Montre-bracelet à complication mécanique comprenant au moins une capsule anéroïde.
1. Domaine de l'invention
Le domaine de l'invention est celui de l'horlogerie. Plus précisément, l'invention concerne les montres-bracelets comprenant une complication présentant un mouvement mécanique.
Ainsi, l'invention concerne notamment les montres-bracelets mécaniques (par opposition aux montres équipées de moyens électroniques) à complication mécanique.
2. Art antérieur
Une montre-bracelet mécanique comprend classiquement un boîtier, équipé d'un bracelet, permettant de maintenir la montre autour du poignet d'un utilisateur. Le boîtier comprend un fond, destiné à venir en contact avec la peau du poignet (qui peut être par exemple métallique, ou partiellement ou entièrement transparent), et une partie supérieure transparente, généralement en verre ou en corindon, permettant de voir un ou plusieurs cadrans et une ou plusieurs aiguilles, et notamment de premières aiguilles indiquant l'heure.
Le boîtier contient notamment un mécanisme d'horlogerie, connu en soi, permettant de contrôler le déplacement de ces premières aiguilles. Le boîtier peut être équipé d'une ou plusieurs couronnes ou boutons-poussoirs de réglage, permettant notamment de régler l'heure et, si nécessaire, de remonter la montre.
Il est connu d'équiper des montres de fonctions supplémentaires, autres que la fonction consistant à indiquer l'heure. Ces fonctions sont généralement désignées sous le terme de complication. Ainsi, des montres peuvent notamment comprendre des complications visant à indiquer les phases de la lune, la date, le niveau de la marée, ...
Malgré l'existence de ces nombreuses complications connues, il existe une attente forte des utilisateurs de nouvelles montres, entièrement mécaniques, offrant de nouvelles complications. En effet, les montres électroniques proposent
aujourd'hui de très nombreuses applications (par exemple : altimètre, profondimètre, mesure d'informations physiologiques du porteur, ...).
L'implantation d'une nouvelle complication utilisant une capsule anéroïde dans un boîtier de montre, pour mesurer une pression, a été envisagée notamment dans le document CH 376 438. Une telle complication ne peut cependant donner qu'une valeur absolue de la pression atmosphérique, qui est en pratique inexploitable par l'utilisateur. En effet, en fonction de la position de l'utilisateur, la pression affichée peut varier tant sous l'effet de l'altitude que sous l'effet des conditions climatiques.
3. Objectif de l'invention
L'invention a notamment pour objectif de pallier ces inconvénients de l'art antérieur.
Plus précisément, un objectif de l'invention, selon au moins un mode de réalisation, est de fournir une montre-bracelet mécanique, permettant de donner des indications efficaces concernant les conditions climatiques.
Un autre objectif de l'invention, selon au moins un mode de réalisation, est de fournir une telle montre-bracelet permettant d'indiquer l'altitude à laquelle se trouve l'utilisateur.
De façon générale, l'invention a pour objectif de fournir une telle montre permettant de donner plusieurs informations utiles à l'utilisateur.
4. Exposé de l'invention
Ces objectifs, ainsi que d'autres qui apparaîtront plus clairement par la suite sont atteints à l'aide d'une montre-bracelet comprenant un boîtier et au moins une complication mettant en œuvre au moins une capsule anéroïde.
Selon l'invention, ladite capsule anéroïde contrôle le déplacement d'au moins deux aiguilles, avec des démultiplications différentes, chaque aiguille délivrant une information distincte liée à la pression atmosphérique.
Ainsi, une montre selon l ' invention comprend, sous une forme miniaturisée, au moins une capsule anéroïde pouvant être du type de celles mises en œuvre dans un baromètre anéroïde, qui est intégrée dans une complication pour
délivrer deux informations distinctes liées à la pression atmosphérique grâce à deux aiguilles en relation avec cette même capsule. Un rapport de démultiplication différent entre les deux aiguilles permet d'obtenir ces deux informations distinctes.
Ce rapport de démultiplication permet à l'une des deux aiguilles de donner une information liée à la valeur absolue de pression atmosphérique, et à l'autre aiguille de donner une information liée à une faible variation de pression sur une période de temps. Il est à noter que chacune de ces informations ne peut pas être lue sur l'aiguille destinée à donner l'autre information.
