SERRE PERFECTIONNÉE INTEGRANT DES MOYENS DE RECUPERATION ET DE CANALISATION DE L'EAU DE CONDENSATION. La présente invention est relative à une serre perfectionnée, intégrant des moyens de récupération, de canalisation et d'évacuation vers l'extérieur de l'eau de l'eau déposée sous forme de gouttes sur la face interne de la paroi transparente de couverture de la serre, par condensation de l'humidité présente dans l'atmosphère interne de la serre. Typiquement une serre à usage agricole est constituée d'une ossature métallique et d'une bâche de couverture posée sur cette armature. L'armature de la serre est généralement constituée par plusieurs arceaux verticaux espacés les uns des autres fixés rigidement au sol et réunis les uns aux autres par une ou plusieurs lisses horizontales, parallèles à l'axe longitudinal de la serre. La bâche est habituellement constituée par une feuille souple en matière synthétique. Cette bâche est transparente à la lumière et à l'infra rouge proche de la lumière solaire, et opaque à l'infrarouge lointain émis par le sol afin de créer l'effet de serre. Le tunnel de la serre peut être doté d'au moins un ouvrant latéral manoeuvrable depuis l'intérieure de la serre soit pour dégager soit pour masquer une ouverture latérale d'aération de la serre. Cet ouvrant est habituellement formé d'une ossature d'ouvrant articulée à l'ossature de la serre cette ossature d'ouvrant étant recouverte par la bâche. En dessous de l'ouverture d'aération, l'ossature de serre reçoit un second pan de bâche. Habituellement l'ossature d'ouvrant est articulée à la lisse sommitale de l'ossature de la serre. L'ossature d'ouvrant est typiquement constituée par des traverses cintrées articulées à la lisse sommitale de la serre et par une lisse horizontale fixées aux traverses cintrées. Cette lisse est montée en extrémité libre des traverses cintrées et reçoit en fixation le pan de bâche. Un des problèmes typique des serres connues est la formation d'eau de condensation sur la face interne de la bâche. Cette eau de condensation se présente sous la forme de gouttelettes qui se déplacent sur la surface interne de la bâche sous l'effet de leur poids. Ces gouttelettes sont bloquées
dans leur progression par les lisses horizontales et à ce niveau en grossissant ne peuvent plus se maintenir au contact de la bâche et s'écoulent vers le sol. Ainsi il est fréquent que les cultures au droit des rejets d'eau que constituent les lisses présentent des croissances irrégulières ou un état sanitaire fortement dégradé en raison de cet apport d'eau supplémentaire. Par ailleurs l'eau de condensation au contact des lisses attaque le revêtement protecteur de ces dernières ce qui se traduit par des points de rouilles. La présente invention à pour objet de pallier les inconvénients précédemment évoqués en proposant des moyens pour récupérer canaliser et évacuer vers l'extérieur l'eau de condensation formée sur la face interne de la bâche de la serre. À cet effet, la serre selon l'invention, du genre tunnel comportant d'une part une ossature comprenant notamment des arceaux verticaux et une lisse sommitale fixée aux dits arceaux et d'autre part au moins une bâche de couverture montée en tension sur les arceaux de l'ossature entre deux éléments longilignes de fixation et de maintien en tension auxquels elle est solidarisée, chaque élément de maintien en tension étant solidaire de l'ossature et comportant au moins un profilé coopérant en fixation avec la bâche, lequel profilé présente une face interne à la serre transversale à la bâche et une face externe à la serre se caractérise essentiellement en ce que ledit profilé présente entre la face interne à la serre et la face externe un ou plusieurs passage(s) traversant(s) d'évacuation de l'eau de condensation. Ainsi l'eau de condensation ne s'accumule plus dans la serre et peut s'évacuer d'elle-même vers l'extérieur. Cependant ces passages traversants peuvent être empruntés par des insectes nuisibles pour les plantes cultivées dans la serre. Pour cette raison, selon une autre caractéristique de l'invention, le ou les passage(s) traversant(s) est ou sont équipé(s) d'un élément poreux permettant le passage de l'eau, de l'air et de la vapeur d'eau mais constituant obstacle au passage des insectes. Selon une autre caractéristique de l'invention, le profilé destiné à coopérer en fixation avec la bâche, de l'élément de maintien en tension de la bâche, présente une section droite en forme de U avec ailes latérales
