Revendications 1. Partant du principe que "qui peut le plus, peut le moins", nous nous étendrons d'abord sur une application a une structure relativement complexe, celle d'un pavil- lon, d'un bungalow, d'un chalet.
La figure 2 indique comment l'assemblage des madriers peut servir de cadre sommaire répétitif d'une telle structure : un madrier vertical A est assemble à angle droit à un madrier horizontal B, pose sur sa crête sur une dalle en beton (ou sur tout autre type de fondation dans d'autres cas de figures), et à angle obtus avec un autre madrier, C, également "sur sa crête", et sur le meme plan que les deux premiers ; un madrier D repose
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quant à lui à l'horizontale, comme B, sur la dalle, mais sur un plan situé à 90 de celui où figurent A, B, C.
Le madrier A, en élévation verticale, constitue la piece d'ossature de la paroi extérieure du bätiment. Dans chaque mortaise entaillée dans la largeur du madrier, on peut imbriquer les extrémités de planches ordinaires, ou de panneaux standard, type "aggloméré" ou multiplex (rappelons que la mortaise est telle que ces matériaux y pénètrent avec justesse) ou de rondins spécialement adaptés et concus d'une maniere expresse comme complémentaires à cette invention; il s'agit de "semi-rondins profiles pour assemblage entre eux dans le sens longitudinal, et s'imbriquant, par des tenons situés aux extrémités de leur masse, dans les mortaises du madrier profilé standard constitutif de base de l'invention". Une notice complémentaire relative à ces"semi-rondins"terminera cette présentation.
Une formule interessante de construction, d'un point de vue esthétique s'entend, peut être d'imbriquer une sim-
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ple plaque verticale entre les deux madriers verticaux (A et A'qui lui est parallèle, puisque, comme déjà dit, le schéma A B C est répétitif, à raison d'espacements d'environ 0, 85 mètres, par exemple), puis une fois le chalet terminé, à la meilleure convenance du maitre de l'ouvrage, de maçonner un mur de briques contre les plaques, entre les deux madriers verticaux, qui séparent la maçonnerie par le plus gros de leur largeur (car c'est 1a plus large des deux bandes séparées par la mortaise excentrée de la largeur du madrier, qui se trouve du côté extérieur du gros oeuvre), tandis que la face extérieure de leur épaisseur pourra,
et mime éventuellement dans un troisième temps, au gré de la volonté du maitre de l'ouvrage, servir de montant de fixation à l'ancrage d'une latte munie d'une nervure au centre de la face d'une largeur, nervure longitudinale d'une dimension telle qu'elle s'emboite dans la mortaise du madrier, latte en matériau type "vieux chêne" (assemblage représenté figure 4 C) ; la façade du chalet se mue au terme de cette opération en un mur rustique à colombages, du plus bel effetcette formule presente l'avantage non négligeable de pouvoir faire bénéficier le projet de construction d'un permis de bâtir à des endroits où des règlements interdisent les bâtiments type chalet exclusivement en bois.
Mais cette mortaise verticale extérieure peut se preter à l'accueil d'"accessoires"infini : depart d'une paroi dont l'ossature d'origine reste le même madrier, en vue de réaliser une véranda, une serre, ou, plus simplement, un paravent, un brise-vue entre deux terrasses, un abri pour remise à bois de chauffage, une table pour barbecue, etc.
A l'Interieur du bâtiment, l'interstice entre la mortaise située dans la largeur du madrier et l'extremiste in-
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terne "épaisseur" de celui-ci, peut être remplie d'un isolant (les dimensions du madrier et les positions des mortaises sont telles qu'un rouleau de laine de verre d'épaisseur standard de 6 centimètres s'y loge parfaitement) ou demeurer vide, l'espace vide clos constituant également un isolant thermique.