Par « déplacement d'une aiguille », on comprend le déplacement relatif d'une aiguille par rapport à un cadran permettant de donner une mesure. Ainsi, ce déplacement pourrait être le déplacement angulaire d'un cadran par rapport à une aiguille ou à un point de référence fixe ou toute autre méthode équivalente. L'homme du métier de l 'horlogerie connaît en effet de telles méthodes d'indications de mesure qui sont équivalentes au déplacement d'une aiguille sur un cadran.
Ainsi, la montre, selon l'invention, se distingue des baromètres qui ne peuvent donner d'indication météorologique fiable que s'ils sont maintenus à une altitude constante. Elle se distingue également des altimètres dont la précision et le mode d'affichage ne permettent absolument pas de mesurer efficacement une faible variation de pression correspondant à un changement de temps.
Avantageusement, une première aiguille présente une démultiplication supérieure à 25 fois celle d'une seconde aiguille. Selon un mode de réalisation préférentiel, cette démultiplication est de 36 fois celle de la seconde aiguille.
Un tel rapport de démultiplication permet une lecture aisée de chacune des informations distinctes données par ces aiguilles.
Préférentiellement, ladite première aiguille délivre une information représentative d'une évolution des conditions météorologiques.
En effet, pour une telle information, l'aiguille doit présenter la plus grande démultiplication afin de mesurer de faibles différences de pression, de l'ordre de
l'hectopascal. Par ailleurs, cette aiguille est préférentiellement associée à un point de référence, pouvant par exemple être constitué par un cadran ou par une aiguille pouvant être déplacé par l'utilisateur. L'utilisateur peut ainsi facilement mémoriser la position de l'aiguille à un instant donné, pour voir par la suite l'évolution de la pression atmosphérique au cours du temps.
Selon un mode de réalisation, ladite première aiguille délivrant une information représentative d'une évolution de conditions météorologiques affiche ladite information sur un cadran mobile.
Un tel cadran, qui peut être déplacé par l'utilisateur, permet de remplacer la vis de réglage, présente dans un baromètre anéroïde classique. Il permet à l'utilisateur, lors d'un changement d'altitude, de rajuster l'aiguille à une valeur moyenne de pression, sans agir sur la liaison mécanique entre la capsule anéroïde et l'aiguille. En effet, la miniaturisation de la capsule et la complexité et la fragilité du mécanisme rendrait délicate une intervention sur cette liaison mécanique. De plus, ce cadran fait aussi office d'aiguille de référence lors d'une double mesure de la pression pour évaluer une évolution de conditions météorologiques.
De façon avantageuse, ladite seconde aiguille délivre une information représentative de l'altitude.
Cette aiguille présente la moindre démultiplication du changement d' épaisseur de la capsule lors d'un changement de pression important, principalement dû à un déplacement en altitude. Cette capsule est en effet capable de changer la valeur de son épaisseur de l'ordre de 25%, en fonction de la pression atmosphérique.
Selon un mode de réalisation particulier, ladite seconde aiguille délivrant une information représentative de l'altitude affiche ladite information sur un cadran mobile.
Un tel cadran permet à l'utilisateur lui-même de corriger une faible erreur de l'altitude indiquée sur la montre, due à une variation de pression liée aux conditions météorologiques, quand il se trouve en un point dont il connaît
l'altitude. Il peut ainsi, dans des conditions météorologiques stables, obtenir une mesure exacte de son altitude lors d'un déplacement.
Selon un autre mode de réalisation, ledit boîtier est étanche et la montre comprend des moyens de rééquilibrage des pressions entre l'intérieur et l'extérieur de la montre.
L'étanchéité du boîtier de la montre permet de protéger le mécanisme de la corrosion, même dans des conditions d'humidité. La présence de la capsule anéroïde dans ce boîtier étanche permet donc de fiabiliser le mécanisme. L'étanchéité du boîtier empêchant l'intérieur du boîtier de se mettre à la pression atmosphérique, il a été imaginé par les inventeur de prévoir un mécanisme permettant l'équilibrage des pressions. Une telle solution est contraire aux a priori de l'homme du métier de l'horlogerie, qui considère que l'intérieur du boîtier d'une montre étanche doit demeurer constante.
Selon un mode de réalisation avantageux de l'invention, lesdits moyens de rééquilibrage des pressions entre l'intérieur et l'extérieur de la montre comprennent un évent pouvant être ouvert par un appui sur un bouton poussoir.
Le rééquilibrage de pression entre l'intérieur et l'extérieur de la montre, peut ainsi être obtenu à la demande de l'utilisateur, ce qui permet de visualiser instantanément la variation de pression intervenu depuis le dernier rééquilibrage.
