LECTEUR DE CARTE A PUCE COMPRENANT UN SYSTEME D'ECONOMIE
D'ENERGIE
La présente invention concerne un lecteur de carte à puce comprenant un logement de réception d'une carte à puce, un microprocesseur, des moyens de connexion du microprocesseur à une carte à puce insérée dans le logement, et une source de tension.
La présente invention concerne notamment mais non exclusivement les lecteurs de carte à puce appelés "visionneuses" ("viewers"), dont un exemple est représenté sur la figure 1. Comme on le voit sur cette figure, un lecteur 1 du type "visionneuse" comprend généralement un boîtier 2 de faible dimension, un afficheur 3 et une fente 4 d'introduction de carte 5. L'intérieur du boîtier 2 comporte un logement ne recevant généralement qu'une extrémité de la carte 5 en raison de sa taille réduite.
Ce type de lecteur fait l'objet de diverses applications et permet par exemple d'afficher le nombre d'unités restant dans une carte téléphonique, la quantité d'argent disponible dans une carte à puce du type porte- monnaie électronique, etc.. Il peut se présenter sous la forme d'un porte-clés, comme on le voit sur la figure 1.
Comme illustré sur la figure 2, on trouve généralement à l'intérieur d'un tel lecteur 1 une plaquette de circuit imprimé 10 sur laquelle est agencé
un microprocesseur 11, l'afficheur 3, un connecteur 12 de carte à puce, un détecteur de fin de course 13 et une pile électrique 14 assurant l'alimentation électrique du microprocesseur 11. Le microprocesseur 11 est généralement du type microcontrôleur et incorpore sur la même puce de silicium divers éléments périphériques comme un oscillateur, une mémoire-programme de type ROM, une mémoire de données de type RAM et/ou EEPROM, des circuits de pilotage de l'afficheur 3, etc.. Le connecteur 12, généralement à friction, comprend par exemple des plages métalliques 12-i agencées pour coïncider avec les plages de contact 5-i de la carte à puce 5 insérée dans le lecteur.
Le détecteur de fin de course 13 permet au microprocesseur 11 de savoir qu'une carte 5 est insérée dans le logement afin d' initialiser une communication avec la carte. Comme aucune protection n'existe dans ce type de lecteur contre les arrachements de carte, il est classique de programmer le microprocesseur pour qu'il coupe de façon "propre" une communication avec une carte, lorsque celle-ci est soudainement retirée du lecteur. Le microprocesseur dispose pour cela de quelques millisecondes pendant lesquelles les plages métalliques 12-i du connecteur 12 sont encore au contact des plages 5-i de la carte 5 (la vitesse de retrait d'une carte étant de l'ordre de 2m/s). Cette coupure "propre" d'une communication consiste par exemple, selon la norme ISO 7816, à envoyer un signal de remise à zéro (RST) à la carte . Le fonctionnement du lecteur 1 est ainsi le suivant : en dehors des périodes d'utilisation, le microprocesseur se place de lui-même dans un état de repos (stand-by) où sa consommation est très faible. Cette consommation est typiquement de l'ordre de 1 à 10 μA selon la structure et la complexité du microprocesseur. Lorsqu'une carte 5 est insérée dans le
logement et se trouve en fin de course, la fermeture du détecteur 13 déclenche une interruption dans le microprocesseur 11, qui initialise alors une communication avec la carte et affiche les informations qu'elle contient. Lorsque la carte 5 est retirée, 1 ' ouverture du détecteur déclenche une nouvelle interruption et le microprocesseur repasse dans l'état de repos. Si le microprocesseur est encore en communication avec la carte au moment de son retrait, il interrompt la communication avec la carte avant de se placer dans l'état de repos.
Le principal inconvénient d'un tel lecteur est de présenter une consommation de courant non nulle en dehors des périodes d'utilisation, et une durée de vie de la pile limitée. En effet, le temps d'utilisation du lecteur étant négligeable devant les périodes de repos, la consommation du microprocesseur à l'état de repos, bien que minime, a une influence non négligeable sur la durée de vie de la pile. La présente invention vise à pallier cet inconvénient .
