BE1027502A1 - Nouveaux procédés d'élevage et de libération contrôlée d'acariens prédateurs - Google Patents

Nouveaux procédés d'élevage et de libération contrôlée d'acariens prédateurs Download PDF

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BE1027502A1 BE20195584A BE201905584A BE1027502A1 BE 1027502 A1 BE1027502 A1 BE 1027502A1 BE 20195584 A BE20195584 A BE 20195584A BE 201905584 A BE201905584 A BE 201905584A BE 1027502 A1 BE1027502 A1 BE 1027502A1
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Abstract

La présente invention concerne une population d'acariens prédateurs comprenant des individus prédateurs Phytoseiulus, dans laquelle la population est caractérisée par un taux d'oviposition journalier d'au moins 0,55 œuf/jour/femelle, tel que ≥ 0,60, ≥ 0,65, ≥ 0,70, ≥ 0,75, ≥ 0,80, ≥ 0,90, ≥ 0,95, ≥ 1,00, ≥ 1,05, ≥ 1,10, ≥ 1,15, ≥ 1,20, ≥ 1,25, ≥ 1,30, ≥ 1,35, ≥ 1,40, ≥ 1,45, ≥ 1,50, ≥ 1,55, ≥ 1,60, ≥ 1,65, ≥ 1,70, ≥ 1,75, ≥ 1,80, ≥ 1,85, ≥ 1,90, ≥ 1,95 ou ≥ 2,00 œufs/jour/femelle, tout en se nourrissant d'une proie arthropode non tétranyque, de préférence d'une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu'une proie non phytophage, de préférence d'une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d'une proie Astigmatid immobilisée, telle qu'une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés. L'invention concerne en outre des procédés d'élevage de ceux-ci.

Description

Nouveaux procédés d’élevage et de libération contrôlée d’acariens prédateurs BE2019/5584 Cette demande nationale est déposée parallèlement à une demande internationale déposée le 3 septembre 2019 au nom de BIO-BEE SDE ELIY AHU LTD relative à une invention similaire, pour laquelle l’EPO a été sélectionné en tant qu’ Autorité de recherche internationale. ARRIÈRE-PLAN DE L’INVENTION Domaine de l’invention La présente invention concerne le domaine des agents de lutte biologique pour la protection des cultures, et plus particulièrement de nouveaux moyens et procédés d’élevage d’agents de lutte biologique contre des bioagresseurs des cultures.
Contexte de l’invention L'utilisation d’arthropodes (insectes et acariens) en tant qu’agents de lutte biologique (BCA) est un domaine en expansion avec de nombreux avantages par rapport à la lutte chimique contre les parasites. Les BCA constitués d’arthropodes sont aptes à lutter naturellement contre d’autres espèces d’arthropodes qui agissent comme des parasites sur la culture.
Phytoseiulus est un genre d’acariens de la famille des Phytoseiidae. Cet acarien prédateur est le plus fréquemment utilisé pour lutter contre les tétranyques à deux points dans les serres et les cultures extérieures produites dans des environnements cléments. Un acarien Phytoseiulus peut consommer jusqu’à sept tétranyques adultes ou plusieurs douzaines de leurs œufs par jour. Une femelle bien alimentée pond environ 50 œufs au cours de sa vie. Le genre Phytoseiulus contient quatre espèces connues, à savoir : P.
persimilis, P. longipes, P. macropilis et P. fragariae (Chant et McMurtry 2006). Toutes les espèces du genre Phytoseiulus sont considérées comme des prédateurs de type 1, à savoir hautement spécifiques vis-à-vis d’un régime constitué de tétranyques, de préférence du genre Tetranychus (McMurtry et Croft 1997). L’espèce la plus fréquemment utilisée de ce genre pour la lutte biologique contre les tétranyques est BE2019/5584 Phytoseiulus persimilis. Les Phytoseiulus persimilis (P. persimilis) adultes sont de couleur rougeâtre-orangé vif, avec de longues pattes et un corps en forme de poire (environ 0,5 mm de longueur). P. persimilis est considéré comme un spécialiste vis-à-vis des tétranyques (acariens de la famille des Tetranychidae) qui sont des acariens phytophages (Helle et Sabelis 1985, Gerson et al. 2003). Gerson et al. 2003 indiquent spécifiquement que les « membres du genre Phytoseiulus vivent et placent leurs œufs presque exclusivement à l’intérieur des colonies cloisonnées d’espèces de Tetranychus ». Il est en outre noté dans Gerson et al. 2003 que « la spécificité de P. persimilis pour la proie tétranyque peut être un inconvénient si d’autres prédateurs sont présents sur les mêmes plantes ».
Ona découvert que P. persimilis pourrait se développer et éventuellement se reproduire en se nourrissant d’un autre acarien phytophage (se nourrissant de plantes), Steneotarsonemus pallidus de la famille des Tarsonemidae (Simmonds, S.P., 1970) D’un point de vue commercial, un inconvénient important de la production d’un acarien prédateur qui se nourrit exclusivement d’acariens phytophages, tels que des tétranyques, est qu’elle requiert l’élevage d’acariens proies sur des plantes, ce qui a un coût élevé. Walzer et Schausberger, 1999, ont examiné la prédation intra- et interspécifique de femelles adultes et de stades immatures du Neoseiulus californicus plus généraliste et du Phytoseiulus persimilis spécialiste. Il a été rapporté que les femelles adultes et les individus immatures des deux prédateurs présentaient des taux de prédation plus élevés sur les larves que sur les œufs et les protonymphes. On a découvert que la prédation sur P. persimilis par N. californicus était plus sévère que vice versa. Il a été rapporté que P. persimilis présentait des taux de prédation plus élevés sur les conspécifiques que sur les hétérospécifiques et était plus enclin au cannibalisme que N. californicus. De plus, il a été rapporté que lorsqu’il recevait une proie phytoséiide, P. persimilis souffrait d’une mortalité plus élevée que N. californicus.
Walzer et Schausberger, 1999 enseignent en outre que les femelles de P. persimilis BE2019/5584 n’étaient pas aptes à maintenir une oviposition, indépendamment du caractère con- ou hétérospécifique de la proie. Par ailleurs, la mortalité des individus immatures de P. persimilis était inférieure lorsqu’ils se nourrissaient de larves conspécifiques versus hétérospécifiques. Ces auteurs ont conclu que pour P. persimilis, ni la proie hétérospécifique ni la proie conspécifique ne fournissent suffisamment de nourriture pour maintenir la reproduction. Ceci est étayé par Yao et Chant (1989), qui rapportent que les P. persimilis ne produisaient pas d’œufs lorsqu’ils se nourrissaient par cannibalisme ou d’individus immatures d’Iphyseius degenerans. Seules deux femelles dans cette étude ont pondu un seul lorsque lorsqu’elles se nourrissaient par cannibalisme de conspécifiques. En résumé, on a découvert que P. persimilis était apte à se développer en se nourrissant d’acariens prédateurs juvéniles Neoseiulus californicus et Iphyseius degenerans de la famille des Phytoseiidae. Toutefois, il ne pondait pas d’œufs lorsqu'il se nourrissait de ces acariens proies. Par ailleurs, lorsque les acariens prédateurs N. californicus et I. degenerans s’alimentaient de P. persimilis, ils pondaient des œufs (Yao et Chant, 1989). Ceci démontre la gamme alimentaire étroite de P. persimilis par contraste aux autres acariens de la même famille.
P. persimilis pourrait également se développer d’une manière cannibale, en s’alimentant de ses propres stades plus jeunes. Lorsqu'il s’alimentait de cette manière, il existait de rares cas d’oviposition (Walzer et Schausberger, 1999 ; Yao et Chant, 1989). Dans tous les cas où les acariens Phytoseiidae ont été utilisés en tant que proie, cette dernière a été alimentée avec des tétranyques, qui se développent sur les plantes et ceci implique donc des coûts élevés. Il a en outre été découvert que P. persimilis se développait sur les larves de thrips (un insecte phytophage), mais qu’il ne pondait pas d’œufs en se nourrissant de ce régime (Walzer 2004). Ceci est en contraste avec l’acarien prédateur N. califonicus qui était apte à se reproduire en se nourrissant de cette proie (Walzer 2004). Il convient de souligner que dans cette étude, un taux élevé de mortalité était rapporté durant le développement des juvéniles.
Le brevet US 9 781 937 et le brevet EP 2612551 divulguent une composition à base BE2019/5584 d’acariens comprenant des espèces d’acariens prédateurs sélectionnées parmi les espèces d’acariens Mesostigmatid ou les espèces d’acariens Prostigmatid et une source d'alimentation pour les espèces d’acariens prédateurs comprenant des espèces d’acariens Astigmatid. Il est en outre divulgué dans ces publications qu’au moins une fraction des individus Astigmatid est immobilisée et que les individus Astigmatid immobilisés sont mis en contact avec un agent réduisant les champignons comprenant une population d’acariens réduisant les champignons sélectionnés parmi une espèce d’acarien mycophage ou une espèce d’acarien produisant des exsudats antifongiques.