Par ailleurs, un bouton poussoir ouvrant un évent, pour rééquilibrer les pressions, permet de minimiser la quantité d'air et donc d'humidité pénétrant dans le boîtier. De préférence cet évent présente une faible section, pour éviter de fausser les mesures lors de l'ouverture ou la fermeture de l'évent.
Avantageusement, la montre-bracelet comprend des moyens de verrouillage empêchant un appui accidentel sur ledit bouton poussoir.
Ainsi, l'utilisateur est à l'abri d'une ouverture accidentelle de l'évent lors du port de sa montre ou de sa manipulation, qui pourrait intervenir dans un milieu humide ou poussiéreux qui risquerait de salir l'intérieur du boîtier. Un verrouillage lui assure donc une sécurité.
Selon un aspect particulier de l'invention, la montre-bracelet est entièrement mécanique.
Ainsi, la montre ne comprend aucun composant électrique, et ne nécessite pas de pile. Il est à noter que la complication faisant l'objet de l'invention est nécessairement mécanique, dans la mesure où elle est basée sur la déformation d'une capsule anéroïde.
Des montres capables de donner des informations météorologiques existent dans l'art antérieur. Mais elles font toutes appel à des moyens électroniques. L'implantation d'une nouvelle complication uniquement mécanique répond à une attente forte des utilisateurs de nouvelles montres, entièrement mécaniques, offrant de nouvelles complications.
Selon un autre aspect particulier de l'invention, ladite complication met en œuvre deux capsules anéroïdes.
La nécessité de miniaturisation peut amener le besoin d'utiliser deux capsules au lieu d'une, afin d'augmenter la précision de la mesure de pression.
5. Liste des figures
D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement à la lecture suivante de la description d'un mode de réalisation préférentiel de l'invention, donnée à titre de simple exemple illustratif et non limitatif, et des dessins annexés parmi lesquels :
la figure 1 représente en vue de dessus une montre selon un mode de réalisation de l'invention ;
la figure 2 illustre schématiquement le mécanisme de la montre de la figure 1 vue de dessus ;
- la figure 3A illustre schématiquement le mécanisme de la montre de la figure 1 vue de dessous ;
la figure 3B est une vue de détail du mécanisme représenté à la figure 3A ;
la figure 4 illustre schématiquement, en vue de dessus, une partie du dessus du mécanisme de la montre représentée à la figure 1.
6. Exposé détaillé d'un mode de réalisation
Comme indiquée précédemment, une montre selon un mode de réalisation de l'invention comprend une complication apte à mesurer à la fois une pression donnant une indication de l'altitude et une variation de pression donnant une indication de l'évolution des conditions météorologiques, sans utilisation de fluide ni de moyens électroniques. En effet, la montre de l'invention met en œuvre au moins une capsule anéroïde, réagissant aux variations de pression et contrôlant le déplacement d'aiguilles prévues à cet effet, par l'intermédiaire de leviers et d'engrenages.
II est important de rappeler que l'utilisation de telles capsules anéroïdes, également appelée capsules de Vidie, du nom de leur inventeur, est connue, depuis 1844. De telles capsules anéroïdes sont en effet utilisées, depuis cette date, dans les barographes. L'invention repose notamment sur la miniaturisation de telles capsules, dont le diamètre est ramené à environ 15 mm et sur le mode de visualisation des valeurs de pression, permettant à l'utilisateur de bénéficier d'informations pertinentes malgré les changements d'altitude qu'il peut faire subir à sa montre.
Dans la description qui suit d'un mode de réalisation préféré de l'invention, on désignera comme « horizontales », les directions parallèles au plan du boîtier de la montre, et « verticales », les directions perpendiculaires à ce plan. Par ailleurs, la montre est décrite en considérant que son cadran est tourné vers le haut.
6.1 Mesure de la pression
Dans le mode de réalisation de l'invention présenté en figure 1, la montre 1 comprend un boîtier 2 étanche à l'air et un flanc périphérique 3, portant une couronne 21 entourant un bouton poussoir 22, une couronne 24 entourant un bouton poussoir 23 et une couronne-remontoir 20, et recevant en partie supérieure un verre de montre, permettant de voir les cadrans et les aiguilles. De façon classique, elle comprend un mécanisme permettant d'indiquer l'heure et les minutes sur un cadran 10, les secondes sur un cadran 11 et la réserve de marche
sur un cadran 12. Ce mécanisme commun ne sera pas décrit plus en détail ci- après.
