DOCUMENT COMPRENANT AU MOINS DEUX IMAGES
PHOTOLUMINESCENTES, FILM DE SÉCURITÉ ET PROCÉDÉ DE
PROTECTION SÉCURITAIRE
L'invention concerne un document, en particulier un document officiel, comprenant au moins deux images comprenant chacune au moins un pigment photoluminescent, un film de sécurité comprenant de telles images et un procédé de protection sécuritaire d'un tel document.
Dans tout le texte, on désigne par « lumière visible » toute lumière dont la composition spectrale est au moins partiellement située dans le domaine visible, de 0,4 μπι à 0,8 μπι. Dans tout le texte, on désigne par « lumière non visible » toute lumière dont la composition spectrale est située en dehors du spectre visible, notamment dans le spectre ultraviolet et/ou infrarouge.
Dans tout le texte, on désigne par « ultraviolets courts » toute lumière dont la composition spectrale est située dans le domaine des longueurs d'onde comprises entre 100 nm et 300 nm, et en particulier entre 200 nm et 300 nm.
Dans tout le texte, on désigne par « ultraviolets longs » toute lumière dont la composition spectrale est située dans le domaine des longueurs d'onde comprises entre 300 nm et 400 nm.
Dans tout le texte, on désigne par « photoluminescent » tout pigment (ou toute image) adapté(e) pour émettre au moins un rayonnement visible en réponse à un éclairage par au moins une source de lumière invisible émettant dans le domaine des ultraviolets et/ou des infrarouges.
On connaît de nombreux dispositifs et procédés de protection sécuritaire de documents officiels (passeports, visas, cartes d'identité, permis de conduire, cartes grises, cartes bancaires, diplômes, certificats, titres de transport, cartes de contrôle d'accès, badges, étiquettes, actes légaux, contrats, plans cadastraux, plans de fabrication ou autres plans ...) portant des inscriptions, notamment des inscriptions à lire telles que des mentions variables (nom, prénom, adresse, photo, ... d'un titulaire ou des parties ...) et/ou des mentions communes (motifs sécuritaires, matrices, cadres, noms de champs, sceaux, hologrammes, ...) à protéger contre les tentatives de falsification et/ou les contrefaçons et/ou pour
l'authentification et/ou pour garantir leur intégrité (c'est-à-dire le fait qu'elles n'ont pas été altérées ou modifiées).
Des marquages imprimés monochromatiques ou polychromatiques photoluminescents invisibles sous éclairage en lumière visible et visibles sous éclairage par au moins une source de lumière non visible (ultraviolet ou infrarouge par exemple) sont souvent utilisés à des fins d'authentification de tels documents officiels comme des passeports ou des billets de banque.
WO 00/24587 décrit par exemple un procédé de réalisation d'une image polychromatique imprimée photoluminescente invisible sous éclairage en lumière visible, et visible sous éclairage par au moins une source de lumière non visible ainsi qu'un dispositif de protection d'un document comportant au moins une telle image. WO 00/24587 décrit également la possibilité de préparer une image comprenant différents pigments dont les spectres d'absorption peuvent être différents, par exemple des pigments photoluminescents dont le spectre d'absorption est compris dans les ultraviolets longs et/ou des pigments photoluminescents dont le spectre d'absorption est compris dans les ultraviolets courts et/ou des pigments photoluminescents dont le spectre d'absorption est compris dans les infrarouges. Plusieurs sources de lumière non visible différentes sont alors nécessaires et doivent être utilisées simultanément pour pouvoir visualiser l'unique image préparée.
Toutefois, dans le domaine de la sécurisation des documents officiels, il serait nécessaire d'augmenter encore la sécurité et les niveaux d'authentification d'un tel dispositif, notamment en utilisant sur un même document des images sensibles aux ultraviolets courts et des images sensibles aux ultraviolets longs. Or, les inventeurs ont constaté que lorsqu'on superpose au moins partiellement une image visible sous ultraviolets longs et une image visible sous ultraviolets courts, on observe habituellement un mauvais rendu de l'image visible sous ultraviolets courts. Il n'est donc pas possible de contrôler efficacement une image visible sous ultraviolets courts, c'est-à-dire une image comprenant des pigments photoluminescents sous éclairage par une source de lumière non visible émettant dans le domaine des ultraviolets courts, lorsqu'une autre image visible
sous ultraviolets longs, c'est-à-dire une image comprenant des pigments photoluminescents sous éclairage par une source de lumière non visible émettant dans le domaine des ultraviolets longs, est appliquée sur le même document, l'une à côté de l'autre ou en particulier lorsqu'elles sont au moins partiellement superposées. Il s'avère en effet qu'une image sensible aux ultraviolets longs est aussi activée (au moins partiellement visible) sous éclairage par une source de lumière non visible émettant dans le domaine des ultraviolets courts.
D'autre part, on connaît de EP 2 075 767 un dispositif d'authentification de document comprenant au moins deux zones juxtaposées imprimées chacune à l'aide d'une encre contenant des pigments fluorescents, ces deux zones juxtaposées recouvrant au moins une troisième zone imprimée également à l'aide d'une encre contenant des pigments fluorescents. Sous un premier rayonnement ultraviolet, les deux zones juxtaposées forment un filtre pour le rayonnement émis vers ou retransmis par la troisième zone qui reste invisible, alors que sous un deuxième rayonnement ultraviolet, la troisième zone est visible. Cependant EP 2 075 767 ne décrit pas un document comprenant à la fois une image sensible aux ultraviolets courts et une image sensible aux ultraviolets longs, ni comment préparer un tel document.