Plus particulièrement, un objectif de la présente invention est de prévoir un moyen permettant d'annuler entièrement la consommation électrique du microprocesseur d'un lecteur de carte en dehors des périodes d'utilisation du lecteur.
Cet objectif est atteint par un lecteur de carte à puce du type cité ci-dessus, dans lequel le microprocesseur est alimenté électriquement par la source de tension par l'intermédiaire d'un premier moyen interrupteur du type normalement ouvert, le moyen interrupteur étant agencé pour se fermer lorsqu'une carte se trouve en fin de course dans le logement et s'ouvrir lorsque la carte n'est plus en fin de course dans le logement.
Selon un mode de réalisation, le microprocesseur comprend des moyens pour détecter l'ouverture du moyen interrupteur, des moyens pour mettre fin à une communication avec une carte à puce en cas d'ouverture du moyen interrupteur au cours d'une telle communication, et un condensateur pour maintenir la tension d'alimentation du microprocesseur au-dessus d'un seuil déterminé lorsque le moyen interrupteur passe de l'état fermé à l'état ouvert, au moins pendant le temps nécessaire au microprocesseur pour mettre fin à une communication en cours .
Selon un mode de réalisation, les moyens pour détecter 1 ' ouverture du moyen interrupteur comprennent un comparateur agencé pour comparer la tension d'alimentation du microprocesseur avec une tension de référence .
Selon un mode de réalisation, la tension de référence est générée au moyen de la tension délivrée par la source de tension, sans passer par le moyen interrupteur.
Selon un mode de réalisation, la tension de référence est délivrée par un diviseur de tension alimenté par la source de tension.
Selon un mode de réalisation, le diviseur de tension est connecté à la masse par un interrupteur se trouvant dans l'état ouvert lorsque le microprocesseur n'est pas alimenté.
Selon un mode de réalisation, les moyens pour mettre fin à une communication comprennent des moyens pour générer un signal d'interruption lorsque la sortie du comparateur change de valeur suite à 1 ' ouverture du moyen interrupteur.
Selon un mode de réalisation, les moyens pour détecter une ouverture du premier moyen interrupteur comprennent un deuxième moyen interrupteur agencé pour se fermer lorsqu'une carte est en fin de course dans le
logement et s'ouvrir lorsque la carte n'est plus en fin de course dans le logement.
Selon un mode de réalisation, le deuxième moyen interrupteur a une première borne connectée à la source de tension, la deuxième borne étant surveillée par le microprocesseur.
Selon un mode de réalisation, les moyens pour mettre fin à une communication comprennent des moyens pour générer un signal d'interruption lorsque le deuxième moyen interrupteur passe de l'état fermé à l'état ouvert.
La présente invention concerne également un comparateur comportant deux branches d'entrée comprenant chacune au moins un transistor ballast et un transistor de commande pour recevoir par exemple la tension d'alimentation et la tension de référence susmentionnées, le comparateur comprenant un transistor ballast supplémentaire connecté en parallèle avec un transistor ballast de l'une des branches d'entrée, des moyens pour connecter l'entrée de commande du transistor ballast supplémentaire aux entrées de commande des autres transistors ballast lorsque la tension de sortie du comparateur est dans un premier état, et des moyens pour bloquer le transistor ballast supplémentaire lorsque la tension de sortie du comparateur est dans un second état, de telle sorte que le comparateur présente une hystérésis de commutation fonction de l'état de sa sortie.
Selon un mode de réalisation, le comparateur comprend en outre des moyens pour rendre passant le transistor ballast supplémentaire pendant une période de transition où la tension de sortie du comparateur passe du second état au premier état.
Selon un mode de réalisation, le comparateur comprend en outre des moyens pour bloquer les transistors ballast pendant une période de transition où la tension de sortie du comparateur passe du premier état au second état.
Selon un mode de réalisation, les moyens pour bloquer ou pour rendre passant le transistor ballast supplémentaire pendant une période de transition comprennent des moyens pour retarder pendant la période de transition l'application au transistor ballast supplémentaire de signaux de commande qui dépendent du nouvel état de la sortie du comparateur.