Selon l'invention, cette montre 1 comprend aussi un module anéroïde 16 reposant dans le boîtier 2, qui est en relation avec un cadran altimètre 15 d'une part et un cadran d'évolution des conditions météorologiques 17, d'autre part.
Dans le mode de réalisation représenté, ce module anéroïde 16 est composé de deux capsules anéroïdes 161 et 162 ayant chacune une épaisseur de deux millimètres empilées l'une sur l'autre et ayant une épaisseur totale d'environ quatre millimètres.
Les capsules anéroïdes 161 et 162 sont fixées au boîtier 2, par exemple à l'aide d'une vis 160. Pour mémoire, une telle capsule anéroïde est généralement réalisée en cupro-béryllium et soudée sous vide au zinc. Un vide partiel est réalisé à l'intérieur de ces capsules. Ainsi, en fonction des variations de pression, les deux faces des capsules s'éloignent ou se rapprochent légèrement l'une de l'autre.
Dans un mode de réalisation préféré, aucun ressort ne s'étend entre les deux faces de chaque capsule, en effet, elles sont produites en soudant deux coupoles pré-déformées afin d'éviter le besoin d'un ressort qui prendrait trop de place.
Il est à noter que dans d'autres modes de réalisation possibles, une capsule anéroïde unique ou un module comprenant un plus grand nombre de capsules pourrait être mis en oeuvre.
Les figures 2 et 3A sont des présentations du détail du mécanisme de transmission de l'information de la pression partant des capsules anéroïdes vers deux différents indicateurs pouvant eux-mêmes donner des informations relatives à une altitude d'une part et à une évolution des conditions météorologiques d'autre part.
La figure 2 est une vue de dessus tandis que la figure 3A est une vue de dessous d'un tel mécanisme.
Le mouvement de déformation du module anéroïde 16 est transmis à un levier 25 qui est composé de deux parties. La première 251 s'étend parallèlement
au plan défini par les capsules. La seconde partie 252 est perpendiculaire à la première et sensiblement verticale. Elle se termine, à son extrémité opposée à celle liée à la première partie, par un élément d'accrochage 253. La partie centrale du levier 25 est reliée au boîtier 2 par l'intermédiaire d'un axe de rotation 254 sensiblement horizontal.
Un mouvement de la face supérieure de la capsule 161, sous l'effet d'une variation de pression, entraîne le pivotement du levier 25 dont l'élément d'accrochage 253 entraîne une extrémité d'un levier 26, lui-même relié au boîtier 2 par l'intermédiaire d'un axe de rotation 261 sensiblement vertical. Ce levier 26 est composé de deux parties 263 et 264 sensiblement perpendiculaires l'une de l'autre. La partie 263 est entraîné par l'élément d'accrochage 253. La partie 264 possède une extrémité en forme de crémaillère (ou raquette) 262 en prise avec une roue dentée 272 qui peut tourner autour d'un axe sensiblement vertical 271. Le mouvement du levier 26 peut donc être transformé en mouvement de rotation de la roue dentée 272 et d'une aiguille 27, fixée à cette roue dentée.
Un mouvement de translation sensiblement vertical de la capsule 16 peut donc être transmis in fine à l'aiguille 27 et indiquer une information sur un cadran 15. Cette information donne, sur une grande échelle, une mesure de pression. Elle peut donc délivrer une information représentative de l'altitude où se trouve l'utilisateur de la montre 1.
Par ailleurs, la roue dentée 272 est également fixée à une autre roue dentée 273, de diamètre sensiblement supérieur à la roue dentée 272. Cette roue dentée 273 fait partie, dans ce mode de réalisation, d'un engrenage d'un total de six différentes roues dentées à axes parallèles, sensiblement verticaux, qui sont en prise les unes avec les autres comme expliqué ci-après.
Pour le reste de la description de ce mode de réalisation, on utilise par convention le nom « petite roue » comme étant une roue dentée ayant un diamètre sensiblement inférieur à une « grande roue », elle-même roue dentée de diamètre sensiblement supérieur à la première.
La grande roue 273 entraîne une petite roue 282. La petite roue 282 tourne autour d'un axe 281 et est solidaire d'une grande roue 283. La grande roue 283 entraîne une petite roue 292 tournant autour d'un axe 291. Cette petite roue 292 entraîne une grande roue 303 qui tourne autour d'un axe de rotation 301 et est solidaire d'une petite roue 302. Cette petite roue 302 entraîne une grande roue 313 qui tourne autour d'un axe 311 et est solidaire d'une petite roue 312. Cette petite roue 312 entraîne une grande roue 322 qui tourne autour d'un axe de rotation 321 et est solidaire d'un ressort à spirale 323. Ce ressort à spirale 323 est fixé au boîtier 2 de la montre 1 et sert à mettre sous tension l'ensemble de l'engrenage et des leviers décrits ci-dessus.