La face "épaisseur" interne du madrier vertical servira d'appui de fixation à des panneaux a peindre, à crépir, à tapisser, ou à des planches demeurant apparentes, à moins que l'on préfère recourir également à l'interieur à une mince maçonnerie (mur interne à colombages, comme décrit plus haut) : a tout moment, à tout endroit, la mortaise de cette face peut servir de point de départ à tout élément tel que paroi intérieure (articulée elle aussi sur des madriers de base verticaux) pour diviser le chalet en pieces d'habitation, tel qu'élément plus réduit :
pensons à une étagère, une armoire fixe, une petite séparation, une table, un banc, un lit, des équerres pour support d'armoire, de pharmacie, de poste de television, de chaîne hi.-fi., etc.
La figure 4 indique quelques possibilités de façonnage de la paroi extérieure d'un bâtiment, selon les matériaux que l'on souhaite utiliser, l'aspect visuel à donner au travail fini, le taux d'isolation thermique et sonore souhaite.
Dans la figure 4 A, le 1 représente l'air libre extérieur auquel affleure la paroi laissant apparaitre la face brute, donc non usinée, des semi-rondins, lesquels semi-rondins sont illustres en 2 (le matériau lui-meme, de par sa nature, ainsi que la masse et l'épaisseur donnent à ces semi-rondins un coefficient d'isolation très élevé ) . En 3, on a placé un isolant thermique, par exem-
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ple de la laine de verre d'une épaisseur de 6 centimetres (ce qui pourrait etre superflu à un endroit naturellement protégé contre le froid) et en 4, on a fixe
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des panneaux ä tapisser.
Dans la figure 4 B, on a représenté, en 1, un mur de briques ou de pierres eleve ä l'exterieur ; les endroits en 2 et en 4 sont soit des vides, soit des volumes remplis d'un isolant thermique genre laine de verre, soit l'un et l'autre, le 3 représente un simple panneau ou de simples planches (de décoffrage, par exemple), et le représente le panneau ou le lambris en frise, orienté vers l'interieur de la pièce d'habitation.
La figure 4 C illustre un cas de figure déjà décrit : la latte en 1 est la partie visible du bois du colombage s'incrustant dans la mortaise du madrier : le 2 repré-
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sente le mur de briques ou de pierres, ä laisser apparentes ou h crépir, élevé en colonnes entre les madriers verticaux, et le 3 représente le panneau ou les planches qui seront visibles de l'intérieur de l'habitation.
Cette figure 4 C aurait pu presenter, comme face interne, un assemblage tel que ceux représentés en 4 A ou en 4 B.
Mais on aurait pu façonner, toujours comme face interne de l'hypothèse 4 C, des colonnes de maçonnerie de briques ou de pierres, apparentes ou crépies, le madrier vertical étant pare d'une latte en vieux chine.
Nous nous permettrons d'insister sur cette formule, qu'un professionnel du bitiment pourrait juger non inté- ressante, voire extravagante. Elle représente des avan-
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tages interessants à de multiples points de vue. La carcasse du bâtiment étant montée par élévation d'assemblages de madriers selon le schéma de la figure 2, laquelle figure 2 se poursuit évidemment en miroir pour constituer la partie "arrière" du bâtiment, et les assemblages en question se répétant à intervalles légèrement inférieurs à un mètre et se connectant par des transversalles (panneaux ou planches représentées par exemple en 3 de la figure 4 C, chevrons de toiture, madriers perpendiculaires soutenant le plancher) qui participent à la stabilité de l'immeuble,
on se rend compte qu'elle (la carcasse de tout le bâtiment) peut être érigée définitvement et complètement en très peu de temps, soit un ou deux jours par une équipe de deux ou trois personnes dont l'une seule soit experte : le resultat est un baraquement de ja habitable, pour peu que la toiture soit couverte et l'interieur quelque peu aménagé.