recourbées vers l'intérieur, ledit élément de maintien en tension comportant en outre un deuxième élément profilé de section droite en U, présentant deux ailes et une âme, destiné à être introduit dans le précédent, la bâche étant prise entre ces deux profilés et ledit élément de fixation de la bâche comportant un troisième profilé formant clé destiné à être introduit en force dans le deuxième profilé de façon que ce dernier ne puisse pas être extrait du premier sous l'effet de l'effort de tension de la bâche. Préférentiellement, selon une autre caractéristique de l'invention, le profilé constituant clé est tubulaire. Selon une autre caractéristique de l'invention, le profilé tubulaire formant clé présente une cloison interne transversale. Cette cloison a essentiellement un rôle de renfort et évite l'écrasement du profilé sur lui- même. Selon une forme préférée d'exécution, le second profilé présente sur ses ailes deux epaulements opposés, externes prévus pour venir chacun, lors de l'engagement du deuxième profilé dans le premier, sous la courbure de l'aile correspondante du premier profilé. Cette disposition assure le blocage du second profilé dans le premier. Pour faciliter son introduction dans le premier profilé, le second profilé au niveau de l'enracinement de chacune des ailes à l'âme présente sur son intrados une zone de pliure.
Cette disposition lors de l'introduction du profilé dans le premier profilé facilite le pincement des ailes et par voie de conséquence le passage des renflements que forment les deux epaulements. Pour encore faciliter l'introduction du deuxième profilé dans le premier, l'âme du deuxième profilé en zone centrale présente sur son intrados une gorge longitudinale de pliure de section droite triangulaire. Selon une forme préférée d'exécution chaque zone de pliure est constituée par une gorge longitudinale de section droite triangulaire. Selon une forme préférée d'exécution, les passages traversants sont constitués par des perçages formés dans chacune des ailes du premier profilé et par le volume interne défini par les ailes et l'âme de ce profilé.
L'élément poreux s'opposant à l'introduction des insectes est introduit, selon une forme préférée d'exécution dans le volume interne défini par les ailes et l'âme du premier profilé. Les aménagements tels que décrits sont applicables aussi bien à une serre mono tunnel qu'à une serre multi tunnel. Ainsi pour une serre comportant plusieurs tunnels entre lesquels sont disposés des chéneaux présentant deux ailes latérales, l'une au moins des ailes latérales de chaque chéneau reçoit en fixation un élément de maintien en tension de bâche. Pour une serre comportant plusieurs tunnels entre lesquels sont disposés des chéneaux présentant chacun deux ailes latérales, et dont chaque tunnel présente une ouverture latérale d'aération associée à un ouvrant comportant une armature articulée à P ossature du tunnel, recouverte par la bâche et constituée par des traverses cintrées articulées à l'ossature de la serre et par une lisse horizontale terminale fixées en extrémité libre des traverses cintrées, ledit ouvrant en position de fermeture prenant appui par la lisse terminale de son armature sur l'aile latérale correspondante du chéneau, l'invention prévoit que l'un des éléments de maintien en tension de la bâche soit fixé sur la lisse terminale de l'ouvrant. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparaîtront à lecture de la description d'une forme préférée de réalisation donnée à titre d'exemple non limitatif en se référant aux dessins annexés en lesquels:
- la figure 1 montre vue de face une serre multi tunnels,
- la figure 2 montre vue en coupe un élément de fixation et de maintien en tension de la bâche de couverture, - la figure 3 est une vue agrandie de détail de la figure 1. Telle que représentée la serre 1 du genre tunnel selon l'invention comporte une ossature formée notamment par des arceaux verticaux fixés au sol et par une lisse sommitale fixée par brides ou autres moyens aux dits arceaux. Cette ossature sert de support à au moins une bâche 2 de couverture se présentant sous la forme d'une feuille d'une matière synthétique transparente à la lumière. Cette bâche 2 est montée en tension sur les arceaux de l'ossature entre deux éléments longilignes 3 de fixation et maintien
en tension auxquels elle est solidarisée, chaque élément de maintien en tension étant solidaire de l'ossature de la serre et comportant au moins un profilé 30 coopérant en fixation avec la bâche 2, lequel profilé 30 présente une face interne 30a à la serre, c'est-à-dire tournée vers le volume interne de la serre cette face étant transversale à la bâche 2 et une face 30b externe à la serre, c'est-à-dire tournée vers l'extérieur de la serre. Conformément à l'invention le profilé 30 de chaque élément 3 de maintien en tension présente entre la face 30a interne à la serre et la face 30b externe un ou plusieurs passages traversants 30c d'évacuation de l'eau de condensation. Comme on peut le voir sur les figures jointes, le profilé 30 de l'élément
3 de fixation et de maintien en tension présente une section droite en forme de U et comprend deux ailes latérales et une âme. Les deux ailes latérales sont recourbées en arc de circonférence de cercle vers l'intérieur du profilé et forment, dans ce dernier, deux saillies longitudinales. Ce profilé 30 est préférentiellement métallique. L'élément 3 de fixation et de maintien en tension comporte de plus un deuxième élément profilé 32 de section droite en U, présentant deux ailes et une âme, destiné à être introduit dans le précédent, la bâche 2 étant enserrée entre ces deux profilés 30, 32 et plus précisément entre l'extrados du second profilé 32 et la partie recourbée de chaque aile latérale du premier profilé 30. Pour éviter d'endommager la bâche 2, l'âme du second profilé 32 est arrondie vers l'extérieur. Pour être bloqué dans le premier profilé 30, le deuxième profilé 32 présente sur ses ailes, deux epaulements longitudinaux opposés 32a, externes, prévus pour venir chacun lors de l'engagement du deuxième profilé dans le premier, sous la courbure de l'aile correspondante du premier profilé 30. On réalise ainsi un clipsage du deuxième profilé 32 dans le premier. Préférentiellement, ce second profilé est réalisé en une matière synthétique présentant un degré de dureté moindre que celui de la matière constitutive du premier profilé 30. Par rapprochement des ailes latérales du deuxième profilé 32 l'une de l'autre, ce dernier peut être extrait du premier. Ce rapprochement peut être induit par les efforts appliqués par le premier profilé 30 sur les epaulements
longitudinaux 32a par le premier profilé 30 sous l'effet de la tension de la bâche 2. Pour éviter toute extraction inopinée du deuxième profilé 32, l'élément 3 de fixation et de maintien en tension est doté d'un troisième profilé 33 formant clé, destiné à être introduit en force dans le deuxième profilé de façon à interdire le rapprochement des ailes latérales de ce dernier. Ce troisième profilé 33, de préférence tubulaire, est réalisé en matière synthétique. Comme on peut le voir, le profilé tubulaire 33 constituant clé présente une section droite sensiblement oblongue définie par deux côtés rectilignes convergents, opposés et par deux côtés arrondis vers l'extérieur, opposés, s'étendant entre les côtés rectilignes. La forme conique que confère au profilé 33 la convergence des deux côtés convergents de la section droite à pour but de faciliter l'introduction de la clé 33 