L'invention vise donc à pallier les inconvénients des dispositifs de protection connus et à proposer un document, en particulier un document officiel, et un film de sécurité présentant un niveau de sécurité accru.
L'invention vise également à proposer un procédé de protection sécuritaire d'un document, en particulier d'un document officiel, simple, fiable et peu onéreux permettant de reproduire des images, notamment des images d'origine polychromatiques et d'améliorer le niveau de sécurité et d'authentification d'un document, en particulier d'un document officiel.
Pour ce faire, l'invention concerne un document, en particulier un document officiel, comprenant :
au moins une première image invisible sous éclairage en lumière visible et visible sous éclairage par au moins une première source de lumière non visible émettant dans le domaine des ultraviolets courts, ladite première
image comprenant au moins un pigment photoluminescent sous éclairage par ladite première source de lumière non visible,
caractérisé en ce qu'il comprend en outre :
au moins une deuxième image invisible sous éclairage en lumière visible et visible sous éclairage par au moins une deuxième source de lumière non visible émettant dans le domaine des ultraviolets longs, ladite deuxième image comprenant au moins un pigment photoluminescent sous éclairage par ladite deuxième source de lumière non visible,
au moins une couche, dite couche filtrante, superposée à ladite deuxième image et comprenant au moins un matériau, dit matériau filtrant, adapté pour permettre de filtrer les longueurs d'onde émises par ladite première source de lumière non visible, sans empêcher la visualisation de la première image sous éclairage par la première source de lumière.
Les inventeurs ont constaté avec surprise qu'en disposant une telle couche filtrante en regard d'une image visible sous éclairage par une source de lumière émettant dans le domaine des ultraviolets longs, il est possible d'obtenir une première image visible sous éclairage par au moins une source de lumière non visible émettant dans le domaine des ultraviolets courts de bonne qualité.
Ainsi, il est maintenant possible de disposer au moins partiellement l'une au-dessus de l'autre ou de juxtaposer au moins partiellement, sur un même document, une image visible sous ultraviolets longs et une image visible sous ultraviolets courts alors que ceci n'était en pratique pas possible auparavant.
L'invention permet donc de réaliser sur un même document, deux images différentes, l'une visible sous ultraviolets courts et l'autre visible sous ultraviolets longs en disposant une couche filtrante telle que définie précédemment en regard de l'image invisible sous éclairage en lumière visible et visible sous éclairage par au moins une source de lumière non visible émettant dans le domaine des ultraviolets longs.
Il est ainsi possible d'augmenter le nombre de niveaux d' authentification puisqu'un premier éclairage par au moins une première source de lumière non visible émettant dans le domaine des ultraviolets courts permet de
vérifier sélectivement la présence d'une première image sans visualisation d'autres motifs parasites ; et un deuxième éclairage par au moins une deuxième source de lumière non visible émettant dans le domaine des ultraviolets longs permet de vérifier sélectivement la présence d'une deuxième image sans visualisation d'autres motifs parasites, les deux images étant sélectivement visibles avec une très bonne qualité. Ceci permet ainsi de vérifier l'authenticité d'un document en observant alternativement une première image sous éclairage par au moins une première source de lumière non visible émettant dans le domaine des ultraviolets courts, et une deuxième image sous éclairage par au moins une deuxième source de lumière non visible émettant dans le domaine des ultraviolets longs.
Avantageusement et selon l'invention, ladite première image et ladite deuxième image sont deux images distinctes, c'est-à-dire qu'elles sont chacune formées d'au moins une couche d'impression différentes les unes des autres.
Avantageusement et selon l'invention, la première source de lumière non visible et la deuxième source de lumière non visible émettent dans des domaines de longueurs d'onde au moins en partie différentes. De cette façon, en choisissant respectivement pour la première image et la deuxième image des pigments photoluminescents présentant des longueurs d'ondes d'excitation différentes, il est possible de préparer deux images de qualité (l'une visible sous excitation par des ultraviolets courts et l'autre visible sous excitation par des ultraviolets longs) observables l'une indépendamment de l'autre (et non uniquement simultanément).
Avantageusement et selon l'invention, un document selon l'invention est un document officiel ou de sécurité choisi dans le groupe formé des documents comprenant des données d'identité (tels que passeports, carte d'identité, permis de conduire ou encore visas), des documents délivrés par une administration officielle et des documents comprenant des données sécuritaires (tels que cartes bancaires ou encore badges pour accès contrôlé).
Un document selon l'invention, en particulier un document officiel selon l'invention, porte en général des inscriptions (ou des « inscriptions à
lire »), c'est-à-dire tout signe ou motif réalisé sur le document, pouvant être lu par l'homme au moins sous certaines conditions (notamment sous éclairage normal en lumière visible ; et/ou sous éclairage spécifique ; et/ou après activation d'un dispositif électronique (écran) ou autre ...). Il peut s'agir de textes (écriture manuelle ou caractères imprimés) ; codes (ASCII, codes universels à lecture optoélectronique tels que codes à barres ...) ; images ou photographies...