Cela fait, le proprié- taire-maitre de l'ouvrage pourra, simple bricoleur, durant ses heures de loisirs consacrées au parachèvement de sa maison de campagne qui l'héberge, ériger les murs exterieurs et éventuellement intérieurs, qui se présentent sous forme de colonnes de quelques 85 centimètres de largeur, entre les guides que constituent les madriers verticaux, et contre la paroi que constituent les planches ou le panneau imbrique par emboitement entre ces madriers ; pas besoin d'habileté spéciale en maçonnerie pour le maltre de l'ouvrage devenu corps de métier, pas
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besoin de fil à plomb... et le travail peut être frac- tisonné à volonté, une ou deux heures de loisirs suffisant à maçonner une colonne :
le fait de fractionner le travail en petites tâches répétitives est sécurisant et encourageant, pour un profane. La formule est donc très interessante sur le plan économique, par économie de main d'oeuvre spécialisée, sur le plan pratique, puisque l'on dispose de son chalet bien avant qu'il soit termine, et sur le plan psychologique, de par la satisfaction qu'elle apporte au constructeur bricoleur qui aura occupe
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ses loisirs à la réalisation du gros oeuvre en maçonnerie, ce qui est généralement exclu pour un profane.
Telles sont quelques-unes des infinies possibilités s'adaptant au madrier vertical représenté à la figure 2, en A : outre cette qualité d'etre infinies, elles sont simples, économiques, et pratiques, à quoi s'ajoute, comme on a pu le constater à partir d'un exemple, l'auto-satisfaction du constructeur amateur.
Dans cette figure 2, ce madrier A vertical a été interrompu graphiquement à l'endroit d'une fenêtre, on remarque que le même madrier de base est évidemment utilisé pour constituer les éléments "tablette" ou "appui" de la fenetre, dormants et linteau ; les mêmes solutions techni-
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ques s'appliquent, il va de soi, a une porte.
Venons-en à l'utilisation et aux fonctions de ce madrier polymortaisé, représenté en figure 2 C, assemblé au madrier 2 A par simple ferraillage (par exemple logé dans la mortaise de la face "épaisseur" intérieure desdits madriers A et C), et constituant la poutre maitresse de la charpente : se représentant en successions paralleles distantes de 85 centimètres, ces madriers composent la ferme du comble.
Un lattis destiné à être recouvert d'ardoises, d'asbeste, de shingles, sera cloue sur la face épaisseur externe du madrier ; dans ses mortaises taillées dans la face"largeur" ont été imbriqués des éléments (planches) sur lesquels reposera l'isolation ; la distance entre l'arête extérieure de la mortaise vers le petit côté et l'arête extérieure du madrier, dans le cas type standard, est de 6 centimetres, soit l'épaisseur de la laine de verre dans
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sa presentation commercialisée standard, mais soit également la largeur des chevrons standard de toiture.
Selon l'utilisation effective de l'espace abrité immédiatement par les combles, ainsi que les valeurs d'atmos- phère souhaitées, on laissera l'oeuvre de la charpente telle que décrite supra, ou on fixera des lambris type frise ou plaques à peindre ou à tapisser sur la face épaisseur interne des madriers 2 C soutenant le pan du toit.
Cette face interne du pan du toit peut être visible dans la salle de séjour, par exemple, ou dans une chambre a coucher "mansardée", et dans ce cas, il pourra être heureux de bénéficier d'une possibilité d'isolation thermique de la toiture par trois couches de lattes ou panneaux entre lesquelles se logeront une ou deux épaisseurs importantes d'isolant dans des espaces d'épaisseurs différentes, puisque le mortaisage de séparation est excentre.
Troisième fonction essentielle du madrier polymortaise dans 1'ossature du bâtiment : la fonction de solive.
Dans la figure 2, le madrier B est la poutre sur laquelle repose le plancher. Elle se répète par dispositions parallèles à intervalles constants de 85 centimètres. La largeur de la travee ainsi constituée peut être conside- ree comme la largeur convenant parfaitement pour un pavil- lon moyen correspondant aux besoins de la clientèle familiale de seconde résidence, mais également de bâtiments pouvant même être à usage public.
Entre ces madriers parallèles 2 B, reposent des tron-
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cons du mime madrier polymortaisé de base, disposes perpendiculairement aux solives, partout en bordure de l'aire intérieure du bâtiment, et, en outre, à certains endroits intermédiaires à l'intérieur de l'aire du plancher.
