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"Dispositif de réglage de la longueur des manivelles de pédalier de bicyclettes"
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L'invention concerne un dispositif de réglage de la longueur des manivelles de pédalier de bicyclettes.
Plus particulièrement l'invention concerne un dispositif de réglage automatique de la longueur des manivelles de pédalier de bicyclettes de tout genre, notamment de vélos de course et de V. T. T.
La longueur des manivelles de pédaliers employée sur les vélos est généralement de 170 mm. Chose curieuse, chez les coureurs cyclistes, mêmes renommés, cette particularité si importante de mécanique qu'est le bras de levier ne semble pas les préoccuper particulièrement.
Certes le vélo est à la mesure du coureur, au millimètre près, et la selle est positionnée par leurs soins avec la même méticulosité, suivant leur aptitude particulière, par exemple un sprinter aura tendance à rouler"un peu plus bas sur la selle"tandis que le "rouleur"aura la selle un peu plus haute pour avoir un peu plus de puissance.
La position de la selle est donc leur seule référence pour utiliser au mieux les innombrables braquets qui sont à leur disposition.
Des coureurs de grande taille utilisent quand même des manivelles de 175 et 180 mm, plus par obligation naturelle que par souci mécanique. Seul le champion cycliste espagnol Indurain semble avoir magistralement résolu le problème, encore que, si son avantage d'utiliser des grandes manivelles dans l'ascension des cols lui sont un atout considérable, dans des courses plus"nerveuses", ou dans les descentes de ces mêmes cols (où il lui est impossible de"suivre ses pédales"à cause de la trop grande vitesse circonférencielle) cela devient un inconvénient.
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Si au moment d'aborder la descente il pouvait disposer de manivelles plus petites, il recevrait là un atout extraordinaire, par une vitesse circonférencielle réduite il pourrait"retrouver ses pédales"et pour encore accentuer sa vitesse.
Pourvoir résoudre ce problème purement mécanique, à savoir le réglage de la longueur du bras de levier suivant le terrain et les conditions de course, apporterait une véritable"révolution" (c'est le cas de le dire) dans le domaine de la compétition sportive.
Chez les cyclotouristes, cette"révolution" serait tout autant extraordinaire. Ils abordent les côtes sans la souplesse des coureurs, montant en"danseuse"de tout leur poids, alternativement sur l'une et l'autre pédale, dans une vitesse circonférencielle réduite, il est évident que s'ils disposaient à ce moment-là d'un bras de levier pouvant aller"jusqu'à terre"ils monteraient aussi vite que les coureurs professionnels-moyens montés sur des cycles courants.
Un dispositif devrait donc permettre au coureur "d'assouplir"par son bras de levier les nombreux braquets mis à sa disposition, accordant harmonieusement souplesse et puissance. En termes sportifs, ce dispositif pourrait s'appeler,"dispositif modulateur de braquet".
La présente invention a pour objet un tel dispositif, caractérisé par - deux cames fixées solidairement à la sortie du moyeu de chaque côté du cadre ; - des manivelles tournant librement en bout de moyeu à côté des cames ; - des bras de levier qui coulissent dans les manivelles et qui sont pourvus d'une lumière dans laquelle passe le moyeu ; chaque came comportant plusieurs positions destinées à accrocher l'extrémité du bras de levier, tandis qu'une
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tension d'un ressort vient fermement accoupler l'extrémité du bras de levier avec une des positions de la came.
Ci-après, l'invention est exposée de manière plus détaillée, en faisant référence aux plans 1 et 2 annexés.
Les deux cames (1) sont fixées de chaque côté du moyeu (2) à l'extérieur du cadre (7) fortement solidaires de ce même moyeu (par un alésage cannelé par exemple).
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Elles sont placées inversément de chaque côté du cadre. Une manivelle"tronquée" (5), dans laquelle coulisse le bras de levier (4), (par un assemblage en queue d'aronde par exemple), vient se placer à l'extrémité du moyeu dans un alésage sans jeu, mais tournant librement (des roulements et butées à aiguilles peuvent-être prévues), le tout est maintenu par vis et rondelle au bout du moyeu (2).
