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NOEUD POUR STRUCTURES RETICULAIRES
DESCRIPTION OBJET DE L'INVENTION
La présente invention concerne un noeud pour structures réticulaires, concrètement pour structures tridimensionnelles, et plus précisément pour des structures dans lesquelles participent des écoperches et des montants verticaux auxquels doivent être reliés, à différentes hauteurs, des longerons et/ou des traverses, le tout de façon démontable, c'est à dire que les différents éléments tubulaires de la structure peuvent être facilement démontés pour réduire le plus possible le volume occupé par cette dernière en position inactive, comme par exemple durant les phases de magasinage et de transport de la structure.
Le noeud selon l'invention est particulièrement approprié pour être employé dans des structures réticulaires d'échafaudages et similaires.
ANTECEDENTS DE L'INVENTION
Dans le but de réaliser des structures réticulaires du genre cité plus haut, et plus précisément chacun des noeuds de liaison entre les longerons et les traverses, ont surgi de multiples solutions. Toutes sont basées sur l'utilisation de montants ou d'écoperches tubulaires de 3 ou 4 m de hauteur, qui sont éventuellement dotés de moyens d'accouplement axial. Ces tubes comportent, distribués uniformément dans le sens de leur longueur à une distance de 50 cm, une pluralité d'anneaux, fixés par soudure à l'écoperche et de configuration tronconique, de façon que l'on puisse introduire dans ces anneaux la patte correspondante d'un épanouissement transversal situé aux extrémités des longerons et des traverses.
Un simple accouplement de ce genre est insuffisant pour assurer la stabilité adéquate de la structure, motif pour lequel sur
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chaque montant et en correspondance avec chaque anneau fixe est monté un anneau mobile, similaire au précédent, dont la concavité est orientée en sens opposé et qui est capable de recevoir intérieurement l'autre patte de l'épanouissement transversal des longerons et des traverses qui confluent sur le montant pour former un noeud, mais avec la particularité qui consiste en ce que cet anneau mobile comporte un bord opposé à son embouchure, situé sur un ligne hélicoïdale imaginaire, de telle façon que lorsqu'on fait tourner l'anneau et grâce au fait que le bord hélicoïdal en question s'appuie sur une butée fixe convenablement fixée sur le montant,
il se produise un déplacement axial de cet anneau et son blocage correspondant par rapport à l'anneau fixe et avec interposition de l'épanouissement transversal du longeron ou de la traverse, ce qui donne lieu à la fixation rigide de cette dernière sur le montant ou sur l'écoperche.
Les problèmes que présentent cette solution sont centrés principalement sur deux aspects, qui consistent, d'une part en ce que la fixation sur un noeud déterminé est commune pour tous les tubes qui constituent les longerons et les traverses, ce qui fait que lorsque, pour un motif quelconque, il est nécessaire de libérer l'un d'eux, les autres sont également libérés inéluctablement ce qui peut avoir des conséquences très négatives sur la stabilité de la structure dans son ensemble, ce à quoi il faut ajouter d'autre part, le fait que le long de chaque écoperche ou de chaque montant est située une pluralité d'anneaux fixes, d'anneaux mobiles et de butées, dont la plupart ne sont pas utilisés malgré l'investissement considérable auquel ils donnent lieu.
Dans le but de résoudre ces difficultés, on connaît des solutions comme celle du système allemand "layher"dans lequel chaque montant vertical comporte, au lieu des anneaux en forme de coupelle du cas précédent, des anneaux plats pourvus d'un alignement circonférentiel de fe-
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nêtres, de façon que chaque anneau reçoive les extrémités des longerons et des traverses, qui comportant une rainure transversale pour l'accouplement au disque en question, ainsi qu'un orifice vertical qui les traverse pour leur blocage définitif à l'aide de coins respectifs.
Cette solution, bien que permettant que les longerons et les traverses puissent être libérés un par un, avec un risque minimum pour l'ensemble de la structure, présente, par contre, le probléme qui consiste en ce que la fixation des longerons et des traverses sur le montant, dans la zone du noeud, est prédéterminée par les emplacements des orifices sur l'anneau plat, et par consequent les longerons et/ou les traverses peuvent être fixés seulement avec un décalage entre eux de 90 ou de 450, sans qu'il existe aucune autre possibilité.
