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"Procédé de traitement de chrvsotile et utilisation du produit ainsi obtenu."
La présente invention est relative à un procédé de traitement de chrysotile pour l'obtention d'un produit réactionnel pulvérulent sans structure fibreuse, valorisable et à l'utilisation du produit ainsi obtenu.
L'amiante ou asbeste est le nom générique d'une série de silicates hydratés, cristallisés en fibres longues, très fines, flexibles et mécaniquement très résistantes. La variété d'amiante utilisée est en fait l'amiante blanc ou chrysotile contenant MgO et Si02 comme composants principaux, à la différence des amiantes brun ou amosite et bleu ou crocidolite contenant en outre du Fe203 et qui présentent peu d'intérêt.
L'amiante chrysotile a été et est encore utilisé dans des applications telles que l'isolation thermique et antifeu, l'isolation électrique, les éléments filtrants, les éléments réfractaires, la cartonnerie, les matériaux antifriction, les produits amiante-ciment, les joints, les scellements, les plaquettes de frein.
On sait que l'inhalation ou l'ingestion de fibres d'amiante (chrysotile) peut être la cause de certains cancers des bronches, des poumons et de tout le tube digestif, de l'oesophage au côlon ; le pouvoir cancérogène dépend à la fois de la dimension et de la forme des fibres absorbées et de leur composition chimique C'est la raison de la diminution progressive de la production d'amiante dans le monde ;
cette production est cependant stabilisée à l'heure actuelle à environ 2.000. 000 de tonnes par an (aux Etats-Unis d'Amérique par exemple, une loi de 1993 maintient l'autorisation
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d'utiliser l'amiante dans les applications comme produits en amianteciment, vêtements antifeu, roofings, cartonnerie, gaines de canalisations, dalles en PVC), le chrysotile ou amiante blanc étant devenu, à concurrence de plus de 99 %, la seule variété minéralogique commercialisée.
C'est également la raison pour laquelle une série de procédés d'élimination et de destruction de l'amiante chrysotile ont vu le jour.
Ces procédés ont pour obligation, non seulement de détruire "chimiquement" l'amiante, mais aussi d'éliminer toute texture fibreuse susceptible de cancérogénéité.
La décomposition thermique de l'amiante, avec libération de l'eau de structure, se produit à des températures supérieures à 600"C ; cependant, la structure fibreuse n'est que peu altérée par cette destruction du réseau cristallin. Les acides minéraux usuels attaquent plus ou moins énergiquement les différentes variétés d'amiante, mais les résidus, constitués essentiellement de silice, conservent également une structure fibreuse Les bases fortes n'attaquent appréciablement l'amiante que dans des conditions hydrothermales.
Les principales techniques de destruction de l'amiante sont décrites ci-après.
Il yale procédé d'attaque fluorhydrique, qui comporte une attaque par l'acide fluorhydrique, suivie d'une neutralisation par la chaux de l'excédent d'acide (par exemple de CaF2). Le procédé est coûteux, produit vraisemblablement plus de déchets qu'il n'en consomme, fait appel à un acide lui-même dangereux et à des technologies compliquées.
On connaît également des nombreux procédés de traitement thermique qui traitent des mélanges d'amiante et de substances ou de déchets divers. Les déchets d'amiante sont par
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exemple additionnés de 25 % de groisil, puis portés à 1400 C au four électrique. Il y a fusion au moins partielle, la structure fibreuse est détruite et on obtient un granulat vitreux pouvant être incorporé dans des matériaux de construction. Le coût de tels traitements est également élevé.
On connaît également un procédé d'attaque à la soude, qui consiste à attaquer l'amiante, en autoclave, par une solution concentrée de soude caustique. On produit ainsi du silicate de sodium soluble, probablement pollué par l'aluminate, et un précipité gélatineux magnésien Mg (OH) 2 souillé par un excès d'alcali, qu'il faut mettre en décharge.
Le chrysotile 3MgO. 2Si02. 2H2O contenant environ 25 % de magnésium, un procédé électrolytique à haute température traitant des déchets miniers de chrysotile a été mis au point dernièrement. Toutefois, les résidus siliceux sont qualifiés de "relativement inoffensifs..
