<Desc/Clms Page number 1>
"Procédé et installation de traitement d'une matière grasse, en particulier alimentaire"
La présente invention concerne un procédé de traitement d'une matière grasse, en particulier une matière grasse alimentaire, tel que cristallisation, hydrogénation et mettant en oeuvre au moins un échangeur thermique.
Dans le cas de la cristallisation afin d'extraire d'une matière grasse, comme d'une huile de palme, des composants, notamment des stéarines qui sont indésirables parce qu'entre autres elles rendent cette huile trouble à la température de stockage déjà dans le pays d'origine (ces stéarines réduisant la valeur marchande de l'huile), il est connu de provoquer par refroidissement contrôlé, au moyen d'un échangeur de chaleur, une cristallisation de ces composants. On filtre ensuite l'huile ainsi traitée pour en extraire les cristaux ainsi formés. Pour obtenir cette cristallisation, on utilise par exemple des cuves dans lesquelles il y a d'une part des surfaces d'échange thermique près des parois de la cuve et d'autre part des agitateurs au centre de la cuve.
Il résulte de cette disposition un déplacement désordonné de la matière grasse dans la cuve, un contact irrégulier de la matière grasse avec les surfaces d'échange de chaleur et donc un refroidissement désordonné et irrégulier de la matière grasse. En raison de ce refroidissement désordonné et irrégulier, la cristallisation n'est pas uniforme dans la masse de matière grasse en raison d'écarts de température importants entre divers endroits dans la cuve. Ces écarts de température ne peuvent être réduits que par un long
<Desc/Clms Page number 2>
temps d'agitation et de refroidissement de la matière grasse (par exemple 16 heures ou davantage).
Dans ces cuves à agitation désordonnée, l'échange de chaleur est d'autant moins efficace que la matière grasse devient plus visqueuse au fur et à mesure de son refroidissement par les surfaces d'échange de chaleur et se déplace donc moins vite à l'écart des surfaces d'échange. De ce fait, la matière grasse refroidie se réchauffe au moins partiellement ensuite en se mélangeant à la matière grasse non refroidie. Ainsi la cristallisation dans cette matière grasse refroidie peut être arrêtée ou inversée par le réchauffement tandis que la cristallisation dans la matière grasse non refroidie n'a pas encore débuté.
Il apparaît clairement que dans les conditions ci-dessus le procédé de cristallisation dans les cuves connues n'est pas optimalisé, entre autres parce que le refroidissement de la matière grasse n'est pas uniforme dans toute sa masse et parce que les cristaux obtenus sont de dimensions très variées. Ceci réduit le rendement en produit liquide filtré final et de plus la stabilité de ce dernier à basse température.
La présente invention a pour but de remédier aux inconvénients ci-dessus et de procurer un procédé de traitement de la matière grasse, qui procure à l'intérieur d'une enceinte dans laquelle la matière grasse a été introduite une circulation organisée de cette matière de façon que son refroidissement au contact de surfaces d'échange de chaleur, et donc la cristallisation, soient quasiment uniformes sur une partie importante de la section occupée par cette matière, au cours du traitement, à tous les niveaux dans l'enceinte.
A cet effet, suivant l'invention, on introduit une quantité déterminée de matière grasse dans une enceinte comportant, sur une partie de sa hauteur, un espace central vertical coaxial et entouré d'un espace
<Desc/Clms Page number 3>
annulaire coaxial, cette quantité étant choisie afin que ladite matière atteigne un niveau supérieur à celui de l'extrémité supérieure de l'espace central susdit, on agit sur ladite matière grasse pour la mettre en mouvement à partir d'une des extrémités dudit espace central vers l'autre extrémité de l'espace central où l'on répartit la matière grasse dans l'espace annulaire renfermant l'échangeur thermique qui s'étend à travers ledit espace annulaire sur une partie importante de la section transversale de ce dernier,
on agit sur la matière grasse située dans cet espace annulaire pour l'entraîner dans le sens opposé au sens de circulation de la matière grasse dans l'espace central, à au moins deux niveaux différents situés de part et d'autre de l'échangeur thermique, on distribue le fluide caloporteur dans l'échangeur thermique à contre-courant de la matière grasse circulant dans l'espace annulaire et on extrait ensuite la matière grasse de l'enceinte lorsqu'elle est traitée.