Ces objets, caractéristiques et avantages de la présente invention seront exposés plus en détail dans la description suivante de deux exemples de réalisation d'un lecteur de carte à puce selon l'invention, faite à titre non limitatif en relation avec les figures ci-jointes parmi lesquelles :
- la figure 1 précédemment décrite est une vue externe d'un lecteur de carte à puce du type "visionneuse", la figure 2 précédemment décrite est le schéma électrique du lecteur de carte de la figure 1,
- la figure 3 est le schéma électrique d'un premier mode de réalisation d'un lecteur de carte à puce comprenant un système d'économie d'énergie selon l'invention, les figures 4A à 4F représentent divers signaux électriques et illustrent le fonctionnement du lecteur de la figure 3,
- la figure 5 est le schéma électrique d'un deuxième mode de réalisation d'un lecteur de carte à puce selon
1 ' invention,
- la figure 6 est le schéma électrique d'un comparateur classique,
- la figure 7 est le schéma électrique d'un comparateur à hystérésis selon l'invention, et
- la figure 8 est le schéma électrique d'un comparateur à hystérésis selon l'invention.
La figure 3 représente le schéma électrique d'un lecteur 20 de carte à puce comportant un système d'économie d'énergie selon l'invention. La structure générale du lecteur 20 est conforme à celle du lecteur
classique 1 représenté sur la figure 1. Ainsi, le lecteur 20 comprend essentiellement un boîtier comportant un logement de réception de carte (non représenté) , une pile électrique 21, un microprocesseur 30, ainsi qu'un afficheur et un connecteur de carte qui ne sont pas représentés dans un souci de simplicité. D'autres éléments périphériques, notamment un clavier, peuvent également être prévus en fonction des besoins de l'application visée. La partie droite de la figure 3, délimitée par un trait pointillé, représente des éléments du système d'économie d'énergie selon l'invention qui sont incorporés dans le microprocesseur 30 pour des raisons pratiques, ainsi que les principaux éléments matériels du microprocesseur 30 intervenant dans le fonctionnement du système. Les autres éléments du microprocesseur 30 ne sont pas représentes pour des raisons de simplicité, ainsi que les éléments périphériques comme le plan mémoire et les pilotes de l'afficheur. Le microprocesseur 30 comprend de façon classique une borne d'alimentation 31 et une borne de masse 32, connectées respectivement à une ligne d'alimentation interne 33 et à un plan de masse 34. A l'extérieur du microprocesseur, les bornes 31, 32 sont connectées respectivement à l'anode et la cathode de la pile électrique 21. La pile 21 est représentée par son schéma équivalent, comprenant un générateur parfait 22 délivrant une tension VE et une résistance série 23 (résistance interne de la pile) . Selon un premier aspect de l'invention, la borne d'alimentation 31 du microprocesseur est connectée à l'anode de la pile 21 par l'intermédiaire d'un interrupteur de fin de course 24, du type normalement ouvert en l'absence de carte à puce. L'interrupteur 24 est de tout type connu, par exemple à lame souple ou à bouton poussoir.
Ainsi, le microprocesseur 30 n'est alimenté qu'à la condition qu'une carte soit insérée dans le lecteur et soit correctement enfoncée dans son logement. Dans ces conditions, l'interrupteur 24 est fermé et le microprocesseur reçoit une tension d'alimentation VDD sensiblement égale à la tension VE, sauf en cas de forte consommation de courant. Lorsque la carte est retirée du logement, ou commence à être retirée, l'interrupteur 24 s'ouvre et le microprocesseur 30 n'est plus alimenté. Le lecteur de carte selon l'invention présente ainsi une consommation de courant nulle en dehors des périodes d'utilisation et offre une durée de vie de la pile maximale (ou un temps de décharge optimal dans le cas d'une pile rechargeable). Le lecteur 20 comprend également un condensateur 25, de préférence externe au microprocesseur 30, connecté entre la borne d'alimentation 31 et la borne de masse 32. Le condensateur 25 permet d'appliquer progressivement la tension VDD au microprocesseur 30 à la fermeture de l'interrupteur 24. A l'ouverture de l'interrupteur 24, il maintient la tension VDD pendant quelques millisecondes ou dizaines de millisecondes au-dessus d'un seuil de tension V2 en dessous duquel le microprocesseur 30 cesse de fonctionner, comme cela sera vu plus loin. Selon l'invention, le microprocesseur 30 comprend également des moyens de détection de l'ouverture de l'interrupteur 24, et des moyens pour interrompre "proprement" une communication avec une carte à puce en cas de retrait de la carte pendant une telle communication.