Des planches ordinaires ou panneaux s'emboîtent, à l'horizontale, dans les mortaises de la largeur des madriers solives, et dans les mortaises correspondantes de par leur niveau, des troncons de made-ver disposes à angle droit.
Deux couches d'isolant thermique peuvent être logées sous et sur cet assemblage horizontal ; si la dalle de béton de fondation est assez épaisse, on se dispensera de placer un isolant sous l'assemblage horizontal (le vide laissé aura lui-même une fonction isolante), cet assemblage horizontal pouvant être un économique caillebotis de planches de décoffrage relativement espacées, Le plancher sera posé traditionnellement sur le sommet des madriers solives, dont la mortaise supérieure pourra servir à l'accueil de la base d'éléments comme, par exemple, des panneaux constituant cloisons ou separations entre pièces ou"coins"du meme local.
La figure 5 illustre la construction du solivage d'un étage : le plancher est évidemment posé sur des solives, tandis que le lattis constituant le plafond peut être logé dans les mortaises en position excentrée dans la largeur du madrier, de manière telle qu'apparaisse, dans les locaux du niveau inférieur, un plafond rustique, laissant les poutres apparentes ; mais si ces poutres de
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la travée sont visibles, les planches du plafond ne sont toutefois pas les planches du plancher de l'etage, et une couche de matière à fonction d'insolation thermique mais également et surtout acoustique peut être logée entre ces deux lattis ;
la mortaise d'accueil du plafond qui n'est pas le plancher de 1'étage supérieur a rendu facilement et economiquement possible une solution alliant à la fois esthétique, économie, intimité, et confort.
Telles---s-ont les fonctions et utilisations du madrier standard à polymortaisage omnidirectionnel a omnifonction superstructurante : on aura pu constater que le meme madrier, de profil identique, de section identique, de nature identique, est utilisé, & l'exclusion de tout autre matériau, comme élément principal de la superstructure, a savoir les montants verticaux ou piedroits des parois extérieures (comme des cloisons intérieures), les poutres de la charpente, et les solives du ou des planchers de base ou de l'étage : dans chacune de ces utilisations, le polymortaisage omnidirectionnel peut être utilisé, et l'est, d'une manière originale, spécifique, économique, pratique, et infinie, socialement et psychologiquement intéressante.
Originale, comme c'est le fait de toute innovation technique.
Spécifique, c'est-à-dire propre la fonction assumée dans la superstructure : montant, poutre de charpente, solive.
Economique, par le gain de temps, de main d'oeuvre, et d'accessoires de quincaillerie, manufacturés par un
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menuisier professionnel ou realises par un spécialiste
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de la maconnerie.
Pratique, du fait de la simplicity d'utilisation, de l'elimination de difficultés techniques, d'actes techni- ques spécialisés ou requérant une certaine habileté; bref, à la portee d'un non-professionnel du bâtiment.
Socialement et psychologiquement intéressante, car cette innovation s'inscrit dans le courant du bricolage caractéristique de la fin de ce siècle : si ce courant est une simple mode créée par la société de consommation, ou s'il est une reaction primaire face à la crise économique, ou s'il est une réaction plus profonde face au caractère abstrait de l'objet de toutes les professions des secteurs tertiaires et quaternaires de plus en plus pléthoriques, le fait de répondre par une telle innovation technique à un tel besoin, ne peut être que positif sur le plan de la satisfaction individuelle et collective de ceux qui se consacreront, à leurs loisirs, par goût ou nécessité, aux travaux qu'elle rend aisés et possibles.
2. Des châssis préfabriqués en ateliers peuvent assembler les madriers profilés à fonctions respectives de solive, pour les planchers de sol et éventuellement d'étage, de montant, pour les parois extérieures, et de poutre de Eerme de charpente.
Un tel châssis serait un assemblage consistant, approxi- mativement, à un dédoublement par symétrie des éléments de la figure 2, à laquelle il manque la"partie droite", à reproduire en miroir : la solive de plancher aura la dimension de la travée, soit la largeur du pavillon, et
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son centre constitue le lieu de la projection orthogonale du falte, c'est-à-dire, de l'intersection de la poutre de toiture 2 C et de sa jumelle de l'autre pan, pour autant que la toiture soit à double pente identique (ce qui n'est pas obligatoire : toutes les variantes jusque et y compris la pente unique sont possibles).