Pour essayer de résoudre ce problème on connaît le système"plettac", dans lequel on emploie de nouveau des anneaux fixés à l'écoperche ou au montant vertical, similaires à ceux du brevet d'invention 429.836, mais avec la particularité qui consiste en ce que les extrémités des longerons et des traverses présentent la forme d'un crochet, qui peut être introduit dans la"coupelle"définie par l'anneau fixe correspondant, et qui peut être fixé de façon définitive au moyen d'un coin.
Cette solution, qui permet de donner n'importe quelle orientation aux longerons et aux traverses et qui permet de modifier amplement le nombre des longerons et des traverses qui convergent sur un même noeud, bien qu'assurant convenablement l'immobilisation des longerons et des traverses par rapport au montant, ainsi que verticalement vers le bas, ne garantit pas une fixation de toute sécurité en cas de chocs ou d'efforts importants impartis aux longerons et aux traverses verticalement vers le haut, car le"décrochage"par rapport à la coupelle annulaire est relativement facile, surtout si le coin est desserré ou on agit par erreur sur son extrémité inférieure.
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DESCRIPTION DE L'INVENTION
Pour résoudre les problèmes inhérents à toutes les solutions antérieures, il est proposé un noeud pour structures réticulaires, en particulier pour structures constituées par des écoperches ou des montants verticaux avec lesquels sont susceptibles d'être accouplés à différentes hauteurs des longerons et/ou des traverses, comme par exemple dans le cas d'échafaudages, les longerons et traverses étant pourvus de couplages à leurs extrémités pour un attachement au noeud, ce noeud étant caractérisé essentiellement en ce que les éléments tubulaires constitutifs des montants sont dotés à chacun de leurs points, qui correspondent à des noeuds, d'un anneau fixe qui présente une configuration bitronconique, comprenant en particulier deux secteurs tronconiques qui divergent à partir de leur zone centrale de plus petit diamètre,
par laquelle l'anneau est fixé au corps tubulaire constitutif du montant, l'espace entre les éléments tubulaires et les sections tronconiques divergentes de l'anneau subsistant sous la forme de zones pour coincer à la fois les mâchoires fixe et mobile en couplant et fixant celles-ci. Dans ce noeud, ces anneaux ont un profil tronconique formant deux coupelles annulaires opposées, tandis que, d'autre part, les longerons et les traverses sont dotés à leurs extrémités d'une espèce de mâchoire pourvue de deux griffes qui peuvent pénétrer dans les coupelles supérieure et inférieure situées entre chaque anneau mentionné plus haut et le corps tubulaire du montant, l'une de ces griffes étant fixe tandis que l'autre peut basculer, pour permettre l'ouverture et la fermeture de la mâchoire en question,
la griffe mobile conservant une position de fermeture stable grâce à une clavette ou à un coin qui joue dans des orifices pratiqués à cet effet dans les griffes fixe et mobile.
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Suivant une forme de réalisation de l'invention, l'anneau fixe comporte sur sa ligne périmétrique centrale de plus petit diamètre une série de longs orifices dans lesquels sont logés les masses de soudure qui sont fixées directement sur le corps tubulaire constitutif du montant et forment les moyens de fixation de chaque anneau sur ce dernier.
La griffe mobile est reliée de façon articulée à la griffe fixe et cette dernière est unie, à son tour, à l'extrémité correspondante du longeron ou de la traverse, soit directement, par soudure, soit par l'intermédiaire d'une liaison articulée lorsqu'il est nécessaire que le longeron ou la traverse, bien qu'étant solidement fixée à un montant ou à une écoperche, puisse basculer par rapport à cette dernière.
Il est évident que, tant la griffe mobile que la griffe fixe de la mâchoire, seront dotées d'une courbure en accord avec celle du bord de l'anneau bitronconique solidaire du montant ou de l'écoperche, et la cote angulaire ou en plan de cette griffe, ou plutôt de la mâchoire dans
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son ensemble, pourra varier, étant de 900 lorsqu'on prévoit que seulement quatre longerons et/ou traverses pourront confluer sur un même noeud, ou étant plus réduite pour permettre l'accouplement à un noeud capable de recevoir un plus grand nombre de longerons ou de traverses.
DESCRIPTION DES DESSSINS
Pour compléter la descritption en cours et dans le but de faciliter la compréhension des caractéristiques de l'invention, il est joint au présent Mémoire Descriptif, un jeu de dessins qui font partie intégrante de ce dernier, dont le caractère est simplement illustratif et non limitatif, et dans lesquels :
La figure 1 montre une vue en élévation latérale d'un noeud pour structures réticulaires réalisé en accord avec l'objet de l'invention, qui'constitue un exemple de réalisation pratique dans lequel confluent sur le noeud deux longerons ou deux traverses opposées, cette figure étant complétée par une coupe un quart de cet ensemble.
