EMBALLAGE POUR ALIMENTS, CONSERVE OBTENUE ET PROCEDE DE FABRICATION. DE RECIPIENTS STERILISABLES ET SEPARABLES, POUR UN TEL EMBALLAGE Au moins un aspect du présent sujet se rapporte au conditionnement de produit (s) alimentaire (s) cuit (s) prév (s) pour être conservé (s) pendant une durée supérieure à six mois, et de préférence supérieure à douze mois, et encore préférentielle ent comprise entre dix-huit et trente-six mois, à une température inférieure à 55°C, et typiquement à température ambiante (soit, habituellement, entre 10°C et 30°C environ et de préférence entre 15°C et 25°C). Dans ce contexte, un problème posé concerne r - la réalisation d'un tel emballage, avec pour objectif optimum une durée de conservation comparable à une conserve, typiquement en boîte métal ou en bocal verre, dans les conditions indiquées ci-dessus - la réalisation d'un emballage qui serait donc adapté pour une conservation de préférence de longue durée, qui puisse permettre au consommateur de consommer par portions le produit ainsi acheté et/ou de stocker éventuellement séparément ce qu'il souhaite consommer immédiatement et ce qu'il souhaite conserver plus longtemps, et qui assure des conditions de fabrication (et en particulier un coût) optimisé (es) . On voit donc que l'on peut considérer avoir là affaire à un problème multiple incluant plusieurs sous- problèmes que l'on peut classer en deux catégories : a)- ceux liés à un partitionnement de l'emballage, pour une consommation par portion du produit conservé, b)-ceux liés à la conservation longue durée.
Ces deux séries de problèmes peuvent être traités en tenant compte de leurs synergies croisées (a+b ou b+a) . Dans ce qui suit, les caractéristiques liés à chacun de ces problèmes peuvent donc être considérées séparément et faire donc l'objet de protections indépendantes les unes des autres. Suivant une autre approche, on peut aussi constater un effet de synergie entre les caractéristiques relatives aux deux aspects conservation longue durée/partitionnement, par exemple en ce qui concerne la réalisation des récipients (thermoformage, caractère multicouche, stérilisation nécessaire, caractère transparent ou translucide...) tout ou partie des caractères liés à cet aspect ayant une influence en termes à la fois de conservation longue durée et de partitionnement . Ainsi, un tel choix de matériau favorise la longue conservation, permet une rigidité favorable à cette conservation, au stockage et à la manipulation, tout en permettant d'obtenir, par un process relativement simple et utilisable dans une fabrication très grande série, une solution de possible séparation entre plusieurs compartiment qui soit performante tout en offrant au consommateur la possibilité de voir le produit conservé, à travers le récipient de conservation, ce qui n'est par exemple pas le cas dans les conserves métalliques- Dans le but de satisfaire à tout ou partie des problèmes évoqués ci-avant, de préférence dans cette approche de synergie, on conseille en particulier de proposer un emballage sterilisable pour produit (s) alimentaire (s) cuit (s) prévu (s) pour être conservé (s) à
température ambiante pendant une durée de plusieurs mois, pouvant aller jusqu'à plusieurs années, l'emballage comprenant au moins un récipient thermoformé et sterilisable, au moins un opercule protecteur, fermant le récipient, chaque récipient comprenant des parois constituées de plusieurs couches de matériau (x) incluant une barrière vis-à-vis de la pénétration d'oxygène dans le récipient, telle qu'une couche contenant de l'alcool éthylène-vinyl (EVOH), l'opercule comprenant lui-même au moins une barrière vis-à-vis de la pénétration d'oxygène dans l'emballage. Pour promouvoir la conservation longue durée, favorablement sur au moins un an, voir deux à trois ans, on conseille par ailleurs : - que la perméabilité gazeuse de l'emballage, l'opercule étant scellé au récipient correspondant, soit comprise entre 0,01ml et 0,001ml d'02 (typiquement inférieure à 0,008 ml d'oxygène) par récipient par vingt- quatre heures à sensiblement 23 °C , - et même favorablement que cette perméabilité gazeuse de chaque récipient soit égale à environ 0,004ml d'oxygène par récipient par vingt-quatre heures, à 23°C, une atmosphère de gaz neutre et/ou une dépression par rapport à la pression ambiante régnant de préférence à l'intérieur du récipient, une fois la conserve fermée. On notera que la perméabilité gazeuse sera de préférence mesurée avec une humidité relative de 50% (méthode de contrôle « OXTRAN ») La perméabilité « par récipient » indique une mesure de perméabilité pour un récipient (lorsqu'ils sont réunis par groupe ; voir plus loin) que l'air ambiant
