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"Dispositif de prise de vues et de reproduction d'au moins une image".
L'invention concerne un dispositif de prise de vues et de reproduction d'au moins une image, en particulier celle d'au moins une partie d'une personne, comprenant une caméra reliée à une unité d'affichage.
Un tel dispositif est généralement connu et utilisé à diverses fins. Les dispositifs connus sont formés d'une caméra généralement reliée à un magnétoscope qui est relié à une unité d'affichage formée par un moniteur. Les dispositifs connus peuvent également comprendre une unité de traitement et de stockage de données, agencée pour transformer l'image analogue en une image numérique et la stocker sous forme numérique.
De tels dispositifs sont utilisés soit à des fins privées, soit à des fins professionelles. En ce qui concerne l'usage professionel, de tels dispositifs sont, par exemple, utilisés par des détaillants en produits cosmétiques ou des opticiens. L'usage d'un tel dispositif permet à l'acheteur d'une paire de lunettes ou d'un fard, de se voir sur l'écran du moniteur tout en portant la paire de lunettes choisie ou maquillé du fard choisi.
On a toutefois constaté un certain mécontentement des utilisateurs de tels dispositifs. Leurs griefs sont essentiellement basés sur le fait que l'image, reproduite sur l'écran du moniteur ne correspond pas à celle que les utilisateurs se sont imaginée. Ceci est d'autant plus vrai lorsqu'il n'y a pas de stockage d'images et que l'acheteur se voit en direct. Les personnes qui choisissent une paire de lunettes se voient alors sans leurs dioptries habituelles, ce qui fausse d'autant plus l'image. Mais même lorsque l'image stockée peut, après
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enregistrement, être observée à l'aide de leurs propres lunettes, cette image ne correspond toujours pas.
L'invention a pour but de réaliser un dispositif de prise de vues et de reproduction d'au moins une image permettant d'apporter une solution à ce problème.
A cette fin, un dispositif suivant l'invention est caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour former à partir d'une vue prise par la caméra une image réfléchie, lesdits moyens étant reliés à l'unité d'affichage pour y reproduire ladite image réfléchie.
Le problème qui est à l'origine de la non-correspondance de la vue prise par la caméra et reproduite sur l'unité d'affichage est celui que l'acheteur en question a l'habitude de se voir dans un miroir et non de face. Dès lors, l'image que l'acheteur s'imaginera de lui-même sera une image basée sur l'image réfléchie reproduite par un miroir. La caméra utilisée pour former l'image à l'aide du dispositif connu, ne forme pas une image réfléchie mais une image de face. Dès lors, l'acheteur qui fait usage du dispositif connu voit sur l'écran du moniteur une image de face et non une image réfléchie. Ceci entraîne l'effet de non-correspondance ressenti par l'acheteur.
En produisant une image réfléchie, grâce au dispositif suivant l'invention, l'acheteur utilisant ce dispositif retrouvera l'image qu'il a l'habitude de voir de lui-même et qui sera donc une image correspondante à celle qu'il s'imagine.
Une première forme de réalisation préférentielle d'un dispositif suivant l'invention où ladite unité d'affichage comporte un tube cathodique muni d'un bobinage servant au guidage d'un faisceau de balayage du tube cathodique est caractérisée en ce que lesdits moyens sont agencés pour inverser le faisceau de balayage par rapport au sens de balayage conventionnel. On obtient ainsi une image réfléchie sans devoir modifier sensiblement le moniteur.
Une deuxième forme de réalisation préférentielle d'un dispositif suivant l'invention est caractérisée en ce que lesdits moyens comportent un commutateur à deux positions, où la première position permet un balayage inversé et la seconde position un balayage conventionnel. Ceci permet d'utiliser le même moniteur aussi bien pour produire une image de face qu'une image réfléchie. L'image de face
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peut alors être utilisée par la ou les personnes qui accompagnent l'acheteur alors que l'acheteur utilisera l'image réfléchie.
De préférence, la connection de signaux de commande fournie audit bobinage est inversée. Ceci permet une réalisation simple et donc économique.
Une troisième forme de réalisation préférentielle d'un dispositif suivant l'invention où le dispositif comprend une mémoire agencée pour y stocker une image formée à partir d'une vue prise par la caméra est caractérisée en ce que lesdits moyens comportent une unité de transformation munie d'une mémoire tampon reliée à la caméra et agencée pour déterminer par transformation mathématique à partir d'une image stockée dans la mémoire tampon une image réfléchie et pour stocker l'image réfléchie dans la mémoire. Une image réfléchie est ainsi obtenue sans devoir modifier le moniteur, laissant ainsi un choix en matière de moniteurs.
