Organe de recouvrement, procédé de fabrication d'un tel organe et distributeur de produit fluide utilisant un tel organe
La présente invention concerne un organe de recouvrement destiné à être monté sur une bague de fixation, la bague et l'organe de recouvrement formant ensemble un dispositif de fixation pour fixer un système de distribution, tel qu'une pompe ou une valve, sur le col d'un récipient. La présente invention concerne aussi un procédé pour fabriquer cet organe de recouvrement. La présente invention concerne également un distributeur de produit fluide comprenant un récipient, un système de distribution (pompe ou valve) et un dispositif de fixation intégrant un organe de recouvrement de l'invention. De tels distributeurs de produit fluide sont fréquemment utilisés dans les domaines de la parfumerie, de la cosmétique ou encore de la pharmacie.
L'organe de recouvrement de la bague peut avoir des fonctions techniques et/ ou esthétiques. Une première fonction technique de l'organe de recouvrement est de maintenir ou de bloquer la bague de fixation sur le col du récipient. En effet, on peut se servir de l'organe de recouvrement pour empêcher la bague de se déformer vers l'extérieur et ainsi de se désengager du col du récipient. Une autre fonction esthétique de l'organe de recouvrement est d'habiller la bague de fixation de manière à lui conférer un aspect esthétique. On réalise alors l'organe de recouvrement avec des matériaux et des formes permettant de lui conférer un attrait esthétique.
L'organe de recouvrement peut être fabriqué en matière plastique ou en métal.
Que l'organe de recouvrement remplisse une fonction esthétique ou technique, il est important qu'il soit fixement maintenu sur la bague de fixation. En effet, l'organe de recouvrement ne doit pas pouvoir être arraché
facilement de la bague en tirant dessus. Il faut donc que la fixation entre l'organe de recouvrement et la bague présente une haute résistance ou tenue à la traction. Pour améliorer la tenue de l'organe de recouvrement sur la bague, il est déjà connu de réaliser la paroi interne de la frette destinée à venir en contact serrant avec la bague avec des projections qui font saillie vers l'intérieur. Ceci est notamment le cas dans les documents EP-O 704 250 et US-6 253 941. Dans le document européen précité, il est prévu de réaliser des reliefs obliques sur la paroi interne de l'organe de recouvrement. Ces reliefs obliques permettent de retirer facilement l'organe de recouvrement de la frette dans un but de recyclage. Dans le document américain précité, il est prévu de réaliser des rainures ou des nervures annulaires continues au niveau de la paroi interne de l'organe de recouvrement. Ces rainures ou nervures confèrent une bonne résistance à la traction, mais sont totalement inefficaces en ce qui concerne la tenue de l'organe de recouvrement en rotation.
La présente invention a pour but de remédier aux inconvénients précités de l'art antérieur en définissant un organe de recouvrement dont la tenue à la traction et à la rotation est particulièrement importante.
Pour atteindre ce but, la présente invention propose un organe de recouvrement destiné à être monté sur une bague de fixation, la bague et l'organe de recouvrement formant ensemble un dispositif de fixation pour fixer un système de distribution, tel qu'une pompe ou une valve, sur un col de récipient, l'organe de recouvrement présentant une configuration générale sensiblement cylindrique et comprenant une paroi externe, et une paroi interne destinée à venir en contact serrant autour de la bague, la paroi interne formant des projections qui font saillie vers l'intérieur, à partir d'une zone de base, ces projections sont disposées en nervure longiligne, chaque nervure est formée de plusieurs projections séparées par des creux, de manière à former une nervure saillante localement interrompue. En d'autres
termes, la paroi interne de l'organe de recouvrement est pourvue de projections disposées en une ou plusieurs ligne(s). En effet, il est envisageable de ne réaliser qu'une seule nervure qui s'étend avec un parcours géométrique (hélicoïdale, sinusoïdale, etc.), ou irrégulier. Bien entendu, pour des raisons pratiques, il est plus facile de réaliser les nervures sous la forme de lignes rectilignes qui s'étendent parallèlement les unes aux autres. On peut par exemple disposer les nervures sensiblement verticalement, c'est-à-dire parallèlement à l'axe de l'organe de recouvrement cylindrique. En variante, on peut disposer les nervures sensiblement horizontalement de manière à former des nervures annulaires interrompues.