Un procédé de broyage ultrafin a également été mis au point récemment. Il s'agit d'un broyage en deux étapes, à l'aide d'appareillages peu courants, tels que broyeur vibratoire excentrique à boulets et broyeur centrifuge à barres. L'amiante fibreux est converti en sphérules qualifiées d'amorphes, dont le diamètre est compris entre 0,5 et 2 micromètres. Ce matériau peut être incorporé dans des ciments, des mortiers ou autres matériaux de construction. Vu la complexité des appareils mis en oeuvre, le coût du procédé est également élevé.
L'action de l'acide phosphorique en excès sur les minéraux d'amiante est bien connue : l'acide phosphorique se comporte à peu près comme l'acide chlorhydrique et l'acide sulfurique, c'est-à-dire qu'il extrait tout ou partie des métaux contenus Mg, Na, Ca, Fe, en laissant un résidu conservant la structure fibreuse du matériau initial. Le chrysotile est particulièrement bien attaqué, le résidu étant de la silice
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pratiquement pure, non cristallisée.
La réaction, sans intérêt pratique, peut s'écrire :
EMI4.1
Il est également connu qu'en opérant dans des conditions un peu particulières, il est possible de faire réagir le chrysotile avec l'acide phosphorique, mais ce dernier en proportion bien plus faible que dans l'équation (1), de manière à réaliser la réaction :
EMI4.2
Le produit réactionnel pulvérulent obtenu au départ de la réaction précitée comporte encore toutefois de très rares structures fibreuses mais très ramassées. Ces constatations ont été confirmées par microscopie électronique à balayage. Le produit pulvérulent, analysé par diffraction de rayons X, se révèle être un mélange de phosphate et de pyrophosphate de magnésium respectivement Mg3 (PO4) 2 Mg2P207] ainsi que de silice amorphe.
Ce dernier constituant étant une substance inoffensive se rencontrant dans de nombreuses roches naturelles et le phosphate de magnésium en tant que tel pouvant constituer un engrais phosphaté, la poudre obtenue pourrait donc être épandue et constituer un apport valorisant et fertilisant de phosphore et de magnésium pour les exploitations agricoles. Toutefois, parmi les produits formés au cours de la réaction, se trouve le pyrophosphate de magnésium qui est très peu réactif. Les premiers résultats d'essais systématiques montrent également que le rapport acide phosphorique/chrysotile, logiquement, influence la nature des produits de réaction ; en particulier, en réduisant la quantité d'acide, on favorise la formation de Mg3 (PO4) 2, mais la destruction totale des fibres s'en trouve affectée.
De plus, même en
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convertissant tout le magnésium en triphosphate, il n'en reste pas moins que ce dernier produit ne constitue pas un engrais à action rapide : d'une façon générale, les produits de phosphatation simple ainsi obtenus sont non seulement des engrais à action lente mais également des engrais médiocres. Ils ne peuvent par conséquent être utilisés que dans certaines applications spécifiques.
D'autres procédés de traitement de l'amiante utilisent des solutions ou suspensions aqueuses à base d'acide phosphorique ou de mono-et/ou dihydrogénophosphates métalliques mais ces procédés consistent d'une manière générale à appliquer la solution aqueuse par enduction ou pulvérisation à la surface des fibres d'amiante de manière à améliorer certaines propriétés de celles-ci, notamment leur mouillage à l'eau, leurs effets hémolytiques et toxiques, la vitesse d'écoulement de l'eau à travers les fibres ainsi traitées et placées sur un tamis, leurs propriétés de filtration et d'écoulement et d'autres propriétés du même type. Ces procédés présentent l'inconvénient par conséquent de ne modifier que les propriétés superficielles des fibres d'amiante et de ne pas modifier leur structure en profondeur.
La présente invention a pour but de prévoir un procédé qui évite les inconvénients précités des procédés existants et qui permet de traiter le chrysotile pour obtenir un produit réactionnel pulvérulent sans structure fibreuse, valorisable.