Premier mode de réalisation des moyens de détection Sur la figure 3, les moyens de détection prennent la forme d'un comparateur 35 dont l'entrée négative est connectée à la borne d'alimentation 31 et reçoit la tension d'alimentation VDD. L'entrée positive du comparateur 35 reçoit une tension de référence VREF.
Avantageusement, la tension de référence VREF est produite au moyen de la tension VE sans passer par l'interrupteur 24, grâce à une borne spéciale 36 du microprocesseur connectée directement à l'anode de la pile 21. Ici, la tension de référence VREF est prélevée au point milieu d'un pont diviseur de tension comprenant deux résistances 37, 38. La résistance 37 est connectée à la borne 36 et la résistance 38 est connectée à la masse par l'intermédiaire d'un interrupteur 39, par exemple un transistor MOS . L'interrupteur 39 est piloté par un signal RST de remise à zéro du microprocesseur, décrit plus loin.
La sortie du comparateur 35 est appliquée sur l'entrée D d'une bascule D synchrone 40. L'entrée d'horloge CK de la bascule 40 reçoit le signal d'horloge H du microprocesseur et l'entrée RESET reçoit un signal IRST. La sortie Q de la bascule 40 est appliquée sur l'entrée d'horloge CK d'une deuxième bascule D synchrone 41. L'entrée D de la bascule 41 est maintenue en permanence à 1 (tension VDD) et l'entrée RESET reçoit un signal R0 (écriture d'un zéro) . La sortie Q de la bascule 41 délivre un bit ou "drapeau" PDF ("Power Down Flag") permettant au microprocesseur de savoir qu'une coupure de tension est en train de se produire, suite à l'ouverture de l'interrupteur 24. La bascule 41 est ici une cellule d'un registre de drapeaux 42 ("Flag Register"), et le drapeau PDF peut être envoyé sur le bus de données 43 du microprocesseur par l'intermédiaire d'un tampon trois états 44 ("buffer tristate") commandé par un signal de lecture RD. Le drapeau PDF est également appliqué sur une entrée d'un décodeur d'interruption 45 par l'intermédiaire d'une porte ET 46 recevant sur son autre entrée un bit BÏM de masquage d'interruption.
Lorsque le drapeau PDF est à 1 et que la porte ET est transparente (bit BIM à 1) , le décodeur d'interruption 45 délivre à l'unité centrale 47 (CPU) du
microprocesseur un " vecteur d'interruption donnant l'adresse d'un sous-programme en soi classique, contenant les instructions nécessaires pour interrompre une communication en cours avec une carte à puce. D'autres éléments du microprocesseur 30 intervenant dans le fonctionnement du système selon l'invention sont représentés au bas de la figure 3. On distingue un détecteur 48 de basse tension à hystérésis classique ("Low Voltage Detector") recevant en entrée la tension d'alimentation VDD et deux tensions de référence VI, V2. La sortie du détecteur 48 délivre le signal RST de remise à zéro du microprocesseur et est accessible par une borne 49 pour les remises à zéro externes. La sortie du détecteur 48 est appliquée à l'entrée d'un circuit à retard 50, par exemple un compteur piloté par le signal d'horloge H. Lorsque le signal RST passe à 1, le circuit à retard 50 délivre un signal RST1 à 1 avec un décalage correspondant à un nombre de cycles d'horloge déterminé. Les signaux RST et RST1 sont combinés dans une porte ET 51 dont la sortie délivre un signal IRST de remise à zéro interne du microprocesseur, bien connu de l'homme de l'art.
Le fonctionnement du lecteur 20 selon l'invention sera maintenant décrit en relation avec les figures 4A à 4F, qui représentent respectivement la courbe de la tension d'alimentation VDD, le chronogramme du signal RST, le chronogramme du signal IRST, la courbe de la tension VREF, la courbe de la tension différentielle VREF-VDD appliquée au comparateur 35 et le chronogramme du drapeau PDF.