Le brevet US 7 947 269 enseigne une composition à base d’acariens comprenant une population d’élevage d’une espèce d’acarien prédateur phytoséiide et une population d'hôtes factices comprenant au moins une espèce sélectionnée parmi la famille des Carpoglyphidae.
Le brevet US 8 097 248 divulgue une composition à base d’acariens comprenant une population d’élevage de l’espèce d’acarien prédateur phytoséiide Amblyseius swirskii, une population d'hôtes factices comprenant au moins une espèce d’acarien Astigmatid sélectionnée dans le groupe constitué de : 1) Carpoglyphidae, ii) Pyroglyphidae et iii) Glyciophagidae.
Le brevet US 8 733 283 divulgue un procédé d’élevage d’acariens prédateurs en fournissant une source d’alimentation pour acariens proies qui comprend du dextrose ; l’élevage d’acariens proies Thyreophagus entomophagus se nourrissant de ladite source d’alimentation ; la fourniture d’acariens prédateurs qui se nourrissent de Thyreophagus entomophagus en un rapport de départ des acariens prédateurs aux acariens proies de 1:10 à 1:100, et l’élevage des acariens prédateurs en les nourrissant desdits acariens proies, pour créer une population reproductrice.
Les brevets US 8 733 283 et EP2048941 enseignent que Phytoseiulus persimilis peut être élevé en le nourrissant uniquement de tétranyques. Ils rapportent que P. persimilis est un prédateur tétranyque obligatoire et ne peut pas survivre en se nourrissant d’autres sources d’alimentation telles que le pollen. Il est souligné dans ces publications que la survie tend à être médiocre si la proie est en quantité limitée.
Le brevet EP2380436 divulgue une composition à base d’acariens comprenant une population d’élevage d’une espèce d’acarien prédateur phytoséiide et une population d’au moins une espèce de l’ordre Astigmata caractérisée en ce que la population des 5 espèces de l’ordre Astigmata n’est pas vivante.
Le document WO2007075081 divulgue une composition à base d’acariens comprenant une population d’élevage d’une espèce d’acarien prédateur phytoséiide et une population d’hôtes factices caractérisée en ce que la population d’hôtes factices comprend au moins une espèce sélectionnée parmi la famille des Glyciphagidae. Lorsqu'il est fait référence à l’acarien phytoséiide Phytoseiulus persimilis, il est indiqué que les tétranyques (Tetranychus urticae) constituent la meilleure proie. Aucun des documents de brevet ci-dessus ne divulgue ni n’enseigne avec succès l’élevage de l’important acarien prédateur Phytoseiulus persimilis en le nourrissant d’acariens de l’ordre Astigmata, sous quelque forme ou à quelque stade de développement que ce soit. Au contraire, tous les documents de brevet et publications scientifiques ci-dessus rapportent que P. persimilis est un prédateur tétranyque obligatoire et qu’il ne peut pas survivre en se nourrissant d’autres sources d’alimentation. Par conséquent, un entomologiste/acarologue ne considérerait pas P. persimilis comme une espèce généraliste type de la famille des Phytoseiidae ou de la sous-famille des Amblyseiinae mais plutôt comme une espèce hautement spécifique. Au vu de ce qui précède, il existe un besoin ressenti depuis longtemps en élevage de masse efficace et efficient de Phytoseiulus persimilis pour la lutte biologique contre les parasites des cultures. RÉSUMÉ DE L’INVENTION La présente invention concerne le domaine de la lutte contre les insectes et plus spécifiquement un système et un procédé d’élevage d’agents de lutte biologique contre les bioagresseurs des cultures.
La présente invention a pour objet de divulguer une population d’acariens prédateurs BE2019/5584 comprenant des individus prédateurs Phytoseiulus, dans laquelle au moins 10 % des individus femelles de la population sont capables de se reproduire en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée, en particulier d’une proie Carpoglyphus, présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la population d’acariens prédateurs telle que définie ci-dessus, dans laquelle au moins 15 %, au moins 20 %, au moins 25 %, au moins 30 %, au moins 35 %, au moins 40 %, au moins 45 %, au moins 50 %, au moins 55 %, au moins 60 %, au moins 65 %, au moins 70 %, au moins 75 %, au moins 80 %, au moins 85 %, au moins 90 %, au moins 95 % ou au moins 99 % des individus femelles de la population sont capables de se reproduire en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés. La présente invention a en outre pour objet de divulguer la population d’acariens prédateurs telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle les au moins 10 % des individus femelles de la population sont capables d’oviposition en se nourrissant de la proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés. La présente invention a en outre pour objet de divulguer la population d’acariens prédateurs telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle la population a un taux d’oviposition journalier d’au moins 0,50, tel que > 0,60, > 0,65, > 0,70, > 0,75, > 0,80, > 0,90, > 0,95, > 1,00, > 1,05, > 1,10, > 1,15, > 1,20, > 1,25, > 1,30, > 1,35, = 1,40, > 1,45, > 1,50, > 1,55, > 1,60, > 1,65, = 1,70, > 1,75, > 1,80, > 1,85, > 1,90, > 1,95 ou au moins 2,00 œufs/jour/femelle en se nourrissant de la proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie Astigmatid immobilisée BE2019/5584 présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des ceufs immobilisés. La présente invention a en outre pour objet de divulguer la population d’ acariens prédateurs telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle la population a un taux d’oviposition journalier d’au moins 0,55, tel que > 0,60, > 0,65, > 0,70, > 0,75, > 0,80, > 0,90, > 0,95, > 1,00, > 1,05, > 1,10, > 1,15, > 1,20, > 1,25, > 1,30, > 1,35, = 1,40, > 1,45, > 1,50, > 1,55, > 1,60, > 1,65, = 1,70, > 1,75, > 1,80, > 1,85, = 1,90, > 1,95 ou > 2,00 œufs/jour/femelle, lorsque l’on utilise la proie arthropode non tétranyque en tant que seule source d’alimentation.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la population d’acariens prédateurs telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle les au moins 10 % des individus femelles sont capables d’achever un cycle ontogénétique complet, lorsque l’on utilise la proie arthropode non tétranyque en tant que seule source d’alimentation.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la population d’acariens prédateurs telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle la population est caractérisée par un taux de survie des juvéniles et/ou des femelles d’au moins 40 %, de préférence d’au moins 45 %, 50 %, 60 %, 65 %, 70 %, 75 %, 80 %, 85 %, 90 % ou d’au moins 95 % en se nourrissant de la proie non tétranyque.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la population d’acariens prédateurs telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle les au moins 10 % des individus femelles de la population sont caractérisés par une capacité de produire des descendants femelles dans un certain nombre de générations suivantes, dans laquelle le nombre de générations suivantes est d’au moins 1, telle que d’au moins 2, telle que d’au moins 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 ou 10 générations.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la population d’acariens prédateurs telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle la population est caractérisée par un taux de reproduction journalier dans la plage d’environ 1,10 à 1,40, telle que de 1,15 à 1,40, de 1,20 à 1,40, de 1,25 à 1,40, de BE2019/5584 1,30 à 1,40, ou de 1,10 à 1,35, de 1,10 à 1,30, de 1,10 à 1,25, de 1,10 à 1,20 en se nourrissant de la proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la population d’acariens prédateurs telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle les individus femelles ont un comportement de prédateur envers les individus d’une espèce de tétranyque, de préférence un comportement de prédateur caractérisé par un taux d’oviposition journalier d’au moins 10, de préférence d’au moins 15, de manière davantage préférée d’au moins 19 œufs par femelle en 5 jours. La présente invention a en outre pour objet de divulguer la population d’acariens prédateurs telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle la population présente un taux de reproduction accru comparativement à une population de prédateurs Phytoseiulus témoins de la même espèce comprenant une fraction d’individus femelles capables de se reproduire en se nourrissant d’une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés, inférieur à 10 %. La présente invention a en outre pour objet de divulguer une population d’acariens prédateurs comprenant des individus prédateurs Phytoseiulus, dans laquelle la population est caractérisée par un taux d’oviposition journalier d’au moins 0,55 œuf/jour/femelle, tel que > 0,60, > 0,65, > 0,70, > 0,75, > 0,80, > 0,90, > 0,95, > 1,00, > 1,05, > 1,10, > 1,15, > 1,20, > 1,25, > 1,30, > 1,35, > 1,40, > 1,45, > 1,50, = 1,55, > 1,60, > 1,65, = 1,70, = 1,75, > 1,80, > 1,85, > 1,90, > 1,95 ou > 2,00 œufs/jour/femelle, tout en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la population d’acariens BE2019/5584 prédateurs telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle la population est caractérisée par un taux de survie des juvéniles et/ou des femelles d’au moins 40 % en se nourrissant de la proie non tétranyque.