A cet effet, suivant l'invention, on mélange le chrysotile avec une solution aqueuse réactive contenant au moins un phosphate de métal alcalin choisi dans le groupe comprenant les mono-et dihydrogénophosphates de potassium et sodium ou un mélange d'au moins deux de ces phosphates jusqu'à l'obtention d'une pâte, on façonne ladite pâte en un produit solide, on chauffe le produit solide ainsi façonné à une température de 600 à HOOC, on refroidit le produit
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solide et on le broie en une poudre dépourvue de toute toxicité chimique structurale.
Suivant une forme de réalisation avantageuse de l'invention, la solution aqueuse réactive contient, comme phosphate, du dihydrogénophosphate de potassium ou un mélange de mono-et dihydrogénophosphates de potassium.
Suivant une autre forme de réalisation avantageuse de l'invention, la solution aqueuse réactive contient en plus de l'acide phosphorique.
Suivant un mode de réalisation particulièrement avantageux, le rapport en poids de la quantité de chrysotile à la quantité de phosphate et éventuellement d'acide phosphorique est de 1/1, 0-2,1 et de préférence de 1/1,5.
Suivant un autre mode de réalisation particulièrement avantageux, le chauffage du produit solide se situe dans l'intervalle de 800 à 1000oC.
L'invention concerne également l'utilisation du produit pulvérulent tel qu'ainsi obtenu comme fertilisant et, plus particulièrement comme engrais.
Comme on vient de le préciser, le procédé de traitement de chrysotile de l'invention consiste tout d'abord à mélanger le chrysotile avec une solution aqueuse réactive contenant un mono-ou dihydrogénophosphate de potassium ou sodium ou encore un mélange d'au moins deux de ces phosphates. C'est ainsi qu'on pourrait également utiliser des mélanges de mono-et dihydrogénophosphate de potassium ou de sodium ou encore des mélanges formés de monohydrogénophosphates de potassium et de sodium ou de dihydrogénophosphates de potassium et de sodium. La solution aqueuse réactive pourra également contenir en plus du ou de ces phosphates de métal alcalin une certaine quantité d'acide phosphorique,
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qui sera variable en fonction de l'application finale du produit obtenu.
Le mélange du chrysotile avec la solution aqueuse réactive phosphatée se fait jusqu'à l'obtention d'une pâte épaisse, de la consistance appropriée. Pour ce faire, le rapport en poids de la quantité de chrysotile à traiter à la quantité de phosphate de potassium et/ou sodium et éventuellement d'acide phosphorique, si utilisé, sera de 1/1, 0-2,1 et avantageusement de 1/1,5. La quantité d'eau utilisée sera très variable mais d'une manière générale on utilisera 100 ml de liquide avec 50 g de chrysotile pour obtenir une pâte de consistance adéquate, permettant un bon malaxage manuel.
Une fois que la pâte ainsi obtenue est amenée à la consistance désirée, celle-ci est façonnée sous la forme d'un produit solide tel que, par exemple, sous la forme de boulettes, granules, pastilles ou autres produits façonnés analogues. C'est ainsi que dans le cadre de la présente invention on entend par"produit solide"toute matière solide façonnée fragmentable ou réductible en poudre. On a constaté à cet égard que la suite du traitement se révélait particulièrement aisée lorsque le produit solide était sous la forme de boulettes ou granules.
Ces boulettes ou granules peuvent être obtenus par exemple par des opérations de granulation ou d'extrusion courantes. Le produit solide façonné est ensuite chauffé à une température de 600 à 1100oC, avantageusement de 800 à 1000"C, refroidi et broyé en une poudre qui s'est révélée être dépourvue de toute toxicité chimique structurale, comme on pourra le constater plus particulièrement dans les Exemples de préparation de poudre donnés ci-après.
Exemples
On trouvera ci-après les quantités des différentes substances utilisées pour la réalisation des mélanges de départ. Les quantités d'eau sont indicatives ; il faut environ 100 ml de liquide pour que l'on puisse former avec 50 g de chrysotile une pâte de consistance appropriée, permettant un bon malaxage manuel. Le dihydrogéno-
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phosphate de potassium n'étant que modérément soluble, les essais des exemples 4,6 et 7 et 10 ont été réalisés par un mélange à des solutions portées à une température de 70 à 80"C. Les mélanges des autres Exemples y compris celui de l'Exemple 1 comparatif qui ne contient que
EMI8.1
de l'acide phosphorique ont été réalisés à la température ambiante.
