Procédé de traitement d'eau incluant un recyclage de charbon actif en poudre
1. Domaine de l'invention
Le domaine de l'invention est celui du traitement de l'eau en vue de son épuration ou de sa potabilisation.
Plus précisément, l'invention concerne un procédé de traitement qui inclut une étape de mise en contact de l'eau à traiter avec un réactif pulvérulent tel que du charbon actif en poudre (CAP).
2. Art antérieur Dans le domaine de l'invention, il est connu pour traiter une eau contenant notamment de la pollution organique, des micro-polluants et des composés présentant un effet perturbateur endocrinien, de combiner la mise en contact de l'eau à traiter avec des réactifs pulvérulents et sa fïltration.
La figure 1 illustre une installation selon l'art antérieur pour la mise en œuvre d'un tel procédé.
Tel que cela est représenté sur cette figure 1, une installation de ce type comprend un séparateur gravitaire 10, une enceinte de contact 11, et un séparateur membranaire 12 montés en série.
Le traitement d'une eau au moyen d'une telle installation consiste à faire passer l'eau à traiter dans le séparateur gravitaire 10 de manière à séparer une phase liquide d'une phase solide.
La phase liquide provenant du séparateur gravitaire 10 est ensuite acheminée à l'intérieur de l'enceinte de contact l i a l'intérieur de laquelle est injecté un réactif pulvérulent 13. Le réactif pulvérulent est ensuite séparé de l'eau au sein du séparateur membranaire 12.
De l'eau traitée est alors extraite 14 de l'installation alors que le réactif pulvérulent est recyclé 15 en amont du séparateur gravitaire 10.
Une variante de cette technique, qui est illustrée en pointillés sur la figure 1, consiste à recycler le réactif pulvérulent 16 en aval de l'enceinte agitée 11.
3. Inconvénients de l'art antérieur
Cette technique est efficace en ce qu'elle permet de traiter convenablement de l'eau en vue de son épuration ou de sa potabilisation. Elle présente toutefois quelques inconvénients. Notamment, cette technique présente l'inconvénient de nécessiter la mise en œuvre d'un séparateur gravitaire de manière à séparer la phase liquide de la phase solide incluant une partie du réactif pulvérulent recyclé.
La mise en œuvre d'un tel séparateur gravitaire impose une faible vitesse de traitement de l'eau. Ceci induit des temps de traitement relativement longs. En outre, la mise en œuvre d'un tel séparateur gravitaire tend à augmenter de manière non négligeable la taille des installations nécessaires à la mise en œuvre d'un tel procédé de traitement, lesquelles sont assez peu compactes.
Un autre inconvénient de cette technique de l'art antérieur est lié au fait que le temps de contact de l'eau avec le réactif pulvérulent au sein de l'enceinte 11 est relativement long.
En effet, cette technique permet d'injecter de faibles quantités de réactif pulvérulent dans l'eau. La concentration en réactif pulvérulent de l'eau au sein de l'enceinte 11 est seulement de l'ordre de 10 à 30 mg/1.
Par conséquent, le paramètre Ct, qui traduit le niveau de performance de ce type de procédé, et qui est égal au produit de la concentration en réactif pulvérulent et du temps de contact de l'eau avec le réactif pulvérulent, ne dépasse pas, dans ce type d'installation, 100 à 300 mg/l.mn pour un temps de contact de
10 minutes.
Ainsi, de manière à obtenir un Ct de valeur importante, c'est-à-dire de façon à obtenir un niveau de performance élevé, il est nécessaire de mettre en contact l'eau avec le réactif pulvérulent pendant des périodes relativement longues.
L'association de la mise en œuvre d'un séparateur gravitaire et d'une mise en contact de l'eau et du réactif pulvérulent pendant de longues périodes conduit donc à :
augmenter la taille des installations ; augmenter les temps de traitement ; ce qui conduit à : une productivité relativement réduite ; - des coûts d'exploitation relativement importants.
4. Objectifs de l'invention
L'invention a notamment pour objectif de pallier ces inconvénients de l'art antérieur.
Plus précisément, un objectif de l'invention est de fournir, dans au moins un mode de réalisation de l'invention, une technique de traitement d'eau associant sa mise en contact avec un réactif pulvérulent et sa filtration, qui présente une valeur de paramètre Ct importante.