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la population d’acariens prédateurs telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle au moins 10 % des individus femelles de la population sont caractérisés par une capacité de produire des descendants femelles dans un certain nombre de générations suivantes, dans laquelle le nombre de générations suivantes est d’au moins 1, telle que d’au moins 2, telle que d’au moins 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 ou 10 générations. La présente invention a en outre pour objet de divulguer la population d’acariens prédateurs telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle la population est caractérisée par un taux de reproduction journalier dans la plage d’environ 1,10 à 1,40, telle que de 1,15 à 1,40, de 1,20 à 1,40, de 1,25 à 1,40, de 1,30 à 1,40, ou de 1,10 à 1,35, de 1,10 à 1,30, de 1,10 à 1,25, de 1,10 à 1,20. La présente invention a en outre pour objet de divulguer la population d’acariens prédateurs telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle au moins 15 %, au moins 20 %, au moins 25 %, au moins 30 %, au moins 35 %, au moins 40 %, au moins 45 %, au moins 50 %, au moins 55 %, au moins 60 %, au moins 65 %, au moins 70 %, au moins 75 %, au moins 80 %, au moins 85 %, au moins 90 %, au moins 95 % ou au moins 99 % des individus femelles de la population sont capables de se reproduire en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer une population d’acariens prédateurs comprenant des individus prédateurs Phytoseiulus, dans laquelle la population est caractérisée par une reproduction améliorée en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une proie Astigmatid, BE2019/5584 de manière préférée entre toutes d’une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés, comparativement à une population de prédateurs Phytoseiulus témoins de la même espèce comprenant une fraction d’individus femelles capables de se reproduire en se nourrissant d’une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés, inférieur à 10 %. La présente invention a en outre pour objet de divulguer la population d’acariens prédateurs telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle la reproduction améliorée en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque est caractérisée par au moins l’un de : un taux de reproduction journalier accru, un taux d’oviposition journalier accru, un taux de survie accru, un pourcentage accru des individus femelles se reproduisant en se nourrissant de ladite proie, et un comportement de prédateur amélioré envers un Tetranychidae.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la population d’acariens prédateurs telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle les individus prédateurs proviennent d’une espèce sélectionnée parmi
Phytoseiulus fragariae, Phytoseiulus longipes, Phytoseiulus macropilis, Phytoseiulus persimilis et Phytoseiulus robertsi.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la population d’ acariens prédateurs telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle la reproduction tout en recevant comme nourriture une proie non tétranyque est une reproduction tout en recevant comme nourriture une espèce d’acarien Astigmatid sélectionnée parmi : 1) les Carpoglyphidae tels que ceux du genre Carpoglyphus par exemple Carpoglyphus lactis ; ii) les Pyroglyphidae tels que ceux du genre Dermatophagoides par exemple Dermatophagoides pteronysinus, Dermatophagoides farinae ; du genre Euroglyphus par exemple Euroglyphus longior, Euroglyphus maynei ; du genre Pyroglyphus par exemple BE2019/5584 Pyroglyphus africanus ; iii) les Glycyphagidae tels que ceux de la sous-famille Ctenoglyphinae, tels que ceux du genre Diamesoglyphus par exemple Diamesoglyphus intermedius ou du genre Ctenoglyphus, par exemple Ctenoglyphus plumiger, Ctenoglyphus canestrinii, Ctenoglyphus palmifer ; de la sous-famille Glycyphaginae, tels que ceux du genre Blomia, par exemple Blomia freemani ou du genre Glycyphagus, par exemple Glycyphagus ornatus, Glycyphagus bicaudatus, Glycyphagus privatus, Glycyphagus domesticus, ou du genre Lepidoglyphus par exemple Lepidoglyphus michael, Lepidoglyphus fustifer, Lepidoglyphus destructor, ou du genre Austroglycyphagus, par exemple Austroglycyphagus geniculatus ; de la sous-famille Aëroglyphinae, tels que ceux du genre Aëroglyphus, par exemple Aëroglyphus robustus ; de la sous-famille Labidophorinae, tels que ceux du genre Gohieria, par exemple Gohieria. fusca ; ou de la sous-famille Nycteriglyphinae tels que ceux du genre Coproglyphus, par exemple Coproglyphus stammeri ou de la sous-famille Chortoglyphidae, tels que du genre Chortoglyphus par exemple Chortoglyphus arcuatus et de manière davantage préférée est sélectionnée parmi la sous-famille Glycyphaginae, de manière davantage préférée est sélectionnée parmi le genre Glycyphagus ou le genre Lepidoglyphus de manière préférée entre toutes sélectionnée parmi Glycyphagus domesticus ou Lepidoglyphus destructor ; iv) les Acaridae tels que ceux du genre Tyrophagus par exemple Tyrophagus putrescentiae, Tyrophagus tropicus, du genre Acarus par exemple Acarus siro, Acarus farris, Acarus gracilis ; du genre Lardoglyphus par exemple Lardoglyphus konoi, du genre Thyreophagus, tel que Thyreophagus entomophagus ; du genre Aleuroglyphus, par exemple Aleuroglyphus ovatus ; v) les Suidasiidae tels que ceux du genre Suidasia, tels que Suidasia nesbiti, Suidasia pontifica ou Suidasia medanensis.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer une composition à base d’acariens comprenant une population d’acariens prédateurs telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus conjointement avec un matériau vecteur, tel qu’un matériau vecteur sélectionné parmi la sciure, le son de blé, les balles de sarrasin, BE2019/5584 les balles de riz ou les balles de millet, ou comprenant un mélange de ceux-ci, de préférence un vecteur ayant des éléments de vecteur comprenant des abris pour les acariens.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer une composition à base d’acariens telle que définie ci-dessus, comprenant une source d’alimentation pour les individus prédateurs Phytoseiulus, dans laquelle la source d’alimentation comprend un proie arthropode non tétranyque, de préférence une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée, en particulier une espèce de Carpoglyphus, présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer l’utilisation d’une espèce d’arthropode non tétranyque, de préférence d’une espèce d’arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une espèce d’Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une espèce d’Astigmatid immobilisée, telle que de manière préférée entre toutes une espèce d’ Astigmatid immobilisée, en particulier une espèce de Carpoglyphus, présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés, en tant que source d’alimentation, de préférence en tant que proie d’élevage, pour une population d’acariens prédateurs d’individus prédateurs Phytoseiulus telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci- dessus.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer l’utilisation telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle ladite utilisation comprend la libération d’individus d’une espèce d’arthropode non tétranyque, de préférence d’une espèce d’arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une espèce d’Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une espèce d’ Astigmatid immobilisée, telle que de manière préférée entre toutes une espèce d’Astigmatid immobilisée, en particulier une espèce de Carpoglyphus, présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés, de préférence l’utilisation comprend la libération de l’espèce d’arthropode non tétranyque en utilisant un dispositif comprenant une sortie pour les stades mobiles du cycle de vie BE2019/5584 de l’espèce d’acarien arthropode non tétranyque, de préférence une sortie convenant à la fourniture d’une libération soutenue d’un certain nombre de stades mobiles du cycle de vie.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer l’utilisation telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle ladite utilisation comprend l’application d'individus d’une espèce d’arthropode non tétranyque sur une plante cible, de préférence d’une espèce d’arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une espèce d’Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une espèce d’Astigmatid immobilisée, telle que de manière préférée entre toutes une espèce d’ Astigmatid immobilisée, en particulier une espèce de Carpoglyphus, présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés, ou un mélange de stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs et des stades mobiles de l’espèce d’arthropode non tétranyque . La présente invention a en outre pour objet de divulguer un dispositif pour la libération d’individus d’une espèce d’acarien prédateur Phytoseiulus, ledit dispositif comprenant un réservoir renfermant une population d’acariens prédateurs telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, de préférence dans une composition telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle le dispositif comprend une sortie pour les stades mobiles du cycle de vie de l’espèce d’acarien prédateur Phytoseiulus, de préférence une sortie convenant à la fourniture d’une libération soutenue d’un certain nombre de stades mobiles du cycle de vie.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer l’utilisation d’une population d’acariens prédateurs telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, ou d’une composition à base d’acariens telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, de préférence dans un dispositif tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, pour la protection des cultures. La présente invention a en outre pour objet de divulguer un procédé d’élevage d’individus prédateurs Phytoseiulus, ledit procédé comprenant la fourniture d’une population d’acariens prédateurs telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, de préférence dans une composition telle que définie dans l’un quelconque BE2019/5584 des paragraphes ci-dessus, et le fait de laisser les individus prédateurs Phytoseiulus se nourrir de la proie arthropode non tétranyque.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer un procédé pour obtenir une population d’acariens prédateurs telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, ledit procédé comprenant les étapes de : (a) fourniture d’une population d’élevage d’une espèce d’acarien prédateur sélectionnée parmi le genre Phytoseiulus, ladite population d’élevage comprenant des individus de l’espèce Phytoseiulus de préférence conjointement avec une source d’alimentation convenant aux individus Phytoseiulus, ladite source d’alimentation comprenant une espèce proie sélectionnée parmi les Tetranychidae ; (b) fourniture d’une espèce présélectionnée d’arthropode non tétranyque, de préférence d’une espèce d’acarien Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une espèce d’acarien Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés ; (c) fourniture de l’espèce présélectionnée d’arthropode non tétranyque aux individus Phytoseiulus en tant que source d’alimentation ; (d) sélection des individus Phytoseiulus qui sont capables de se reproduire tout en utilisant les individus présélectionnés d’arthropodes non tétranyque en tant que source — d’alimentation ; (e) élevage des individus Phytoseiulus sélectionnés en leur fournissant une source d'alimentation comprenant l’espèce présélectionnée d’arthropode non tétranyque ; (f) facultativement, en alternance, élevage des individus Phytoseiulus sélectionnés selon une séquence de :