Lors de l'insertion d'une carte à puce, l'interrupteur 24 se ferme à un instant Tl. La tension VDD monte lentement (fig. 4A) du fait de la charge du condensateur 25. Simultanément, la tension VREF passe à 0 et suit la croissance de la tension VDD (fig. 4B) . A un instant T2, la tension VDD atteint le seuil VI et le
détecteur 48 met le signal RST à 1 (fig. 4B) . L'interrupteur 39 devient passant (fig. 3), le pont diviseur 37, 38 devient conducteur et la tension VREF s'abaisse sensiblement (fig- 4D) . La tension différentielle VREF-VDD devient inférieure à 0 (fig. 4E) et la sortie du comparateur 35 est maintenue à 0. A un instant T3 intervenant quelques coups d'horloge H après le passage à 1 du signal RST, le circuit 50 met le signal RST1 à 1 et le signal IRST de remise à zéro interne passe à 1 (fig. 4C) . Cet instant T3 correspond à la mise en service effective de tous les éléments du microprocesseur 30, qui va alors exécuter une procédure d'interrogation et de lecture de carte à puce en soi classique.
Par comparaison avec l'art antérieur, on voit que c'est la mise sous tension du microprocesseur qui déclenche une communication avec une carte à puce, et non une interruption générée par la fermeture d'un interrupteur de fin de course.
Supposons maintenant que la carte est retirée soudainement de son logement à un instant T4, alors que la communication entre le microprocesseur et la carte n'est pas terminée. L'interrupteur 24 s'ouvre et la tension d'alimentation VDD commence à décroître lentement (fig. 4A) du fait de la décharge du condensateur 25. Egalement, la tension de référence VREF augmente sensiblement du fait que le microprocesseur 30 ne consomme plus le courant délivré par la pile 21.
A un instant T5 très proche de l'instant T4, la tension VDD devient inférieure à la tension VREF et la tension différentielle VREF-VDD devient positive (fig. 4E) . En référence à la figure 3, la sortie du comparateur 35 passe ainsi à 1. Au premier coup d'horloge H suivant, la sortie Q de la bascule 40 passe à 1 et active l'entrée d'horloge CK de la bascule 41, dont la sortie Q (drapeau PDF) passe également à 1. En supposant que le bit BIM a été mis à 1 au commencement de la
communication avec la carte, le drapeau PDF est transmis à l'entrée du décodeur d'interruption 45. Ce dernier aiguille alors le microprocesseur dans le sous-programme d'interruption de communication mentionné plus haut. Si l'on se réfère à nouveau aux figures 4A à 4F, on voit que le microprocesseur cesse de fonctionner à un instant T6, lorsque la tension VDD atteint le seuil V2. A cet instant, le détecteur 48 met le signal RST à 0 et le signal IRST passe également à 0. L'intervalle de temps TSc s ' écoulant entre les instants T5 et T6, pendant lequel le drapeau PDF est à 1 (fig. 4F), détermine ainsi la durée dont dispose le microprocesseur pour interrompre une communication en cours avec une carte à puce. En pratique, il est à la portée de l'homme de l'art de faire en sorte que cet intervalle de temps soit au moins égal au temps de frottement des plages de contact de la carte sur le connecteur du lecteur 20.
Deuxième mode de réalisation des moyens de détection Le lecteur 60 représenté sur la figure 5 comprend des moyens de détection de l'ouverture de l'interrupteur 24 sensiblement différents. Le comparateur recevant la tension de référence VREF est supprimé. La borne 36 du microprocesseur 30 est connectée à l'anode de la pile 21 par un deuxième interrupteur 61 de fin de course, qui s'ouvre et se ferme au même moment que l'interrupteur 24 (l'interrupteur 61 est par exemple placé à côté de l'interrupteur 24 dans le logement de réception de carte) . La borne 36 est connectée à l'entrée D de la bascule 40 par l'intermédiaire d'un circuit inverseur 62 comme une porte inverseuse ou un déclencheur ("trigger") à hystérésis. Lorsque l'interrupteur 61 est ouvert, l'entrée du circuit inverseur 62 est maintenue à l'état bas par une résistance 63 de très forte valeur connectée à la masse. Hormis ces différences, les autres éléments
du lecteur 60 sont identiques à ceux du lecteur 20 de la figure 3 et ne seront pas à nouveau décrits.