Un autre objectif de l'invention est de mettre en œuvre, dans au moins un mode de réalisation, une telle technique de traitement d'eau qui nécessite des temps de traitement relativement courts, à tout le moins comparativement aux techniques de l'art antérieur.
L'invention vise également à fournir, dans au moins un mode de réalisation de l'invention, une telle technique dont la mise en œuvre nécessite des installations de taille relativement réduite, à tout le moins comparativement aux techniques de l'art antérieur.
L'invention a encore pour objectif de fournir, dans au moins un mode de réalisation de l'invention, une telle technique qui soit efficace et simple à mettre en œuvre.
5. Exposé de l'invention Ces objectifs, ainsi que d'autres qui apparaîtront par la suite, sont atteints à l'aide d'un procédé de traitement d'eau en vue de son épuration ou de sa potabilisation, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes : une étape d'injection de charbon actif en poudre (CAP) dans ladite eau de façon à obtenir un mélange eau à traiter/CAP ; - une étape d'acheminement dudit mélange eau à traiter/CAP au sein d'une
zone agitée de mise en contact en vue d'obtenir un mélange eau à traiter/CAP agité ; une étape de fïltration dudit mélange eau à traiter/CAP agité au sein d'une unité de fïltration membranaire en vue de produire une eau traitée et un concentrât riche en CAP ; une étape de recirculation dudit concentrât riche en CAP en amont et/ou au sein de ladite zone agitée ; la concentration en CAP dudit mélange étant comprise entre 1 et 10 g/1 ; ledit mélange eau à traiter/CAP étant maintenu dans ladite zone agitée pendant un temps de contact compris entre 2 et 20 minutes ; ledit procédé comprenant de plus une étape d'ozonation de ladite eau à traiter, incluant l'injection d'ozone dans ladite eau à traiter préalablement à l'injection de CAP de façon à obtenir un mélange eau à traiter/ozone dont la concentration en ozone est comprise entre 0,5 et 3 mg/1. Ainsi, l'invention repose sur une nouvelle approche du traitement d'une eau par adsorption sur CAP dans une zone agitée de mise en contact puis par fïltration.
Une telle approche consiste, après fïltration, à recycler le concentrât riche en CAP juste en amont et/ou directement au sein de la zone agitée de mise en contact.
La mise en œuvre de l'invention permet donc, du fait de ce recyclage, d'augmenter de façon considérable la concentration en CAP dans l'eau contenue dans la zone de mise en contact.
Ainsi, l'invention conduit à obtenir un Ct important tout en limitant le temps de contact du CAP et de l'eau. Par exemple, en considérant un temps de mise en contact de 10 minutes, le Ct d'une installation pour la mise en œuvre d'un procédé selon l'invention peut atteindre 50 000 mg/l.mn alors qu'il se situe aux alentour de 100 à 300 mg/l.mn pour une installation selon l'art antérieur.
En outre, la technique selon l'invention ne nécessite pas de mettre en œuvre un séparateur gravitaire. Ceci conduit également à réduire le temps de
traitement de l'eau tout en réduisant la taille des installations nécessaires au traitement de l'eau.
Le traitement de l'eau selon la présente technique conduit ainsi à réduire le temps de contact de l'eau avec le CAP et la taille des installations nécessaires à sa mise en œuvre. La présente technique permet par conséquent de diminuer le coût du traitement de l'eau.
La mise en œuvre de l'invention permet donc d'obtenir un mélange eau/CAP dans la zone de mise en contact qui présente une concentration en CAP très élevée comparativement aux techniques de l'art antérieur. En effet, selon ces techniques, la concentration en CAP du mélange d'eau et de CAP varie seulement entre 10 et 30 mg/1. L'invention, qui prévoit que cette concentration peut atteindre 10 g/1, permet de multiplier jusqu'à environ 170 fois la concentration en CAP du mélange eau/CAP.
Le Ct d'une technique selon l'invention peut ainsi atteindre des valeurs très élevées tout en limitant le temps de contact de l'eau et du CAP.
La durée du temps de contact est choisie en fonction de la concentration en polluant à éliminer.