- élevage pendant au moins 2, tel qu’entre 5 et 50, générations tout en utilisant une BE2019/5584 source d’alimentation comprenant l’espèce présélectionnée d’ arthropode non tétranyque ; - élevage pendant au moins 2, tel qu’entre 5 et 50, générations tout en utilisant une source d’alimentation comprenant l’espèce proie sélectionnée parmi les Tetranychidae. La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel le procédé comprend en outre les étapes de a. séparation des œufs de l’espèce présélectionnée d’arthropode non tétranyque ; b. mélange des œufs séparés avec un matériau vecteur, tel qu’un matériau vecteur sélectionné parmi la sciure, le son de blé, les balles de sarrasin, les balles de riz ou les balles de millet, ou comprenant un mélange de ceux-ci et de l’eau, de façon à enrober le matériau vecteur avec une couche d’œufs ; c. congélation du mélange ; et d. élevage des individus Phytoseiulus en leur fournissant le mélange en tant que source d’alimentation. La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel la population d’élevage fournie est une population composée d’un certain nombre de sous-populations, dans lequel lesdites sous-populations proviennent de sources distinctes, telles que de populations de production distinctes et/ou de populations naturelles isolées à partir d’emplacements géographiques distincts.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel la population d’élevage fournie comprend au moins 100 individus, tel qu’entre 200 et 5 000 individus, de préférence entre 500 et 1 500 individus.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer un procédé pour obtenir une population d’acariens prédateurs capables de se reproduire en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés, ledit procédé comprenant les étapes de : a. fourniture d’une population d’élevage d’une espèce d’acarien prédateur sélectionnée parmi le genre Phytoseiulus, ladite population d’élevage comprenant des individus de l’espèce Phytoseiulus, élevés en étant nourris d’une source d’alimentation convenant aux individus Phytoseiulus, ladite source d’alimentation comprenant une espèce proie sélectionnée parmi l’espèce Tetranychidae du genre Phytoseiulus ; b. fourniture d’une population d’individus d’une espèce présélectionnée d’arthropode non tétranyque, de préférence d’une espèce d’acarien Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une espèce d’acarien Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés ; c. élevage d’individus Phytoseiulus en les nourrissant de l’espèce présélectionnée d’arthropode non tétranyque en tant que source d’alimentation.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, comprenant en outre les étapes de : d. sélection des individus Phytoseiulus qui sont capables de se reproduire tout en utilisant les individus présélectionnés d’arthropodes non tétranyque en tant que source d’alimentation ; e. élevage des individus Phytoseiulus sélectionnés en leur fournissant une source d'alimentation comprenant l’espèce présélectionnée d’arthropode non tétranyque ;
f. facultativement, en alternance, élevage des individus Phytoseiulus sélectionnés selon BE2019/5584 une séquence de : - élevage pendant au moins 2, tel qu’entre 5 et 50, générations tout en utilisant une source d’alimentation comprenant l’espèce présélectionnée d’arthropode non tétranyque ; - élevage pendant au moins 2, tel qu’entre 5 et 50, générations tout en utilisant une source d’alimentation comprenant l’espèce proie sélectionnée parmi les Tetranychidae.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer une composition à base d’acariens comprenant une population d’acariens prédateurs selon l’une quelconque des revendications 1 à 20 conjointement avec une proie arthropode non tétranyque immobilisée, de préférence une proie arthropode non tétranyque immobilisée comprenant des œufs immobilisés, telle qu’une espèce d’acarien Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs congelés, dans laquelle les œufs sont enrobés avec un matériau vecteur, tel qu’un matériau vecteur sélectionné parmi la sciure, le son de blé, les balles de sarrasin, les balles de riz ou les balles de millet, ou comprenant un mélange de ceux-ci, de préférence un vecteur ayant des éléments de vecteur comprenant des abris pour les acariens, ou dans laquelle le matériau vecteur, tel qu’un matériau vecteur sélectionné parmi la sciure, le son de blé, les balles de sarrasin, les balles de riz ou les balles de millet, ou comprenant un mélange de ceux-ci, de préférence un vecteur ayant des éléments de vecteur comprenant des abris pour les acariens est enrobé de la proie arthropode non tétranyque immobilisée. La présente invention a en outre pour objet de divulguer un dispositif pour la libération d’individus d’une espèce d’acarien prédateur Phytoseiulus, ledit dispositif comprenant un réservoir renfermant la composition telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle le réservoir comprend une sortie pour les stades mobiles du cycle de vie de l’espèce d’acarien prédateur Phytoseiulus, de préférence une sortie convenant à la fourniture d’une libération soutenue d’un certain nombre de stades mobiles du cycle de vie.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer une composition de lutte BE2019/5584 biologique dans laquelle la composition comprend a. une population d’acariens prédateurs comprenant des individus d’au moins une espèce d’acarien du genre Phytoseiulus capable de se reproduire en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée, en particulier d’une proie Carpoglyphus, présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés ; et b. une population d’acariens proies comprenant des individus d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée, en particulier d’une proie Carpoglyphus, présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés, et c. facultativement un vecteur, tel qu’un matériau vecteur sélectionné parmi la sciure, le son de blé, les balles de sarrasin, les balles de riz ou les balles de millet, ou comprenant un mélange de ceux-ci, de préférence un vecteur ayant des éléments de vecteur comprenant des abris pour les acariens.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition de lutte biologique telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle au moins 10 % des individus femelles de la population sont capables de se reproduire en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une proie
Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée, en particulier d’une proie Carpoglyphus, présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition de lutte BE2019/5584 biologique telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle au moins 15 %, au moins 20 %, au moins 25 %, au moins 30 %, au moins 35 %, au moins 40 %, au moins 45 %, au moins 50 %, au moins 55 %, au moins 60 %, au moins 65 %, au moins 70 %, au moins 75 %, au moins 80 %, au moins 85 %, au moins 90 %, au moins 95 % ou au moins 99 % des individus femelles de la population sont capables de se reproduire en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée, en particulier d’une proie Carpoglyphus, présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition de lutte biologique telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle les au moins 10 % des individus femelles de la population sont capables d’oviposition en se nourrissant d’une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition de lutte biologique telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle la population a un taux d’oviposition journalier d’au moins au moins 0,50, tel que > 0,55, > 0,60, > 0,65, = 0,70, > 0,75, > 0,80, > 0,90, > 0,95, > 1,00, > 1,05, > 1,10, > 1,15, > 1,20, > 1,25, = 1,30, > 1,35, > 1,40, > 1,45, > 1,50, > 1,55, = 1,60, = 1,65, > 1,70, > 1,75, > 1,80, > 1,85, > 1,90, > 1,95 ou au moins 2,00 œufs/jour/femelle.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition de lutte biologique telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle la population a un taux d’oviposition journalier d’au moins 0,50, tel que > 0,55, = 0,60,= 0,65, > 0,70, > 0,75, > 0,80, > 0,90, > 0,95, > 1,00, > 1,05, > 1,10, > 1,15, > 1,20, > 1,25, > 1,30, > 1,35, > 1,40, > 1,45, > 1,50, > 1,55, > 1,60, = 1,65, = 1,70, > 1,75, > 1,80, > 1,85, > 1,90, > 1,95 ou au moins 2,00 œufs/jour/femelle, lorsque l’on utilise la proie arthropode non tétranyque en tant que seule source d’alimentation.