Ainsi, à l'ouverture de l'interrupteur 61, la sortie du circuit inverseur 62 passe à 1. La sortie Q de la bascule 40 passe à 1 au premier coup d'horloge H suivant, entraînant le passage à 1 du drapeau PDF à la sortie de la bascule 41, et le déclenchement d'une interruption envoyant le microprocesseur dans le sous- programme susmentionné. II apparaîtra clairement à l'homme de l'art que la présente invention est susceptible de diverses autres variantes et modes de réalisation. Bien que l'invention ait été conçue pour répondre à un besoin d'économie d'énergie dans les petits lecteurs du type "visionneuse" alimentés par une pile, l'invention n'en demeure pas moins applicable à tout type de lecteur. Egalement, il sera noté que la présente invention est applicable à des lecteurs de carte à puce sans contact, notamment les lecteurs sans contact dit "de proximité". En pratique, les lecteurs sans contact de proximité nécessitent l'insertion d'une carte dans un logement et se distinguent simplement des lecteurs à contact par le fait que les moyens de connexion du microprocesseur à la carte prennent la forme d'une interface à couplage inductif utilisant une bobine d'antenne, au lieu de prendre la forme d'un connecteur à friction. Dans la présente demande et les revendications, le terme "moyens de connexion" ne sera donc pas interprété de façon restrictive . Exemples de réalisation d'un comparateur
Le premier mode de réalisation de l'invention décrit plus haut en relation avec la figure 3 fait intervenir un comparateur 35 pour détecter une chute de la tension d'alimentation VDD sous le seuil VREF. Ce comparateur 35 doit offrir des caractéristiques que ne présentent pas les comparateurs classiques,
notamment une bonne stabilité de sa tension de sortie. Il faut éviter que la sortie du comparateur oscille entre 0 et 1 quand la tension VDD se rapproche lentement de la tension VREF après l'ouverture de l'interrupteur 24. Les figures 6, 7 et 8 représentent respectivement le schéma électrique d'un comparateur classique 35-1, le schéma électrique d'un comparateur à hystérésis 35-2 et le schéma électrique d'un mode de réalisation préféré d'un comparateur à hystérésis 35-3 selon l'invention. Les tableaux 1, 2 et 3 ci-après décrivent la structure des comparateurs 35-1, 35-2, 35-3 en indiquant leurs éléments constitutifs et les interconnexions de ces éléments. Les éléments référencés NMj. sont des transistors NMOS et les éléments référencés PMX sont des transistors PMOS . Les éléments référencés nx sont des nœuds d'interconnexion et les éléments IGi, IG2 sont des générateurs de courant agencés en miroirs de courant. Les éléments référencés IVi sont des portes inverseuses. Les transistors NM7 et PM8 forment une porte inverseuse IV1 délivrant la tension de sortie V0uτ du comparateur.
On trouve dans les trois comparateurs une même structure de base comprenant un étage d'entrée et un transistor de sortie PM5 attaquant l'entrée de la porte inverseuse IV1. L'étage d'entrée comprend deux branches comportant chacune un transistor ballast PM2, PM4 et un transistor de commande NM1, NM3.
Dans le comparateur classique 35-1 de la figure 6, les transistors PM2 et PM4 ont le même rapport W/L (largeur sur longueur de grille). Ce comparateur présente l'inconvénient d'être instable lorsque la tension V
DD diminue et se rapproche de la tension V
REF. Dans ce cas, les deux branches d'entrée se trouvent en effet équilibrées et la tension V
DOoτ qui commande le transistor de sortie PM5 est susceptible d'osciller.