Une lumière (9) est percée dans le bras de levier, pour le passage du moyeu (2) et suffisamment grande pour le mouvement alternatif longitudinal provoqué par le mouvement de la came (1).
Lorsque les cames, comportant 4 ou 8 positions, sont accrochées par une de leurs positions"mâle"par la forme arrondie"femelle"de l'extrémité du bras de levier (détail plan 2), dans le sens normal du déplacement du vélo (plan 2), et qu'une tension d'un ressort (3) vient fermement accoupler, opposant le bras de levier (4) avec la manivelle (dans le même sens que l'effort excercé par le coureur sur la pédale), que la jonction de ces deux éléments ont été faites de chaque côté du moyeu, la distance entre l'axe du moyeu et l'axe de la pédale (non représentée sur le dessin) donne le bras de levier du braquet (non représenté sur le dessin).
Pour se fixer sur une nouvelle position de la came, (le choix pour une nouvelle longueur de bras de levier), il suffit de stabiliser un bras de levier horizontalement avec une certaine force et excercer
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simultanément sur l'autre un effort, mais en sens contraire (plan 2).
Continuer le mouvement sur la came un peu plus de 1/4 ou 1/8 de tour selon le cas, pour venir s'ancrer dans la partie mâle de la came.
Ensuite, effectuer la même opération sur l'autre bras de levier. Cet effort pour le dégagement des parties est une composante entre la puissance réglable du ressort avec la forme donnée du dégagement des parties mâle et femelle. Des systèmes de bloquage de ces deux parties, automatiques ou manuels peuvent être prévus (en partie représentée plan 2).
La came peut comporter 4 ou 8 positions, dans une forme comme représentée au détail du plan 2.
Les faces A et A'sont bien parallèlles à l'axe du bras de levier (4), la forme des parties B et B'est arrondie.
La force F (plan 2) correspondant à l'effort du coureur sur la pédale, le bras de levier coulissant dans la manivelle (5) maintient donc puissamment la came (1) en pleine pression, parfaitement solidaires, dans la position "point mort haut"jusqu'au"point mort bas"de la pédale.
Un ressort (3) réglable tient constamment la manivelle (5) et le bras de levier (4) en opposition.
La puissance du ressort (3) est à régler en fonction de la forme arrondie de B et B' (détail plan 2), avec une force suffisante pour maintenir fermement les deux parties, mais aussi pour faciliter leur dégagement.
Ce dégagement s'obtient en maintenant fermement un bras de levier horizontalement, tout en excercant une force supérieur sur l'autre, en sens contraire, pour retrouver suivant la came, l'autre poisition à 1/4 ou 1/8 de tour et venir s'y ancrer. Effectuer ensuite la même opération pour l'autre bras de levier.
Une tension très forte pourrait même bloquer
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l'ensemble et permettre à son utilisateur, après le choix de la longueur désirée du bras de levier, de ne plus le modifier pendant son utilisation (par exemple, pour un entraînement déterminé le sportif s'oblige à effectuer un type particulier d'effort).
Autre variante également, dans le cas par exemple ou le vélo doit subir des chocs extrêmement importants, pavés de"Paris-Roubaix"où le V. T. T. dans les chemins cahoteux, un choc plus violent que ne le permets la tension du ressort peut faire basculer la came hors de son logement.
Un système de sécurité peut être prévu.
Cela ne nécessiterait de la part du sportif qu'une petite manoeuvre supplémentaire, à savoir fermer une vis V à tête moletée (plan 2) possédant un pas rapide et facilement accessible car située au sommet du bras de levier. La partie B'du bras de levier serait coulissante dans sens de X'-X (par un assemblage non représenté sur le dessin). La pente de la came aurait l'angle B-X.
Il suffirait de serrer la vis V d'un tour pour que la partie B'vienne se loger en Y', calant ainsi convenablement la came, l'empêchant de sortir de son logement en cas de choc violent.
En desserant la vis du même tour, la partie B' reprendrait sa position initiale aidée par un ressort de rappel.