pénètre à travers la paroi du récipient lui-même ou de 1' opercule . Pour atteindre les conditions d' étanchéité en particulier vis à vis de l'oxygène ambiant, et donc de conservation indiquée ci-avant et/ou pour favoriser une sécabilité entre plusieurs récipients, on conseille que : le (chaque) récipient comprenne des parois constituées de plusieurs couches thermoformées de matériau, plusieurs tels récipients étant de préférence liés entre eux, de manière separable, sur au moins un côté par l'intermédiaire d'un rebord périphérique, le long d'une zone jonction, le rebord périphérique présentant une face supérieure et une face inférieure, les couches de matériau des parois incluant : • intérieurement et extérieurement, y compris à l'endroit de la face supérieure du 'rebord périphérique recevant 1 ' opercule protecteur correspondant, une couche de polyolefine, ou en contenant, de préférence du polypropylène, ou de polyester, ou en contenant, • et ladite barrière vis-à-vis de la pénétration d'oxygène dans le récipient, cette barrière comprenant une couche barrière à base de métal et/ou une couche barrière à base de céramique et/ou une couche barrière à base de plastique, la couche barrière à base de métal comprenant dans sa composition un métal ou alliage métallique parmi de l'aluminium, du cuivre, du fer et de l'étain, la couche barrière céramique comprenant dans sa composition au moins un oxyde choisi parmi les oxydes de silicium, oxydes d'aluminium, oxydes de fer,
la couche barrière plastique comprenant au moins un polymère parmi de préférence les polyamides, chlorures de polyvinyli-dène (PVDC), polyoléfines, chlorures de polyvirαyle, copolymères acrylonitriles ou polyéthylène téréphtalate (PTFE) , ou encore alcool éthylène-vinyl (EVOH) , - la barrière de l' /chaque opercule comprenne est liée à une couche intérieure adaptée pour être fixée de façon sensiblement et anche à l'oxygène avec le récipient correspondant, à l'endroit dudit rebord, cette couche intérieure comprenant du polyester ou une polyolefine compatible avec la couche correspondante du récipient , - et le rebord présente, le long de la zone de jonction entre deux récipients adjacents, une -partie présentant un affaiblissement mécanique, pour permettre de séparer entre eux les récipients, par rupture de cette partie mécaniquement -affaiblie. A noter qu'on n'a pas ici considéré les autres fines couches de liants interposés pour la cohésio , en particulier. On n'y fera donc pas référence dans le texte, bien qu'elles existent, tant pour le récipient que pour l'opercule. Outre l'emballage en lui-même, l'invention se rapporte à un procédé pour obtenir un ensemble comprenant un tel emballage rempli de produit (s) alimentaire (s) cuit (s) prévu (s) pour être conservé (s) comme déjà indiqué. Les objectifs sont les mêmes que ceux précités, en alternatives ou en combinaison Ainsi, on cherche notamment à obtenir le conditionnement du produit dans l'emballage à coût compétitif, avec une garantie de