Tableau 1 : comparateur 35-1 (fig. 6)
ableau 3 comparateur 35-3 (fig. 8)
Dans le comparateur 35-2 de la figure 7, le transistor ballast PM8 est ajouté en parallèle avec le transistor ballast PM4 de la deuxième branche. Les transistors PM2, PM4 et PM8 sont conçus de manière que leurs largeurs de grilles respectives W2, 4 et W8 répondent à la relation suivante :
( i : W2 W4 + 8
En conséquence, la tension différentielle devant être appliquée à 1 ' entrée du comparateur pour équilibrer ses deux branches d'entrée est différente selon que la sortie V0ϋτ passe de VDD à 0 ou de 0 à VDD. La première tension différentielle d'équilibre est supérieure à 0 quand le transistor PM8 est bloqué, la grille du
transistor PM4 étant moins large que la grille du transistor PM2. Le transistor PM8 est bloqué quand la tension de sortie V0uτ est égale à 0, le transistor PM9 étant alors passant et la grille du transistor PM8 portée à la tension VDD. La deuxième tension différentielle d'équilibre est égale ici à 0 quand le transistor PM8 est passant, en raison de la relation (1) ci-dessus. Le transistor PM8 est passant quand la tension de sortie V0uτ est égale à VDD, le transistor PM10 étant alors passant (nœud n7 à 0) et le nœud n6 connecté au nœud ni.
Ainsi, le comparateur 35-2 présente l'avantage d'offrir une hystérésis de commutation, c'est-à-dire une tension différentielle VREF-VDD de commutation à l'état haut (VOUT = VDD) différente de la tension différentielle de commutation à l'état bas (V0uτ = 0) . La tension de sortie Voυτ, une fois passée à l'état haut, demeure stable tant que la tension VDD continue de descendre.
Dans le comparateur 35-3 de la figure 8, la porte inverseuse IV2 est remplacée par une porte inverseuse IV2 ' ayant un temps de commutation plus long et les transistors NM11 et NM12 sont ajoutés.
Lorsque la tension de sortie Vouτ est égale à VDD, le transistor PM9 est bloqué et le transistor PM10 est passant. Le nœud ni est connecté au nœud nβ. Les transistors ballast PM2, PM4 et PM8 ont la même tension de grille.
Lorsque la tension V0Uτ passe ensuite de VDD à 0, le transistor PM9 devient passant et le transistor PM10 reste passant tant que la sortie de la porte inverseuse IV2 ' n'est pas à VDD. La tension VDD est donc ramenée sur le nœud ni de la branche d'entrée du comparateur pendant la période de transition. Le résultat est que l'on force encore plus la sortie V0uτ vers zéro tant que le comparateur n'est pas stabilisé. Les transistors NM11 et NM12 restent bloqués pendant cette période de transition.
Lorsque la tension de sortie V0Uτ passe de 0 à VDD, la stabilisation du comparateur pendant la période de transition est assurée par les transistors NM11 et NM12. Le transistor NM12 devient passant et le transistor NMll reste passant tant que la sortie de la porte IV2 ' ne passe pas à 0. Les deux transistors NMll et NM12 étant passants, le nœud n6 qui commande le transistor PM8 est forcé à 0 et le transistor PM8 est passant. Les transistors PM9 et PM10 restent bloqués pendant cette période de transition.
Le comparateur 35-3 offre l'avantage d'une grande stabilité lorsque la tension différentielle évolue très lentement, comme cela peut être le cas lorsque le condensateur 25 de la figure 3 présente une forte capacité électrique.
Les comparateurs 35-2, 35-3 ayant pour des raisons pratiques une tension de sortie inverse de celle du comparateur 35 décrit plus haut, une porte inverseuse peut être ajoutée entre la sortie de ces comparateurs et la bascule 40 de la figure 3. Comme autre solution, la sortie inversée /Q de la bascule 40 peut être connectée à la bascule 41 plutôt que sa sortie Q.
En pratique, les comparateurs 35-2, 35-3 sont susceptibles de diverses variantes de réalisation qui sont à la portée de l'homme de l'art en appliquant les principes qui viennent d'être décrits. Ils sont également susceptibles de diverses applications autres que celle correspondant à la mise en œuvre du lecteur de carte à puce représenté sur la figure 3, et constituent ainsi une invention indépendante.