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition de lutte BE2019/5584 biologique telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle les au moins 10 % des individus femelles sont capables d’achever un cycle ontogénétique complet en se nourrissant de la proie arthropode non tétranyque, lorsque Ton utilise la proie arthropode non tétranyque en tant que seule source d’alimentation.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition de lutte biologique telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle la population est caractérisée par un taux de survie des juvéniles et/ou des femelles d’au moins 40 %, de préférence d’au moins 45 %, 50 %, 55 %, 60 %, 65 %, 70 %, 75 %, 80 %, 85 %, 90 % ou d’au moins 95 % en se nourrissant de la proie non tétranyque. La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition de lutte biologique telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle les au moins 10 % des individus femelles de la population sont caractérisés par une capacité de produire des descendants femelles dans un certain nombre de générations suivantes, dans laquelle le nombre de générations suivantes est d’au moins 1, telle que d’au moins 2, telle que d’au moins 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 ou 10 générations.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition de lutte biologique telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle la population est caractérisée par un taux de reproduction journalier dans la plage d’environ 1,10 à 1,40, telle que de 1,15 à 1,40, de 1,20 à 1,40, de 1,25 à 1,40, de 1,30 à 1,40, ou de 1,10 à 1,35, de 1,10 à 1,30, de 1,10 à 1,25, de 1,10 à 1,20 en se nourrissant de la proie non tétranyque. La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition de lutte biologique telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle les individus femelles ont un comportement de prédateur envers les individus d’une espèce de tétranyque, de préférence un comportement de prédateur caractérisé par un taux de reproduction journalier d’au moins 10, de préférence d’au moins 15, de manière davantage préférée d’au moins 19 œufs par femelle en 5 jours.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition de lutte BE2019/5584 biologique telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle la population présente un taux de reproduction accru comparativement à une population de prédateurs Phytoseiulus témoins de la même espèce comprenant une fraction d’individus femelles capables de se reproduire en se nourrissant d’une proie
Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés, inférieur à 10 %. La présente invention a en outre pour objet de divulguer une composition de lutte biologique comprenant des individus prédateurs Phytoseiulus, dans laquelle la population est caractérisée par un taux d’oviposition journalier d’au moins 0,50, tel que > 0,55, > 0,60, > 0,65, > 0,70, > 0,75, > 0,80, > 0,90, > 0,95, > 1,00, > 1,05, = 1,10, > 1,15, > 1,20, > 1,25, = 1,30, > 1,35, > 1,40, > 1,45, > 1,50, > 1,55, = 1,60, = 1,65, > 1,70, > 1,75, > 1,80, > 1,85, > 1,90, = 1,95 ou au moins 2,00 œufs/jour/femelle tout en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée, en particulier d’une proie Carpoglyphus, présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition de lutte biologique telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle la population est caractérisée par un taux de survie des juvéniles et/ou des femelles d’au moins 40 %, de préférence d’au moins 45 %, 50 %, 55 %, 60 %, 65 %, 70 %, 75 %, 80 %, 85 %, 90 % ou d’au moins 95 % en se nourrissant de la proie non tétranyque.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition de lutte biologique telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle les au moins 10 % des individus femelles de la population sont caractérisés par une capacité de produire des descendants femelles dans un certain nombre de générations suivantes, dans laquelle le nombre de générations suivantes est d’au moins 1, telle que d’au moins 2, telle que d’au moins 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 ou 10 générations.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition de lutte biologique telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle la population est caractérisée par un taux de reproduction journalier dans la plage d’environ 1,10 à 1,40, telle que de 1,15 à 1,40, de 1,20 à 1,40, de 1,25 à 1,40, de 1,30 à 1,40, ou de 1,10 à 1,35, de 1,10 à 1,30, de 1,10 à 1,25, de 1,10 à 1,20. La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition de lutte biologique telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle au moins 15 %, au moins 20 %, au moins 25 %, au moins 30 %, au moins 35 %, au moins 40 %, au moins 45 %, au moins 50 %, au moins 55 %, au moins 60 %, au moins 65 %, au moins 70 %, au moins 75 %, au moins 80 %, au moins 85 %, au moins 90 %, au moins 95 % ou au moins 99 % des individus femelles de la population sont capables de se reproduire en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée, en particulier d’une proie Carpoglyphus, présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer une composition de lutte biologique comprenant des individus prédateurs Phytoseiulus, dans laquelle la population est caractérisée par une reproduction améliorée en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée, en particulier d’une proie Carpoglyphus, présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés, comparativement à une population de prédateurs Phytoseiulus témoins de la même espèce comprenant une fraction d’individus femelles capables de se reproduire en se nourrissant d’une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés, inférieur à 10 %.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition de lutte BE2019/5584 biologique telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle la reproduction améliorée en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque est caractérisée par au moins l’un de : un taux de reproduction journalier accru, un taux d’oviposition journalier accru, un taux de survie accru, un pourcentage accru des individus femelles se reproduisant en se nourrissant de ladite proie, et un comportement de prédateur amélioré envers un Tetranychidae. La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition de lutte biologique telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle les individus prédateurs proviennent d’une espèce sélectionnée parmi Phytoseiulus fragariae, Phytoseiulus longipes, Phytoseiulus macropilis, Phytoseiulus persimilis et Phytoseiulus robertsi.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition de lutte biologique telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle la reproduction tout en recevant comme nourriture une proie non tétranyque est une reproduction tout en recevant comme nourriture une espèce d’acarien Astigmatid sélectionnée parmi : 1) les Carpoglyphidae tels que ceux du genre Carpoglyphus par exemple Carpoglyphus lactis ; ii) les Pyroglyphidae tels que ceux du genre Dermatophagoides par exemple Dermatophagoides pteronysinus, Dermatophagoides farinae ; du genre Euroglyphus par exemple Euroglyphus longior, Euroglyphus maynei ; du genre Pyroglyphus par exemple Pyroglyphus africanus ; tii) les Glycyphagidae tels que ceux de la sous-famille Ctenoglyphinae, tels que ceux du genre Diamesoglyphus par exemple Diamesoglyphus intermedius ou du genre Ctenoglyphus, par exemple Ctenoglyphus plumiger, Ctenoglyphus canestrinii, Ctenoglyphus palmifer ; de la sous-famille Glycyphaginae, tels que ceux du genre Blomia, par exemple Blomia freemani ou du genre Glycyphagus, par exemple Glycyphagus ornatus, Glycyphagus bicaudatus, Glycyphagus privatus, Glycyphagus domesticus, ou du genre Lepidoglyphus par exemple Lepidoglyphus michaeli, BE2019/5584 Lepidoglyphus fustifer, Lepidoglyphus destructor, ou du genre Austroglycyphagus, par exemple Austroglycyphagus geniculatus ; de la sous-famille Aëroglyphinae, tels que ceux du genre Aëroglyphus, par exemple Aëroglyphus robustus ; de la sous-famille Labidophorinae, tels que ceux du genre Gohieria, par exemple Gohieria. fusca ; ou de la sous-famille Nycteriglyphinae tels que ceux du genre Coproglyphus, par exemple Coproglyphus stammeri ou de la sous-famille Chortoglyphidae, tels que du genre Chortoglyphus par exemple Chortoglyphus arcuatus et de manière davantage préférée est sélectionnée parmi la sous-famille Glycyphaginae, de manière davantage préférée est sélectionnée parmi le genre Glycyphagus ou le genre Lepidoglyphus de manière préférée entre toutes sélectionnée parmi Glycyphagus domesticus ou Lepidoglyphus destructor ; iv) les Acaridae tels que ceux du genre Tyrophagus par exemple Tyrophagus putrescentiae, Tyrophagus tropicus, du genre Acarus par exemple Acarus siro, Acarus farris, Acarus gracilis ; du genre Lardoglyphus par exemple Lardoglyphus konoi, du genre Thyreophagus, tel que Thyreophagus entomophagus ; du genre Aleuroglyphus, par exemple Aleuroglyphus ovatus ; v)les Suidasiidae tels que ceux du genre Suidasia, tels que Suidasia nesbiti, Suidasia pontifica ou Suidasia medanensis. La présente invention a en outre pour objet de divulguer la population d’acariens prédateurs Phytoseiulus persimilis telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, ou la composition telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, ou la composition de lutte biologique telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle la proie Astigmatid immobilisée est sélectionnée dans le groupe constitué d’acariens immobilisés, d’acariens non viables, d’œufs non en phase d’éclosion, d’œufs non viables et d’une combinaison de ceux-ci.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer une composition d’élevage comprenant : une population d’acariens prédateurs comprenant au moins une espèce d’acarien du genre Phytoseiulus, et une population d’acariens proies comprenant au moins une espèce de l’ordre Astigmata.