La mise en œuvre de l'invention permet de traiter l'eau efficacement et dans des temps très courts, à tout le moins comparativement aux techniques de l'art antérieur. Ceci conduit donc à réduire les coûts d'exploitation liés au traitement de l'eau.
Selon l'invention le procédé comprend une étape d'ozonation de ladite eau à traiter comprenant l'injection d'ozone dans ladite eau à traiter préalablement à l'injection de CAP de façon à obtenir un mélange eau à traiter/ozone dont la concentration en ozone est comprise entre 0,5 et 3 mg/1.
La valeur de cette concentration est choisie en fonction de la concentration en polluant à éliminer. Une telle ozonation permet : d'oxyder les molécules organiques en molécules de tailles plus petites et plus facilement adsorbables ; - d'oxyder les molécules non adsorbables, telles que notamment certains
pesticides (Glyphosate, AMPA...), ce qui conduit à améliorer l'abattement de la pollution de l'eau ; et de détruire les molécules odorantes.
Selon une caractéristique avantageuse, ladite étape de recirculation est précédée d'une étape d'extraction du CAP usagé contenu dans ledit concentrât.
Ceci permet d'évacuer le CAP hors d'usage et de ne recycler que le CAP encore actif, c'est-à-dire dont le pouvoir adsorbant est non nul.
Préférentiellement, ledit CAP présente une granulométrie dont la valeur est comprise entre 5 et 50 μm. De telles caractéristiques dimensionnelles confèrent au CAP une bonne aptitude à l'adsorption et permettent d'obtenir un traitement efficace de l'eau.
Selon une caractéristique avantageuse, ladite unité de fîltration intègre des membranes d'ultrafïltration.
Selon une autre caractéristique avantageuse, ladite unité de fîltration intègre des membranes de micro fîltration.
La mise en œuvre de membranes de l'un ou l'autre de ces types permet de séparer efficacement le CAP de l'eau traitée et de retenir efficacement la part non adsorbable et non oxydable du COT (Carbone Organique Total) de l'eau à traiter.
La présente technique couvre également une installation de traitement d'eau destinée à la mise en œuvre d'un procédé de traitement d'eau selon l'invention.
Une telle installation comprend des moyens d'arrivée d'eau à traiter, une cuve d'ozonation, une zone agitée de contact reliée à ladite cuve d'ozonation par une canalisation, des moyens d'injection de charbon actif en poudre (CAP) dans ladite canalisation, des moyens d'évacuation d'un mélange d'eau et de CAP de ladite zone agitée vers une unité de fîltration, ladite unité de fîltration étant reliée à des moyens d'évacuation d'une eau traitée et à des moyens de recirculation d'un concentrât riche en CAP, lesdits moyens de recirculation dudit concentrât riche en CAP débouchant en amont et/ou au sein de ladite zone agitée.
Selon l'invention, lesdits moyens de recirculation dudit concentrât riche en CAP débouchent en amont et/ou au sein de ladite zone agitée.
Une telle installation présente l'avantage d'être relativement compacte, à tout le moins comparativement aux techniques de l'art antérieur. En outre, sa mise en œuvre permet de recycler juste en amont et/ou directement au sein de la zone de mise en contact le concentrât riche en CAP issu de la fîltration du mélange d'eau à traiter et de CAP. La concentration en CAP de l'eau présente dans la zone de mise en contact est de ce fait très importante comparativement aux techniques de l'art antérieur. Cet aspect de l'invention permet donc de conférer à la présente technique un Ct très élevé.
La mise en œuvre de l'invention conduit donc à augmenter la performance du traitement de l'eau tout en réduisant le temps et l'espace qu'il requiert, et par voie de conséquence les coûts qui y sont associés. 6. Liste des figures
D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante d'un mode de réalisation préférentiel, donné à titre de simple exemple illustratif et non limitatif, et des dessins annexés, parmi lesquels : - la figure 1 présente un schéma d'une installation de traitement selon l'art antérieur ; la figure 2 illustre un schéma d'une installation selon un mode de réalisation de l'invention.