Suivant un mode de réalisation de l'invention, on brasse la matière grasse en même temps qu'on l'entraîne, au moins dans l'espace annulaire précité.
Suivant un mode avantageux de l'invention, on agit sur la matière grasse de manière à l'entraîner de l'espace central vers l'espace annulaire et de ce dernier vers l'espace central afin d'assurer au moins deux passages de la matière grasse dans la zone annulaire.
Par la répétition des passages, on obtient une uniformisation du refroidissement et donc de la cristallisation dans toute la quantité de matière grasse introduite dans l'enceinte.
Suivant un mode particulièrement avantageux de l'invention, pour un traitement requérant l'apport de substances d'appoint, on incorpore ces substances à la matière grasse, lorsque cette dernière a été introduite
<Desc/Clms Page number 4>
dans l'enceinte précitée, au plus tard lorsque la matière grasse est en mouvement.
En conséquence, l'invention peut aussi être appliquée lors de l'hydrogénation par exemple d'huiles ou de graisses en présence de catalyseurs, cette hydrogénation nécessitant d'une part un brassage efficace du gaz dans la matière grasse pour augmenter les surfaces de contact entre hydrogène, matière grasse et catalyseur et d'autre part un bon contrôle de la température par échange thermique durant le processus à réaction exothermique.
L'invention concerne aussi une installation pour la mise en oeuvre du procédé ci-dessus.
Suivant l'invention, cette installation comprend une enceinte cylindrique d'axe vertical dans laquelle sont délimités l'espace central cylindrique de section constante susdit et l'espace annulaire précité, l'enceinte et ces espaces étant coaxiaux et l'espace central communiquant par ses deux extrémités avec l'espace annulaire, l'enceinte présentant un conduit d'alimentation de matière grasse, débouchant à un niveau supérieur à celui de l'extrémité supérieure de l'espace central, et un conduit d'évacuation de la matière grasse traitée débouchant en dessous du niveau de l'extrémité inférieure de l'espace central, au moins un échangeur thermique étant agencé dans l'espace annulaire précité pour s'étendre à travers ledit espace annulaire sur une partie importante de la section transversale de ce dernier,
des premiers et seconds moyens étant agencés pour entraîner la matière grasse suivant une direction verticale en sens contraires respectivement dans l'espace central et dans l'espace annulaire susdits, ainsi que des moyens d'alimentation de l'échangeur thermique agencés pour que le fluide caloporteur circule dans ce dernier à contre-courant de la matière grasse.
<Desc/Clms Page number 5>
Suivant une forme de réalisation préférée de l'invention, les seconds moyens précités sont répartis au moins de part et d'autre de l'échangeur thermique et sont agencés pour déplacer la matière grasse sensiblement suivant l'axe de l'espace annulaire.
Suivant une forme de réalisation particulièrement préférée de l'invention, les premiers et seconds moyens sont constitués par des pales montées de préférence sur un arbre coaxial à l'enceinte, la longueur des pales constituant les premiers moyens étant sensiblement égale au rayon de l'espace central cylindrique tandis que la longueur des pales constituant les seconds moyens est sensiblement égale au rayon de l'enceinte diminué du rayon de l'espace central, les pales des premiers et des seconds moyens étant respectivement orientées pour déplacer la matière grasse en sens contraire dans les espaces central et annulaire précités.
Suivant une forme particulièrement avantageuse de l'invention, les pales des premiers moyens et les pales des seconds moyens sont montées sur l'arbre précité afin d'être situées sensiblement dans le prolongement les unes des autres, l'espace central cylindrique précité étant délimité par des portions de tubes, de mêmes sections, disposées chacune entre deux jeux de pales, qui sont situés à des niveaux différents et qui font partie des premiers et des seconds moyens, ces portions de tube étant coaxiales à l'enceinte.
D'autres détails et particularités de l'invention ressortiront de la description du dessin annexé au présent mémoire et qui illustre à titre d'exemple non limitatif le procédé et une forme particulière de l'installation suivant l'invention.
La figure unique représente schématiquement une coupe longitudinale partielle suivant l'axe d'une installation pour la mise en oeuvre du procédé de traitement d'une matière grasse.
<Desc/Clms Page number 6>
Le procédé suivant l'invention, destiné au traitement de matières grasses, est décrit d'abord, à titre d'exemple, dans un cas de cristallisation de composants, d'une huile de palme, à éliminer ultérieurement par filtration, la cristallisation étant obtenue par refroidissement de l'huile au contact d'un échangeur thermique.