La figure 2 montre une vue en plan de l'ensemble représenté dans la figure précédente, mais avec seulement un longeron ou une traverse et selon un exemple de réalisation pratique dans lequel l'anneau est capable de recevoir quatre longerons ou traverses disposées perpendiculairement les unes par rapport aux autres.
La figure 3 montre une vue en plan similaire à celle de la figure 1, mais dans laquelle le noeud reçoit six longerons ou traverses, grâce à une réduction de la largeur des mâchoires pour la moitié de ces dernières, tandis que pour l'autre moitié cette réduction est obtenue au moyen d'un élargissement de l'anneau fixé au montant.
REALISATION PREFEREE DE L'INVENTION
Dans ces figures on peut voir que pour former le noeud pour structures réticulaires selon l'invention, les classiques écoperches ou montants verticaux 1 qui font partie de cette structure, et qui présentent de façon tradi-
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ditionnelle une longueur normalisée de 3 ou 4 m, comportent, uniformément distribués le long de ces derniers, une pluralité d'anneaux 2 fixés par soudure, qui présentent chacun deux secteurs tronconiques opposés et qui divergent à partir de leur zone centrale, ce qui fait que chaque anneau 2 forme avec l'écoperche 1 elle-même, deux canaux de forme annulaire, dièdriques et opposés 3, 3'.
De façon plus concrète et pour une fixation solide de chaque anneau 2 au montant 1, on a prévu de situer sur ces anneaux 2, concrètement dans leur leur zone centrale et de diamètre plus réduit, qui est celle qui doit entrer en contact avec le montant 1, des orifices de forme allongée 4 dans lesquels est déposée la masse de soudure 5 de fixation de ces éléments.
De façon complémentaire, aux extrémités de fixation de chaque longeron ou traverse 6 est située une mâchoire, constituée par une griffe fixe 7 et une griffe mobile 8, qui sont toutes deux pourvues d'un bord courbe 9, 9 l, capable de s'adapter sans jeu dans les rainures 3, 3' formées entre l'anneau 2 et l'écoperche 1.
La griffe mobile 8 est montée de façon basculante sur la griffe fixe 7 au moyen d'un boulon ou d'un goujon transversal d'articulation 10 pour que cette griffe ait tendance à se placer dans la position d'ouverture simplement sous l'effet de la pesanteur, ce qui facilite l'accouplement entre les pièces qui font partie du noeud, tandis que sa position de fermeture est obtenue à l'aide d'un coin ou d'une clavette 11 qui traverse une fenêtre 12 de la griffe fixe 7, qui agit de la même façon avec une autre fenêtre 13 formée entre les deux griffes 7 et 8 de la mâchoire et à la partie postérieure ou en dehors de l'axe d'articulation 8 et qui, à son extrémité libre présente un épanouissement 14 qui, tout en permettant l'extraction totale du coin par rapport à la griffe mobile 8, s'oppose à sa séparation de la griffe fixe 9,
en évitant ainsi une perte accidentelle de ce coin, ce
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qui pourrait arriver fréquemment si ce coin 11 pouvait être totalement désolidarisé de la mâchoire.
On déduit de ce qui précède que l'axe imaginaire 15 de la mâchoire 7,8 et par conséquent du longeron ou de la traverse 6 qui lui est associée, peut adopter n'importe quelle disposition radiale par rapport au montant 1, sans que ceci affecte d'une façon quelconque la sécurité de fixation de ce longeron ou de cette traverse sur l'écoperche, ceux-ci pouvant être montés et démontés unitairement, sans que le reste des longerons et des traverses asociés à ce même noeud, comme il est représenté dans la figure 3, soient affectés par les manipulations réalisées sur l'une quelconque des mâchoires de ces éléments tubulaires.
Il n'est pas considéré nécessaire de prolonger cette description pour que tout expert en la matière puisse comprendre la portée de l'invention ainsi que les avantageas qui en découlent.
Les matières, la forme, les dimensions et la disposition des éléments peuvent être modifiés à condition que ceci ne donne pas lieu à une altération du principe de base de l'invention.
Les termes dans lesquels a été rédigée cette description devront être pris toujours dans un sens ample et non limitatif.