PIANO ELECTRONIQUE PLIABLE PORTATIF.
Si le monde de la musique est riche de plaisirs, il exige toutefois du musicien une pratique régulière et assidue. Un pianiste par exemple, même amateur, doit s'entraîner quasiment tous les jours pour conserver la souplesse des doigts et la parfaite maîtrise du clavier.
Or, s'il est possible pour le joueur d'harmonica, voire de violon, de transporter son mstrument préféré, pour le pianiste un vrai problème se pose. Certes, on a vu apparaître des claviers électroniques plus faciles à transporter, mais les modèles existants sont encore encombrants bien que disposant d'un clavier de quatre à cinq octaves seulement.
Par exemple, le brevet D-E-92 08 106, décrit un clavier capable de s'articuler en deux parties, permettant ainsi un transport plus aisé, mais il s'agit encore d'un clavier aux caractéristiques (poids, dimensions, mode de fonctionnements), en tous points identiques aux claviers existants ne disposant généralement que de cinq octaves.
L'invention présentée dans la présente demande de brevet permet de remédier à tous ces inconvénients. L'objet de l'invention est donc un clavier de piano ultra léger, pliable et dépliable et de dimensions comparables à ceux d'un livre, donc aisément portable.
Les dimensions réduites et le faible poids du clavier en font un instrument réellement portatif, permettant au pianiste de l'emporter systématiquement dans sa serviette ou cartable afin de s'entraîner régulièrement. Le clavier est formé, par exemple de 4 modules solidarisés par une membrane souple, chaque module reproduisant les touches d'un piano par un léger relief. Pour réduire l'encombrement et le poids, les touches blanches (1) et les touches noires (2) constituants chaque module (9), sont réalisées selon une faible épaisseur, mais forment cependant le clavier d'un vrai piano, les touches noires (2) pour les demi-tons, sont également réalisées en sur-épaisseur pour une bonne ergonomie. Chaque touche est séparée par une petite fente qui permet de bien les distinguer. Chacun des quatre modules peut être monobloc ou au contraire constitué de touches indépendantes et séparées par un espace. En effet, l'objet de l'invention est un clavier portatif pliable ultra-léger, au format réel d'un clavier piano, intégrant donc 7 octaves, permettant un entraînement aisé en toute circonstance, car, une fois plies, lesdits modules représentent le volume d'un livre, et une fois dépliés, ils constituent un véritable clavier de piano. Lorsque l'on frappe sur ces touches, le son du piano sera reproduit grâce à un écouteur individuel ; ainsi sous chaque touche il y a un contact pouvant être à encre hquide, résistif, capacitif ou encore piézo-électrique. L'invention sera
conçue de telle sorte que la simple pose d'un doigt sur le clavier ne provoque pas de son, mais le son n'est restitué que lorsque l'on frappe les touches (1) et (2) du clavier. Ainsi, il sera utile de calibrer la déformation des touches pour déclencher le générateur de son. Chaque touche est reliée à un contact, l'ensemble de ces contacts est relié vers une unité électronique composée d'un synthétiseur de son, à chaque touche correspondra, bien entendu, l'équivalent d'un son de piano. Ledit son peut être, soit numérisé à partir du son d'un véritable piano et mémorisé dans une mémoire ad hoc, soit encore reproduit par un synthétiseur. Pour réduire l'encombrement et le poids, le piano objet de l'invention est typiquement dépourvu de haut-parleur et de circuits d'amplification sonore, seul un préampli associé au synthétiseur, alimente un casque d'écoute stéréo. Deux prises de casque d'écoute sont disponibles afin que l'élève et le professeur puissent écouter en même temps. L'objet de l'invention définit un clavier portatif qui, plié, n'est pas plus volumineux qu'un livre, et une fois déployé permet à tout à chacun et à faible coût de s'entraîner avec un instrument dont la sonorité est comparable à celle d'un véritable piano. L'invention présente par ailleurs un avantage notable, en effet, grâce à un casque d'écoute, elle ne provoque aucun bruit pouvant gêner le voisinage tout en permettant au pianiste de poursuivre son entraînement, même en déplacement. Selon l'un des modes de réalisation de l'invention, le clavier est composé de quatre modules (9) solidarisés entre eux par une membrane souple (34) résistante à l'écrouissage (fig. 10), telle que : caoutchouc, latex ou matière plastique. Le clavier est constitué de touches blanches (1) et de touches noires (2) pour les demi-tons, à l'instar d'un véritable clavier de piano.
Sous chaque touche se trouve un ou plusieurs contacts, un contact unique pour un son de puissance constante (tout ou rien), deux contacts pour deux niveaux sonores possibles (fig. 7), trois contacts ou davantage pour trois niveaux de puissance sonore ou davantage (fig. 9). Les contacts peuvent être, soit dans l'axe vertical, soit selon un gabarit (15). Les touches sont repoussées par une mousse élastique (16) ou par un ressort (18), les contacts peuvent être à encre (de faible coût), capacitifs, résistifs, ou mieux piézo-électriques (33) (fig.8). Dans ce dernier cas, l'énergie mécanique variable de la frappe provoque un courant corrélatif capable de générer un grand nombre de nuances.