Suivant l'invention, on introduit dans une enceinte 1, généralement en forme de réservoir cylindrique à axe longitudinal 2 vertical, une quantité déterminée d'huile de palme. Cette enceinte 1 comporte un espace central 3 vertical coaxial, de hauteur inférieure à la hauteur de l'enceinte 1 et situé à distance des parois supérieure 4 et inférieure 5 de cette dernière, et un espace annulaire 6 compris entre l'espace central 3 et la paroi périphérique 101 de l'enceinte 1.
L'espace central 3 et l'espace annulaire 6 sont en communication sur toute leur section transversale respective, par l'intermédiaire d'une portion d'espace supérieure 107, entre la paroi supérieure 4 de l'enceinte 1 et l'extrémité supérieure 7 de l'espace central 3, et d'une portion d'espace inférieure 108 entre la paroi inférieure 5 de l'enceinte 1 et l'extrémité inférieure 8 de l'espace central 3.
Un échangeur thermique 9 est agencé dans l'espace annulaire 6 de façon à présenter à l'huile, dans la section transversale de ce dernier, une surface de contact et d'échange thermique importante avantageusement répartie sur toute cette section transversale.
La quantité d'huile de palme introduite est déterminée pour que son niveau 10 dans l'enceinte 1 soit supérieur à celui de l'extrémité supérieure 7.
Suivant l'invention, on agit sur l'huile de palme située dans l'espace central 3 pour la mettre en mouvement par exemple depuis l'extrémité supérieure 7 de cet espace 3 vers l'extrémité inférieure 8 de celui-ci
<Desc/Clms Page number 7>
où l'huile est répartie dans l'espace annulaire 6 par l'intermédiaire de la portion d'espace inférieure 108.
On agit alors à nouveau sur l'huile ainsi répartie dans l'espace annulaire 6 pour qu'elle traverse l'échangeur thermique 9 et qu'elle soit entraînée dans cet espace annulaire 6 en sens opposé à celui qui lui a été conféré dans l'espace central 3. Pour entraîner l'huile en particulier dans l'espace annulaire 6, on agit avantageusement suivant l'invention à deux niveaux différents, avant et après l'échangeur thermique 9 suivant le sens de circulation, par exemple pour y compenser la perte de charge de l'huile dans cet échangeur 9.
Avantageusement, le fluide caloporteur utilisé dans l'échangeur thermique 9 pour refroidir l'huile y circule à contre-courant de cette dernière pour avoir à tout endroit de contact entre huile et échangeur thermique une différence de température suffisante pour favoriser ce refroidissement de l'huile.
L'huile est extraite de l'enceinte lorsqu'elle a été suffisamment refroidie par cet échange thermique au point que des cristaux s'y soient formés et aient atteint une dimension adéquate pour être retenus lors de la filtration de l'huile.
Pour favoriser une répartition la plus uniforme possible de la température dans l'huile, celleci est brassée pendant son entraînement dans l'espace annulaire 6, par exemple avant et après son passage au travers de l'échangeur thermique 9. Un brassage peut aussi être réalisé dans l'espace central 3.
Pour augmenter l'efficacité du refroidissement de l'huile, il est avantageux de prévoir un contact de celle-ci avec des surfaces d'échange de chaleur réparties dans le plus grand volume possible disponible dans l'espace annulaire 6. A cet effet, l'échangeur thermique 9 pourrait s'étendre sur pratiquement toute la hauteur disponible de cet espace annulaire 6. Cependant
<Desc/Clms Page number 8>
suivant l'invention, on préfère prévoir par exemple deux échangeurs thermiques 109 supplémentaires situés l'un à la suite de l'autre et à la suite de l'échangeur 9, suivant le sens de déplacement de l'huile dans l'espace annulaire 6, en laissant chaque fois un espace entre deux échangeurs 9,109. Ces échangeurs thermiques 109 sont avantageusement disposés dans l'espace annulaire 6 à la manière de l'échangeur 9.
Suivant l'invention, par exemple pour vaincre les pertes de charge de l'huile dans chaque échangeur 9,109, on agit en outre sur cette dernière chaque fois entre deux échangeurs thermiques 9, 109 et avant l'échangeur 9 ainsi qu'après le deuxième échangeur 109 suivant le sens de déplacement susdit.