Tout type de document peut être utilisé. Il peut s'agir de documents à base de matériaux cellulosiques (papiers, papiers cartonnés, ...) ou à base de matériaux polymères, rigides ou souples.
Avantageusement et selon l'invention, ladite couche filtrante est adaptée pour permettre de filtrer les longueurs d'onde inférieures à 300 nm, notamment les longueurs d'onde comprises entre 100 nm et 300 nm, en particulier les longueurs d'onde comprises entre 200 nm et 300 nm.
Avantageusement et selon l'invention, ladite couche filtrante est adaptée pour ne pas bloquer les longueurs d'onde émises par la deuxième source de lumière non visible, en particulier les longueurs d'onde supérieures à 300 nm, notamment les longueurs d'onde comprises entre 300 nm et 400 nm.
En particulier, la couche filtrante peut être formée d'au moins un matériau choisi parmi les matériaux polymériques thermoplastiques et thermodurcissables, en particulier les matériaux polymériques photo-durcissables. Dans une première variante, la couche filtrante comprend au moins un matériau polymère choisi dans le groupe formé des matériaux polymères adaptés pour filtrer les ultraviolets courts, et en particulier dans le groupe formé des matériaux polymériques thermoplastiques (notamment les polycarbonates, les polyesters et les polychlorures de vinyle (PVC)), des matériaux polymériques thermodurcissables (notamment les polyuréthanes) et des matériaux polymériques photo-durcissables (notamment les résines fonctionnalisées acryliques réticulées ou polymérisées sous rayonnement ultraviolet ou sous irradiation d'électrons). En effet, il est possible de choisir parmi ces polymères, ceux présentant une cristallinité et éventuellement un taux de liaisons carbone-carbone insaturées adaptées pour filtrer les ultraviolets courts tout en restant transparent à la lumière visible. En particulier, la couche
filtrante comprend au moins un matériau polymère choisi dans le groupe formé des matériaux polymères présentant une transmittance inférieure à 30 % à des longueurs d'onde inférieures à 300 nm. La transmittance peut être mesurée à l'aide d'un spectrophotomètre UV- visible.
Dans une deuxième variante, la couche filtrante comprend au moins un matériau polymère choisi dans le groupe formé des matériaux polymères comprenant des additifs adaptés pour filtrer les ultraviolets courts, et en particulier dans le groupe formé des polymères et co-polymères d'acrylate et/ou de méthacrylate dans lesquels on ajoute des additifs filtrants choisis parmi les additifs filtrant les ultraviolets courts, tels que ceux de la famille des 2-(2-hydroxyphényl)- benzotriazole (BTZ) ou 2-hydroxyphényl-s-triazine (HPT).
Outre la couche filtrante, diverses couches telles que des couches comprenant d'autres fonctions sécuritaires ou des inscriptions, peuvent également être présentes entre la première image et la deuxième image.
La première image et la deuxième image peuvent être identiques ou différentes en termes de taille, de motif(s) représenté(s) ou encore de couleurs mis à part le fait que l'une est visible sous éclairage par au moins une première source de lumière non visible émettant dans le domaine des ultraviolets courts et que l'autre est visible sous éclairage par au moins une deuxième source de lumière non visible émettant dans le domaine des ultraviolets longs. Avantageusement et selon l'invention, ladite deuxième image est différente de ladite première image, ce qui permet de les identifier plus facilement l'une par rapport à l'autre en fonction de la source de lumière non visible utilisée.
Avantageusement et selon l'invention, ladite première image et ladite deuxième image sont colorées. Elles peuvent être monochromatiques ou polychromatiques. Avantageusement et selon l'invention, ladite première image et ladite deuxième image sont des images polychromatiques. Avantageusement et selon l'invention, la deuxième image est au moins partiellement superposée à la première image.
Avantageusement et selon l'invention, chaque image est formée en synthèse additive.
Chaque image peut être transparente ou semi-transparente à la lumière visible. Dans un mode de réalisation particulièrement avantageux d'un document selon l'invention, chaque image est transparente ou semi-transparente. Avantageusement et selon l'invention, chaque image est semi-transparente. La proportion et la nature des pigments photoluminescents utilisés permettent notamment de modifier l'état plus ou moins transparent de chaque image.
Dans tout le texte, on entend par « image semi-transparente » toute image qui, lorsqu'elle recouvre un document ou un produit permet de distinguer -notamment de lire- par visualisation normale à travers cette image des caractères ou des motifs sous-jacents du document. En particulier, une image semi-transparente ne masque pas totalement les caractères et/ou motifs sous-jacents du document.
Avantageusement et selon l'invention, chaque image est formée d'au moins une couche d'impression, chaque couche d'impression étant obtenue par impression d'au moins une composition d'impression comprenant au moins un pigment photoluminescent. Avantageusement et selon l'invention, chaque couche d'impression de la première image ne comprend, à titre de pigments photoluminescents, que des pigments photoluminescents sous éclairage par au moins une première source de lumière non visible émettant dans le domaine des ultraviolets courts. D'autre part, avantageusement et selon l'invention, chaque couche d'impression de la deuxième image ne comprend, à titre de pigments photoluminescents, que des pigments photoluminescents sous éclairage par au moins une deuxième source de lumière non visible émettant dans le domaine des ultraviolets longs. Ainsi, avantageusement et selon l'invention, la première image ne comprend pas de pigments photoluminescents sous éclairage par au moins une source de lumière non visible émettant dans le domaine des ultraviolets longs.