7. Description d'un mode de réalisation de l'invention 7.1. Rappel du principe de l'invention
L'invention concerne le traitement d'une eau par mise en contact avec du CAP dans une zone agitée de mise en contact puis fîltration dans une unité de fîltration membranaire.
Le principe général de cette invention repose sur la mise en oeuvre, après adsorption et filtration, du recyclage du concentrât riche en CAP issu de la
fïltration juste en amont et/ou directement au sein de la zone de mise en contact agitée.
La mise en œuvre d'une telle étape de recyclage permet d'augmenter de façon considérable la concentration en CAP dans l'eau contenue dans la zone de mise en contact. On obtient ainsi un Ct dont la valeur est importante tout en limitant le temps de contact du CAP et de l'eau.
Le traitement de l'eau selon la présente technique conduit ainsi à réduire le temps de contact de l'eau avec le CAP et la taille des installations nécessaires à sa mise en œuvre et par conséquent à diminuer les coûts du traitement de l'eau. 7.3. Exemple d'un mode de réalisation
7.3.1. Installation
On présente, en relation avec la figure 2, un mode de réalisation d'une installation destinée à la mise en œuvre d'un procédé selon l'invention.
Tel que cela est représenté sur cette figure 2 une telle installation comprend une canalisation d'arrivée d'eau à traiter 30. Cette canalisation d'arrivée d'eau 30 débouche dans une cuve d'ozonation 31 comprenant des injecteurs d'ozone 311.
La cuve d'ozonation 31 présente une sortie qui est reliée à l'entrée d'une cuve de mise en contact 33 au moyen d'une canalisation 32. La cuve de contact 33 loge un agitateur 330. La cuve de mise en contact 33 constitue ainsi une cuve agitée. La cuve de contact 33 présente une sortie qui est reliée à une canalisation d'évacuation 34.
La canalisation d'évacuation 34 débouche à l'entrée d'une unité de fïltration membranaire 35. Cette unité de filtration 35 loge une pluralité de membranes d'ultrafiltration ou de type microfiltration. Elle présente une première sortie qui est reliée à une canalisation d'extraction d'eau traitée 36. Elle présente également une deuxième sortie qui est reliée à une canalisation de recirculation 37 d'un concentrât riche en CAP.
La canalisation 37 débouche juste en amont de la cuve de mise en contact 33 et/ou directement au sein de cette cuve 33.
Des moyens d'injection 38 de CAP sont reliés à la canalisation 32. Ces moyens d'injection 38 peuvent par exemple comprendre un ou plusieurs injecteurs.
Selon une variante, des moyens d'extraction 39 de CAP usagé sont reliés à la canalisation de recirculation 37. Ces moyens d'extraction peuvent par exemple comprendre un hydrocyclone ou tout autre type d'équipement qui permet de séparer le CAP usagé du CAP toujours actif. 7.3.2. Procédé
Un procédé de traitement d'eau par la mise en œuvre d'une installation selon ce mode de réalisation va maintenant être décrit.
Un tel procédé de traitement d'eau consiste à acheminer l'eau à traiter dans la cuve d'ozonation 31 via la canalisation d'amenée 30. Les injecteurs d'ozone 311 sont ensuite mis en œuvre de façon telle que la concentration en ozone du mélange eau à traiter/ozone contenu dans la cuve d'ozonation 31 soit comprise entre 0,5 et 3 mg/1. Le temps de contact de l'ozone et de l'eau à traiter dans la cuve d'ozonation 31 est compris entre 1 et 30 minutes.
La mise en œuvre d'une étape d'ozonation de l'eau à traiter présente de nombreux avantages au rang desquels figurent les suivants : l'ozone oxyde les molécules organiques en molécules de tailles plus petites et plus facilement adsorbables ; l'ozone oxyde des molécules non adsorbables telles que certains pesticides
(Glyphosates, AMPA...), ce qui conduit à améliorer l'abattement de la pollution de l'eau ; l'ozone conduit à la destruction des molécules odorantes.
L'eau ozonée au sein de la cuve d'ozonation 31 est ensuite acheminée dans la cuve de mise en contact 33 via la canalisation 32. Parallèlement, les moyens d'injection 38 sont mis en œuvre de façon à injecter du CAP dans l'eau ozonée à traiter circulant dans la canalisation 32.
