La présente invention concerne les ensembles électroniques équipés d'un clavier à touches relié à un microprocesseur comportant une mémoire et, plus particulièrement, les claviers à touches de tels ensembles électroniques.
Les claviers à touches équipent sensiblement tous les ensembles électroniques, tels que les téléphones portables, les calculateurs de poche, les micro-ordinateurs, les dispositifs d'accès à des lieux protégés, les distributeurs de billets de banque, les commandes au tableau de bord d'un véhicule automobile ou d'un avion, etc..
D'une façon générale, les touches de tels claviers sont souvent équipées d'un moyen d'éclairage intégré permettant leur utilisation dans la pénombre ou la nuit, ou bien permettant de déterminer leur actionnement
A titre d'exemples, les documents EP-A-0 575 767 et EP-A- 0 508 563 décrivent un tel clavier pourvu d'un moyen d'éclairage permettant d'illuminer au moins une partie supérieure de chacune des touches.
Quelquefois, chaque touche est entourée d'un manchon plastique translucide transmettant une lumière jusqu'à la face avant des touches, comme prévu dans le document US-A-4 806 908. De façon alternative, une ouverture est prévue dans chaque touche, ouverture derrière laquelle est située une diode électroluminescente, comme prévu dans le document DE-A-29619920.
Il est également connu des claviers dont certaines touches peuvent avoir individuellement plusieurs usages. Dans un tel cas, l'éclairage ponctuel ou non d'une touche, ou la couleur d'un tel éclairage, permet à l'utilisateur de savoir quel est le rôle exact de la touche à un moment donné. Un tel clavier est, par exemple, décrit dans le document DE-A-29800924.
Le document WO-A-9512841 décrit un clavier dit interactif selon lequel la manipulation de certaines touches détermine des fonctions spéciales, un circuit électrique matriciel permettant de limiter ainsi le nombre des touches actives.
Le document EP-A-0 670 554 décrit un dispositif à clavier spécial, écran et stylo, les touches ayant un éclairage interne permettant à l'ordinateur de mettre en relief la touche attendue. Il y a là une forme d'utilisation du clavier comme moyen d'aide à l'écriture, mais il n'est nullement question d'utiliser le clavier comme moyen d'affichage lorsque le système est aveugle, c'est à dire sans écran d'affichage.
Le document GB-A-2 167 218 décrit simplement un clavier dont chaque touche peut avoir plusieurs effets, un éclairage indiquant
l'effet en cours.
Le document JP-A-62235624 décrit un clavier dont les touches opérationnelles sont éclairées dans un but clairement tutorial.
Le document JP-A-06020155 décrit également un clavier pour débutants avec allumage séquentiel de la touche suivante attendue.
La présente invention se situe dans ce contexte et a pour but d'utiliser l'éclairage des touches ou de certaines de celles-ci pour assurer une autre fonction en interactivité avec le microprocesseur de l'ensemble électronique.
L'invention concerne donc plus précisément un ensemble comprenant un clavier à touches et un microprocesseur comportant une mémoire et relié à celui-ci, au moins certaines de ces touches étant chacune équipées d'un moyen d'éclairage intégré. Selon l'invention, le moyen d'éclairage intégré est susceptible de constituer un moyen d'affichage pour le microprocesseur.
De préférence, le moyen d'éclairage intégré constitue un moyen d'affichage en réponse à un code spécifique pianoté sur les touches du clavier.
De façon avantageuse, le microprocesseur inclut une horloge et commande l'activation séquentielle du moyen d'éclairage de chacune des touches pour délivrer visuellement un code à l'utilisateur. Ce code est, de préférence, choisi parmi les codes d'état, les codes d'erreurs et les
codes calandaires.
Le code peut également correspondre à une ligne déterminée de la mémoire du microprocesseur.
L'invention sera mieux comprise, et d'autres buts, avantages et caractéristiques de celle-ci apparaîtront plus clairement à la lecture de la description qui suit de modes préférés de réalisation donnés à titre non limitatif et à laquelle une planche de dessins est annexée sur laquelle:
La Figure unique représente schématiquement un ensemble comprenant un clavier à touches et un microprocesseur conformément à un mode de réalisation préféré de l'invention.
