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PATIN D'EPANDAGE DE LISIER OU AUTRES ENGRAIS AVEC DISPOSITIF D'ACCROISSEMENT PROGRESSIF DE LA PRESSION La présente invention est relative aux patins d'épandage et d'injection du lisier, et en particulier à un dispositif de pression pour de tels patins.
On connaît différents modèles de patins d'épandage équipés de système de stabilisation de la hauteur de travail (voir notamment brevet belge nO 1007182A3). Ces patins utilisent des moyens indépendants des pièces de fixation de la goulotte ou bouche d'épandage elle-même.
Il en résulte un encombrement important et surtout, un poids d'ensemble relativement lourd qui risque d'endommager le sol et la végétation traités.
L'invention a pour but de remédier à ces inconvénients en proposant un dispositif intégrant à la fois la fixation et le système de pression du patin d'épandage.
Ce but est atteint, suivant l'invention, par un patin d'épandage comportant au moins une goulotte d'épandage traînante suspendue à un axe charnière au moyen d'un dispositif élastique comportant au moins deux lames de ressort 5,6, l'outil étant attaché à l'extrémité libre d'une première lame de ressort 6, les autres lames de ressort étant attachées à l'extrémité supérieure de la première lame de ressort et ayant leur extrémité opposée libre, chaque lame de ressort ayant une courbure différente de manière qu'elles exercent chacune une action de pression différée sur l'outil.
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L'invention est décrite dans ce qui suit avec plus de détails à l'aide des dessins annexés dans lesquels : - la figure 1 montre une vue d'ensemble d'un patin d'épandage suivant l'invention ; - les figures 2,3 et 4 montrent le processus de travail du patin d'épandage ; - la figure 5 est un graphique illustrant la démultiplication de pression obtenue grâce à l'invention.
Le patin d'épandage selon l'invention est représenté schématiquement à la figure 1. La flèche 1 désigne le sens de progression dans lequel travaille le dispositif suivant l'invention.
L'ensemble du système de patin se monte sur un châssis 2, qui peut être d'un type quelconque, par une charnière 3 enserrant un axe tournant 4. A cette charnière 3 sont fixées deux lames de ressort 5 et 6 et une potence 7. Les lames de ressort 5 et 6 ont une courbure différente de sorte qu'en position de transport, elles ne se touchent qu'à hauteur de la charnière 3. L'autre extrémité de la lame 5 est libre. A l'extrémité libre de la lame 6 sont fixés une goulotte d'épandage 8 et un support de bouche 9. Ce dernier comporte notamment une bouche d'épandage 10 et une mâchoire antérieure 11. La bouche 10 est raccordée à son extrémité supérieure à une conduite d'alimentation 12 et à son extrémité inférieure à un cône d'épandage 13 en caoutchouc plongeant dans la goulotte 8.
Le support 9 comporte également un axe charnière 14 autour duquel pivote un balancier de pincette 15. Celui-ci comporte la mâchoire postérieure de pincette 16 à son extrémité inférieure. Son extrémité supérieure est liée à la potence de la pincette 7 au moyen d'une chaîne de pincette 17.
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Le patin d'épandage illustré en figure 1 est représenté en position de repos, c'est-à-dire lorsque le châssis 2 est relevé de telle sorte que la goulotte 8 ne touche pas le sol. Dans ce cas, le patin est entraîné vers le bas par son poids et l'écart entre la potence de pincette 7 et l'extrémité inférieure de la goulotte 8 s'en trouve maximal : la chaîne de pincette 17 se tend donc de telle sorte que le balancier de pincette 15 se relève et que la mâchoire postérieure 16 vienne pincer le cône d'épandage 13 contre la mâchoire antérieure 11.
Dans ce cas, la sortie de lisier ou autre engrais est fermée.
La figure 2 représente le même patin d'épandage en position de travail, c'est-à-dire lorsque le châssis 2 est abaissé de telle sorte que la goulotte 8 touche le sol. Dans ce cas, l'écart entre la potence de pincette 7 et la base de la goulotte 8 diminue, la chaîne de pincette 17 se détend, libérant le balancier 15 qui lui-même redescend et écarte la mâchoire postérieure 16, libérant du même coup le passage du lisier ou autre engrais à travers le cône d'épandage 13 vers la goulotte d'épandage 8.