Tableau 1
EMI8.2
<tb>
<tb> Mélanges <SEP> de <SEP> départ <SEP> (quantités <SEP> en <SEP> grammes)
<tb> Exemple <SEP> H3PO4 <SEP> Hydrogène-Temp.
<tb> no <SEP> Chrysotile <SEP> (à <SEP> 42 <SEP> % <SEP> phosphate <SEP> Eau <SEP> de
<tb> en <SEP> poids) <SEP> de <SEP> K <SEP> ou <SEP> Na <SEP> l'eau
<tb> 1
<tb> (comparatif) <SEP> 50 <SEP> 84-10 <SEP> ambiante
<tb> 2 <SEP> 50 <SEP> 74 <SEP> 11 <SEP> KH2PO4 <SEP> 20 <SEP> ambiante
<tb> 3 <SEP> 50 <SEP> 64 <SEP> 21 <SEP> KH2P04 <SEP> 30 <SEP> ambiante
<tb> 4 <SEP> 50 <SEP> 75 <SEP> KH2PO4 <SEP> 120 <SEP> 70-80 C
<tb> 5 <SEP> 28 <SEP> 60 <SEP> 15 <SEP> KH2PO4 <SEP> 10 <SEP> ambiante
<tb> 6 <SEP> 50-67KH2P0419K2HP04 <SEP> 120 <SEP> 70-BODe
<tb> 7 <SEP> 50-56KH2P0448KH2P04 <SEP> 110 <SEP> 70-80 C
<tb> 8 <SEP> 50 <SEP> 72, <SEP> 6 <SEP> 8, <SEP> 8 <SEP> NaH2PO4 <SEP> 20 <SEP> ambiante
<tb> 9 <SEP> 50 <SEP> 61, <SEP> 1 <SEP> 17,
<SEP> 6 <SEP> NaH2P04 <SEP> 35 <SEP> ambiante
<tb> 10 <SEP> 50 <SEP> 50 <SEP> KH2PO4 <SEP> 100 <SEP> 70-80 C
<tb>
Tous les essais ont été réalisés en suivant le même protocole. C'est ainsi que les différentes pâtes, façonnées en boulettes, ont été chauffées au four à la même température de 1000"C. A cet égard, on a constaté que les produits ainsi obtenus après le traitement thermique sont d'autant plus résistants mécaniquement que la teneur en potassium ou en sodium est élevée ; toutefois, les produits des Exemples 6 et 7 sont hygroscopiques.
Tous les échantillons sont aisément réduits en poudres fines d'une taille de particule allant de 1 à 100 micromètres et aucune particule fibreuse n'est plus discernable dans les poudres de l'invention obtenues après un broyage au mortier d'agate"Pulvérisette"de
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laboratoire. Comme le montre la photomicrographie de la figure 1 prise au microscope électronique à balayage tous les produits obtenus suivant l'invention paraissent bien cristallisés ; les seules phases cristallines identifiées par diffraction de rayons X sont cependant Mg2P207 et Mg3 (PO4) 2, comme dans le cas de la phosphatation simple réalisée suivant l'exemple nO 1 comparatif, plus la cristobalite (variété polymorphique de Si02) en lieu et place de la silice amorphe.
On a également constaté que les phosphates de magnésium sont en proportions d'autant moins importantes que les teneurs en éléments alcalins augmentent.
Valeur fertilisante-Essais comparatifs
Tous les produits obtenus, après broyage sous 100 micromètres, ont été soumis aux trois essais de lixiviation normalisés suivants, dont le but commun est de déterminer les quantités de P20s et de Ko extractibles et assimilables par les plantes : a) Extraction par une solution à 2 % en poids d'acide citrique (5 g de produit dans 500 ml de solution contenant 4 ml d'éthanol, agitation de 30 minutes à la température ordinaire) : c'est l'essai normalisé NF
U42-212 (1969) prévu pour les engrais en général et les scories
Thomas en particulier. b) Extraction par une solution à 2 % en poids d'acide formique (5 g de produit dans 500 ml de solution, agitation durant 2 heures à température ordinaire) :
c'est l'essai normalisé NF U42-202 plus particulièrement destiné aux phosphates minéraux naturels. c) Extraction par une solution préparée en ajoutant à 400 g d'acide citrique monohydraté de l'ammoniaque à 200 git deNH3, jusqu'à un volume de 1 litre (5 g de produit dans 500 ml de solution, agitation de
3 heures à température ordinaire, repos de 16 heures, nouvelle agitation de 3 heures) : c'est l'essai normalisé NF U42-243 destiné aux fertilisants en général.