conservation appropriée, sans avoir à recourir aux: conserves traditionnelles métalliques et en recherchant un possible partitionnement . Pour cela, il est conseillé de suivre le procédé revendiqué ci-après, dans lequel, en particulier : - on thermoforme plusieurs récipients stérilisables en matériau plastique, - et on obtient, le long de la zone de jonction entre deux récipients adjacents, une partie présentant un affaiblissement mécanique pour permettre de séparer entre eux les récipients. De préférence, on réalisera la zone présentant l'affaiblissement mécanique par une découpe du rebord, par laser ou jet d'eau, après l'étape de thermoformage des récipients. Est préféré un laser à impulsions réalisant une fente, ici une entaille, discontinue d'une profondeur supérieure au tiers de l'épaisseur e des parois latérales du récipient et suffisante pour que son fond atteigne, ou soit immédiatement proche de la couche (33) de matériau barrière à l'oxygène interposée entre lesdites couches intérieure et extérieure (31,35). Par ailleurs, on prévoit de stériliser l'emballage et a priori d' établir dans le/chaque récipient rempli avec ledit produit alimentaire cuit une atmosphère de gaz neutre et/ou une dépression relative (c'est-à-dire une dépression par rapport à la pression atmosphérique) comprise entre 5 et 500 mbars, et de préférence entre 100 et 250 mbars, avec donc une perméabilité à l'oxygène de l'emballage fermé préférentiellement comprise entre 0,01ml et 0,001ml d'02 par récipient par vingt-quatre heures, toujours à 23°C, de manière qu'une fois l'opercule scellé sur le récipient on maintient cette
atmosphère de gaz neutre et/ou cette dépression, à une température inférieure à environ 55 °C, et de préférence à température ambiante. Selon un autre aspect, il est souhaité obtenir un récipient favorable aux opérations de stérilisation et de possible mise en dépression de l'intérieur de l'emballage, une fois l'opercule scellé, en favorisant la possible amélioration des qualités organoleptiques du produit conservé. Dans ce but, on conseille alors à nouveau de thermoformer le (chaque) récipient : - en pourvoyant ce récipient d'au moins une dite barrière vis à vis de la pénétration d'oxygène, dans les conditions déjà décrites, - et en définissant pour le récipient des hauteur, volume et/ou forme particulières telles que revendiqué pour quatre ou deux récipients. A noter qu'en particulier avec les hauteurs de récipient (s) prescrites, il va être possible de gérer favorablement les conditions de stérilisation (pasteurisation) avec l'objectif d'améliorer les qualités organoleptiques en limitant le temps de cuisson des produits lors de la stérilisation, ceci interférant avec la nature du matériau des parois et leur résistance mécanique et thermique, notamment. Ainsi, un fond à bourrelet arrondi permettra au récipient d'avoir une forme qui s'enroule en quelque sorte sur elle-même lors des variations de pression qu'il subit notamment lors de la stérilisation ou mise en dépression pour la conservation. Encore pour l'amélioration des caractéristiques organoleptiques du produit conservé, on conseille par
ailleurs, en particulier dans le cas où les produits alimentaires sont des légumes, que l'étape de stérilisation comprenne une stérilisation (ou pasteurisation) HTST (haute température temps court) . Si l'on s'intéresse à nouveau aux caractéristiques de l'emballage en tant que tel, la recherche d'une conservation qui peut être longue, avec des caractéristiques d'étanchéité assez rigoureuses, y compris à l'endroit de l'interface récipient/opercule, une autre caractéristique conseille que le (chaque) récipient présente des parois multi-couches comprenant, de l'intérieur vers l'extérieur du récipient, et. de la face recevant l'opercule protecteur vers la face opposée, une première couche comprenant du polypropylene, une deuxième couche barrière comprenant un alcool éthylvinyl (EVOH) et une troisième couche comprenant du polypropylene . Tout particulièrement si le produit alimentaire baigne dans un jus, la première couche qui comprend alors du polypropylene sera plus épaisse que la troisième couche, assurant ainsi une protection à la couche barrière EVOH. Concernant l'opercule, on conseille par ailleurs, dans le même but de conservation performante et de coût de réalisation maîtrisé, qu'il comprenne, de sa face intérieure venant au contact du récipient concerné pour le fermer, vers la face extérieure opposée, d'abord sa couche intérieure qui comprend du polypropylene, une deuxième couche comprenant un polyamide et une troisième couche comprenant du polyester, la deuxième et/ou troisième couche définissant ladite barrière à l'oxygène.