La présente invention a en outre pour objet de fournir une composition d’élevage comprenant : une population d’acariens prédateurs comprenant au moins une espèce d’acarien du genre Phytoseiulus, et une population d’acariens proies comprenant des individus d’au moins une espèce d’acarien de l’ordre Astigmata, dans laquelle ladite population d’acariens prédateurs est capable d’oviposition pendant au moins 2 générations, en outre dans laquelle ladite proie Astigmata est sélectionnée dans le groupe constitué des acariens non viables, des œufs non viables et d’une combinaison de ceux-ci.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle ledit acarien prédateur est capable d’oviposition pendant au moins 10 générations lorsqu’il est élevé en étant nourri desdits individus proies Astigmata.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle ladite population d’acariens prédateurs présente un trait caractérisé par un taux de reproduction accru comparativement à une population d’acariens prédateurs témoins ne présentant pas ledit trait. La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle ladite population d’acariens prédateurs présente un taux de reproduction journalier dans la plage d’environ 1,15 à 1,2. La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle ladite population d’acariens prédateurs est caractérisée par une couleur beige-blanche.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle ladite composition est dépourvue d’un agent réduisant les champignons.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle BE2019/5584 que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle ladite espèce d’acarien prédateur est sélectionnée dans le groupe constitué de Phytoseiulus fragariae, Phytoseiulus longipes, Phytoseiulus macropilis, Phytoseiulus persimilis et Phytoseiulus robertsi.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle ladite espèce d’acarien prédateur est Phytoseiulus persimilis.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle l’espèce de l’ordre Astigmata appartient à une famille sélectionnée dans le groupe constitué de Carpoglyphidae, Pyroglyphidae, Acaridae et Glycyphagidae.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle l’espèce de l’ordre Astigmata comprend des membres de la famille des Carpoglyphidae, tels que le genre Carpoglyphus, par exemple Carpoglyphus lactis, Carpoglyphus munroi ; de la famille des Glycyphagidae tel que le genre Glycyphagus, par exemple Glycyphagus domesticus, du genre Lepidoglyphus, par exemple Lepidoglyphus destructor ; de la famille des Pyroglyphidae tel que le genre Dermatophagoides, par exemple Dermatophagoides farinae, Dermatophagoides pteronisinus, de la famille des Acaridae, tel que le genre Tyrophagus, par exemple Tyrophagus putrescentiae.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle ladite population de proies Astigmata est sous une forme congelée. Le terme sous une forme congelée dans le contexte de cette invention doit s’entendre comme immobilisé par congélation. La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle ladite population de proies Astigmata comprend un mélange comprenant des stades de BE2019/5584 développement congelés non viables d’acariens juvéniles. La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle ladite composition comprend au moins une espèce d’acarien du genre Phytoseiulus et un mélange comprenant des stades de développement congelés non viables d’acariens juvéniles C. lactis et de la sciure ou un autre matériau vecteur.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle ladite composition comprend des P. persimilis et un mélange comprenant des stades de développement congelés non viables d’acariens juvéniles C. lactis et de la sciure ou un autre matériau vecteur.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle ladite population de proies Astigmata comprend des œufs non viables de C. /actis.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle ladite population de proies Astigmata comprend des œufs non viables et des acariens juvéniles non viables en un rapport 1:1 (p/p).
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle ladite composition comprend en outre un vecteur tel que de la sciure, du son ou un autre matériau vecteur.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle ladite population de prédateurs élevée en étant nourrie de ladite espèce d’acarien de l’ordre Astigmata, se reproduit à un taux moyen d’au moins environ 15 % par jour, en particulier dans une plage de 15 % à 25 % par jour.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle lesdits individus Astigmatid sont traités par un traitement sélectionné dans le groupe constitué de: un traitement thermique, tel qu’une congélation, un chauffage, un traitement de choc par le froid ou de choc par le chaud ; un traitement chimique, tel qu’un traitement par un gaz ou des fumées ; un traitement par un rayonnement, tel qu’un traitement par UV, micro-ondes, irradiation gamma ou rayons X ; un traitement mécanique, tel qu’un secouage vigoureux, ou une agitation, l’application de forces de cisaillement, une collision ; un traitement par une pression gazeuse, tel qu’un traitement par ultrasons, des changements de pression, des chutes de pression ; un traitement électrique, tel qu’une électrocution ; l’immobilisation à l’aide d’un adhésif ; l’immobilisation par inanition, telle qu’induite par une privation d’eau ou de nourriture ; l’immobilisation par suffocation ou traitement anoxique, tel que par élimination temporaire de l’oxygène de l’atmosphère ou remplacement de l’oxygène par un autre gaz et toute combinaison de ceux-ci.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle ladite composition comprend des P. persimilis, et un mélange comprenant des œufs non viables de C. lactis et de la sciure ou un autre matériau vecteur.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle ladite composition comprend des P. persimilis, et un mélange comprenant des acariens C. lactis non viables et de la sciure ou un autre matériau vecteur.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle ladite composition comprend une population d’acariens prédateurs Phytoseiulus persimilis, et des individus C. /actis morts en tant que population d’acariens proies, en outre dans laquelle ladite population d’acariens prédateurs Phytoseiulus persimilis a un taux de reproduction journalier dans la plage d’environ 1,15 à 1,2.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle BE2019/5584 que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle ladite composition comprend une population d’acariens prédateurs Phytoseiulus persimilis et des individus morts d’au moins une espèce appartenant à l’ordre Astigmata sélectionnée dans le groupe constitué de : Carpoglyphus lactis, Lepidoglyphus destructor, Glycifagus domestics, Dermatophagoides farinae et Dermatophagoides pteronisinus. La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle ladite population d’acariens proies comprend en outre une espèce d’acarien de la famille des Phytoseiidae. La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle ladite espèce d’acarien proie de la famille des Phytoseiidae est non viable. La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle ladite composition est capable de lutter contre un parasite des cultures.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle ledit parasite des cultures est sélectionné dans le groupe des acariens parasites, en particulier des membres de la famille d’acariens des Tetranychidae tels que le tétranyque à deux points, plus particulièrement des espèces de tétranyque, spécialement Tetranychus, Panonychus et diverses autres espèces d’acariens. La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle ladite composition est capable de réduire les nombres desdits parasites des cultures d’au moins 50 %.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle BE2019/5584 que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus formulée pour la libération contrôlée desdits acariens prédateurs sur une plante cultivée.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus contenue dans un réservoir configuré pour la libération contrôlée desdits acariens prédateurs sur une plante cultivée. La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus dans laquelle lesdits acariens prédateurs sont capables d’être libérés lentement et continûment dudit réservoir vers ladite culture durant une période d’environ trois semaines.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer un procédé d’élevage d’une population d’acariens prédateurs comprenant au moins une espèce d’acarien du genre Phytoseiulus, le procédé comprenant : (a) la fourniture d’une composition selon l’une quelconque des revendications 1 à 24 ; et (b) le fait de laisser les individus de la population d’acariens prédateurs se nourrir d’individus de la population d’Astigmatid pendant au moins 2 générations.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer un procédé d’élevage d’une population d’acariens prédateurs comprenant au moins une espèce d’acarien du genre Phytoseiulus, le procédé comprenant : (a) la fourniture d’une composition comprenant une population d’acariens prédateurs comprenant au moins une espèce d’acarien du genre Phytoseiulus, et une population d’acariens proies comprenant des individus d’au moins une espèce d’acarien de l’ordre Astigmata ; (b) le fait de laisser les individus de la population d’acariens prédateurs se nourrir d’individus de la population d’ Astigmatid pendant au moins 2 générations ; dans laquelle ladite proie Astigmata est sélectionnée dans le groupe constitué des acariens non viables, des œufs non viables et d’une combinaison de ceux-ci.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel la population d’élevage est maintenue dans une plage de température de 18 à 30 °C, spécialement à environ 22 °C.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel la population d’élevage est maintenue à une humidité relative de 70 à 90 %, en particulier d’environ 85 %.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel ledit acarien prédateur est capable d’oviposition pendant au moins 2 générations, de préférence pendant au moins générations, élevés en se nourrissant desdits individus proies Astigmata.
