient s'adapter sur la sortie 14a de la poche 12. Dans le second cas, le canal de collecte 9a communique directement avec l'espace annulaire 9' de la tête de pulvérisation. Lorsqu'on exerce une pression sur la face supérieure 5a de cette partie 5, on ouvre le système de clapet anti-retour 14 et on libère le liquide 13 contenu dans la poche 12 à destination du canal 9a et par là- même des orifices d'évacuation 8 de la tête de pulvérisation 4 de l'embout 1 "
Le dispositif de pulvérisation de la figure 4 est destiné à être utilisé par toute personne non spécialisée dans le domaine O.R.L , contrairement au dispositif de pulvérisation de la figure 5 qui va à présent être décrit Ce dispositif est constitué d'un récipient 15 contenant un liquide 16, et d'un conduii 1 7 dont une première extrémité 17a plonge dans le liquide 16, dont la seconde extrémité 17b est reliée aux canaux d'amenée du liquide d'un embout de pulvérisation 1. et qui comporte une poire 18, pour le pompage manuel de liquide a destination de l'embout de pulvérisation 1. Ce dispositif de pulvérisation est plutôt destine a être utilisé par des praticiens O.R.L., car il permet simultanément a la pulv érisation, une inspection visuelle du conduit auditif externe et de la membrane t\ mpanique Ce dispositif de pulvérisation pourra également être avantageusement utilisé en chirurgie. Bien entendu, dans le dispositif de la figure 5 il est possible de remplacer l'embout 1 par l'embout l' de la figure 3 Dans ce cas, le conduit 17 sera relié à l'espace annulaire 9' de l'embout l'. Dans les deux exemples de dispositifs de pulvérisation des figures 4 et 5, on pourra utiliser tout type de liquide susceptible de débarrasser le conduit auditif externe de son cérumen, ou de toute autre substance similaire. Ce liquide pourra par exemple être de l'eau stérilisée. De préférence, il s'agira d'un soluté stérile physiologique d'eau de mer, tel que celui actuellement utilisé en rhinologie pour
le nettoyage des fosses nasales.