Une quatrième forme de réalisation préférentielle d'un dispositif suivant l'invention est caractérisée en ce que ladite seconde mémoire a une capacité pour y stocker au moins deux images comprimées, ladite unité de compression étant agencée pour comprimer l'image de telle façon à ce qu'au moins deux images peuvent être visualisées simultanément sur le moniteur. Ceci permet à l'acheteur de voir sur un même écran au moins deux images différentes qui sont chacune réfléchie.
L'invention sera maintenant décrite plus en détail à l'aide des dessins illustrant des exemples de réalisation d'un dispositif suivant l'invention. Dans les dessins :
La figure 1 illustre une vue schématique d'une première forme de réalisation d'un dispositif suivant l'invention ;
La figure 2 illustre des moyens permettant l'inversion du faisceau de balayage du moniteur ;
La figure 3 ilustre une vue schématique d'une deuxième forme de réalisation d'un dispositif suivant l'invention ;
La figure 4 illustre une vue schématique d'une troisième forme de réalisation d'un dispositif suivant l'invention ;
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Dans les dessins une même référence a été assignée aux mêmes éléments ou à des éléments analogues.
Une première forme de réalisation d'un dispositif suivant l'invention est illustrée à la figure 1. Le dispositif comprend une caméra 1, de préférence une caméra de télévision du type CCD (Charge Coupled Device), reliée à un magnétoscope 2 qui est relié à un moniteur 3. La vue prise par la caméra est enregistrée par le magnétoscope afin d'être reproduite sous la forme d'une image réfléchie sur l'écran du moniteur.
Le dispositif suivant l'invention est surtout destiné à être utilisé par des opticiens, des détaillants en produits cosmétiques ou en vêtements. Ce dispositif a été essentiellement conçu pour produire une image réfléchie d'au moins une partie d'une personne. Par exemple, lorsque le dispositif est utilisé par un opticien, son utilisation permet à l'acheteur d'une nouvelle paire de lunettes, de se voir sur l'écran portant la paire de lunettes qu'il vient de choisir. Ce dispositif a comme avantage qu'il permet à l'acheteur de se voir avec ses propres lunettes et donc avec ses verres correcteurs. En effet, les lunettes qu'il vient de choisir ne comportent pas les verres correcteurs réels et ne permettent donc pas à l'acheteur de se voir clairement avec les lunettes qu'il vient de choisir.
On a toutefois constaté que dû au fait que la caméra produit une image de face de l'acheteur, celle-ci ne correspondait pas à l'image réfléchie produite par un miroir que l'acheteur a l'habitude de voir de lui-même. Ceci a comme effet que l'image de face de l'acheteur voit sur l'écran ne correspond pas à celle que l'acheteur s'est imaginée. Tout cela entraîne alors que l'acheteur est perturbé dans son choix, ce qui peut mener à des mauvais choix de sa part, qu'il regrettera bien sûr ultérieurement.
Pour palier à ce problème le dispositif suivant l'invention comprend des premiers moyens agencés pour reproduire une image réfléchie sur l'écran du moniteur. Cette image réfléchie correspond alors à celle produite par un miroir dans lequel l'acheteur à l'habitude de ce voir.
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Le dispositif suivant l'invention peut également être appliqué dans une unité de surveillance utilisée lors d'un déplacement en marche arrière d'un véhicule. Il existe en effet des unités montées sur des véhicules, en particulier des camions ou autobus, lesquels unités comprennent une caméra placée à l'arrière du véhicule et un moniteur placé sur le tableau de bord. Les unités permettent au chauffeur du véhicule de voir ce qui se passe à l'arrière du véhicule, grâce à l'image affichée sur l'écran du moniteur. Puisque les chauffeurs ont l'habitude d'utiliser leurs rétroviseurs pour un déplacement en marche arrière, le même problème d'image réfléchie se pose. L'utilisation du dispositif suivant l'invention permet maintenant de produire sur l'écran du moniteur l'image réfléchie que le chauffeur est habitué de voir.
La figure 2 illustre une première forme de réalisation de ces premiers moyens. La figure 2 montre plus particulièrement un bobinage 9 destiné à être placé sur le tube cathodique du moniteur 3 et servant au guidage du faisceau de balayage de ce tube cathodique. Le câblage 4, 5 qui sert à fournir les impulsions de courant électriques au bobinage 9 afin de permettre le balayage, a été coupé et un commutateur 8 a été introduit à hauteur de la coupure.