On peut également former les nervures obliquement à la manière d'un filet de vis interrompu. On peut également former des nervures qui s'étendent dans plusieurs directions différentes, de manière à former des intersections de nervures. Les creux formés entre chaque projection permettent d'améliorer la tenue à la traction et/ ou à la rotation. Dans le cas de nervures disposées verticalement, les creux participent amplement à la tenue à la traction. Dans le cas de nervures annulaires horizontales, les creux participent grandement à la tenue en rotation. Dans le cas de nervures obliques, les creux participent à la tenue à la fois en rotation et en traction. Les creux participent à la tenue du fait que la matière plastique constitutive de la bague de fixation flue dans les creux et réalise ainsi autant de points de blocage qui empêchent le retrait par traction ou le déplacement en rotation. Les projections vont bien entendu mordre dans la matière plastique constitutive de la bague de fixation. De ce fait, la multiplication de projections et de creux permet d'obtenir une tenue importante. En d'autres termes, les creux confèrent une tenue dans la direction sensiblement perpendiculaire à l'orientation des nervures.
Selon une forme de réalisation avantageuse, les projections d'une nervure sont allongées dans le sens longitudinal de la nervure, chaque
projection formant deux extrémités et deux bords longs, les extrémités adjacentes de deux projections étant séparées par un creux. Les bords longs confèrent une tenue dans une direction donnée et les extrémités confèrent une tenue dans la direction perpendiculaire. Selon une autre forme de réalisation pratique, les creux sont réalisés par déplacement de matière de sorte que chaque creux est bordé par des amas de matière déplacée. Ces amas de matière déplacée constituent eux- mêmes des profils en relief ou en creux qui participent encore davantage à la tenue de l'organe de recouvrement sur la bague de fixation. La présente invention définit également un premier procédé de fabrication d'un organe de recouvrement tel que défini ci-dessus, comprenant les étapes successives suivantes : a) réaliser un organe de recouvrement par emboutissage de métal de manière à former des nervures continues sur la paroi interne, b) usiner les nervures par enlèvement de matière pour former des creux divisant chaque nervure en plusieurs projections séparées. Les projections et les creux sont ainsi réalisés au moyen de deux techniques différentes. Le seul inconvénient avec la technique d'usinage par enlèvement de matière est qu'elle génère des copeaux ou débris métalliques qu'il est difficile de retirer totalement. Par conséquent, la présente invention propose un autre procédé de fabrication dans lequel l'étape d'usinage se fait par déplacement de matière, et non pas par enlèvement de matière. La technique d'usinage par déplacement de matière a l'avantage de ne générer aucun copeau ou débris métallique. Dans ce cas, on peut par exemple réaliser cette étape d'usinage par repoussage ou moletage. De plus, cette technique génère des amas de matière déplacée qui vont encore améliorer la tenue de l'organe de recouvrement sur la bague.
L'invention définit également un distributeur de produit fluide comprenant un récipient, un système de distribution et un dispositif de fixation intégrant un organe de recouvrement tels que définis ci-dessus.
Un principe intéressant de l'invention consiste à réaliser un réseau de projections discrètes ou séparées au niveau de la paroi interne de l'organe de recouvrement, ces projections étant séparées par des creux qui vont également participer, ensemble avec les projections, à la tenue de l'organe de recouvrement sur la bague de fixation.
L'invention sera maintenant plus amplement décrite en référence aux dessins donnant à titre d'exemples non limitatifs plusieurs modes de réalisation de l'invention.
Sur les dessins : - la figure 1 est une vue éclatée partiellement en coupe et partiellement en plan d'un distributeur de produit fluide mettant en œuvre un organe de recouvrement selon un premier mode de réalisation de l'invention,
- la figure 2 est une vue très fortement agrandie d'un détail de la figure 1, - la figure 3 est une vue correspondant à la figure 1 mais à l'état monté,
- la figure 4 est une vue très fortement agrandie d'un détail de la figure 3,
- les figures 5 et 6 sont des vues très fortement agrandies de deux projections séparées par un creux selon deux variantes de réalisation, et
- les figures 7 et 8 sont des vues en coupe de deux organes de recouvrement selon encore deux autres modes de réalisation de l'invention.
Dans les exemples de réalisation utilisés pour illustrer la présente invention, l'organe de recouvrement remplit des fonctions à la fois technique et esthétique. En effet, l'organe de recouvrement constitue un organe visible de l'extérieur qui confère par conséquent un aspect esthétique. C'est pourquoi l'organe de recouvrement sera désigné dans la suite de la description par un terme fréquemment utilisé dans les domaines de la parfumerie et de la cosmétique, à savoir « frette d'habillage ». Le terme
d'habillage est particulièrement bien approprié, étant donné que la frette habille la bague de fixation, comme on le verra ci-après.