Le CAP injecté dans l'eau présente avantageusement une granulométrie dont la valeur est comprise entre 5 et 50 μm. Le CAP peut par exemple être d'origine végétale ou minérale.
Le mélange de CAP et d'eau ozonée acheminé dans la cuve de mise en contact 33 y est agité pendant un temps de mise en contact qui peut varier de 2 à 20 minutes. La concentration en CAP de l'eau présente dans la cuve de mise en contact 33 est comprise entre 1 et 10 g/1.
Le mélange agité d'eau ozonée et de CAP contenu dans la cuve de mise en contact 33 est ensuite acheminé vers l'unité de fïltration 35 au moyen de la canalisation d'évacuation 34.
Ce mélange est filtré au sein de l'unité de fïltration 35 en vue de produire une eau traitée et un concentrât riche en CAP.
L'eau traitée est extraite au moyen de la canalisation d'extraction d'eau traitée 36. Le concentrât riche en CAP issu de la filtration du mélange d'eau ozonée et de CAP est recyclé via la canalisation 37 juste en amont de la cuve de mise en contact 33 et/ou directement à l'intérieur de celle-ci.
Les moyens d'extraction 39 du CAP usagé peuvent être mise en œuvre de façon à ce que seul le CAP encore actif puisse être recyclé. La mise en œuvre combinée d'une ozonation, d'une adsorption sur CAP avec recyclage du CAP et d'une fïltration sur membrane permet : de faciliter l'adsorption sur CAP des molécules organiques du fait de la diminution de leur taille par ozonation ; de traiter une grande partie des molécules adsorbables du fait du Ct important ; de traiter les molécules non adsorbables par ozonation ; de retenir sur les membranes la partie non oxydable et non adsorbable du
COT qui correspond approximativement à 10% du COT global.
7.3.3. Essais
L'efficacité d'un procédé de traitement selon ce deuxième mode de réalisation de l'invention a été évaluée en traitant une eau brute dont le COT (Carbone Organique Total) s'élevait à 5 mg/1.
Après ozonation de l'eau à traiter de telle manière qu'elle présente une concentration en ozone égale à 2 mg/1, la valeur de son COT s'élevait à 4 mg/1.
La seule ozonation permet donc d'atteindre un taux d'abattement du COT d'environ 20%.
Le traitement d'une telle eau ozonée de façon que la concentration en CAP du mélange présent dans la cuve de mise en contact 33 s'élève à 20 mg/1, et pour un temps de contact de 10 minutes, a conduit à la production d'une eau traitée dont le COT était égal à 3,20 mg/1.
Le traitement de l'eau brute par ozonation et adsorption sur CAP sans recyclage du CAP permet ainsi d'atteindre un abattement de 36% de la COT de l'eau brute, et une valeur de Ct de 200 mg/l.mn. L'adsorption permet d'augmenter de 16% l'abattement de la COT de l'eau brute et d'abattre de 20% le COT de l'eau ozonée.
Le traitement de l'eau brute par ozonation et adsorption avec recirculation du CAP de telle manière que la concentration en CAP du mélange présent dans la cuve de mise en contact 33 s'élève à 5 g/1, et pour un temps de contact de 10 minutes, a conduit à la production d'une eau traitée dont la COT était égal à 2,00 mg/1.
Le traitement par ozonation et adsorption du CAP avec recyclage du CAP permet ainsi d'atteindre un abattement de 60% de la COT, et une valeur de Ct de 5 000 mg/L.mn. La mise en œuvre d'un recyclage du CAP selon l'invention permet donc d'augmenter de 24% l'abattement de la COT de l'eau brute, et d'augmenter de 2400% la valeur du Ct. L'adsorption et le recyclage permettent d'abattre de 50% le COT de l'eau ozonée.
7.4. Avantages
La mise en œuvre d'une technique de traitement d'eau selon l'invention permet notamment :
de réduire le temps du traitement ; de réduire la taille des installations de traitement, et par conséquent de limiter le coût du traitement de l'eau.
De plus, l'étape d'ozonation permet d'éliminer des composés qui n'ont ensuite pas à être adsorbé sur le CAP et ainsi de rendre plus disponible ce CAP pour d'autres composés.