Le câblage 4, respectivement 5, menant du commutateur 8 au bobinage a été doublé à l'aide d'un câble 6, respectivement 7. Ainsi, dans une première position (reprise à la figure 2) le câble 4, respectivement 5 est relié au câble 7, respectivement 6, alors que dans une seconde position la liaison normale est rétablie. Lorsque le commutateur se trouve dans la première position une connection inversée du câblage est obtenue, ce qui entraînera une inversion du guidage du faisceau du balayage. Cette inversion de guidage provoquera alors la formation d'une image réfléchie sur l'écran.
Pour obtenir un balayage conventionnel, il suffit alors de brancher le commutateur X dans la seconde position. L'emploi de commutateur 8 permet donc le choix entre un balayage conventionnel et un balayage inversé. Toutefois, le commutateur n'est plus nécessaire lorsque le moniteur n'a qu'un seul sens de balayage. Il suffit alors d'interchanger le câblage à hauteur de la coupure pour obtenir un
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balayage inversé.
Suivant une autre forme de réalisation, le balayage inversé est obtenu en modifiant le sens d'enroulement du bobinage provoquant ainsi une orientation modifiée du champ magnétique produit par le bobinage. En particulier, le bobinage est enroulé suivant un sens d'enroulement inversé au sens conventionnel d'enroulement, provoquant ainsi une inversion du champ magnétique et donc du balayage.
Un deuxième exemple de réalisation d'un dispositif suivant l'invention est illustré à la figure 3. La caméra 1 est reliée à un convertiseur 10 analogue/numérique permettant une numérisation de l'image. Le convertisseur est relié à une unité de compression 11 dont une première sortie est reliée à un générateur d'adresses 12 et une seconde sortie à une première mémoire 13, qui est reliée au générateur d'adresses. La première mémoire est reliée à un convertiseur numérique analogue qui est lui-même relié au moniteur 3 agencé pour reproduire une image réfléchie comme décrit ci-dessus.
La conversion en une image numérique permet l'insertion de l'unité de compression 11 agencée pour comprimer l'image enregistrée par la caméra. Cett unité de compression est, soit une unité dont le taux de compression est prédéterminé, par exemple à la moitié ou au quart de l'image, soit une unité dont le taux de compression est variable et peut être déterminé par l'utilisateur. Cette unité de compression fonctionne suivant des principes de fonctionnement connus comme par exemple la détermination de la valeur moyenne d'éléments d'images (pixels) voisins. La liaison entre l'unité de compression 11 et le générateur d'adresses 12 est optionelle lorsque le taux de compression de l'unité 11 est invariable.
Lorsque le taux de compression est variable, le taux de compression choisi sera transmis au générateur d'adresses permettant de déterminer les adresses à produire en fonction du taux de compression choisi et donc de disposer les images comprimées dans la mémoire 13 et ainsi sur l'écran du moniteur 3.
L'unité de compression 11 permet de stocker dans la mémoire 13 et donc de reproduire sur une même image au niveau de l'écran plusieurs vues différentes, par exemple des vues de l'acheteur portant des lunettes différentes. En fonction des capacités de
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compression de l'unité de compression il est possible de reproduire deux, quatres, six ou même plus de vues sur une seule image. Lorsque le taux de compression est variable la compression est fait, soit de façon discontinue par fraction entière, soit de façon continue en fonction des capacités de l'unité de compression.
Il va de soi que l'emploi d'une unité de compression est optionelle et que suivant une forme de réalisation plus élémentaire du dispositif, il n'y a pas d'unité de compression prévue et la mémoire est directement reliée au convertisseur 10.
La figure 4 illustre une autre exemple de réalisation d'un dispositif suivant l'invention. Suivant cette forme de réalisation un moniteur 17 conventionnel est utilisé permettant un balayage conventionnel. Le dispositif comprend toutefois une mémoire tampon 15 dont l'entrée de données est reliée à l'unité de compression 11 et une sortie de données reliée à une entrée d'une unité de transformation. La mémoire tampon sert à stocker provisoirement une image enregistrée et, le cas échéant comprimée, et mettre ainsi ces données à la disposition de l'unité de transformation 16. L'unité de transformation, par exemple formée par un microprocesseur, est agencée pour déterminer par transformation mathématique, par exemple la transformation de la matrice représentant l'image, à partir de l'image enregistrée une image réfléchie.
L'image réfléchie ainsi obtenue est mémorisée dans la mémoire 3 d'où elle est alors disponible pour être reproduite sur l'écran du moniteur 17. Puisque ce dernier reçoit déjà les données d'une image réfléchie, il n'est plus nécessaire d'inverser le balayage.
Le dispositif suivant l'invention est réalisé soit en des unités individuels, soit en réunissant tous les éléments dans un même boîtier.