On se référera tout d'abord aux figures 1 à 6 pour expliquer en détail le premier mode de réalisation d'une frette d'habillage selon l'invention. La frette a été désignée dans son ensemble par la référence numérique 1. La frette peut être réalisée en matière plastique ou en métal. Elle présente une configuration générale sensiblement cylindrique avec un intérieur creux. Plus précisément, la frette comprend un fût sensiblement cylindrique 10 comprenant une extrémité inférieure 11 et une extrémité supérieure qui se prolonge vers l'intérieur sous la forme d'un rabat rentrant 12. Le bord du rabat rentrant 12 définit une ouverture 13 qui s'étend à travers le fût 10. Le fût 10 comprend une paroi externe visible 14 et une paroi interne 15.
Selon l'invention, la paroi interne 15 est pourvue de projections qui font saillie vers l'intérieur à partir d'une zone de base cylindrique 151. Les projections 17 sont avantageusement disposées en nervures longilignes 16 qui s'étendent verticalement, c'est-à-dire parallèlement à l'axe X du cylindre formé par le fût 10. La paroi interne 15 du fût 10 est ainsi pourvue de 24 nervures 16 dans le premier mode de réalisation. Les nervures 16 s'étendent parallèlement les unes aux autres et sont réparties sur la paroi de manière équidistante. Une autre disposition est également possible. Le nombre de nervures peut également varier. En se référant à la figure 2, on peut voir que chaque nervure 16 comprend plusieurs projections 17 qui sont séparées par des creux 18. Les projections 17 présentent une configuration allongée qui va dans le même sens longitudinal que les nervures 16. Ainsi, chaque projection forme deux extrémités 171 et deux bords longs 172, comme on peut le voir sur les figures 5 et 6 qui seront décrites plus en détails ci-après. On peut également réaliser les projections avec une configuration moins allongée de sorte que chaque projection présente une forme plutôt ponctuelle. Chaque
nervure peut être assimilée à une ligne pointillée ou discontinue dont les pointillés sont constitués par des projections saillantes.
Une caractéristique de ce premier mode de réalisation réside dans le fait que les nervures 16 sont verticales, c'est-à-dire qu'elles s'étendent parallèlement à l'axe du cylindre formé par le fût 10. Les nervures 16 ne s'étendent avantageusement pas jusqu'au niveau de l'extrémité inférieure 11, mais commencent un peu plus haut en laissant un segment inférieur exempt de nervures. Il en est de même au niveau de l'extrémité inférieure du fût 10 qui est également exempte de nervures. La frette d'habillage 1 est destinée à coopérer avec une bague de fixation 2 qui présente une configuration tout à fait conventionnelle pour le domaine de la parfumerie et de la cosmétique. La bague 2 est de préférence réalisée en matière plastique. La bague de fixation 2 comprend une jupe 20 définissant des pattes 21 séparées par des fentes longitudinales verticales 22. Chaque patte 21 forme intérieurement des têtes d'accrochage 23 qui font saillie vers l'intérieur. Les pattes 21 sont séparées par les fentes 22 de manière à conférer une certaine capacité de déformation aux pattes qui sera nécessaire pour engager la bague sur le col. La jupe 20 est raccordée à son extrémité supérieure à un plateau 24 qui se prolonge vers l'intérieur en formant un logement d'encliquetage 25 dont la fonction sera donnée ci-après.
D'autre part, la bague 2 comprend une paroi de guidage 26 qui s'étend avantageusement vers le haut en alignement avec la jupe 20.
Un système de distribution 3, qui est l'occurrence une pompe, est engagé dans le logement d'encliquetage 25 de la bague 2. La pompe 3 comprend un corps 31 définissant à son extrémité inférieure une entrée 32 et à son extrémité supérieure une collerette 33 engagée par encliquetage à l'intérieur du logement 25. La pompe 3 comprend également une tige d'actionnement 34 qui est déplaçable en va-et-vient à l'intérieur du corps 3. La tige d'actionnement 34 fait saillie hors du corps et reçoit une tête
d'actionnement 35 qui se présente ici sous la forme d'un poussoir. Ainsi, en appuyant sur le poussoir 35, la tige d'actionnement 34 est déplacée à l'intérieur du corps 31, ce qui a pour effet de distribuer une dose de produit fluide. Il s'agit là d'une pompe tout à fait classique dans le domaine de la pharmacie ou de la cosmétique.