Dans le but de faciliter le retrait de l'opercule par l'utilisateur le moment venu, on conseille en outre que si la première couche de l'opercule comprend du polypropylene, il s'agisse d'un polypropylene chargé d'une poudre pulvérulente pas ou peu sensible à l'humidité (minéral neutre, tel que du verre pilé), pour être soudable avec la première couche du récipient comprenant du polypropylene, tout en étant pelable. Le rebord de chaque récipient dans un bloc à partitionner sera de préférence mécaniquement affaibli le long de la zone de jonction entre deux récipients adjacents par une fente d'une profondeur supérieure au tiers (et même la moitié) de l'épaisseur des parois latérales de ces récipients, cette profondeur (même s'il s'agit d'une fente discontinue) étant alors suffisante pour que son fond atteigne, ou soit immédiatement proche de la couche de matériau barrière à l'02 interposée entre lesdites couches intérieure et extérieure. En complément à ce qui précède, on dira encore que, favorablement, les parois multi-couches des récipients comprendront, de l'intérieur vers l'extérieur du récipient considéré, une couche d'un, ou comprenant un homopolymère, une couche contenant cet homopolymère et une proportion de matériau barrière à l'oxygène, une couche du même matériau barrière à l'oxygène, tel que l'EVOH, et une couche de copolymère. La ou les couche/couches comprenant l' omopolymère seront avantageusement (ensemble) plus épaisse (s) que celle comprenant le copolymère. Et cette ou ces couche/couches comprenant l' homopolymère et celle comprenant le copolymère comprendront cde préférence du polypropylene .
A noter aussi, comme déjà indiqué, que, de part et d'autre de la couche (principale) de matériau barrière à l'oxygène, se trouvera a priori un liant dont la couche adhérera aux autres couches concernées. A nouveau pour les buts déjà affichés, avec en plus une qualité de présentation vis-à-vis du consommateur, on conseille par ailleurs que, dans le récipient rempli du produit alimentaire à conserver et fermé par l'opercule scellé, il règne sous l'opercule une dépression relative comprise entre 5 et 500 mbars, et de préférence entre 100 et 250 mbars, de sorte que l'opercule est tendu, avec une convexité vers l'intérieur du récipient. Un problème corollaire à celui de la conservation à coût maîtrisé pour une production en très g-rande série, se rapporte à la tenue mécanique du récipient tant lors de la stérilisation/cuisson des aliments qu'ultérieurement, lors de la manutention des emballages pour qu'ils soient vendus, ou encore plus t rd, lors de leur manipulation par les consommateurs . Les caractéristiques qui suivent de tenue mécanique et/ou thermique sont donc importantes Comme on l'a déjà indiqué, on prévoit, dans le cadre de la présente demande, que chaquie récipient concerné soit à base de matériau plastique, même si ces matériaux peuvent contenir des quantités subsidiaires de métal ou de céramique, en particulier. Il n'en demeure pas moins qu'il est ici considéré comme avantageux de pouvoir offrir aux cons ommateurs de pouvoir chauffer de différentes manières l'aliment conservé. C'est pour cela que l'on conseille que l'emballage de l'invention soit dépourvu d'une masse métallique telle
que celle-ci l'empêcherait d'être placé dans un four à micro-ondes, pour que son contenu y soit chauffé afin d'être consommé chaud et, de préférence, les opercule (s) et récipients sont transparents ou translucides. Selon encore un autre aspect, on doit comprendre qu'est ici aussi concernée une conserve stérilisée comprenant au moins un produit alimentaire cuit contenu dans ledit emballage, lui-même stérilisé, pour être donc conservée à température ambiante pendant une durée de plusieurs mois, pouvant aller jusqu'à plusieurs années, comme déjà indiqué, l'emballage présentant pour cela tout ou partie des caractéristiques présentées, telles qu'au moins un récipient thermoformé avec les couches de matériau concernés, de même pour l'opercule étanche. Une description encore plus détaillée de 1 ' invention va maintenant être donnée en référence aux dessins d'accompagnement, correspondant à des modes précis et détaillés de réalisation, dans lesquels : les figures 1, 2 et 8 sont trois vues en perspectives d'un emballage comprenant respectivement deux, quatre et un, récipient (s) ou portion (s), (une disposition des récipients en « camembert » serait possible) , - les figures 3 et 5 sont respectivement une vue de dessus de la figure 1 et de la figure 2, - la figure 4 est une vue de côté dans le sens de la flèche IV de la figure 3, - la figure 6 est une vue en coupe selon la ligne VI de la figure 5, - la figure 7 est une vue partielle en coupe verticale agrandie des matériaux constitués d'un opercule et d'un récipient, scellés ensemble, cette vue
