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"Rasoir pour coiffeur"
La présente invention est relative à un rasoir, en particulier à un dispositif de rasage et de coupe de cheveux à utiliser par les coiffeurs, du type comprenant un manche et une lame de rasage, supportée par le manche et présentant un tranchant, particulièrement protégé par un système garde-lame.
On connaît des rasoirs de ce genre qui sont montés sur un manche droit à section fine circulaire ou rectangulaire (voir par exemple US-A-2.972. 187, US-A-3.805. 381 ou US-A-4. 471.791). Ces manches doivent être pris comme un manche de rasoir à lame non protégée, usuel, et ils ne peuvent être manipulés pour certains types de coupe de cheveux spéciaux. La minceur du manche a pour effet que celui-ci ne peut pas bien être saisi en main, car alors il a tendance à tourner dans le creux de la main. D'une manière générale le manche est en fait pincé entre deux ou éventuellement trois doigts de l'utilisateur.
On connaît également des rasoirs dont le manche présente une forme élaborée, mince, correspondant aux contours des doigts et comportant un anneau où l'un des doigts est à insérer pour retenir le manche (v. par exemple les US-A-1.359. 666 et US-A-4.344. 226, le rasoir TWO IN ONE mis sur le marché par la firme NRK, ou le rasoir Styling Razor mis sur le marché par la firme Feather Safety Razor Co, Ltd. ). Ces rasoirs présentent l'inconvénient de ne pouvoir être saisis que d'une seule manière et de ce fait d'être limités dans leurs possibilités d'utilisation.
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On connaît enfin des rasoirs à manche mince et courbe avec une lame, protégée ou non protégée, disposée perpendiculairement à l'axe global du manche (v. par exemple EP-A-0 924 035 et rasoir Sculpteur mis sur le marché par la firme Tondeo Werk GmbH). Tout en ayant une forme plus ergonomique, le manche de ces rasoirs reste mince et ne peut être saisi que du bout des doigts.
Tous ces rasoirs présentent donc des inconvénients dans leurs possibilités de manipulation et ils doivent d'une manière générale être saisis du bout des doigts, loin de la lame, comme un rasoir usuel. Il en résulte pour les coiffeurs professionnels, une fatigue musculaire anormale au niveau des doigts, à la suite de la forme peu ergonomique du manche, et une insatisfaction dans leur outil lorsqu'ils veulent se lancer dans des créations sophistiquées.
La présente invention a pour but de mettre au point un rasoir pour coiffeur qui surmonte ces inconvénients, et permette au coiffeur de laisser libre cours à sa créativité, sans problème de prise du manche de rasoir et sans danger de se couper à la lame du rasoir.
Pour résoudre ces problèmes, on a prévu suivant l'invention un rasoir pour coiffeur comprenant un manche, et une lame de rasage supportée par le manche et présentant un tranchant, partiellement protégé par un système garde-lame, ce rasoir étant caractérisé en ce que le manche comporte un corps délimité par un premier bord et par un deuxième bord, qui sont réunis à une première extrémité du manche et qui s'écartent progressivement l'un de l'autre vers une seconde extrémité du manche opposée à la première, et par deux surfaces d'appui qui s'étendent entre lesdits premier et second bords de manière à former un corps de forme aplatie,
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et en ce que, à une distance de la première extrémité du manche, le premier et le deuxième bords présentent un écartement mutuel tel que,
lorsque le manche est appliqué par une desdites surfaces d'appui à plat sur des doigts d'une main, avec le premier ou respectivement le second bord le long des extrémités proximales desdits doigts, le second ou respectivement premier bord peut être saisi par les extrémités distales desdits doigts.