Les matières grasses à traiter peuvent avoir une viscosité très élevée à la suite de leur refroidissement (2.000 à 3.000 cps et même plus dans certains cas de cristallisation). Il est avantageux alors que pour sa mise en mouvement, en particulier au travers de l'échangeur thermique 9, on agisse sur la matière grasse à traiter sensiblement sur la section transversale de l'espace annulaire 6 occupée par ledit échangeur 9. Ainsi la matière grasse peut progresser régulièrement au travers de l'échangeur thermique 9 à une vitesse sensiblement constante sur toute cette section transversale.
Dans le cas de l'huile de palme, il est usuel de réaliser un refroidissement progressif depuis une température de 750C jusqu'à une température de 13 à 200C suivant le cas. A cet effet, on agit avantageusement sur la matière grasse pour qu'elle circule plusieurs fois de l'espace central 3 dans l'espace annulaire 6 et de ce dernier vers l'espace central 3, en circuit fermé, de façon à multiplier les contacts avec l'échangeur thermique 9 ou les échangeurs 9,109.
Par le procédé décrit ci-dessus on arrive à réduire le temps de refroidissement-de cristallisation à moins de 8 heures tout en obtenant une cristallisation
<Desc/Clms Page number 9>
intégrale pour la température finale de traitement, en améliorant en conséquence le rendement en produit liquide filtré et la stabilité de ce dernier à basse température.
Le procédé suivant l'invention peut aussi être appliqué de façon appropriée dans des cas où le traitement nécessite un apport de substances d'appoint.
Ainsi dans le cas de l'hydrogénation d'huiles, de graisses, d'acides gras, le procédé prévoit d'introduire dans l'enceinte 1 de l'hydrogène et un catalyseur à base de nickel et à les incorporer à la matière grasse à traiter, présente dans l'enceinte 1, par exemple lorsque cette matière grasse est déjà mise en mouvement. De cette façon, on favorise une incorporation directe de ces substances à mesure qu'elles sont introduites.
Suivant l'invention, dans la forme de réalisation la plus simple, l'installation pour la mise en oeuvre du procédé susdit comprend une enceinte 1 avantageusement cylindrique et d'axe vertical dans laquelle sont délimités, de préférence coaxialement par une paroi 13, l'espace central 3 en forme de cylindre de section constante et l'espace annulaire 6 précités.
L'espace central 6 communique par ses extrémités supérieure 7 et inférieure 8 avec l'espace annulaire 6 comme cela est expliqué ci-dessus. L'enceinte présente en outre pour l'introduction de la matière grasse un conduit d'alimentation 14 qui débouche à un niveau supérieur à celui de l'extrémité supérieure 7 et pour l'évacuation de la matière grasse traitée un conduit 15 débouchant dans la paroi inférieure 5 de l'enceinte 1.
Dans l'exemple de réalisation de la figure unique, trois échangeurs thermiques 9,109 sont agencés l'un au-dessus de l'autre, à distance l'un de l'autre, chacun s'étendant à travers l'espace annulaire 6, sur une partie importante de la section transversale de ce dernier pour offrir à la matière grasse qui traverse ces échangeurs
<Desc/Clms Page number 10>
9,109 une surface de contact et d'échange thermique importante afin que partout dans ladite section transversale la matière grasse acquière une température sensiblement égale.
Suivant l'invention, pour entraîner la matière grasse dans l'enceinte, d'une façon ordonnée, on prévoit des premiers moyens 21 pour déplacer sensiblement verticalement la matière grasse dans l'espace central 3, par exemple dans un mouvement descendant depuis le voisinage de l'extrémité supérieure 7 jusqu'au delà de l'extrémité inférieure 8 de cet espace central 3. On prévoit aussi des seconds moyens 22 pour déplacer verticalement en sens inverse dans l'espace annulaire cette même matière grasse depuis l'espace inférieur 108 sous ladite extrémité inférieure 8 jusqu'à l'espace supérieur 107 susdit.
Des moyens d'alimentation connus en soi et non représentés sont en outre prévus pour alimenter les échangeurs thermiques 9,109. Ainsi le fluide caloporteur entre en A dans l'échangeur thermique 109 supérieur pour en sortir en B afin d'être introduit en C dans l'échangeur thermique 109 médian et d'en sortir en D d'où il est introduit en E dans l'échangeur thermique 9 dont il sort en F. Dans le cas d'une cristallisation par refroidissement, ce fluide caloporteur peut être recyclé après avoir lui-même été refroidi à température souhaitée.