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Ces méthodes normalisées françaises ont été reprises par les Communautés Européennes (Journal Officiel des Communautés Européennes-22/08/77-ppL213/63-67).
Après extraction, les suspensions obtenues sont filtrées sur membrane cellulosique à 0,45 micromètre ; les solutions claires sont analysées [P par spectrophotométrie (phosphovanadomolybdate), K, Na, Mg et Fe par spectrométrie d'absorption atomique. Après séchage, les résidus sont pesés.
Tableau Il
EMI10.1
Composition des produits après calcination (% en poids)
EMI10.2
<tb>
<tb> Exemple <SEP> P205 <SEP> K20 <SEP> MgO <SEP> Si02
<tb> nO <SEP> (Na2O)
<tb> 1 <SEP> 37 <SEP> - <SEP> 30 <SEP> 31
<tb> 2 <SEP> 37 <SEP> 5 <SEP> 28 <SEP> 29
<tb> 3 <SEP> 37 <SEP> 9 <SEP> 26 <SEP> 26
<tb> 4 <SEP> 37 <SEP> 24 <SEP> 19 <SEP> 20
<tb> 5 <SEP> 47 <SEP> 10 <SEP> 21 <SEP> 21
<tb> 6 <SEP> 36 <SEP> 28 <SEP> 17 <SEP> 18
<tb> 7 <SEP> 35 <SEP> 33 <SEP> 15 <SEP> 16
<tb> 8 <SEP> 37 <SEP> (3) <SEP> 29 <SEP> 30
<tb> 9 <SEP> 38 <SEP> (6) <SEP> 27 <SEP> 28
<tb> 10 <SEP> 30 <SEP> 20 <SEP> 24 <SEP> 24
<tb>
Pour faciliter la comparaison des résultats, le Tableau Il cidessus donne la composition calculée des produits calcinés,
sur base de la composition des mélanges de départ du Tableau dz en admettant que seule l'eau disparaît par volatilisation (cette hypothèse est vérifiée par simple pesée des boulettes après sortie du four).
Le Tableau Il ci-après rassemble tous les résultats des essais d'extraction normalisés : pourcentage en poids du résidu
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d'extraction, pH de l'extrait, concentrations du phosphore, du potassium et du magnésium (exprimées en mgll d'oxyde) et du fer (à titre indicatif) dans l'extrait et pourcentages d'extraction pour les trois premiers éléments
Les essais d'extraction se faisant dans la proportion de 5 g de produit pour 500 ml de solution, il suffit, pour connaître les pourcentages en poids de PzOs, K20, MgO assimilables, de diviser les teneurs, exprimées en mg/l, par 100.
Ainsi, le produit de l'Exemple 1 (comparatif : phosphatation simple) contient suivant l'extraction A (à l'acide citrique) :
1210/100 = 12, 1 % de P20s assililable
980/100 = 9,8 % de MgO assimilable tandis que le produit de l'Exemple 4 (dihydrogénophosphate de potassium) contient, toujours suivant le même essai :
3570/100 = 35, 7 % de P20s assimilable
2290/100 = 22, 9 % de K20 assimilable
1360/100 = 13, 6 % de MgO assimilable.