Il résulte de cette forme de réalisation que le manche présente une forme qui peut être saisie à pleine main et qui ne demande donc guère ou pas de force de pinçage pour être tenu. Par sa forme aplatie, et par l'écartement entre ses deux bods à distance de l'une de ses extrémités, le manche peut être saisi entre la paume de la main et les extrémités des doigts à peine recourbés ou encore entre la base proximale des doigts et l'éminence hypothénar de la paume, le pouce pouvant simplement être rabattu par-dessus le corps de manche pour le retenir. Il peut aussi être inséré au creux de la main avec un bord suivant
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le pli de la paume, l'index étant posé sur ce bord à proximité de la première extrémité du manche. Par sa forme large, plate et sensiblement triangulaire, le manche tient correctement dans la main dans toutes les positions.
Suivant une forme de réalisation avantageuse de l'invention, chacun des bords s'étend au moins partiellement suivant un parcours courbe et en ce que le corps comporte un premier ou respectivement second bord convexe le long d'au moins une partie de celui-ci et un deuxième ou respectivement premier bord concave le long d'au moins une partie de celui-ci. De préférence, la lame est montée sur le bord conférant au corps une courbure convexe, à proximité de la première extrémité du manche, c'est-à-dire à l'extrémité amincie de celuici.
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Avantageusement, à cette extrémité, la lame s'étend dan : un plan parallèle à un plan passant par lesdits premier et deuxième bords. Par plan parallèle il faut entendre aussi le plan passant par les deux bords. Ce plan peut d'ailleurs avantageusement être un plan dE symétrie qui divise le manche en deux moitiés identiques.
D'autres formes de réalisation du rasoir suivant l'invention sont indiquées dans les revendications annexées.
D'autres détails et particularités de l'invention ressortiron de la description donnée ci-après à titre non limitatif et avec référence aux dessins annexés.
La figure 1 représente une vue de profil d'une forme d ( réalisation de rasoir suivant l'invention.
Les figures 2 à 4 représentent différents modes de prise dt rasoir suivant l'invention, en fonction du but recherché par le coiffeur.
Sur les différents dessins, les éléments identiques ot analogues sont désignés par les mêmes références.
Ainsi qu'on peut le voir sur la figure 1, le rasoir 1 compren ( un manche 2 et une lame de rasage 3 supportée par le manche. Cette lame présente un tranchant 4 qui est partiellement protégé par ur système garde-lame 5.
Par système garde-lame il faut entendre suivant l'inventior tout moyen permettant au coiffeur de manipuler le rasoir sans gram danger de se couper, même si par inadvertance l'un de ses doigts vien s'appliquer sur le garde-lame. On connaît depuis longtemps de tele systèmes (v. par exemple US-A-5. 230.728). Dans l'exemple illustré, CE système garde-lame 5 est constitué d'une glissière à profil en U 6 don les ailes 7 et 8 présentent des extrémités libres ondulées formées d < creux et de crêtes d'onde. Lorsque la lame 3 est glissée à fond dans lé glissière 6, son tranchant 4 fait saillie au-delà des creux d'onde de : extrémités libres des ailes de la glissière, mais reste en deçà des crête :
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d'onde de ces extrémités.
Les crêtes d'onde empêchent un contact coupant entre un doigt et la lame lorsque ce doigt est appliqué sur le système garde-lame (voir par exemple sur la figure 2).
Ainsi qu'il est illustré sur la figure 1. la lame 3 est montée sur le manche 2 de manière amovible. Dans cet exemple, la glissière entière 6 avec la lame 3 peut être retirée du manche, comme illustré en traits mixtes. La lame usagée peut être retirée de la glissière et être remplacée par une neuve, puis le tout être réintroduit dans la gorge prévue à cet effet à l'extrémité du manche. On peut aussi prévoir que la glissière et la lame soient jetées après usure de la lame et que l'on remplace le tout. On peut aussi envisager de retirer seulement la lame usagée du manche, la glissière restant en place. On peut encore imaginer une gorge façonnée dans le manche de manière à recevoir la lame directement dans la gorge, sans l'intermédiaire d'une glissière.