Comme l'homme du métier l'aura compris, l'invention s'adresse plus particulièrement, mais non exclusivement, à un système aveugle, c'est à dire ne comportant pas un écran d'affichage. Un tel système est généralement utilisé pour commander un dispositif électromécanique, par exemple le pêne d'une serrure d'une porte en réponse à un code d'accès déterminé. Mais l'invention peut être mise en oeuvre dans les systèmes comportant un écran d'affichage, notamment lorsqu'il existe un risque que cet écran d'affichage subisse un dysfonctionnement ou fasse l'objet d'un vandalisme quelconque.
En référence à la Figure unique, un clavier K dont au moins certaines touches sont équipées d'un moyen d'éclairage intégré, est relié à un microprocesseur μP, lequel microprocesseur μP commande un dispositif D, par exemple le pêne précédemment cité.
En fonctionnement normal, l'utilisateur pianote sur les touches du clavier K pour donner une instruction. L'information est directement transmise au microprocesseur μP par l'intermédiaire de la liaison 8. Le microprocesseur μP vérifie alors les données reçues et, en fonction de ces données, commande l'actionnement du dispositif D.
Pour des raisons de maintenance, de diagnostic, ou même de mise en service ou hors service, par exemple, un technicien peut avoir à intervenir sur cet ensemble. Il pianote alors son propre code d'identification sur le clavier K Le microprocesseur μP reconnaît alors qu'il ne s'agit pas d'actionner le dispositif D. Le technicien indique ensuite par voie de codes appropriés au microprocesseur μP la nature de ce qu'il désire savoir, et le microprocesseur renvoie l'information demandée codée par la liaison 12 au clavier K, par adressage sélectif des touches comportant un moyen d'éclairage intégré.
Il peut également introduire des instructions particulières, par exemple une mise en service ou hors service différée, le microprocesseur μP renvoyant alors vers le clavier K un simple accusé- réception ou équivalent
Cette information codée apparaît alors au technicien sous forme d'un éclairage de certaines touches du clavier K.
De préférence, pour augmenter le nombre d'informations codées susceptibles d'être fournies au technicien, une horloge H reliée au microprocesseur μP permet de commander l'éclairage des touches
concernées de façon séquentielle, chaque touche concernée restant allumée successivement, par exemple pendant 2 secondes chacune.
Le technicien peut ainsi facilement obtenir un code d'état, un code d'erreur, un code calandaire ou même lire une ligne déterminée de la mémoire du microprocesseur μP.
Le même moyen peut aussi être utilisé par le technicien pour modifier le ou les code(s) de fonctionnement normal.
Le même moyen peut également être utilisé par un utilisateur normal pour demander au microprocesseur μP de lui délivrer un nouveau code temporaire pour la commande du dispositif D. Ceci est généralement utile lorsque le dispositif D est une porte à accès contrôlé et qu'un code temporaire doit être fourni à un tiers invité.
On comprendra aisément que ce moyen d'affichage peut trouver de très nombreuses autres applications que celles qui viennent d'être décrites.
A titre d'exemples, on peut citer une mise en service ou hors service horadatée ou différée, la réalisation d'un diagnostic, le remplacement d'un écran d'affichage défectueux, etc..
Bien évidemment, pour que la fonction d'affichage qui vient d'être décrite ci-avant fonctionne correctement, le microprocesseur μP devra préalablement éteindre le moyen d'éclairage de l'ensemble des touches du clavier K, de telle manière qu'aucune erreur ne puisse se
produire lorsque le clavier fonctionne en tant que moyen d'affichage.
De façon avantageuse, le code d'identification du technicien peut être un code variable obtenu, par exemple, en combinaison de codes temporaires fonction de la date et de l'heure, et de tout autre code. On évite ainsi facilement le vandalisme et /ou le piratage des données en mémoire du microprocesseur μP.
Pour des raisons de sécurité additionnelle, on peut prévoir que les codes en mémoire du microprocesseur soient auto-détruits si le microprocesseur μP détecte plusieurs tentatives d'approche erronées. Le système devient alors inutilisable sans l'intervention du constructeur pour recharger la mémoire.
On obtient donc bien, en mettant en oeuvre l'invention, un système de très grande sécurité et à maintenance rendue plus aisée. La transformation d'un clavier en afficheur par adressage sélectif des touches du clavier apporte ainsi une importante puissance complémentaire aux systèmes existants.
Bien que l'on ait représenté et décrit ce que l'on considère actuellement être les modes de réalisation préférés de la présente invention, il est évident que l'Homme de l'Art pourra y apporter différents changements et modifications sans sortir du cadre de la présente invention tel que défini ci-après.