correspondant à un agrandissement en coupe du détail VII de la figure 4, et la figure 9 donne plus détails sur une réalisation préférée de la paroi multicouche du récipient de la figure 7. Un aspect important concerne donc la conservation dans le temps du produit contenu dans l'emballage, sur une durée avantageusement comparable à celle d'une conserve actuelle: plus de douze mois, et de préférence dix-huit à trente-six mois, à température inférieure à 55 °C comme le prévoit la norme dans les conserves. Comme illustré figures 1, 2 et 8, l'emballage (respectivement 1, 10, 100) peut comprendre un ou de préférence plusieurs récipients, respectivement 3,5; 7,9,11,13 et 2. Bien entendu s'il y a plusieurs récipients, ils pourront être disposés en rangées multiples (trois, quatre.. ) , en camembert... Chaque récipient, ainsi que l'ensemble formé par ceux-ci réunis (figures 1 et 2), présente (nt) un rebord extérieur 15. Chaque rebord est situé au sommet des parois latérales 17, à l'opposé du fond 19. Il présente de préférence une épaisseur identique ou similaire à celles des parois 17,19. En limite extérieure 15', le pourtour du rebord considéré pour l'ensemble des récipients réunis est bordé par un bord tombé 21 qui le prolonge, ce bord tombé ayant a priori intrinsèquement une résistance mécanique supérieure à celle de la zone de jonction 20 du rebord 15 par laquelle deux récipients adjacents sont réunis entre eux (figures 1,2), cette zone de jonction allongée présentant une faiblesse mécanique (qui peut être obtenue
par une fente 40) permettant de casser à cet endroit la jonction entre les récipients, pour les séparer. Il s'agit donc d'une zone frangible. Une fente s'étendra de préférence dans le bord tombé 21, avantageusement dans le prolongement de la fente 40 du rebord, ou de façon adjacente à elle. En périphérie du fond 19, on voit figures 3,-4 et 5 que chaque récipient illustré présente un bourrelet 23 périphérique continu convexe (arrondi) vers l'extérieur. On permet ainsi au récipient de "rouler" sur lui- même lors des variations de pression intervenant au cours de la stérilisation/pasteurisation ou lors d'une possible mise en dépression de l'emballage, sous l'opercule scellé qui ferme le (s) récipient (s) (schématisé en 25 sur les figures 4 et 7, au-dessus des récipients). Pour la conservation dans l'emballage fermé, d'autant plus à l'abri de l'air ambiant que la durée de conservation est longue, le (chaque) opercule et chaque récipient est à base de matériau plastique ayant respectivement, pour les sceller entre eux à l'endroit du rebord 15, une couche de contact 27,31 (figure 7) en polyolefine ou en polyester (cette couche étant appelée couche intérieure) . Une telle couche en polypropylene est préférée, avec même avantageusement une charge de poudre pulvérulente pas ou peu sensible à l'humidité, pour faciliter le caractère pelable de l'opercule 25 qui est a priori un film pour des questions de coût, facilité d'emploi et de manipulation. Concernant ce dernier point, les épaisseurs totales des parois de chaque récipient et de l'opercule sont de
préférence respectivement comprises entre 0,3mm et 3mm environ, et 35 microns et 150 microns, environ. Comme illustré sur la figure 7, chaque récipient présente de préférence des parois (15,17,19) multicouches semi-rigides comprenant de l'intérieur de chaque récipient vers l'extérieur et de la face du .rebord recevant l'opercule vers la face opposée (face inférieure) : la couche 31 de préférence en polypropylene, puis une couche barrière 33 et une troisième couche 35 en polyester ou à nouveau en polyolefine (polypropylene en particulier) . La première couche 31 est plus épaisse que la troisième 35, car la première couche est appelée à être en contact avec du liquide si le produit contenu dans le récipient baigne dans un tel liquide (jus) . Concernant la deuxième couche/couche barrière 33, il s'agit comme déjà indiqué d'une barrière vis-à-vis de la pénétration d'oxygène dans le récipient. Cette couche peut comprendre une barrière à base de métal, de céramique ou de plastique. Concernant l'opercule 25, il comprend lui-même sur la figure 7, depuis sa couche intérieure 27 vers l'extérieur, et outre cette couche, une deuxième couche 37 comprenant un polyamide et une troisième couche 39 comprenant un polyamide ou du polyester, la couche 37 et/ou la couche 39 définissent une barrière à l'oxygène. Le polyester est un antiadhésif lors de la soudure (scellement récipient/opercule) . De préférence, tant pour le récipient que pour l'opercule, la barrière à l'oxygène comprendra un oxyde de silicium (SiOx) . En alternative un AlOx est utilisable, en particulier.