dans le deuxième profilé 32. Les flancs latéraux du profilé 33 c'est-à-dire les flancs correspondant aux deux côtés rectilignes de la section droite, sont destinés à venir au contact des ailes latérales du deuxième profilé 32. Pour éviter qu'il ne se déforme sous l'effet des sollicitations d'écrasement exercées par les ailes du second profilé 32 lorsque ces dernières sont elles-mêmes sollicitées l'une vers l'autre en raison de la " tension de la bâche 2, le profilé tubulaire 33 formant clé présente une cloison interne transversale 33a s'étendant d'un flanc latéral à l'autre. Le deuxième profilé 32, au niveau de l'enracinement de chacune des ailes à l'âme, présente sur son intrados, une zone de pliure 32b constituée par exemple par une gorge longitudinale qui peut présenter une section droite triangulaire. Cette gorge longitudinale est disposée sous et à distance de l'épaulement longitudinal 32a. Cette disposition à pour effet de faciliter le rapprochement angulaire des deux ailes du profilé 32 et par voie de conséquence l'introduction ou le retrait de ce deuxième profilé 32 dans et hors du premier profilé 30. Pour encore faciliter ce rapprochement angulaire, l'âme du deuxième profilé 32 en zone centrale présente sur son intrados une zone de pliure 32c
constituée par exemple par une gorge longitudinale qui peut présenter comme précédemment une section droite triangulaire. Selon la forme préférée de réalisation le premier profilé 30 présente plusieurs passages traversants équirépartis 30c. Toujours selon la forme préférée de réalisation, chaque passage traversant 30c est constitué par un perçage formé dans chacune des ailes du premier profilé 31 et par le volume interne défini par ce profilé, les deux perçages 30c formés dans les deux ailes étant axialement alignés et étant formés à faible distance de l'âme. Pour éviter que des insectes nuisibles ou vecteurs de maladies ne puissent s'introduire dans la serre 1 par ces passages traversants 30c, ces derniers sont équipés d'un élément poreux 4 permettant le passage de l'eau, de l'air et de la vapeur d'eau mais constituant obstacle au passage des insectes. L'élément poreux 4 est préférentiellement commun à tous les passages 30c et sera introduit dans le volume interne du profilé 30. L'élément poreux 4 peut être constitué par une feuille d'un matériau poreux ou par une mousse coulée dans le profilé 30. Il est bien évident que le second profilé 32 et la bâche 2, une fois en place dans le premier profilé 30, demeurent écartés de la face intrados de l'âme de ce" premier profilé 30 pour ne pas constituer obstacle à l'écoulement de l'eau de condensation. S'agissant d'une serre comportant plusieurs tunnels 1a entre lesquels sont disposés des chéneaux 6 présentant deux ailes latérales, l'une au moins des ailes latérales de chaque chéneau 6 recevra en fixation un élément 3 de fixation et de maintien en tension de bâche 2. Habituellement chaque tunnel 1 a présente une ouverture latérale d'aération associée à un ouvrant 5 comportant une armature articulée à l'ossature du tunnel et recouverte par la bâche 2. L'armature de l'ouvrant 5 est constituée par des traverses cintrées articulées à l'ossature du tunnel 1a, par exemple à la lisse sommitale et par une lisse horizontale terminale fixées en extrémité libre des traverses cintrées. En position de fermeture l'ouvrant 5 prend appui par la lisse terminale de son armature sur l'aile latérale correspondante du chéneau 6. La lisse terminale de l'ouvrant reçoit
avantageusement l'un des éléments 3 de fixation et de maintien en tension de la bâche 2. Ainsi chaque bâche 2 par l'un des deux éléments 3 de fixation et de maintien en tension est fixée à la lisse terminale de l'ouvrant 5 et par l'autre élément 3 de fixation et de maintien en tension est fixée à l'aile latérale du chéneau 6 correspondant. Il va de soi que la présente invention peut recevoir tous aménagements et variantes du domaine des équivalents techniques sans pour autant sortir du cadre du présent brevet.