Avantageusement et selon l'invention, chaque image polychromatique comprend une pluralité de couches d'impression monochromatiques superposées.
Avantageusement et selon l'invention, chaque composition d'impression comprend au moins un pigment photoluminescent. Les pigments
photoluminescents utilisés sont choisis parmi les pigments fluorescents et les pigments phosphorescents. De tels pigments présentent un spectre d'excitation s' étendant au moins en partie dans le domaine des ultraviolets et un spectre d'émission s'étendant au moins en partie dans le domaine visible. En particulier, les pigments photoluminescents utilisés sont choisis parmi les pigments minéraux, notamment les pigments photoluminescents comprenant des éléments chimiques appartenant à la famille des terres rares, et les pigments organiques, notamment des pigments organiques résistant au rayonnement de chaque source de lumière non visible permettant d'assurer la tenue dans le temps de chaque image. En particulier, on choisit des pigments photoluminescents adaptés pour être imprimés en sérigraphie.
Avantageusement et selon l'invention, ledit document comprend au moins un film de sécurité, ledit film de sécurité incorporant au moins ladite deuxième image et ladite couche filtrante.
Avantageusement et selon l'invention, ledit film de sécurité recouvre au moins une portion de surface dudit document et s'étend selon un format adapté au format de ladite portion de surface.
L'invention s'étend également à un film de sécurité, en particulier un film de sécurité pour l'obtention d'un tel document, ledit film de sécurité comprenant :
au moins une première image invisible sous éclairage en lumière visible et visible sous éclairage par au moins une première source de lumière non visible émettant dans le domaine des ultraviolets courts, ladite première image comprenant au moins un pigment photoluminescent sous éclairage par ladite première source de lumière non visible,
caractérisé en ce qu'il comprend en outre :
au moins une deuxième image invisible sous éclairage en lumière visible et visible sous éclairage par au moins une deuxième source de lumière non visible émettant dans le domaine des ultraviolets longs, ladite deuxième image comprenant au moins un pigment photoluminescent sous éclairage par ladite deuxième source de lumière non visible,
au moins une couche, dite couche filtrante, disposée en regard de ladite deuxième image et comprenant au moins un matériau, dit matériau filtrant, adapté pour permettre de filtrer les longueurs d'onde émises par ladite première source de lumière non visible, sans empêcher la visualisation de la première image sous éclairage par la première source de lumière.
Ainsi, par application, par exemple par un transfert à chaud, dudit film de sécurité sur au moins une portion de surface d'un document, on obtient un document selon l'invention.
Avantageusement et selon l'invention, ledit film de sécurité comprend au moins un film support sur lequel sont disposées ladite première image et ladite deuxième image, ladite couche filtrante étant disposée entre ladite première image et ladite deuxième image.
Dans une autre variante d'un film de sécurité selon l'invention, la couche filtrante et le film support forment une même couche, la première image et la deuxième image étant chacune imprimée sur une face différente de cette couche filtrante faisant office de film support. Avantageusement et selon l'invention, ladite couche filtrante forme un film support présentant une première face sur laquelle est disposée ladite première image, et une deuxième face, différente de ladite première face, sur laquelle est disposée ladite deuxième image. La première image et la deuxième image sont donc respectivement imprimées d'un côté et de l'autre du film support, ce film support étant dans ce cas adapté pour permettre de filtrer les longueurs d'onde émises par ladite première source de lumière non visible, sans empêcher la visualisation de la première image sous éclairage par la première source de lumière filtrant les ultraviolets courts.
Le film support peut être opaque ou transparent. Le film support peut être opaque s'il est destiné à être enlevé en vue de l'utilisation du document, en particulier du document officiel à protéger, après un transfert du film de sécurité sur le document. S'il est translucide ou transparent (à la lumière visible ainsi qu'aux ultraviolets courts et longs), le film support peut être conservé une fois ledit film de sécurité apposé sur le document à protéger. Le film support peut être
formé d'au moins un matériau choisi parmi les matériaux cellulosiques, les matériaux polymères et leurs composites.
Avantageusement et selon l'invention, ledit film support est transparent, en particulier transparent aux ultraviolets courts et aux ultraviolets longs. De cette façon le film support peut former à la fois un support sur lequel sont imprimées chacune des images ainsi que la couche filtrante, ainsi qu'une couche protégeant la surface externe du film de sécurité, après transfert sur le document.
Diverses couches structurelles ou fonctionnelles (comprenant par exemple d'autres fonctions sécuritaires ou encore des inscriptions) peuvent être disposées entre le film support et la première image, chaque couche étant choisie, le cas échéant, de façon à être au moins en partie transparente aux ultraviolets courts et aux ultraviolets longs (c'est-à-dire dans le cas où elles sont destinées à rester sur le document à protéger et donc à ne pas être enlevées après un transfert du film de sécurité).