Chaque contact crée un signal, chaque signal est transmis à un conducteur électrique, l'ensemble de ces conducteurs est relié à une bande souple (21) qui est connectée à une logique câblée (22). Il est possible de manière analogique de limiter le nombre de conducteurs de ladite bande pour réduire les coûts du câblage.
Ladite bande souple (21) qui intègre les conducteurs, est connectée à un circuit de logique câblée (22), géré par microprocesseur (23). L'électronique est alimentée par des piles simples ou rechargeables (24), ou encore par une prise secteur via un transformateur. Les sons de piano à reproduire par la frappe des touches (1) et (2) sont des sons numérisés d'un véritable piano et mémorisés dans la mémoire (25).
Selon une autre version, les sons de piano peuvent également être reproduits grâce à un synthétiseur (26). Les signaux reproduisant les notes de piano sont ensuite amplifiés grâce à un préampli (31) et dirigés ensuite vers deux sorties casque (3).
L'effet stéréo droite/gauche est reproduit simplement par deux filtres (32) à pente progressive, l'un atténue les aigus pour le canal gauche, favorisant ainsi les basses, l'autre au contraire atténue les basses, favorisant ainsi les aigus pour le canal droit. Ce dispositif simple et peu coûteux, permet de restituer l'effet spatial d'un son de piano.
Une prise de pédales (5) permet de connecter une paire de pédales (6), l'effet des pédales est reproduit en agissant sur le préamplificateur, la pédale de droite permettant d'allonger le son, la pédale de gauche permettant de l'atténuer. Le microprocesseur (23), gère un ensemble mémoire (25), constitué d'une mémoire ROM pour mémoriser les données fixes, telles que : l'ensemble des sons numérisés du piano et d'une mémoire RAM mémorisant par exemple les enregistrements des morceaux qui viennent d'être joués.
Il est à noter qu'il existe à ce jour des circuits spécifiques intégrant l'ensemble de l' électronique décrite, notamment des processeurs 32 voies polyphoniques. Selon une version plus luxueuse de l'invention, celle-ci va intégrer une interface (26) de supports mémoires externes, tels que : disquettes (27), microcassettes (28) ou modules de mémoire enfichables (29), ces supports pouvant être acquis au fur et à mesure des besoins et pourront mémoriser des partitions, une méthode pour apprendre le piano etc. Selon une version encore plus élaborée, l'invention comprend un écran (8) qui permet de communiquer des informations utiles à l'utilisateur et de visualiser le défilement d'une partition, l'ensemble des données étant mémorisé, soit en mémoire (25), soit encore dans les supports mémoire externes (27), (28), (29). L'invention sera également pourvue de diodes électroluminescentes (7) qui s'éclairent lorsque besoin, pour indiquer par exemple au musicien la touche qu'il doit frapper. L'écran (8) est géré par le microprocesseur (23) et connecté à la mémoire (25) et à la logique câblée (22). L'ensemble des diodes électroluminescentes (7) est commandé par la logique câblée, les signaux de commande desdites diodes sont transmis par la bande souple (21) qui intègre les conducteurs.
L'invention peut également être pourvue d'une sortie destinée à être connectée à un amplificateur ou à une chaîne haute-fidélité, ainsi que d'une sortie de type « midi » pouvant connecter l'invention à un ordinateur. Selon un mode de réalisation plus élaboré de l'invention, une prise femelle (19) peut recevoir les signaux acoustique d'un baladeur (20), un cordon de raccordement reliant la sortie casque du baladeur à la prise (19), les dits signaux étants exploités par le préampli (31) et mélangés aux sons du piano pour être diffusés par le casque (4), cette possibilité est utile pour une méthode d'apprentissage. Selon une autre version, le clavier est entièrement souple et permet un pliage aisé sans articulation ou mieux s'enrouler sur lui même (fig. 6). Les circuits souples développés à ce jour permettent ce type de réalisation.
Selon un mode de réalisation plus luxueux de l'invention, le clavier est réalisé avec des touches mécaniques à l'instar d'un vrai clavier de piano, de plus dans une version particulière, le synthétiseur (26) peut être conçu pour reproduire les sonorités de plusieurs instruments.
La figure 1 montre le clavier prêt à fonctionner ; la figure 2 montre une vue du clavier éclaté en 4 modules mettant en évidence la membrane souple (34) qui les solidarisent et qui apparaît sous l'effet d'une traction (flèches) ; la figure 3 montre une vue de coupe et l'un des l'un des modes de phage possible ; la figure 4 montre le clavier en cours de phage selon un mode de phage différent ; la figure 5 montre le clavier plié schématisé.
L'intégration et l'association des différents éléments constitutifs de l'invention, permet de proposer au grand public comme au musicien, un nouveau moyen original et transportable, pour s'initier et s'entraîner au piano à faible coût et sans gêner le voisinage.
Les formes, dimensions et dispositions des différents éléments, ainsi que les matières utilisées pour la fabrication, telles que : papier durci, carton, matières plastiques, matériaux composites etc., pourront varier sans changer, pour cela la conception générale de l'invention qui vient d'être d'écrite.