TITRE : Injecteur pour implant ophtalmologique pliable
La présente invention est relative à un injecteur pour implant ophtalmologique pliable.
Dans le traitement de la cataracte, on élimine le cristallin et on le remplace par une lentille introduite dans la capsule cristalline. Cette lentille est réalisée en une matière souple et élastiquement déformable, pouvant être pliée et comprimée.
En l'état actuel de la technique, l'implant se présente sous la forme d'une lentille biconvexe d'un diamètre de 3 à 7 millimètres qui comporte à sa périphérie des anses se présentant, généralement, sous la forme de bras curvilignes ayant pour fonction de centrer la lentille dans la capsule cristalline l'ensemble ayant un diamètre total de l'ordre 10 à 1 5 mm.
L'implant est plié et introduit dans une aiguille creuse comportant un poussoir permettant de l'éjecter lorsque la pointe de l'aiguille est introduite dans la capsule cristalline.
On connaît un injecteur dans lequel l'aiguille creuse présente une ouverture latérale débouchant dans une chambre dans laquelle l'implant est disposé, ladite chambre présentant à l'opposé de l'ouverture une palette pivotante.
Le pivotement de la palette a pour effet de replier l'implant et de l'introduire dans le conduit de l'aiguille, ladite palette, en fin de mouvement, fermant l'ouverture précitée. A ce moment, il est possible d'actionner un
poussoir qui éjecte l'implant, l'injecteur se comportant à l'instar d'une seringue usuelle.
Ce dispositif ne donne pas, entière, satisfaction pour plusieurs raisons.
L'expérience a montré qu'il n'était pas possible d'obtenir un résultat satisfaisant avec tous les implants existants dont les anses sont de formes variées. II résulte des explications ci-dessus que la mise en œuvre de l'injecteur nécessite deux manipulations qui doivent être effectuées dans un ordre précis et dont le déroulement dépend de l'opérateur. Ainsi, il importe que le praticien chargé de l'opération actionne la palette et attende la fin de son pivotement avant d'agir sur le poussoir.
Il s'avère donc que l'utilisation de cet injecteur requiert une attention très soutenue de la part du praticien.
Le but de l'invention est de proposer un injecteur permettant de plier et d'éjecter un implant par une action continue sur un poussoir.
Cet injecteur est remarquable en ce qu'il comporte un poussoir présentant deux tiges dont l'une peut agir sur un poussoir d'éjection tandis que l'autre peut agir, par l'entremise d'un poussoir de pliage, sur un mécanisme permettant le pliage de l'implant et son introduction dans l'aiguille creuse, des moyens étant prévus pour inhiber, lorsque cela est souhaitable, l'action de l'une ou l'autre des tiges du poussoir.
La présente invention sera mieux comprise par la description qui va suivre faite en se référant aux dessins annexés à titre d'exemple indicatif seulement sur lesquels :
-la figure 1 est une vue en coupe effectuée selon la ligne l-l de la figure 2, montrant un injecteur prêt à l'emploi ;
-la figure 1 a est une vue à plus grande échelle du détail A de la figure 1 ;
-la figure 2 est une vue en coupe effectuée selon la ligne ll-ll de la figure Ί ; -la figure 3 est une vue analogue à celle 1 montrant la position des éléments mobiles à la fin de l'opération (l'implant ayant été éjecté) ;
-la figure 4 est une vue en coupe effectuée selon la ligne IV-IV de la figure 3 ; -la figure 4a est une vue à plus grande échelle de la partie supérieure de la figure 4 ;
-la figure 5 est une vue partielle et à plus grande échelle de la partie de l'injecteur comportant le poussoir de pliage ;
-la figure 6 est une vue en coupe effectuée selon la ligne VI-VI de la figure 5, les organes mobiles étant représentés en position initiale ;
-la figure 7 est une vue analogue à celle 6, les organes mobiles étant représentés en position finale ;
-la figure 8 est une vue en perspective du poussoir de pliage.
En se reportant aux dessins, on voit que l'injecteur comporte un corps 1 , de guidage d'un organe tubulaire 2, ou poussoir général, renfermant deux tiges parallèles 3 et 4. La tige 3, par son déplacement, peut agir sur un poussoir d'éjection 5, guidé dans un tube 6 du corps 1 et formant le prolongement de l'aiguille creuse 7 usuelle.
La tige 4, guidée dans un tube 6a peut, par son déplacement, agir sur un poussoir de pliage 8 débouchant dans un boîtier 9 du corps.
Le boîtier 9 présente un compartiment 10, dans lequel est disposé l'implant P, débouchant latéralement dans l'aiguille 7.
Le pliage de l'implant est réalisé par le déplacement d'une pièce de pliage 1 1 , guidée entre les parois parallèles 1 2 et 1 3 du boîtier. Le déplacement de la pièce 1 1 est assuré par une came 14 guidée entre les parois parallèles 1 5 et 16 du boîtier.
La came 14 présente une partie oblique 1 7 en contact avec une seconde partie oblique 18 de l'organe de pliage 1 1 de sorte que lorsque ladite pièce se déplace selon la flèche F celle-ci oblige ledit organe de pliage â se déplacer vers le haut en repoussant l'implant P qui se replie et se loge dans le tube formé par le boîtier et le bord supérieur de l'organe de pliage.