Dans une variante de réalisation particulièrement avantageuse d'un document et d'un film de sécurité selon l'invention, un vernis protecteur transparent, notamment transparent aux ultraviolets courts et aux ultraviolets longs, peut également être disposé sur le film support. Il peut par exemple s'agir d'une couche de vernis transparent aux ultraviolets, notamment aux ultraviolets courts, tels que les vernis décrits dans la demande de brevet FR 2 834 484. De tels vernis présentent, après durcissement, des liaisons covalentes carbone-carbone exclusivement saturées. Un tel vernis protecteur est également adapté pour pouvoir, le cas échéant, être séparé aisément du film support sur lequel il est déposé lors d'un transfert sur le document.
La première image et la deuxième image sont disposées sur le même document, en étant juxtaposées ou au moins partiellement superposées l'une à l'autre. Chaque image peut recouvrir une portion de surface de taille et/ou de forme différente. Elles peuvent recouvrir l'ensemble du document ou encore uniquement une portion de surface limitée, à la manière d'un logo figurant à un endroit particulier du document. Avantageusement et selon l'invention, ladite deuxième image est disposée au-dessus de ladite première image sur ledit film
support. De cette façon, la première image et la deuxième image peuvent être situées sur la même portion de surface du document, en se recouvrant au moins en partie et si, par exemple, la portion de surface allouée à ce point de sécurité sur le document est limitée (le document pouvant déjà comporter d'autres dispositifs de sécurité ou des zones avec des inscriptions auxquels on ne souhaite pas ajouter de telles images).
L'invention s'étend en outre à un procédé de protection sécuritaire d'au moins une portion de surface d'un document, en particulier d'un document officiel, dans lequel :
- on applique sur ladite portion de surface au moins une première image invisible sous éclairage en lumière visible et visible sous éclairage par au moins une première source de lumière non visible émettant dans le domaine des ultraviolets courts, ladite première image comprenant au moins un pigment photoluminescent sous éclairage par ladite première source de lumière non visible, caractérisé en ce que :
- on applique sur ladite portion de surface au moins une deuxième image invisible sous éclairage en lumière visible et visible sous éclairage par au moins une deuxième source de lumière non visible émettant dans le domaine des ultraviolets longs, ladite deuxième image comprenant au moins un pigment photoluminescent sous éclairage par ladite deuxième source de lumière non visible,
- on superpose à ladite deuxième image, une couche, dite couche filtrante, comprenant au moins un matériau, dit matériau filtrant, adapté pour permettre de filtrer les longueurs d'onde émises par ladite première source de lumière non visible, sans empêcher la visualisation de la première image sous éclairage par la première source de lumière.
Avantageusement et selon l'invention, on réalise successivement les étapes suivantes :
- on imprime la première image sur un film support,
- on dépose la couche filtrante au-dessus de la première image,
- on imprime la deuxième image au-dessus de la couche filtrante,
- on dépose une couche d'adhésif au-dessus de la deuxième image.
Les images d'un procédé selon l'invention sont préparées par un procédé tel que celui décrit dans la demande de brevet internationale WO 00/24587.
Avantageusement et selon l'invention, pour appliquer chaque image, on imprime une pluralité de couches d'impression monochromatiques superposées de façon que, dans l'ordre de réception de la lumière d'éclairage, elles se présentent dans l'ordre bleu, rouge, vert des longueurs d'onde de filtrage et des pics d'émission des pigments photoluminescents.
Avantageusement et selon l'invention, dans un procédé selon l'invention on réalise les étapes suivantes :
- on prépare au moins trois négatifs monochromatiques, correspondant chacun à une première image d'origine que l'on filtre selon une bande passante spectrale inférieure à 15 nm centrée selon une longueur d'onde, dite longueur d'onde de filtrage, choisie parmi les longueurs d'onde d'au moins trois couleurs fondamentales, les différentes longueurs d'onde de filtrage des négatifs monochromatiques étant deux à deux distinctes, chacune de ces longueurs d'onde de filtrage étant égale à une longueur d'onde d'un pic d'émission d'un pigment photoluminescent sous éclairage par au moins une première source de lumière non visible,
- on prépare au moins trois négatifs monochromatiques, correspondant chacun à une deuxième image d'origine que l'on filtre selon une bande passante spectrale inférieure à 15 nm centrée selon une longueur d'onde, dite longueur d'onde de filtrage, choisie parmi les longueurs d'onde d'au moins trois couleurs fondamentales, les différentes longueurs d'onde de filtrage des négatifs monochromatiques étant deux à deux distinctes, chacune de ces longueurs d'onde de filtrage étant égale à une longueur d'onde d'un pic d'émission d'un pigment photoluminescent sous éclairage par au moins une deuxième source de lumière non
visible, la deuxième source de lumière non visible présentant une composition spectrale différente de la composition spectrale de la première source de lumière non visible,
- on imprime une première image polychromatique en imprimant successivement au moins trois images monochromatiques, en utilisant pour imprimer chaque image monochromatique, respectivement l'un des négatifs monochromatiques de ladite première image d'origine et une composition d'impression comprenant au moins un pigment photoluminescent ayant une longueur d'onde de pic d'émission, sous éclairage par au moins une source de lumière non visible, qui est égale à la longueur d'onde de filtrage utilisée pour obtenir ledit négatif monochromatique,
- on imprime une deuxième image polychromatique en imprimant successivement au moins trois images monochromatiques, en utilisant pour imprimer chaque image monochromatique, respectivement l'un des négatifs monochromatiques de ladite deuxième image d'origine et une composition d'impression comprenant au moins un pigment photoluminescent ayant une longueur d'onde de pic d'émission, sous éclairage par au moins une source de lumière non visible, qui est égale à la longueur d'onde de filtrage utilisée pour obtenir ledit négatif monochromatique.