Les seconds moyens 22 sont disposés de préférence de part et d'autre de chaque échangeur thermique 9,109, en considérant la direction verticale, pour favoriser l'entraînement de la matière dans chacun de ceux-ci suivant un déplacement général vertical et pour provoquer chaque fois un brassage de la matière grasse avant et/ou après un échangeur 9,109, afin d'uniformiser au mieux la température de celle-ci dans chaque section transversale de l'espace annulaire 6.
<Desc/Clms Page number 11>
Suivant une forme de réalisation avantageuse de l'invention, les premiers et seconds moyens 21,22 sont constitués par des pales 23,123 et respectivement 24,124 d'hélices 21 et respectivement 22 montées sur un arbre 25 d'axe vertical confondu avec l'axe 2 de l'enceinte 1. L'arbre 25 est monté de façon connue dans l'enceinte 1 et peut être entraîné en rotation par un motoréducteur 26.
Dans l'exemple de réalisation de la figure 1, les hélices 21 sont agencées en 4 niveaux répartis le long de l'axe 2 de façon qu'il y ait de préférence une hélice 21 au-dessus de l'extrémité supérieure 7 de l'espace central 3, une hélice 21 en dessous de l'extrémité inférieure 8 de ce dernier et deux hélices 21 disposées à deux niveaux entre les échangeurs thermiques successifs 9, 109.
Les pales 23,123 de chaque hélice 21 sont fixées par exemple par un moyeu sur l'arbre 25. Il peut y avoir par exemple quatre pales 23,123 par hélice 21, ces pales étant situées à 900 l'une de l'autre autour de l'axe vertical 2 et s'étendant perpendiculairement à cet axe 2. La longueur des pales 23,123 est choisie de préférence pour que leur rayon soit sensiblement égal à celui de l'espace central cylindrique 3, afin qu'une hélice 21 puisse passer au travers de cet espace 3, délimité par la paroi 13 susdite, par exemple lors d'un retrait, suivant la direction de l'axe 2, de l'arbre 25 muni des hélices 21.
Les pales 23 des trois hélices 21 supérieures sont orientées autour de leur axe longitudinal respectif de façon à provoquer le mouvement descendant susdit de la matière grasse dans l'espace central 3 lors d'une rotation de l'arbre 25 dans le sens indiqué par la flèche 27.
Les pales 123 de l'hélice 21 inférieure peuvent être orientées de préférence sensiblement
<Desc/Clms Page number 12>
verticalement autour de leur axe longitudinal respectif pour déplacer sensiblement radialement la matière grasse dans l'espace inférieur 108, et pour la brasser afin qu'elle se répartisse uniformément à l'entrée inférieure de l'espace annulaire 6.
Avantageusement, les seconds moyens ou hélices 22 sont aussi disposés à quatre niveaux : une hélice 22 en dessous de l'échangeur thermique 9, deux hélices 23 situées chacune entre deux échangeurs 9, 109 et une hélice 22 au-dessus de l'échangeur thermique supérieur 109. La longueur des pales 24,124 est sensiblement égale au rayon interne de l'enceinte 1 diminué du rayon de l'espace central cylindrique 3, ces pales 24,124 s'étendant aussi perpendiculairement à l'axe vertical 2 et étant au nombre de quatre par hélice 22, à 900 l'une de l'autre autour de l'axe 2.
Pour les trois hélices 22 supérieures, l'orientation des pales 24 autour de leur axe longitudinal respectif est choisie pour que, lorsque l'arbre 25 tourne dans le sens de la flèche 27, la matière grasse soit déplacée vers le haut dans l'espace annulaire 6, au travers des échangeurs thermiques 9,109. Comme déjà dit, l'orientation des pales 123 de l'hélice 21 inférieure peut être sensiblement verticale pour coopérer avec les pales 124 de l'hélice inférieure 22 afin de brasser la matière grasse, de la déplacer radialement et de la répartir sur toute la section inférieure d'entrée dans l'espace annulaire 6. Comme le montre la figure unique, les pales 124 sont orientées pour pousser la matière grasse vers le haut, au travers de l'échangeur thermique 9, lors de leur rotation suivant le sens de la flèche 27.