Dans l'exemple de réalisation illustré, le tranchant 4 de la lame 3 est légèrement courbe, car il s'étend avantageusement sensiblement parallèlement au bord du manche sur lequel la lame 3 est montée. On peut bien sûr envisager aussi que ce tranchant soit rectiligne, ou ne soit pas parallèle au bord du manche sur lequel la lame 3 est montée.
Suivant l'invention, le manche 2 comporte un corps qui peut être plein ou creux et qui peut être réalisé en toute matière appropriée, telle que métal, alliage métallique, matière synthétique, bois, corne, et matières analogues.
Le corps de manche est délimité par deux bords 9 et 10 qui se rejoignent à une première extrémité 11 du manche. Les bords 9 et 10 s'écartent progressivement l'un de l'autre vers l'extrémité opposée 12, tandis que le manche 2 s'élargit, délimité par ces bords 9 et 10 et par deux surfaces d'appui 13 et 14 (voir figure 2). Ainsi qu'il ressort en particulier des figures 2 et 4, le corps du manche 2 présente ainsi une
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forme aplatie plus ou moins triangulaire, en fait en demi-croissant, avec une extrémité 11 en forme de pointe amincie.
A distance de la première extrémité, dans l'exemple illustré dans la partie du manche située en dessous de la lame, les premier et deuxième bords 9 et 10 présentent un écartement mutuel tel que, lorsque le manche est, comme illustré en particulier sur la figure 2, appliqué par une surface d'appui 14 à plat sur les doigts d'une main, avec le bord par exemple 10 le long des extrémités proximales des doigts, le bord 9 peut être saisi par les extrémités distales des doigts. Cette position de prise est très ergonomique et ne demande aucun effort de pinçage.
Dans l'exemple illustré sur la figure 1, particulièrement préféré, de rasoir suivant l'invention chacun des bords 9 et 10 s'étend suivant un parcours courbe, de préférence adapté pour épouser les contours de la paume de la main et de l'intérieur des doigts. Le bord 10 s'étend ici suivant une courbure convexe et le bord 9 est concave sur une grande partie de sa longueur, depuis l'extrémité 11 du manche.
Dans cet exemple illustré sur la figure 1, la lame de rasage est montée sur le bord convexe 10 de façon à ce qu'elle s'étende dans un plan passant par les deux bords 9 et 10 et divisant de manière symétrique le manche 2 en deux.
Suivant l'exemple illustré, la seconde extrémité 12 du manche peut être formée d'une surface de support plate qui est délimitée par les bords 9 et 10 et les surfaces d'appui 13 et 14. Cette surface permet éventuellement un soutien du rasoir en position debout sur une table par exemple.
Ainsi qu'on peut le voir sur les figures 2 à 4 le rasoir suivant l'invention peut être saisi de manière tout à fait quelconque en fonction des besoins du coiffeur.
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Par exemple, si le coiffeur désire raccourcir la longueur des cheveux, il peut, comme illustré à la figure 4, saisir à pleine main le manche, la surface d'appui 14 calée entre la base proximale des doigts et l'éminence hypothénar de la paume avec le pouce appliqué sur la surface d'appui 13 pour retenir le manche, en vue de sectionner les cheveux comme on pèle une pomme de terre ou des légumes.
Sur la figure 2, le manche est retenu entre la base proximale des doigts et leur extrémité distale. A l'aide du pouce couvrant une partie de la lame, le coiffeur peut donner du volume aux cheveux en sectionnant des mèches à des longueurs variables, ce qui lui permet de sculpter les cheveux de manière créative. Pour donner du volume aux cheveux, il peut aussi, comme illustré sur la figure 3, saisir le manche comme un pinceau et tailler sur mesure les différentes mèches qu'il saisit. Diverses autres positions de prise peuvent être imaginées par le coiffeur en fonction de sa recherche créative.
Il est bien entendu que l'invention n'est en aucune façon limitée à la forme de réalisation décrite ci-dessus et que bien des modifications peuvent y être apportées sans sortir du cadre du présent brevet.