10 La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel ladite population d’acariens prédateurs a un taux de reproduction journalier dans la plage d’environ 1,15 à 1,2.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel ladite population d’acariens prédateurs est caractérisée par une couleur beige-blanche.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel ladite composition est dépourvue d’un agent réduisant les champignons.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel ladite espèce d’acarien prédateur est sélectionnée dans le groupe constitué de Phytoseiulus fragariae, Phytoseiulus longipes, Phytoseiulus macropilis, Phytoseiulus persimilis et Phytoseiulus robertsi.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel ladite espèce d’acarien prédateur est Phytoseiulus persimilis.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel l’espèce de l’ordre Astigmata appartient à une famille sélectionnée dans le groupe constitué de Carpoglyphidae, BE2019/5584 Pyroglyphidae, Acaridae et Glycyphagidae.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans Tun quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel l’espèce de l’ordre Astigmata comprend des membres de la famille des Carpoglyphidae, tels que le genre Carpoglyphus, par exemple Carpoglyphus lactis, Carpoglyphus munroi ; de la famille des Glycyphagidae tel que le genre Glycyphagus, par exemple Glycyphagus domesticus, du genre Lepidoglyphus, par exemple Lepidoglyphus destructor ; de la famille des Pyroglyphidae tel que le genre Dermatophagoides, par exemple Dermatophagoides Jarinae, Dermatophagoides pteronisinus, de la famille des Acaridae, tel que le genre Tyrophagus, par exemple Tyrophagus putrescentiae.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel ladite population de proies Astigmata est sous une forme congelée.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel ladite population de proies Astigmata comprend un mélange comprenant des stades de développement congelés non viables d’acariens juvéniles.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel ladite composition comprend au moins une espèce d’acarien du genre Phytoseiulus et un mélange comprenant des stades de développement congelés non viables d’acariens juvéniles C. /actis et de la sciure ou un autre matériau vecteur.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel ladite composition comprend des P. persimilis et un mélange comprenant des stades de développement congelés non viables d’acariens juvéniles C. /actis et de la sciure ou un autre matériau vecteur.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans BE2019/5584 l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel ladite population de proies Astigmata comprend des œufs non viables de C. lactis.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel ladite population de proies Astigmata comprend des œufs non viables et des acariens juvéniles non viables en un rapport 1:1 (p/p).
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel ladite composition comprend en outre un vecteur tel que de la sciure, du son ou un autre matériau vecteur.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel ladite population de prédateurs élevée en étant nourrie de ladite espèce d’acarien de l’ordre Astigmata, se reproduit à un taux moyen d’au moins environ 15 % par jour, en particulier dans une plage de 15 % à 25 % par jour.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel lesdits individus Astigmatid sont traités par un traitement sélectionné dans le groupe constitué de : un traitement thermique, tel qu’une congélation, un chauffage, un traitement de choc par le froid ou de choc par le chaud ; un traitement chimique, tel qu’un traitement par un gaz ou des fumées ; un traitement par un rayonnement, tel qu’un traitement par UV, micro-ondes, irradiation gamma ou rayons X ; un traitement mécanique, tel qu’un secouage vigoureux, ou une agitation, l’application de forces de cisaillement, une collision ; un traitement par une pression gazeuse, tel qu’un traitement par ultrasons, des changements de pression, des chutes de pression ; un traitement électrique, tel qu’une électrocution ; l’immobilisation à l’aide d’un adhésif ; l’immobilisation par inanition, telle qu’induite par une privation d’eau ou de nourriture ; l’immobilisation par suffocation ou traitement anoxique, tel que par élimination temporaire de l’oxygène de l’atmosphère ou remplacement de l’oxygène par un autre gaz et toute combinaison de ceux-ci.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans BE2019/5584 l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel ladite composition comprend des P. persimilis, et un mélange comprenant des œufs non viables de C. /actis et de la sciure ou un autre matériau vecteur.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel ladite composition comprend des P. persimilis, et un mélange comprenant des acariens C. lactis non viables et de la sciure ou un autre matériau vecteur.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel ladite composition comprend une population d’acariens prédateurs Phytoseiulus persimilis, et des individus C. lactis morts en tant que population d’acariens proies, en outre dans laquelle ladite population d’acariens prédateurs Phytoseiulus persimilis a un taux de reproduction journalier dans la plage d’environ 1,15 à 1,2.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel ladite composition comprend une population d’acariens prédateurs Phytoseiulus persimilis et des individus morts d’au moins une espèce appartenant à l’ordre Astigmata sélectionnée dans le groupe constitué de : Carpoglyphus lactis, Lepidoglyphus destructor, Glycifagus domestics, Dermatophagoides farinae et Dermatophagoides pteronisinus.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel ladite population d’acariens proies comprend en outre une espèce d’acarien de la famille des Phytoseiidae.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel ladite espèce d’acarien proie de la famille des Phytoseiidae est non viable.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer un procédé de lutte contre un BE2019/5584 parasite des cultures, le procédé comprenant l’application d’une composition telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus sur une culture en champ.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel ledit parasite des cultures est sélectionné dans le groupe des acariens parasites, en particulier des membres de la famille d’acariens des Tetranychidae tels que le tétranyque à deux points, plus particulièrement les espèces de tétranyque, spécialement Tetranychus, Panonychus et diverses autres espèces d’acariens. La présente invention a en outre pour objet de divulguer l’utilisation de la composition telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus pour la lutte contre un parasite des cultures.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer l’utilisation telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle le parasite des cultures est sélectionné parmi une plage d’acariens parasites, en particulier les membres de la famille d’acariens des Tetranychidae tels que le tétranyque à deux points, plus particulièrement les espèces de tétranyque, spécialement Tetranychus, Panonychus et diverses autres espèces d’acariens. La présente invention a en outre pour objet de divulguer l’utilisation telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle la culture est sélectionnée dans le groupe constitué des cultures produites sous serre, des cultures de plein champ, des légumes, des plantes ornementales, des arbres fruitiers, du houblon, du coton et des fraises. La présente invention a en outre pour objet de divulguer un agent de lutte biologique (BCA) pour la lutte contre les parasites des cultures comprenant un mélange de (a) au moins une espèce d’acarien prédateur du genre Phytoseiulus à qui il est administré la composition selon l’une quelconque des revendications 1 à 31, (b) facultativement, des individus d’acariens proies comprenant au moins une espèce de l’ordre Astigmata, lesdits individus Astigmata sont sélectionnés dans le groupe constitué des acariens non viables, des œufs non vivants et d’une combinaison de ceux- BE2019/5584 ci ; et (c) facultativement un matériau vecteur. La présente invention a en outre pour objet de divulguer le BCA tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel ladite population d’acariens prédateurs est caractérisée par une couleur beige-blanche. La présente invention a en outre pour objet de divulguer un réservoir contenant la composition selon l’une quelconque des revendications 1 à 29, ledit réservoir configuré pour être suspendu sur une plante cultivée, ledit réservoir comprend un orifice de sortie à partir duquel lesdits acariens prédateurs sont libérés lentement et continûment dans ladite culture durant une période d’environ trois semaines. La présente invention a en outre pour objet de divulguer le réservoir tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel ledit réservoir est sélectionné dans le groupe constitué d’un sachet, d’un paquet, d’un petit sac, d’une poche, d’un grand sac, d’une bouteille et d’un sac. La présente invention a en outre pour objet de divulguer le réservoir tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel lesdits acariens proies sont sous une forme congelée. La présente invention a en outre pour objet de divulguer le réservoir tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel lesdits acariens proies sont des œufs d’acariens Astigmatid congelés. La présente invention a en outre pour objet de divulguer le réservoir tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel lesdits acariens proies sont des œufs congelés de Carpoglyphus lactis.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle au moins une partie de la population de proies Astigmata est immobilisée.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle BE2019/5584 que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle la population de proies Astigmata est immobilisée.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle la population de proies Astigmata comprend des œufs morts et des acariens au moins partiellement immobilisés.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle la population de proies Astigmata comprend des œufs et des acariens morts.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle la population de proies Astigmata comprend des œufs et des acariens juvéniles immobilisés en un rapport 1:1 (p/p).