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TableauIII
Résultats des essais normalisés d'extraction A = Acide citrique à 2 % : essai NF 042-212 B = Acide formique à 2 %. essai NF 042-202 C = Réactif citrique ammoniacal : essai NF 042-243
EMI12.1
<tb>
<tb> Exemple <SEP> Type <SEP> Résidu <SEP> pH <SEP> de <SEP> P20S <SEP> (Na20) <SEP> MgO <SEP> (Fe)
<tb> n"d'essai <SEP> % <SEP> en <SEP> l'extrait <SEP> mg/l <SEP> % <SEP> KzO <SEP> % <SEP> mgll <SEP> % <SEP> mgll
<tb> poids <SEP> mg/)
<tb> 1 <SEP> A <SEP> 75 <SEP> 2,6 <SEP> 1210 <SEP> 33--980 <SEP> 33 <SEP> 35
<tb> 2 <SEP> A <SEP> 71 <SEP> 2,6 <SEP> 1430 <SEP> 39 <SEP> 350 <SEP> 70 <SEP> 810 <SEP> 29 <SEP> 50
<tb> 3 <SEP> A <SEP> 49 <SEP> 2,9 <SEP> 2670 <SEP> 72 <SEP> 840 <SEP> 93 <SEP> 1430 <SEP> 55 <SEP> 89
<tb> 4 <SEP> A <SEP> 24 <SEP> 3,1 <SEP> 3570 <SEP> 96 <SEP> 2290 <SEP> 95 <SEP> 1360 <SEP> 72 <SEP> 67
<tb> 5 <SEP> A <SEP> 53 <SEP> 2,
6 <SEP> 2740 <SEP> 58 <SEP> 720 <SEP> 72 <SEP> 930 <SEP> 44 <SEP> 93
<tb> 6 <SEP> A <SEP> 26 <SEP> 3,1 <SEP> 3380 <SEP> 94 <SEP> 2750 <SEP> 98 <SEP> 1130 <SEP> 66 <SEP> 67
<tb> 7 <SEP> A <SEP> 25 <SEP> 3,2 <SEP> 3470 <SEP> 99 <SEP> 2880 <SEP> 87 <SEP> 910 <SEP> 61 <SEP> 54
<tb> 8 <SEP> A <SEP> 66 <SEP> 2,7 <SEP> 1610 <SEP> 44 <SEP> (230) <SEP> (77) <SEP> 810 <SEP> 28 <SEP> 51
<tb> 9 <SEP> A <SEP> 55 <SEP> 2,8 <SEP> 2310 <SEP> 61 <SEP> (400) <SEP> (67) <SEP> 1110 <SEP> 41 <SEP> 66
<tb> 10 <SEP> A <SEP> 37 <SEP> 2, <SEP> 9 <SEP> 2830 <SEP> 94 <SEP> 2040 <SEP> 100 <SEP> 1180 <SEP> 50 <SEP> 36
<tb>
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Tableau III (suite)
EMI13.1
<tb>
<tb> Exemple <SEP> Type <SEP> Résidu <SEP> pH <SEP> de <SEP> P2O5 <SEP> (Na2O) <SEP> MgO <SEP> (Fe)
<tb> n <SEP> d'essai <SEP> % <SEP> en <SEP> l'extrait <SEP> mg/l <SEP> % <SEP> K2O <SEP> % <SEP> mg/l <SEP> % <SEP> mg/l
<tb> poids <SEP> mg/l
<tb> 1 <SEP> B <SEP> 72 <SEP> 2,5 <SEP> 1300 <SEP> 35 <SEP> - <SEP> - <SEP> 1060 <SEP> 35 <SEP> 36
<tb> 2 <SEP> B <SEP> 66 <SEP> 2,5 <SEP> 1580 <SEP> 43 <SEP> 350 <SEP> 70 <SEP> 750 <SEP> 27 <SEP> 56
<tb> 3 <SEP> B <SEP> 47 <SEP> 2,7 <SEP> 2710 <SEP> 73 <SEP> 830 <SEP> 92 <SEP> 1430 <SEP> 55 <SEP> 47
<tb> 4 <SEP> B <SEP> 25 <SEP> 2,8 <SEP> 2440 <SEP> 93 <SEP> 2190 <SEP> 91 <SEP> 1360 <SEP> 72 <SEP> 25
<tb> 5 <SEP> B <SEP> 52 <SEP> 2,6 <SEP> 2660 <SEP> 57 <SEP> 700 <SEP> 70 <SEP> 930 <SEP> 44 <SEP> 90
<tb> 6 <SEP> B <SEP> 28 <SEP> 2,9 <SEP> 3400 <SEP> 94 <SEP> 2350 <SEP> 84 <SEP> 990 <SEP> 58 <SEP> 27
<tb> 7 <SEP> B <SEP> 24 <SEP> 2,9 <SEP> 3360 <SEP> 96 <SEP> 3050 <SEP> 92 <SEP> 950 <SEP> 63 <SEP> 26
<tb> 8 <SEP> B <SEP> 67 <SEP> 2,
5 <SEP> 1620 <SEP> 44 <SEP> (220) <SEP> (73) <SEP> 860 <SEP> 30 <SEP> 53