Avantageusement suivant l'invention, les pales 24,124 des hélices 22 sont fixées de façon démontable à l'extrémité et dans le prolongement des pales 23,123 correspondantes des hélices 21. A cet
<Desc/Clms Page number 13>
effet la paroi 13 susdite est formée de portions de tube 28 superposées verticalement, qui ont des sections transversales identiques et qui sont disposées chaque fois entre deux hélices 21,22.
Les portions de tube 28 peuvent être fixées chacune à l'enceinte 1 par plusieurs consoles 29 perpendiculaires à l'axe 2. Ces consoles 29 peuvent par exemple soutenir aussi l'échangeur respectif 9,109 disposé dans l'espace annulaire 6 entre les hélices 21, 22 correspondantes. Les consoles 29 peuvent aussi servir de déflecteurs pour rendre vertical le mouvement de la matière grasse dans l'espace annulaire 6, lorsque cette dernière a quitté l'hélice 22 située en dessous de la console 29 considérée.
Les hélices 21,22 supérieures, au-dessus de l'extrémité supérieure 7 de l'espace central 3 sont bien entendu en dessous du niveau de la matière grasse en cours de traitement dans l'enceinte 1.
Dans le cas d'un processus de cristallisation, la distance entre l'hélice 22 et les consoles 29 directement en aval suivant le sens de déplacement de la matière grasse est choisi relativement grande pour ne pas nuire à la croissance des cristaux.
L'installation suivant l'invention peut aussi convenir par exemple à l'hydrogénation de matières grasses. A cet effet un conduit 30 d'apport d'hydrogène peut être prévu dans le fond 5 de l'enceinte 1 et être raccordé à une couronne 31 munie de trous de distribution d'hydrogène et disposée horizontalement entre le fond 5 et les hélices 21,22 inférieures. Ces dernières peuvent ainsi provoquer un brassage intensif de la matière grasse et des bulles d'hydrogène sortant desdits trous de distribution, pour favoriser le contact entre matière grasse, hydrogène et catalyseur et pour assurer la dispersion intégrale de l'hydrogène en petites bulles au fur et à mesure de son introduction.
<Desc/Clms Page number 14>
Une canalisation 32 peut être aussi prévue pour amener un catalyseur dans l'enceinte 1, au-dessus du niveau 10 de la matière grasse en cours de traitement dans cette enceinte. Cette canalisation 32 est avantageusement disposée pour déverser le catalyseur dans l'espace central 6 afin que le catalyseur soit intimement mélangé à la matière grasse au cours du mouvement descendant et du brassage de celle-ci provoqués par les hélices 21.
Dans le cas de l'hydrogénation, le bord inférieur des consoles 29 peut avantageusement être situé à proximité de l'hélice 22 correspondante située en amont de façon à provoquer un cisaillement dans la matière grasse et dans les bulles d'hydrogène pour améliorer leur mélange et celui du catalyseur et favoriser ainsi le processus. Ce même bord inférieur, pour les mêmes raisons peut être muni de dents, etc.
La commande de l'arbre 25 et les échangeurs thermiques 9, 109 sont conformes aux particularités du processus d'hydrogénation.
Il doit être entendu que l'invention n'est nullement limitée aux formes de réalisation décrites et que bien des modifications peuvent être apportées à ces dernières sans sortir du cadre de la présente invention.
Par exemple, les échangeurs thermiques 9, 109 peuvent, par la disposition de leurs faisceaux, former des chicanes favorisant le contact de leurs surfaces avec la matière grasse et donc l'échange thermique.
La paroi supérieure 4 de l'enceinte 1 peut, pour des raisons de montage, démontage et entretien, être fixée à la partie cylindrique de l'enceinte 1 par des flasques 35. Cependant cette paroi supérieure 4 peut être formée par une partie externe 36 par exemple fixée à demeure à la paroi périphérique 101 et une partie interne 37, ces parties externe 36 et interne 37 étant
<Desc/Clms Page number 15>
fixées l'une à l'autre par des flasques 38. Le diamètre interne du flasque 38 de la partie externe 36 peut alors être choisi pour permettre le passage des hélices 21 montées sur l'arbre 25, après démontage des pales 24, 124, lors d'un retrait d'un seul bloc du motoréducteur 26, de la partie interne 37, de l'arbre 25 et des hélices 21.
Le démontage des pales 24,124 peut être réalisé au préalable au travers d'orifices obturables prévus dans l'enceinte 1 et non représentés.