Comme susmentionné, la bague 2 est destinée à fixer la pompe 3 sur un récipient, qui est ici désigné par la référence numérique 4. Ce récipient, qui n'est que partiellement représenté, comprend un col 40 qui définit une ouverture faisant communiquer l'intérieur du récipient avec l'extérieur. Le col 40 définit un bord d'extrémité supérieur annulaire 41 et un épaulement périphérique extérieur 42. La bague de fixation 2 coopère avec ce col par engagement des têtes d'accrochage 23 en dessous de l'épaulement 42. Pour réaliser l'étanchéité, un joint de col 27 est comprimé entre le bord supérieur 41 et le plateau 24 de la bague 2. Pour parvenir en dessous de l'épaulement 42, les têtes 23 doivent d'abord passer au-delà de l'épaulement 42. Ceci est possible du fait que les pattes 21 peuvent se déformer radialement vers l'extérieur pour passer l'épaulement 42. Une fois l'épaulement passé, les têtes 23 peuvent au moins partiellement se loger en dessous de l'épaulement 42. De manière tout à fait conventionnelle, la frette d'habillage 1 est montée sur la bague de fixation 2 de manière à bloquer les pattes 21 autour du col 40.
Pour ce faire, la paroi interne 15 de la frette d'habillage vient en contact serrant avec la paroi extérieure de la bague, qui est ici formée par la jupe 20 et la paroi de guidage 26.
Dans le cas de la frette selon le premier mode de réalisation, les projections 17 vont mordre dans la matière plastique constitutive de la bague
2. A cet effet, il faut que le diamètre interne fictif défini ou sommet des projections 17 soit inférieur au diamètre extérieur de la bague au niveau de la jupe 20 et/ ou de la paroi de guidage 26. Sur la figure 3, on voit la frette d'habillage 1 engagée partiellement sur la bague 2, à savoir uniquement au
niveau de la paroi de guidage 26. En se rapportant à la figure 4 qui montre de façon agrandie le détail de la figure 3, on peut voir que les projections 17 mordent dans la matière constitutive de la bague 2. En position finale non représentée, la frette 1 entoure complètement la bague 2 avec l'extrémité inférieure 11 de la frette située en dessous de l'extrémité inférieure de la bague et le rabat rentrant en appui sur l'extrémité supérieure de la paroi de guidage 26. Dans cette position d'assemblage finale, les nervures 16 constituées par les projections 17 et les creux 18, mordent dans la jupe 20 et la paroi de guidage 26 pratiquement sur toute leur hauteur. La disposition verticale des nervures 16 facilite l'engagement de la frette autour de la bague en pénétrant dans la matière constitutive de la bague à la manière d'une lame. De préférence, la matière constitutive de la frette est plus dure que celle de la bague. La disposition verticale des nervures empêche toute rotation de la frette autour de la bague. Cette tenue en rotation est en majeure partie assurée par les projections 17. Selon l'invention, les creux 18 participent également à la tenue de la frette sur la bague, principalement en ce qui concerne la tenue à la traction permettant d'empêcher le retrait de la frette à partir de la bague en tirant sur la frette. Les qualités de fluage de la matière plastique sont bien connues depuis longtemps. Ces caractéristiques de fluage permettent à la matière plastique constitutive de la bague de fluer à l'intérieur des creux 18 définis entre chaque projection 17. On peut également dire que la matière plastique va fluer autour de chaque projection, c'est-à-dire autour de ses bords longs 172, mais également autour de ses extrémités 171. L'orientation sensiblement perpendiculaire des extrémités par rapport aux bords assure ainsi une bonne tenue à la fois en traction et en rotation. Ceci n'est pas le cas avec des nervures continues comme dans les documents de l'art antérieur précités.