Avantageusement, la couche barrière maintenant n'empêchera pas le caractère majoritairement transparent ou translucide des parois du récipient et de l'opercule. Si la barrière est à base d'un composé métall-±que, son épaisseur sera avantageusement comprise enti-re 3 microns et 500 microns environ, et de préférence entre 5 et 30 microns. S'il s'agit d'une couche comprenant une céramique, l'épaisseur de la couche sera comprise entre 3 et 50Onm. Dans l'hypothèse d'une barrière plastique, l'épaisseur sera a priori supérieure à 8-10 microns , et de préférence comprise entre environ 40 microns e~t 70 microns . Les couches métalliques peuvent être réalisées par dépôt sous vide partiel, les couches céramiques par électro-déposition (en particulier technique dite "électron beam evaporation" - évaporation avec fais ceau d' électrons) . Bien que cela n'ait pas été représenté, les différentes couches de chaque opercule et les parois des récipients sont liées entre elles par des agents de liaison ("bonding agents") tels que des copolymères de chlorure de vinyle, copolymères d'acétate de chlorur<s de vinyle, des polyesters polymérisables, polymères pyricdine vinyle, en combinaison avec des résines époxy, des résines phénoliques, des résines acryliques ou encore des organo-silanes. Des adhésifs pourraient également être utilisés tels que des copolyamides polyester, des résines phénoliques de type caoutchouc nitrile ("nitril rul ber phenolic resins"), ou encore des copolymères acétate vinyl-éthylène, notamment.
Ainsi réalisé en particulier par groupe de quatre ou de deux comme illustré, les dimensions préférées des récipients de forme ici globalement rectangulaire à angles arrondis, sont les suivantes : - ensemble de quatre récipients : hauteur h commune comprise entre environ 35 mm et 65 mm, et de préférence entre 40 mm et 55 mm, chaque récipient présente, à l'endroit de son fond, une largeur 1 comprise entre 20 mm et 80 mm, et de préférence entre 20 mm et 40 mm, ainsi qu'une longueur L comprise entre 60 mm et 120 mm, et de préférence entre 65 mm et 85 mm, - ensemble de deux récipients : hauteur h' commune comprise entre environ 20 mm et 65 mm, et de préférence entre 30 mm et 45 mm, chaque récipient présente, à l'endroit de son fond, une largeur l' comprise entre 40 mm et 120 mm, et de préférence entre 65 mm et 85 mm, ainsi qu'une longueur L' comprise entre 75 mm et 120 mm, et de préférence entre 80 mm et 95 mm. En outre le volume de chaque récipient sera compris entre 600 ml et 1200 ml, et de préférence entre 800 ml et 950 ml. Pour la tenue mécanique des récipients réunis, ceux-ci comprennent des renforts structuraux le long de la zone de jonction 20 précitée. Ces renforts, tels que 35a, 35b, sont formés par des excroissances réalisées lors du moulage des récipients et donc intégrés à eux. Concernant ce moulage, on notera que le thermoformage permet d'atteindre les dimensions et formes ci-avant, en particulier en hauteur, avec les épaisseurs souhaitées (épaisseur constante de préférence, y compris
à l'endroit du rebord et du bord tombé 21) avec une qualité et un coût de fabrication performants. Tel qu'on le voit sur les figures 3,5 et 6 en particulier, les renforts (notamment 35a, 35b) sont formés en relief sur la face inférieure 15a du rebord, de part et d'autre de la zone de jonction 20. A l'opposé, sur la face supérieure 15b, on trouve en vis-à-vis des creux correspondant tels que 37a, 37b, de préférence de même épaisseur que celle du rebord qui est elle-même alors sensiblement constante, sauf en partie centrale où l'épaisseur est de préférence moindre, dans l'alignement ou la continuité de la fente 40, pour faciliter la séparation entre plusieurs récipients réunis . Ces creux sont utilisés pour y glisser un doigt et retirer facilement l'opercule 25 correspondant, non scellé à cet endroit. Les renforts en relief/creux sont avantageusement situés plus près de la limite extérieure périphérique du rebord 15 que des parois latérales des récipients adjacents concernés, ceci près des extrémités longitudinales de la zone ou ligne de jonction 20 correspondante . Comme on le voit en particulier sur les figures 3 et 5, on ne' trouvera a priori les déformations 35a, 37a que vers ces extrémités. Une forme triangulaire (figures 3 et 5) ou en étoile (au centre figure 5) facilite la préhension de l'opercule, le triangle ou l'étoile étant scindé en deux parties, de part et d'autre de l'affaiblissement mécanique 40 réalisé le long de la bande de jonction 20,