Cet assemblage sera realise en un nombre qui, multiplie, dans l'exemple de la construction décrite au point 1 des "'revendications, par 85, donnera la longueur du bâtiment, en centimètres, puisque tous ces châssis seront assembles, sur le chantier définitif, par elevations paralleles dis- tantes de 85 centimètres, intervalle choisi en fonction des normes de commercialisation et des mesures standard de nombreux elements adventices.
La pose et la fixation de ces châssis entre eux sera grandement facilitée par l'emboitement des elements adé- quats dans les mortaises omnidirectionnelles, selon les fonctions spécifiques des madriers.
3. Des aménagements d'intérieur peuvent être facilement realises, à l'aide des madriers profiles : nous avons eu l'occasion d'entrouvrir cette voie de possibilités au point 1. des revendications. 11 va de soi que, même si la construction n'a pas été érigée avec ce procédé, des aménagements tels que ceux de chambres dans un vaste espace sous les combles, peuvent se confectionner avec des madriers montants, pour les cloisons, solives, pour les plafonds.
Les pièces construites avec ce procédé présentent l'inté-
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rit supplémentaire d'etre aisement reductibles ou extensibles, puisqu'a chaque intervalle X (moins d'un metre dans l'exemple du point 1.), on peut placer ou déplacer une cloison.
11 y a là une réponse pratique et attendue au besoin évolutif de l'interieur d'un logement, par exemple, dans le temps, en fonction de l'evolution de la composition de la famille, mais aussi des habitudes de vie, selon l'âge ou la typologie de l'utilisateur : création de chambre pour enfant, par cloisonnement, extension de lo- caux par décloisonnement, lorsque la fonction d'une pièce ne se justifie plus, cloisonnement entre la cuisine et la salle h manger, décloisonnement entre la buanderie et la cuisine, aménagement d'une chambre à coucher de plainpied, etc.
4. Des idées d'utilisation du madrier polymortaisé pour aménagements à l'exterieur du bâtiment principal ont deja également été exposées brièvement au point 1. des reven-
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dications : veranda, appentis, annexes.
5. Ces annexes peuvent etre construites en parfaite indépenance, c'est-à-dire, non contigues à la construction principale : hangar, remise à bois de chauffage, abri de matériel de jardinage, étables, abri pour le petit élevage, garage, modules divers extensibles et évolutifs en toutes directions, selon le meme schéma de construction.
6. Des bacs divers tels que bacs à sable de toutes dimensions, pour jardins publics ou privés, bacs d'ornementation à fleurs ou arbustes, seront construits facilement,
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à partir de quelques tronçons de madriers profiles, pouvant être livres en kits de montage tres simple, dans lesquels s'emboîteront, pour remplir les parois, des planches ou des semi-rondins rustiques.
7. Des meubles simples d'intérieur, et tres variés, se réaliseront facilement en tirant profit des mortaises omnidirectionnelles : par exemple, on combinera un chAssis rectangulaire de madriers polymortaise sur crête pour assembler un lit à une personne, la mortaise interne accueillant les extrémités des lattes espacées constituant le sommier sur lequel on posera le matelas qui de- bordera à peine ou affleurera, la mortaise externe pourra accueillir l'extrémité d'un panneau formant une petite tablette de chevet ou autre, la mortaise supérieure du madrier de tête ou de pied accueillera, si telle est la volonté du constructeur, l'appui d'une piece verticale ;
ce chassis rectangulaire reposera sur trois tronçons du madrier polymortaisé de mesure egale a la largeur du lit, et disposés perpendiculairement à la longueur de celui-ci la fonction évidente et première de ces tronçons sera celle de pieds du lit, mais les mortaises latérales serviront de rainures de coulissement horizontal aux nervures de tiroirs de rangement à dissimuler sous le lit.