Il ressort des explications ci-dessus que le déplacement d'une pièce, celle 14, selon une direction détermine le déplacement de l'autre, celle 1 1 , selon une autre direction.
A la fin du déplacement, il est alors possible à l'aide du poussoir 5 d'éjecter l'implant dans la capsule cristalline.
L'expérience a montré que le pliage de l'implant était facilité si l'épaisseur de l'organe de pliage, dont le champ supérieur est conformé pour reproduire le profil du canal de l'aiguille 7, était légèrement inférieure au
diamètre dudit canal comme cela ressort de la figure 4a. Il en résulte que la partie fixe du canal, de réception de l'implant plié.s'étende sur plus de 1 80°.
Selon un mode de réalisation, le boîtier 9 présente une face ouverte, permettant la mise en place des organes mobiles 1 1 et 1 4 et de l'implant, cette face étant normalement obturée par un couvercle 1 9, fixé, par exemple par clipsage.
Naturellement des moyens sont prévus pour maintenir l'organe dans la position représentée sur la figure 1 , comme cela ressort de la figure 1 a. Ainsi, il est possible de prévoir sur la face 20 de la paroi 1 3 une petite protubérance 21 contre laquelle prend appui la partie supérieure de l'organe 1 1 . Un effort très léger est suffisant pour franchir cet obstacle lorsque la pièce 1 1 est repoussée par celle 1 4. Pour que cet effort complémentaire ne soit pas constant, une rainure 22 est prévue sur le champ correspondant de la pièce 1 1 .
Le déplacement de la came 1 4 et, par suite, celui de la pièce 1 1 est placé sous la dépendance du poussoir 8.
Durant le déplacement du poussoir 8 sous l'action de la tige 4, il importe que la tige 3, dont le déplacement est lié à celui de la tige 4, soit sans action sur le poussoir d'éjection 5. Un tel résultat peut être obtenu en prévoyant, entre la tige 3 et le poussoir 5, un espace initial E, au moins égal à la course utile du poussoir 8. Selon un autre mode de réalisation, la longueur du poussoir est réduite de la valeur de l'espace E précité et l'extrémité antérieure du poussoir est, initialement, en contact avec l'extrémité postérieure de la tige 3. Selon une
variante de ce mode de réalisation, le poussoir et sa tige sont réalisés en une seule pièce.
Naturellement des moyens sont prévus pour maintenir le poussoir 5 dans la position représentée sur la figure 1 et s'opposer à son déplacement intempestif. Ce résultat peut être obtenu en prévoyant un jeu relativement ajusté, dit « à frottement gras », entre le poussoir et son alésage. On peut utiliser, aussi un moyen analogue à celui utilisé pour le maintien de la pièce 1 1.
En agissant sur l'extrémité 2a du tube de support des tiges 3 et 4, on agit sur l'extrémité du poussoir de pliage et l'on repousse la pièce 14 qui force le déplacement de celle 1 1 . A la fin du mouvement, le talon 14a de la pièce 14 s'insère sous celle
1 1 et assure le verrouillage de cette dernière.
Des moyens sont prévus pour que, lorsque les pièces 1 1 et 14 sont dans la position représentée sur la figure 3, il soit possible de poursuivre le déplacement du poussoir général 2.
Un tel moyen va être décrit en regard des figures 5 à 8.
Le poussoir 8 présente un méplat 8a très prononcé sur la plus grande partie de sa longueur et la tige 4 présente un méplat identique 4a de sorte que, et comme cela ressort de la figure 7, les deux parties méplates puissent coulisser librement dans le tube guide 6a.
Initialement le poussoir 8 et la tige 4 sont positionnés angulairement de façon à ce que l'extrémité de la tige 4 soit en contact avec celle du poussoir 8, c'est la position qui correspond à la coupe de la figure 6. Des moyens sont prévus pour qu'à la fin du déplacement axial du poussoir 8 la position angulaire de ce dernier et celle de la tige 4 correspondent à celle montrée sur la coupe de la figure 7, position selon laquelle la tige 4 coulisse librement dans le tube guide 6a alors que le poussoir d'éjection est soumis à l'action de la tige 3.
Le poussoir 8 présente un doigt 23 guidé dans une rainure hélicoïdale 24 du guide 6a. De cette façon, lorsque le poussoir 8 est soumis à l'action de la tige 4, il pivote pour se trouver, à la fin du mouvement, dans la position représentée sur la coupe de la figure 7. La rainure s'étend sur 180° et son pas est égal à la moitié du déplacement longitudinal du poussoir 8.
Pour un problème de montage, la rainure 24 débouche dans une rainure longitudinale 25. Le doigt 23 peut avantageusement être utilisé pour servir d'appui à un ressort hélicoïdal, à spires non jointives, monté soit sur le tube 6a , soit sur celui 6. Le ressort est comprimé lorsque l'action du poussoir général est efficace et il se détend en provoquant un recul du poussoir correspondant lorsque la tige correspondante n'a plus d'effet sur le poussoir associé.