Chaque composition d'impression peut être appliquée par toute technique permettant l'impression d'une image comprenant des pigments photoluminescents. Avantageusement et selon l'invention, chaque image est imprimée par une technique choisie parmi la sérigraphie, la flexographie, l'offset et l'héliogravure.
L'invention s'étend à un procédé de protection sécuritaire d'au moins une portion de surface d'un document, en particulier un document officiel, dans lequel on transfère un film de sécurité selon l'invention sur ledit document.
L'invention concerne aussi un document, en particulier un document officiel, un film de sécurité, un procédé de protection sécuritaire et un procédé de fabrication d'un film de sécurité caractérisés en combinaison par tout ou partie des caractéristiques mentionnées ci-dessus ou ci-après.
D'autres buts, caractéristiques et avantages de l'invention apparaissent à la lecture de la description suivante d'un de ses modes de réalisation préférentielle donnée à titre d'exemple non limitatif, et qui se réfère aux figures annexées dans lesquelles :
- la figure 1 est une vue schématique en coupe transversale d'un film de sécurité selon l'invention,
- la figure 2 est une vue schématique en coupe transversale d'un document officiel selon l'invention,
- les figures 3 à 5 illustrent les différentes étapes d'un procédé selon l'invention.
Sur les figures 1 à 5, les échelles ne sont pas respectées, à des fins d'illustration. En particulier, sur la figure 1 les épaisseurs sont exagérément agrandies.
Sur un film support 2 fin opaque, translucide ou transparent en matériau polymère, on imprime un vernis 4 protecteur transparent, notamment transparent aux ultraviolets courts et aux ultraviolets longs. Le film support 2 est généralement choisi de façon à présenter une taille qui dépasse celle de la surface à recouvrir du document officiel à protéger. Le film support 2 peut alternativement être opaque dans la mesure où il est destiné à être enlevé après un transfert sur un document officiel. S'il est translucide ou transparent (à la lumière visible ainsi qu'aux ultraviolets courts et longs), il peut être ôté ou être conservé une fois transféré sur le document officiel à protéger (sa taille peut alors être ajustée par rapport à celle de la surface à recouvrir du document officiel à protéger).
On imprime ensuite une première image 5 polychromatique invisible sous éclairage en lumière visible et visible sous éclairage par au moins une première source 20 de lumière non visible émettant dans le domaine des ultraviolets courts, à l'aide de trois compositions d'impression comprenant des pigments photoluminescents sous éclairage par la première source 20 de lumière non visible. On imprime pour ce faire successivement les trois compositions d'impression qui forment trois couches 6a, 6b et 6c.
Après avoir imprimé l'image 5 on imprime directement au- dessus de l'image 5 une couche 7 filtrante adaptée pour permettre de filtrer les longueurs d'onde émises par la première source 20 de lumière non visible, sans empêcher la visualisation de la première image sous éclairage par la première source de lumière.
La couche filtrante peut être formée d'au moins un matériau choisi parmi les matériaux polymériques thermoplastiques et thermodurcissables, en particulier les matériaux polymériques photo-durcissables.
Dans une première variante selon l'invention, la couche filtrante comprend au moins un matériau polymère choisi dans le groupe formé des matériaux polymères adaptés pour filtrer les ultraviolets courts, et en particulier dans le groupe formé des matériaux polymériques thermoplastiques (notamment les polycarbonates, les polyesters et les polychlorures de vinyle (PVC)), des matériaux polymériques thermodurcissables (notamment les polyuréthanes) et des matériaux polymériques photo-durcissables (notamment les résines fonctionnalisées acryliques réticulées ou polymérisées sous rayonnement ultraviolet ou sous irradiation d'électrons). La couche filtrante comprend en particulier au moins un tel matériau polymère présentant une transmittance (mesurée à l'aide d'un spectrophotomètre UV-visible) inférieure à 30 % à des longueurs d'onde inférieures à 300 nm.
Dans une deuxième variante selon l'invention, la couche filtrante comprend au moins un matériau polymère choisi dans le groupe formé des matériaux polymères comprenant des additifs adaptés pour filtrer les ultraviolets courts, et en particulier dans le groupe formé des polymères et co-polymères d'acrylate et/ou de méthacrylate comprenant des additifs filtrants choisis parmi les additifs filtrant les ultraviolets courts, tels que ceux de la famille des 2-(2- hydroxyphényl)-benzotriazole (BTZ) ou 2-hydroxyphényl-s-triazine (HPT).
Directement au-dessus de la couche 7 filtrante, on imprime une deuxième image 9 polychromatique invisible sous éclairage en lumière visible et visible sous éclairage par au moins une deuxième source 22 de lumière non visible émettant dans le domaine des ultraviolets longs, à l'aide de trois compositions d'impression comprenant des pigments photoluminescents sous
éclairage par la deuxième source 22 de lumière non visible. On imprime pour ce faire successivement les trois compositions d'impression qui forment trois couches 8a, 8b et 8c.