8. Des cloisons mobiles ou non permanentes pour stands d'expositions ou de foires et salons commerciaux, pour Separation occasionnelle dans des salles de réunion et club-houses sportifs, pour galeries d'exposition d'art, pour palissades de protection, etc..., se monteront et se démonteront en un tour de main à partir de madriers polymortaisés montants dans lesquels s'emboitent les panneaux de cloisonnement ou de support matériel de l'exposition ;
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la stabilité est assurée simplement par la structure de la forme géométrique lorsque celle-ci n'est pas rectiligne (zig-zag ou boxes), ou par l'ancrage de la base de certains montants dans un pied.
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1 9. Des silos-tours pourront être construits simplement et esthétiquement, par exemple, pour des installations de maintenance et d'entretien des routes et autoroutes, surtout-dans des sites pittoresques : la superstructure du silo consistera en un octo-, déca-, ou dodécagone régulier constitue de madriers montants dans les mortaises desquels s'emboltent des lattes ou des semi-rondins rustiques.
10. La noblesse et la rusticité des matériaux utilisés rend la formule recommandable pour certaines constructions publiques légères et de structure sommaire : abris pour usagers des bus (les mortaises des montants pourront accueillir des semi-rondins et des vitrages, pour des faces laterales mixtes opaques-transparentes, tandis que des tronçons en traverse, séparation entre le vitrage et le lattage, accueilleront, par une mortaise disposée sur un plan perpendiculaire, une plaque servant de siège), refuges, haltes de promenades, pavillons d'accueil en forêt, à la campagne, sur les placettes de localités touristiques.
11. Des bâtiments devant être construits rapidement, avec un budget limité, quitte à être précaires puisque provisoires (ils pourront être réutilisée ailleurs, ou sur place à d'autres fins), pourront être montés avec ces madriers : pavillons utilitaires pour de grandes manifesta-
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tions (rassemblements musicaux de jeunes, Jeux Olympiques,"évents"divers), en cas de nécessité urgente pour une population dans le besoin (dispensaires, dortoirs, écoles, chapelles, etc..., pour victimes de sinistres tels qu'inondations, séismes, tornades), dans nos pays ou dans le Tiers-Monde : le montage, l'assemblage est facile et rapide, et peut être adapté immédiatement et évo1utivement aux nécessités (cloisonnages, extensions dans n'importe quel sens).
Note complementaire : 11 a été fait mention, à plusieurs reprises, de l'utilisation possible de "semi-rondins profilés pour assemblage entre eux dans le sens longitudinal, et s'imbriquant, au moyen de tenons situés aux extrémités de leur masse, dans les mortaises du madrier profilé standard à polymortaise omnidirectionnelle".
L'idée est d'utiliser la partie souvent résiduelle du tronc du sapin de scierie, ou le tronc du jeune sapin sacrifié lors d'éclaircies, bois jadis appelé "bois de mines", de le fendre en deux, de le profiler mécaniquement de manière telle qu'il soit doté d'une nervure et d'une rainure complémentaires de façon que deux semirondins s'emboitent longitudinalement, tandis que les extrémités sont dotées de tenons faisant partie de la masse, qui s'emboitent dans les mortaises du madrier : la figure 3 illustre une coupe transversale d'un tel semi-rondin (3 A), ainsi qu'une coupe longitudinale du même matériau (3 B).
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La longueur de tels semi-rondins sera egale à l'espacement constant entre madriers montants dans une construction (pavillon, chalet, bac à fleurs, silo, etc...).
Ce semi-rondin est original par ses entailles respectives où se logera la rainure et dont jaillira la nervure : il en résulte un matériau compact, massif, solide, à coefficient élevé d'isolation, bien équarri sur trois faces en vue de l'utilisation envisagée, la quatrième demeurant à l'état brut, pour raison esthétique, matériau doté de tenons a ses extrémités, pour emboitement : un tel profilage en long et en large n'existait pas, à notre connaissance, il présente des avantages esthétiques, pratiques, économiques, et constitue un complement de construction intéressant à l'utilisation du madrier de base de l'invention.