pour permettre la séparation entre les récipients concernés . Le récipient 2, 3, 5; 7 , 9, 11, ou 13 en cause est à base de plastique et est semi-rigide pour supporter la stérilisation et/ou la mise en dépression. De préférence, chaque récipient est donc en outre transparent ou translucide, ce qui permet de vérifier le contenu (état de cuisson, oxydation éventuelle ) et d'éviter les inconvénients des parois opaques (en particulier métalliques), de même pour l'opercule qui est un film souple, a priori pelable. De toute façon, on prévoit que l'emballage fermé (plein, opercule éventuellement encore scellé) puisse être placé au micro-ondes, encore que le chauffage puisse être réalisé par bain-marie si l'on souhaite ne pas avoir à vider le récipient pour le chauffer avec son contenu. Le thermoformage de chaque récipient est fortement conseillé, permettant d'utiliser les matériaux déjà évoqués et encore présentés ci-après, avec une technique de fabrication bien maîtrisée, en grande série à faire le coût et d'obtenir des dimensions de récipients (en particulier en hauteur) telles que la hauteur du récipient (y compris s'il est unique) soit comprise entre 20mm et 120mm, et de préférence entre 25mm et 80mm, et encore préférentiellement entre 30mm et 60mm. Les matières choisies pour les récipients et les opercules favorisent également, dans les épaisseurs concernées, une telle stérilisation HTST. Si, comme cela est préféré, une dépression est établie dans le récipient scellé, on conseille que cette dépression soit donc comprise entre lOO b et 250mb.
Tout aspect de l'opercule bombé vers l'extérieur serait alors un signe d'une mauvaise conservation. Un opercule 25, avec localement un affaiblissement mécanique pour se diviser par parties en même temps que l'on sépare les récipients entre eux, ou plusieurs opercules disjoints, peuvent convenir en l'espèce, la séparation linéaire entre deux opercules/parties adjacences d'un même opercule à l'origine (lors de sa pose) s Opérant au droit des fentes 40. L'effet barrière à l'oxygène des récipients, opercule (s) et de leur interface de scellage est important, pour une conservation longue durée optimisée à plus de douze mois, et de préférence plus de dix-huit mois comme déjà indiqué. Ceci est d'ailleurs à rapprocher de la stérilisation/cuisson plus rapide que l'on prévoit d'assurer en réalisant une stérilisation/pasteurisation HTST au-delà de 121 °C et pendant une durée inférieure à 20 mn (voire moins de 12mn, en palier à pression et température maximales) . En particulier pour stériliser/pasteuriser des salsifis ou des haricots verts à maintenir de préférence légèrement « croquants », dans un récipient (ou barquette) qui peut être à base de polypropylene, la température de chauffage atteinte par ce produit précuit, qui va donc être stérilisé avec son récipient récepteur où il a été précédemment placé, sera comprise entre 123 °C et 132 °C, et avantageusement entre 125 °C et 130 °C, avec un palier à cette température compris entre de préférence 3mn et 15mn, et avantageusement entre 4mn et 9mn, à une pression de palier comprise (pendant cette durée) entre 2000bars et 3600bars, et avantageusement