La petite roue 292, décrite dans le paragraphe précédent, est liée à une aiguille ou un cadran mobile indiquant de faibles variations de pressions agissant sur le module anéroïde 16. Ceci est rendu possible par le système de démultiplication du mouvement originel de rotation du levier 25 à travers l'engrenage de roues dentées précédemment décrit, qui permet une démultiplication du mouvement trente-six fois plus importante pour l'aiguille liée à la roue 292 que pour l'aiguille liée à la roue 272. Ainsi de faibles variations de la pression atmosphérique peuvent être lues et permettre une évaluation de l'évolution des conditions météorologiques.
6.2 Ajustement du cadran de l'altimètre
Selon le mode de réalisation préférentiel de l'invention représenté sur les figures 2, 3A, 3B et 4, il est possible d'ajuster manuellement la valeur de l'altitude à une valeur de 100 m près. En effet, comme le montre de façon détaillée la figure 4, le cadran de l'altimètre 15 est mobile, autour de l'axe de rotation 271, sur une plage angulaire correspondant à 500 m d'altitude. Il est possible de déplacer ce cadran, dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, par paliers successifs, représentés par les flèches 151.
Dans le mode de réalisation représenté, ces paliers ont une valeur équivalente à 100 m d'altitude chacun. Ces ajustements successifs sont effectués par pressions successives du bouton-poussoir 22 sur le flanc 3 de la montre 1. Une
fois atteint le palier le plus à gauche, une simple nouvelle pression sur le bouton 22 permet de revenir directement au palier initial (le plus à droite), comme le représente la flèche 152.
Le mécanisme détaillé de ce système d'ajustement manuel du cadran altimètre 15 est représenté par la figure 3B, qui est une vue de détail de la figure 3A.
En effet, le cadran 15 est porté par un support présentant deux lumières ob longues et courbées 153 qui délimitent la plage angulaire des positions que peut prendre le cadran 15 au cours d'un ajustement manuel de valeur de pression.
Un ressort à lame 155 tend à ramener le cadran 15 vers la position la plus à droite. Enfin, une pointe 154 courbée, liée à ce cadran, est en contact avec une piste 343 d'une came 34 ayant la forme géométrique d'une spirale ou d'un escargot. Cette came 34 peut tourner autour d'un axe de rotation 341 et est solidaire d'une roue 342 ayant la forme géométrique d'une étoile à six branches.
Le ressort à lames 35 stabilise la position de la roue 342 et de la came 35 dans six positions angulaires prédéterminées. Il comporte une lame en appui contre une butée (non représentée) et une surface de contact de forme triangulaire 354 tendant à s'insérer entre deux branches de la roue 342.
Un basculeur 33 monté pivotant autour d'un axe 332 lié au boîtier de la montre 1, porte une pointe 331 pouvant agir sur les branches de la roue 342 pour entraîner cette roue en rotation.
La plage de mouvement circulaire de ce basculeur 33 est limitée par un pion 334 fixé au boîtier 2, qui traverse une lumière 333 définie dans l'extrémité du basculeur 33. Ce basculeur 33 comprend un ressort à lame 335, tendant à le pousser vers sa position non actionnée, représentée par la figure 3B, et une surface de contact 336 en relation avec le bouton-poussoir 22.
L'actionnement du système d'ajustement du cadran altimètre 15 est décrit ci-après.
L'utilisateur de la montre 1 presse le bouton poussoir 22 qui pousse la surface de contact 336 poussant ainsi le basculeur 33 vers le centre de la montre 1
en déformant le ressort à lame 335. La pointe 331 vient en contact avec la roue 342 et lui fait effectuer ainsi 1/6 de tour (dans le sens des aiguilles d'une montre sur la figure 4).
La came 34, tournant solidairement avec la roue 342, décale alors la pointe 154 en l'éloignant de l'axe 341, grâce à sa forme géométrique particulière. Ce décalage correspond à une flèche 151 de la figure 4, précédemment décrite.
Grâce à l'action du ressort à lame 35, le décalage est limité à un sixième de tour de la came 34 par pression du bouton 22.
Un relâchement de la pression sur le bouton 22 entraîne une mise au repos de la basculeur 33 sous l'action du ressort 335.