L'accroissement progressif de la pression exercée sur le patin est illustré en trois phases correspondant aux figures 2,3 et 4.
La figure 2 représente la phase d'entame du travail : le châssis 2 est abaissé de manière que la goulotte 8 vienne toucher le sol. A ce moment, seule la lame de ressort inférieure 6 exerce une pression sur la goulotte 8 afin que celle-ci soit maintenue au sol.
La figure 3 représente la phase dans laquelle la hau-
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teur de travail est moyenne : le niveau du châssis 2 correspond à celui où la lame de ressort supérieure 5 commence à agir. A ce moment, la lame 5 commence à exercer une pression complémentaire sur la goulotte 8 en appuyant sur la lame 6.
La figure 4 représente le patin travaillant à sa hauteur maximale : l'action couplée des lames de ressort 5 et 6 s'est accrue progressivement jusqu'à exercer leur pression maximale. On observera que pendant tout le processus représenté par les trois phases illustrées en figures 2,3 et 4, les mâchoires 11 et 16 sont maintenues en position ouverte ; autrement dit, le champ des hauteurs de travail de la goulotte 8 pour lesquelles les mâchoires 11 et 16 sont ouvertes est maximisé. Ceci est dû à la conception multi-lame du dispositif ; la lame inférieure 6 a une courbure et une souplesse différentes de la lame supérieure 5 : une pression faible permet donc de la faire travailler de manière à ce que les mâchoires 11 et 16 s'ouvrent. C'est ce qui explique le grand débattement possible du patin.
Le dispositif suivant l'invention résulte en deux effets, lesquels sont naturellement combinés mais sont ici expliqués séparément pour une meilleure compréhension.
D'une part, le dispositif contraint la goulotte 8 à suivre en permanence les dénivellations du sol à traiter puisqu'il comprime celle-ci constamment vers le bas ; sont ainsi éliminées ainsi les éclaboussures dues aux sursauts de la goulotte sur les bosses et dans les trous.
D'autre part, le dispositif permet de démultiplier une
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pression externe qui serait exercée sur la goulotte 8 via le châssis 2 : le dispositif procure un large champ de plages de pression disponibles puisque le dispositif agit progressivement. Ceci permet éventuellement de faire pénétrer la goulotte 8 dans les sols durs à l'aide d'un moyen de puissance extérieur au dispositif, tout en conservant la souplesse du suivi des dénivellations.
L'élargissement des plages de pression disponibles est encore illustré par le graphique représenté en figure 5. Sur ce graphique, la pression externe PE exercée sur le châssis est représentée en abscisse tandis que la pression résultant Pu exercée sur la goulotte 8 est représentée en ordonnée. La force externe maximale est fixée à Pmx* La courbe A représente la réaction d'une goulotte quelconque qui serait simplement fixée en pivotement sur le châssis porteur 2. On constate que l'apport d'une pression externe est absurde, car la pression résultante ne serait augmentée que lorsque le bras de pivotement arriverait à butée. La courbe B représente la réaction d'une goulotte quelconque qui serait fixée directement ou indirectement de manière solidaire au châssis porteur.
La pression résultante est équivalente à la pression externe et à pression externe maximale, la pression résultante est égale à
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P2. La courbe C représente le bénéfice apporté par la première lame de ressort 6 sur le patin suivant l'invention : à pression externe maximale, la pression résultante P3 est largement supérieure à P La courbe D représente l'apport de la seconde lame de ressort 5 : la pression résultante maximale P4 est encore supérieure à P3 alors que la force externe maximale P est
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la même. La courbe E représente le bénéfice qui serait apporté par une troisième lame de ressort, et ainsi de suite à mesure que l'on rajoute des lames de ressort.
On obtient donc bien une démultiplication de la pression.
Le mode d'exécution décrit dans ce qui précède est un exemple donné à titre illustratif et l'invention n'est nullement limitée à cet exemple. Toute modification, toute variante et tout agencement équivalent doivent être considérés comme compris dans le cadre de l'invention.