entre 2400bars et 3200bars. Le temps pour atteindre le palier de pression/température sera compris entre 4mn et 15mn, et avantageusement entre 6mn et 12mn. Suivra un pré-refroidissement entre 90 °C et 100 °C, pendant 3 à 7mn, avec pratiquement la même pression, puis un refroidissement final d'environ 15 à 25mn, pour redescendre à 30-40 °C et à pression ambiante. Pour tout détail complémentaire, on pourra se reporter à "dairy HTST" (basing design) de waukesha cherry-burrell, ou encore à l'article "valorisation et industrialisation de la détente instantanée", ABCAR-DIC Process; La Rochelle (France) ; information sur le site http : //perso . anadoo . fr/abcar/pdf/proc%E9d%E9s . pdf; voir également "bcm2d" sur le site www.gch.ulaval.ca/agarnier/bcm2d.htm (université de Laval-France) . On aura donc compris que la possibilité de stériliser/pasteuriser à chaud est ici important, le principe « d'auto-stérilisation » par exemple des fruits que l'on verse chauds dans leurs récipients récepteurs pour les y conserver, comme les confitures, n'étant pas ici une approche jugée convaincante ni suffisante, en termes de préservation longue durée. Pour détailler encore plus la réalisation multicouches des parois latérales, et donc entrer dans un plus grand détail que la figure 7, on trouvera favorablement sur chaque récipient (voir fig.9), de l'intérieur vers l'extérieur (l'intérieur étant le côté du récipient en contact avec le produit qui y est contenu) : - une couche d' homopolymère 31a, polypropylene (PP, en particulier) ,
une couche, ou sous-couche, 31b, mélangée d' homopolymère (tel que PP) et de matériau de récipients rebroyés (comprenant donc une proportion de matériau barrière à l'oxygène, tel que l'OVOH), - une intercouche de liant/adhésif, 34a, tel que l'EVA, - la couche 33 de matériau barrière à l'oxygène (bien entendu alors dans même matériau que celui précité) , - une autre intercouche 34b de liant/adhésif, et - une couche 35 extérieure de copolymère, tel qu'à nouveau une polyolefine (PP) ou du polyester, le choix du polyester pouvant également être celui de la couche intérieure homopolymère précitée. Les deux sous-couches 31a, 31b pourront constituer la couche 31 évoquée avant. Bien entendu, quand on parle de couches homopolymère, copolymère, polyolefine, polyester, ... on parle de couches, soit exclusivement ainsi constituées, soit majoritairement ainsi constituées, c'est-à-dire de couches contenant un tel constituant. La/les couches situées côté intérieur de la couche intermédiaire barrière à l'oxygène étant favorablement plus épaisse (s) que la couche extérieure de copolymère située de l'autre côté, on obtiendra donc une structure multicouche asymétrique, dans le sens où la couche 33 de matériau barrière n'est pas située au milieu de l'épaisseur de la paroi, mais décalée du côté extérieur, le rebroyé obtenu typiquement par les chutes ou par le recyclage étant a priori uniquement disposé d'un côté de la couche barrière 33, précisément côté intérieur.
Très favorablement, l'épaisseur de la couche de matériau barrière 33 sera au minimum de 16μm, récipient fini (déjà donc thermoformé) , cette épaisseur étant favorablement comprise entre 40 et 80μm, sur la feuille d'origine, avant thermoformage. Quant à l'épaisseur totale de la paroi e de .chaque récipient, elle sera favorablement comprise entre 0,8 mm et 1,5 mm, et de préférence entre 1 mm et 1,4 mm. Chaque intercouche de liant/adhésif pourra avoir une épaisseur de l'ordre de 1 à 2 μm. Avec les caractéristiques qui ont été présentées ci-avant, on obtiendra donc des récipients en plastique, multi-couches, rigides ou semi-rigides, obtenus par thermoformage, a priori stérilisables dans une autoclave, , les récipients étant en outre susceptibles donc de passer au micro-onde et de laisser le consommateur voir, ou deviner, le produit à travers les parois du récipient. Ces récipients offriront en outre : - une barrière à l'oxygène leur permettant de conserver le produit cuit contenu à l'intérieur pendant plusieurs années, bien entendu une fois l'opercule étanche thermoscellé sur son rebord, - et/ou la possibilité d'obtenir des récipients sécables, faciles à séparer, tout en ayant une tenue mécanique et thermique suffisante, réunis ou séparés.