On peut ensuite déposer une couche d'adhésif 10 au-dessus de la deuxième image 9, puis un film 12 de protection de l'adhésif.
Le film 1 de sécurité ainsi obtenu peut constituer un transfert à chaud, c'est-à-dire peut être utilisé pour appliquer le film 1 de sécurité et le transférer par lamination à chaud sur une portion de surface d'un document officiel 15, comme représenté sur les figures 3 à 5, notamment en vue de la protéger contre les falsifications et/ou pour authentifier le document officiel et/ou des inscriptions variables ou communes préalablement imprimées sur cette portion de surface et/ou pour garantir son intégrité.
Un procédé de fabrication d'un film de sécurité est donc un procédé dans lequel :
- on imprime au moins une première image 5 invisible sous éclairage en lumière visible et visible sous éclairage par au moins une première source 20 de lumière non visible émettant dans le domaine des ultraviolets courts, à l'aide d'au moins une composition d'impression comprenant au moins un pigment photoluminescent sous éclairage par ladite première source de lumière non visible,
- on imprime au moins une deuxième image 9 invisible sous éclairage en lumière visible et visible sous éclairage par au moins une deuxième source 22 de lumière non visible émettant dans le domaine des ultraviolets longs, à l'aide d'au moins une composition d'impression comprenant au moins un pigment photoluminescent sous éclairage par ladite deuxième source de lumière non visible,
- on dispose, en regard de ladite deuxième image, une couche, dite couche 7 filtrante, comprenant au moins un matériau, dit matériau filtrant, adapté pour permettre de filtrer les longueurs d'onde émises par ladite première source 20 de lumière non visible, sans empêcher la visualisation de la première image 5 sous éclairage par la première source de lumière.
L'ordre d'impression de la première image et de la deuxième image peut varier selon que l'on dépose successivement chacune des trois couches
précédentes sur un film support ou directement sur un document à protéger, ou que la couche filtrante constitue un film support.
Dans le cas où le document est une carte (par exemple une carte comprenant au moins une couche en polycarbonate), la deuxième image 9 peut être apposée directement sur ladite carte ou sur un film en polycarbonate, en PVC ou encore en PET, que l'on appose lui-même ensuite sur ladite carte. Dans ce dernier cas, la première image 5 aura de préférence été préalablement apposée sur une face dudit film en polycarbonate, en PVC ou en PET (ladite face étant opposée à celle sur laquelle est apposée la deuxième image 9.
Sur la figure 2 est représenté un document officiel 15 sur lequel le film 1 de sécurité a ainsi été transféré après avoir ôté le film 12 de protection de la couche d'adhésif 10. Une fois le film 1 de sécurité disposé sur le document officiel 15, on retire également le film support 2 utilisé comme film de support de transfert. S'il est présent, le vernis 4 protecteur permet alors de protéger la première image 5 polychromatique des agressions extérieures, notamment chimiques et climatiques et augmente également sa résistance aux sollicitations mécaniques.
Le film support 2 peut par exemple être un film de type Fasprotek™ (F AS VER, Baillargues, France).
Alternativement, le film support 2 peut également comprendre une couche unique (non supportée par un support et sans couche de vernis 4 protecteur), par exemple un film de type Fasfilm™ (FASVER, Baillargues, France). Dans ce cas, la couche continue est par exemple formée en polyéthylène téréphtalate, en polycarbonate ou en polychlorure de vinyle et peut servir de couche filtrante, la première image polychromatique étant imprimée sur une première face du support et la deuxième image polychromatique étant imprimée sur une deuxième face du support, différente de la première face. On imprime donc la première image et la deuxième image respectivement d'un côté et de l'autre du film support en polyéthylène téréphtalate, en polycarbonate ou en polychlorure de vinyle et filtrant les ultraviolets courts. En outre, dans ce dernier cas, la couche d'adhésif n'est pas
nécessaire pour permettre le transfert par laminage à chaud du film 1 de sécurité sur une portion de surface d'un document officiel 15.
Les pigments photoluminescents utilisés sont choisis parmi les pigments fluorescents et les pigments phosphorescents. En particulier, les pigments photoluminescents utilisés sont choisis parmi les pigments minéraux, notamment les pigments photoluminescents comprenant des éléments chimiques appartenant à la famille des terres rares, et les pigments organiques résistant au rayonnement de chaque source de lumière non visible permettant d'assurer la tenue dans le temps de chaque image.
Les figures 3 à 5 représentent un document officiel 15 (par exemple une carte d'identité) sur lequel on a transféré le film de sécurité tel que préparé précédemment.
La figure 3 représente le document officiel 15 tel qu'on le voit sous éclairage en lumière visible (lumière du jour par exemple). Les images 5 et 9 comprenant des pigments photoluminescents ne sont donc pas visibles.
Le document officiel 15 présente des inscriptions 17, notamment des données identitaires. Les inscriptions 17 figurant sur le document officiel 15 sont de préférence noires et en particulier de couleur (ou de nuance) différente des couleurs des motifs des images polychromatiques semi-transparentes les recouvrant, de manière à ce que les inscriptions se distinguent facilement à l'œil nu (sous éclairage par une source de lumière non visible dans les ultraviolets courts et/ou longs).