De telles nervures saillantes localement interrompues peuvent être réalisées de diverses manières. On peut par exemple réaliser les projections
au cours d'une seule et même étape de fabrication, comme par exemple par moulage de matière plastique. Il suffit de prévoir une empreinte de moule susceptible de réaliser les projections séparées par les creux. Il est également possible de réaliser une telle frette en métal en une seule et unique étape de fabrication, comme par exemple par moulage, bien que ceci ne soit très pratique. Avantageusement, la frette de l'invention est réalisée en deux étapes successives, à savoir une première étape consistant à réaliser une frette par emboutissage de métal de manière à former des nervures continues sur la paroi interne, puis d'usiner les nervures par enlèvement de matière ou déplacement de matière pour former des creux divisant chaque nervure en plusieurs projections séparées. En résumé, on fabrique une frette avec des nervures continues puis on modifie les nervures pour obtenir des projections séparées. La technique d'usinage par déplacement de matière est préférée étant donné qu'elle ne génère pas de copeaux ni de débris de métal. On peut par exemple utiliser des techniques de repoussage ou de moletage pour usiner les nervures par déplacement de matière. Les figures 5 et 6 sont des représentations très fortement agrandies de nervures usinées par déplacement de matière. Ces figures représentent deux projections 17 séparées par un creux 18. Comme précédemment mentionné, chaque projection 17 comprend deux extrémités opposées 171 reliées par deux bords
172. Chaque projection s'étend à partir de la zone de base cylindrique 151 définie par la paroi interne 15. La nervure 17 se projette ainsi vers l'intérieur en formant deux flancs 174 qui convergent vers une crête 173. La projection 17 présente ainsi une section sensiblement triangulaire à la manière d'un filet de vis. Cette forme permet une meilleure pénétration par coupage dans la matière constitutive de la bague de fixation. Les extrémités 171 de deux projections adjacentes 17 se font face et définissent ainsi un creux 18. Le fond du creux 18 peut s'étendre au même niveau que la zone de base 151 ou à un niveau différent supérieur ou inférieur. Etant donné que le creux 18 a été ici
obtenu par déplacement de matière, par exemple par repoussage ou moletage, le creux 18 est bordé par des amas de matière déplacée qui se concentrent principalement au niveau de la crête 173 et des bords 172. On peut notamment voir sur les figures 5 et 6 que les projections 17 forment un bossage 175 au niveau où les extrémités 171 se raccordent aux crêtes 173. Ce bossage est obtenu du fait que la matière qui se trouvait auparavant au niveau du creux 18 a été déplacée sur les côtés. Il en est de même pour les amas 176 qui s'étendent au niveau du bord 172 à chaque extrémité du fond du creux 18. Ces amas de matière déplacée 175 et 176 forment autant de profils saillants qui favorisent encore davantage la tenue de la frette sur la bague. Dans le mode de réalisation de la figure 5, le creux 18 est sensiblement symétrique de sorte que les extrémités 171 sont identiques. Dans le mode de réalisation de la figure 6, le creux 18 est dissymétrique avec l'extrémité 171 de la projection inférieure 17 qui s'étend pratiquement dans un plan horizontal, alors que l'extrémité 171 de la projection supérieure 17 s'étend dans un plan plus vertical. Ainsi, lorsque l'on enfonce la frette sur la bague, le plastique de la bague va glisser sur l'extrémité 171 de la projection supérieure et lorsque l'on voudra retirer par traction la frette de la bague, la matière de la bague va venir butée sur l'extrémité 171 de la projection inférieure qui s'étend pratiquement perpendiculairement à l'axe de traction. Avec ce creux dissymétrique 18 de la figure 6, on réalise une fonction d'accrochage par harponnage, facilitant l'introduction et empêchant l'extraction. On peut bien entendu imaginer encore d'autres formes pour les creux 18 séparant deux projections 17. En fonction de la forme du creux, les amas de matière déplacée sont différents, comme on peut le voir sur les figures 5 et 6.
En se référant à la figure 7, on voit un autre mode de réalisation d'une frette l' selon l'invention, dans laquelle les nervures 16' s'étendent horizontalement de manière à former des nervures annulaires localement interrompues par des creux allongés 18, qui peuvent être également réalisées
par n'importe quelle technique. Les nervures 16' assurent une très bonne tenue à la traction, alors que les creux 18 empêchent toute rotation. En d'autres termes, il y a une alternance régulière de projections et de creux allongés. En se référant à la figure 8, on peut voir encore un autre mode de réalisation pour une frette d'habillage selon l'invention. La frette d'habillage 1" comprend ici des nervures obliques 16" qui s'étendent parallèlement les unes aux autres. L'angle des nervures obliques 16" par rapport à l'axe longitudinal de la frette est d'environ 45°. On peut voir sur la figure 7 que les nervures 16" sont formées à partir de projections 17 séparées par des creux
18. Ces creux 18 peuvent être réalisés avec n'importe quelle technique comme par exemple le moulage, l'enlèvement ou le déplacement de matière. Du fait de l'orientation inclinée des projections 17, celles-ci sont disposées à la manière de losange par rapport à l'axe longitudinal de la frette. Cette disposition en losange assure une bonne tenue à la fois en rotation et en traction. Les creux 18 ont été réalisés perpendiculairement à la direction longitudinale des nervures, mais on aurait également pu réaliser les creux 18 perpendiculairement à l'axe longitudinal du cylindre de sorte que chaque projection présente une forme de parallélogramme. Un principe de l'invention peut être vu dans le fait de former des projections localisées, ponctuelles ou discrètes au niveau de la paroi interne d'une frette d'habillage, ou plus généralement d'un organe de recouvrement, destiné à être engagé autour d'une bague de fixation de pompe ou de valve.