<tb> 9 <SEP> B <SEP> 52 <SEP> 2,6 <SEP> 2290 <SEP> 60 <SEP> (430) <SEP> (72) <SEP> 1090 <SEP> 40 <SEP> 66
<tb> 1 <SEP> C <SEP> 81 <SEP> 10,6 <SEP> 790 <SEP> 21 <SEP> - <SEP> - <SEP> 350 <SEP> 12 <SEP> 36
<tb> 2 <SEP> C <SEP> 72 <SEP> " <SEP> 1510 <SEP> 41 <SEP> 370 <SEP> 75 <SEP> 410 <SEP> 15 <SEP> 63
<tb> 3 <SEP> C <SEP> 67 <SEP> " <SEP> 1790 <SEP> 48 <SEP> 640 <SEP> 71 <SEP> 630 <SEP> 24 <SEP> 83
<tb> 4 <SEP> C <SEP> 30 <SEP> " <SEP> 2900 <SEP> 78 <SEP> 1930 <SEP> 80 <SEP> 980 <SEP> 52 <SEP> 70
<tb> 5 <SEP> C <SEP> 59 <SEP> " <SEP> 2460 <SEP> 52 <SEP> 660 <SEP> 66 <SEP> 630 <SEP> 30 <SEP> 96
<tb> 6 <SEP> C <SEP> 28 <SEP> " <SEP> 2760 <SEP> 7 <SEP> 2710 <SEP> 97 <SEP> 1080 <SEP> 64 <SEP> 70
<tb> 7 <SEP> C <SEP> 25 <SEP> " <SEP> 2690 <SEP> 77 <SEP> 3080 <SEP> 93 <SEP> 910 <SEP> 61 <SEP> 57
<tb> 8 <SEP> C <SEP>
77 <SEP> " <SEP> 1260 <SEP> 34 <SEP> (220) <SEP> (73) <SEP> 550 <SEP> 19 <SEP> 45
<tb> 9 <SEP> C <SEP> 71 <SEP> " <SEP> 1690 <SEP> 44 <SEP> (380) <SEP> (63) <SEP> 730 <SEP> 27 <SEP> 55
<tb>
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Il y a donc un intérêt manifeste à effectuer la destruction valorisante du chrysotile, non par l'acide phosphorique seul, mais par des mélanges de solutions d'acide phosphorique et de dihydrogénophosphate sodique ou potassique, par des solutions de ces mêmes dihydrogénophosphates, ou encore par des mélanges de solutions de mono-et dihydrogénophosphates de sodium ou de potassium. On obtient ainsi des produits dont la proportion de P20s assimilable est beaucoup plus élevée, l'accroissement pouvant atteindre environ un facteur de trois.
Dans le cas des produits potassiques, qui apparaissent comme les plus intéressants en tant que fertilisants et, par conséquent, comme engrais, l'optimum paraît réalisé par le traitement au dihydrogénophosphate seul ; des traitements avec des solutions plus riches en KzO, c'est-à-dire avec des mélanges de mono-et dihydrogénophosphates de potassium, conduisent à des produits hygroscopiques, guère plus réactifs comme fertilisants, et forcément plus coûteux.
Il est donc possible de transformer le chrysotile, par le procédé de l'invention, en des produits totalement dépourvus de structures fibreuses et de toxicité, mais de valeur fertilisante beaucoup plus grande que par le traitement à l'acide phosphorique seul, la proportion de P20s assimilable pouvant atteindre 35 %, pour 37 % de P20s contenu, et le potassium introduit, élément également fertilisant, étant assimilable pratiquement en totalité. Le même phénomène d'augmentation du pourcentage de P20s assimilable est observé si l'on remplace le potassium par le sodium mais les produits obtenus ont bien entendu moins d'intérêt comme fertilisants.