Sur la figure 4, on observe le document officiel 15 sous ultraviolets courts grâce à la source 20 de lumière non visible. On observe alors l'image 5 (qui représente par exemple un motif tel qu'un papillon). L'image 5 que l'on voit sous éclairage par la source 20 de lumière émettant dans le domaine des ultraviolets courts, émettant en particulier à une longueur d'onde de l'ordre de 250 nm, est de très bonne qualité et permet de distinguer les détails du motif représenté et ses différentes couleurs de façon nette. En particulier, aucune émission de lumière provenant de l'image 9 sous-jacente ne perturbe la visualisation de l'image 5.
Sur la figure 5, on observe le document officiel 15 sous ultraviolets longs grâce à la source 22 de lumière non visible. On observe alors uniquement l'image 9 (qui représente par exemple un motif tel qu'une fleur). L'image 9 que l'on voit sous éclairage par la source 22 de lumière émettant dans le domaine des ultraviolets longs, émettant en particulier à une longueur d'onde de l'ordre de 365 nm, est de très bonne qualité et permet de distinguer les détails du motif représenté et ses différentes couleurs de façon nette.
EXEMPLE 1
On choisit un film support transparent aux ultraviolets courts et aux ultraviolets longs formé en polystyrène tel que commercialisé par la société VITASHEET GROUP (Italie) sous la référence Robbex 515PH®. Sur ce film support on imprime un vernis protecteur en polyuréthane mis en œuvre à partir d'une solution aqueuse comprenant une base de vernis de transfert commercialisée par TIFLEX (France) sous la référence 3X9426® et un durcisseur référencé 3X9427®. La proportion de durcisseur ajouté est de 45 parts en volume pour 100 parts en volume de la base. Cette impression est réalisée par aplat en sérigraphie en maille 51 fils/cm de façon à ce que la couche de vernis protecteur déposée présente une épaisseur comprise entre 10 μπι et 20 μπι.
Sur ce vernis protecteur, on imprime une première image à l'aide de trois compositions d'impression différentes, chacune étant formulée à partir d'une base d'encre adaptée pour ne pas filtrer les ultraviolets courts telle qu'une base d'encre commercialisée par la société TIFLEX (France) sous la référence LG 111104 Solubilis®. La première composition d'impression comprend des pigments fluorescents de couleur bleue tels que commercialisés par la société MITSUBISHI CHEMICAL CORPORATION (Japon) sous la référence KX-626A®. La deuxième composition d'impression comprend des pigments fluorescents de couleur rouge tels que commercialisés par la société HONEYWELL sous la référence Lumilux Red CD106®. La troisième composition d'impression comprend des pigments fluorescents de couleur verte tels que commercialisés par la société HONEYWELL sous la référence Lumilux Green CD145®. Il s'agit pour cette première image de pigments fluorescents visibles sous ultraviolets courts.
La concentration en pigments fluorescents de couleur bleue dans la première composition d'impression est de 50% en poids par rapport au poids total de la première composition d'impression. La concentration en pigments fluorescents de couleur rouge dans la deuxième composition d'impression est de 16,5% en poids par rapport au poids total de la deuxième composition d'impression. La concentration en pigments fluorescents de couleur verte dans la troisième composition d'impression est de 15% en poids par rapport au poids total de la troisième composition d'impression.
A la suite des trois couches d'impression formant la première image visible sous ultraviolets courts, on imprime un vernis à base de polyuréthane comprenant une base de vernis telle que commercialisée par la société TIFLEX (France) sous la référence 3Y0530 vernis S3HN1® (produit sérigraphique) et un catalyseur tel que commercialisé par la société TIFLEX (France) sous la référence 3X9096®. La proportion de catalyseur ajouté est de 53 parts en volume pour 100 parts en volume de la base de vernis. L'impression est réalisée par aplat en sérigraphie en maille 77 fils/cm de façon à ce que la couche de vernis protecteur déposée présente une épaisseur comprise entre 8 μπι et 12 μπι. On obtient ainsi une couche de vernis filtrant les ultraviolets courts.
Sur ce filtre, on imprime une deuxième image à l'aide de trois compositions d'impression différentes. La première composition d'impression est une encre UVIPRIM® commercialisée par la société TIFLEX (France) sous la référence 3Y1150 bleu®. La deuxième composition d'impression est une encre UVIPRIM® commercialisée par la société TIFLEX (France) sous la référence 3Y0742 rouge®. La troisième composition d'impression est une encre UVIPRIM® commercialisée par la société TIFLEX (France) sous la référence 3Y0877 vert®. Il s'agit pour cette deuxième image de pigments fluorescents visibles sous ultraviolets longs.
On laisse sécher chaque couche entre chaque impression. On dépose ensuite un adhésif thermoscellable commercialisé par la société TIFLEX sous la référence 3Y1836NF® (produit sérigraphique).
Sous éclairage par une source de lumière émettant dans le domaine des ultraviolets courts à une longueur d'onde de l'ordre de 250 nm on observe uniquement la première image. Sous éclairage par une source de lumière émettant dans le domaine des ultraviolets longs à une longueur d'onde de l'ordre de 365 nm on observe uniquement la deuxième image.
L'invention peut faire l'objet de très nombreuses variantes de réalisation. En particulier, il est possible de prévoir une image additionnelle comprenant des pigments photoluminescents invisibles sous éclairage en lumière visible et visibles sous éclairage par au moins une source de lumière infrarouge.