Un actionnement du bouton 22 six fois à la suite entraîne la rotation de la came 34 jusqu'à sa position dans laquelle la pointe 154 est la plus éloignée de l'axe 341. Une septième pression entraîne la pointe 154 jusqu'à la rupture de continuité 344 de la piste 343. La pointe 154, sous l'action de la détente du ressort 155, revient alors à sa position initiale la plus à droite, dans laquelle elle est la plus proche de l'axe 341.
6.3 Réactualisation de la mesure de pression
La montre 1 comportant un boîtier 2 étanche à l'air, il est nécessaire d'harmoniser la pression interne du boîtier 2 avec la pression atmosphérique pour pouvoir y lire la valeur de la pression atmosphérique. Ceci est possible grâce à un bouton poussoir 23 de mise à l'air, associé à une couronne 24, visibles sur la figure 1. Une rotation d'un quart de tour de la couronne 24 déverrouille le bouton poussoir 23. Une pression sur le bouton poussoir 23 crée un évent dans le boîtier 2 étanche de la montre 1 et permet un rééquilibrage de la pression interne avec la pression externe de l'air. Une fois la pression sur le bouton poussoir 23 relâchée, la couronne 24 tourne automatiquement et verrouille le bouton poussoir 23.
Le verrouillage du bouton poussoir 23 par la couronne 24, dont la mise en oeuvre est connue de l'homme du métier, permet d' éviter une pression involontaire de ce bouton poussoir 23. L'ouverture de Γ évent doit en effet être
accompagné de certaines précautions, pour éviter l'introduction d'humidité dans la montre 1.
6.4 Réinitialisation de l'aiguille indiquant une faible variation de pression
Selon une autre caractéristique d'un mode de réalisation de l'invention, une couronne 21 permet, grâce à un engrenage simple, de faire pivoter le cadran 17 dont l'aiguille indique une faible variation de pression. Cette caractéristique permet de réinitialiser cette mesure afin de pouvoir effectuer une prévision de l'évolution des conditions météorologiques.
Selon un autre mode de réalisation, un click sonore peut être entendu par l'utilisateur de la montre 1 à chaque fois que le cadran 17 est ajusté de l'ordre de 1 hPa.
6.5 Utilisation de la montre
La nouvelle complication de la montre 1 permet à l'utilisateur d'obtenir une prévision de l'évolution des conditions météorologiques ou une mesure de l'altitude à laquelle il se trouve. Un mode opératoire peut être résumé de la façon ci-après.
Pour utiliser cette complication, l'utilisateur rééquilibre la pression de l'air intérieur de la montre 1 avec la pression de l'air extérieur grâce au bouton poussoir de mise à l'air 23. Le module anéroïde 16 se déforme en fonction de la pression atmosphérique et entraîne les aiguilles de l'altimètre, d'une part, et de la prévision de l'évolution des conditions météorologiques, d'autre part.
L'aiguille de l'altimètre, entraînée par le module anéroïde, se déplace alors pour indiquer l'altitude sur le cadran 15 de l'altimètre. Cette indication présente une faible incertitude, inférieure à 250 m, résultant des variations de pressions atmosphériques dues aux conditions météorologiques. En effet, les variations de la pression atmosphérique à une altitude constante se situent généralement dans une plage de 30 hPa, qui correspond approximativement à la différence de pression résultant d'une variation d'altitude de 300 m.
En conséquence, s'il connaît la valeur exacte de son altitude, l'utilisateur peut être amené à corriger la valeur affichée en décalant le cadran 15 à l'aide du bouton poussoir 22.
Quand l'utilisateur prévoit de rester à une altitude constante pour effectuer une prévision de l'évolution des conditions météorologiques, il peut tourner la couronne 21 pour faire pivoter le cadran 17 jusqu'à placer son point de référence 170 face à l'aiguille. Cette aiguille indiquant la pression avec une grande précision, elle fait plusieurs tours complets quand la mise à l'air fait apparaître un changement d'altitude. En revanche, quand l'utilisateur effectue une mise à l'air, après une certaine durée à une altitude constante, cette aiguille fait apparaître les faibles variations de pression atmosphériques, dues aux évolutions des conditions météorologiques, en se décalant vers la droite ou vers la gauche par rapport au point de référence 170.
La lecture sur le cadran 15 permet ainsi de voir un changement brusque ou lent de pression. A la lecture de cette nouvelle donnée, une évolution des conditions météorologiques pourra être prévue.