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle les acariens sont immobilisés par un traitement d’immobilisation sélectionné dans le groupe constitué de : un traitement thermique, tel qu’une congélation, un chauffage, un traitement de choc par le froid ou de choc par le chaud ; un traitement chimique, tel qu’un traitement par un gaz ou des fumées ; un traitement par un rayonnement, tel qu’un traitement par UV, micro-ondes, irradiation gamma ou rayons X ; un traitement mécanique, tel qu’un secouage vigoureux, ou une agitation, l’application de forces de cisaillement, une collision ; un traitement par une pression gazeuse, tel qu’un traitement par ultrasons, des changements de pression, des chutes de pression ; un traitement électrique, tel qu’une électrocution ; l’immobilisation à l’aide d’un adhésif ; l’immobilisation par inanition, telle qu’induite par une privation d’eau ou de nourriture ; l’immobilisation par suffocation ou traitement anoxique, tel que par élimination temporaire de l’oxygène de l’atmosphère ou remplacement de l’oxygène par un autre gaz et toute combinaison de ceux-ci.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle BE2019/5584 que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle la composition comprend des P. persimilis, et un mélange comprenant des C. /actis immobilisés et de la sciure ou un autre matériau vecteur.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle les acariens C. lactis immobilisés sont des acariens morts.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle la composition comprend une population d’acariens prédateurs Phyroseiulus persimilis, et des individus C. /actis morts en tant que population d’acariens proies, en outre dans laquelle la population d’acariens prédateurs Phytoseiulus persimilis est capable d’oviposition pendant au moins 2 générations, de préférence pendant au moins 10 générations.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle la composition comprend une population d’acariens prédateurs Phytoseiulus persimilis et des individus morts d’au moins une espèce appartenant à l’ordre Astigmata sélectionnée dans le groupe constitué de : Carpoglyphus lactis, Lepidoglyphus destructor, Glycifagus domestics, Dermatophagoides farinae et Dermatophagoides pteronisinus.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle la population d’acariens proies comprend en outre une espèce d’acarien de la famille des Phytoseiidae. La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle l’espèce d’acarien proie Phytoseiidae est du genre Amblyseius, par exemple Amblyseius swirskii.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle BE2019/5584 que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle l’espèce d’acarien proie est Amblyseius swirskii.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle la composition comprend une population d’acariens prédateurs Phytoseiulus persimilis et une population d’acariens proies comprenant l’espèce d’acarien Amblyseius swirskii.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle les acariens Amblyseius swirskii sont au moins partiellement immobilisés.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer une composition d’élevage comprenant : une population d’acariens prédateurs comprenant au moins une espèce d’acarien du genre Phytoseiulus, et une population d’acariens proies comprenant au moins une espèce de la famille des Phytoseiidae.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle l’espèce d’acarien proie est du genre Amblyseius, par exemple Amblyseius swirskii.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans laquelle l’acarien proie est immobilisé.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel au moins une partie de la population de proies Astigmata est immobilisée.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel la population de proies Astigmata est immobilisée.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans BE2019/5584 l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel la population de proies Astigmata comprend un mélange comprenant des stades de développement congelés morts d’acariens juvéniles.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel la composition comprend des P. persimilis, et un mélange comprenant des stades de développement congelés morts d’acariens juvéniles C. /actis et de la sciure ou un autre matériau vecteur.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel la population de proies Astigmata comprend des œufs et des acariens au moins partiellement immobilisés.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel la population de proies Astigmata comprend des œufs et des acariens morts.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel la population de proies Astigmata comprend des œufs et des acariens juvéniles immobilisés en un rapport 1:1 (p/p).
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel les acariens sont immobilisés par un traitement d’immobilisation sélectionné dans le groupe constitué de : un traitement thermique, tel qu’une congélation, un chauffage, un traitement de choc par le froid ou de choc par le chaud ; un traitement chimique, tel qu’un traitement par un gaz ou des fumées ; un traitement par un rayonnement, tel qu’un traitement par UV, micro- ondes, irradiation gamma ou rayons X ; un traitement mécanique, tel qu’un secouage vigoureux, ou une agitation, l’application de forces de cisaillement, une collision ; un traitement par une pression gazeuse, tel qu’un traitement par ultrasons, des changements de pression, des chutes de pression ; un traitement électrique, tel qu’une électrocution ; l’immobilisation à l’aide d’un adhésif ; l’immobilisation par inanition, telle qu’induite par une privation d’eau ou de nourriture ; l’immobilisation par suffocation ou traitement BE2019/5584 anoxique, tel que par élimination temporaire de l’oxygène de l’atmosphère ou remplacement de l’oxygène par un autre gaz et toute combinaison de ceux-ci.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel la composition comprend des P. persimilis, et un mélange comprenant des C. /actis immobilisés et de la sciure ou un autre matériau vecteur.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel les acariens C. /actis immobilisés sont des acariens morts.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel la composition comprend une population d’acariens prédateurs Phytoseiulus persimilis, et des individus C. lactis morts en tant que population d’acariens proies, en outre dans laquelle la population d’acariens prédateurs Phytoseiulus persimilis est capable d’oviposition pendant au moins 2 générations, de préférence pendant au moins 10 générations.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel la composition comprend une population d’acariens prédateurs Phytoseiulus persimilis et des individus morts d’au moins une espèce appartenant à l’ordre Astigmata sélectionnée dans le groupe constitué de: Carpoglyphus lactis, Lepidoglyphus destructor, Glycifagus domestics, Dermatophagoides farinae et Dermatophagoides pteronisinus.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel la population d’acariens proies comprend en outre une espèce d’acarien de la famille des Phytoseiidae.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel l’espèce d’acarien proie est du genre Amblyseius, par exemple Amblyseius swirskii.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel l’espèce d’acarien proie est Amblyseius swirskii.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel la composition comprend une population d’acariens prédateurs Phytoseiulus persimilis et une population d’acariens proies comprenant l’espèce d’acarien Amblyseius swirskii.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel les acariens Amblyseius swirskii sont au moins partiellement immobilisés.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer un procédé d’élevage d’une population d’acariens prédateurs comprenant au moins une espèce d’acarien du genre Phytoseiulus, le procédé comprenant : (a) la fourniture d’une composition selon la revendication 26 ; et (b) le fait de laisser les individus de la population d’acariens prédateurs se nourrir d’individus de la population de la famille des Phytoseiidae.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini ci- dessus, dans laquelle l’espèce d’acarien prédateur est sélectionnée dans le groupe constitué de Phytoseiulus fragariae, Phytoseiulus longipes, Phytoseiulus macropilis, Phytoseiulus persimilis et Phytoseiulus robertsi.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel l’espèce d’acarien prédateur est Phytoseiulus persimilis.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel l’espèce d’acarien proie est du genre Amblyseius, par exemple Amblyseius swirskii.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le procédé tel que défini dans BE2019/5584 l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel l’acarien proie est immobilisé. La présente invention a en outre pour objet de divulguer un produit de lutte biologique pour la lutte contre les parasites des cultures comprenant un mélange de (a) individus d’acariens prédateurs Phytoseiulus persimilis à qui il a été administré la composition telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, (b) individus d’acariens proies comprenant au moins une espèce de l’ordre Astigmata, et (c) facultativement un matériau vecteur.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le produit de lutte biologique tel que défini ci-dessus, dans lequel l’espèce de l’ordre Astigmata comprend des membres de la famille des Carpoglyphidae, tels que le genre Carpoglyphus, par exemple Carpoglyphus lactis, Carpoglyphus munroi ; de la famille des Glycyphagidae tel que le genre G/ycyphagus, par exemple Glycyphagus domesticus, du genre Lepidoglyphus, par exemple Lepidoglyphus destructor ; de la famille des Pyroglyphidae tel que le genre Dermatophagoides, par exemple Dermatophagoides farinae, Dermatophagoides pteronisinus, de la famille des Acaridae, tel que le genre Tyrophagus, par exemple Tyrophagus putrescentiae.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer un produit de lutte biologique pour la lutte contre les parasites des cultures comprenant un mélange de (a) individus d’acariens prédateurs Phytoseiulus persimilis à qui il a été administré la composition telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, (b) individus d’acariens proies comprenant au moins une espèce de la famille des Phytoseiidae, et (c) facultativement un matériau vecteur. La présente invention a en outre pour objet de divulguer un produit de lutte biologique pour la lutte contre les parasites des cultures comprenant des individus d’acariens prédateurs du genre Phytoseiulus à qui il a été administré la composition telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer la composition telle que définie BE2019/5584 dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, formulée pour la libération contrôlée des acariens prédateurs sur une plante cultivée.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer un réservoir contenant la composition telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, le réservoir configuré pour être suspendu sur une plante cultivée, le réservoir comprend un orifice de sortie à partir duquel les acariens prédateurs sont libérés lentement et continûment dans la culture durant une période d’environ trois semaines.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le réservoir tel que défini ci- dessus, dans lequel le réservoir est sélectionné dans le groupe constitué d’un sachet, d’un paquet, d’un petit sac, d’une poche, d’un grand sac et d’un sac.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le réservoir tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel les acariens proies sont des œufs d’acariens Astigmatid congelés.
La présente invention a en outre pour objet de divulguer le réservoir tel que défini dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, dans lequel les acariens proies sont des œufs congelés de Carpoglyphus lactis.
BRÈVE DESCRIPTION DES DESSINS Afin de comprendre l’invention et de voir comment elle peut être mise en œuvre en pratique, une pluralité de modes de réalisation est adaptée pour être décrite maintenant, à titre d’exemple non limitant uniquement, en référence aux dessins joints ; dans lesquels : La Figure 1 est une illustration photographique de différents stades de développement de P. persimilis élevés en étant nourris d’acariens Carpoglyphus lactis (C. lactis) morts ou immobilisés ;
La Figure 2 est une illustration photographique d’un P. persimilis élevé en étant nourri BE2019/5584 d’acariens Carpoglyphus lactis (C. lactis) morts ou immobilisés, en tant que mode de réalisation de la présente invention ;
La Figure 3 est une représentation graphique décrivant le taux de multiplication journalier d’une population de P. persimilis, s’alimentant d’un mélange d’œufs de C. lactis morts et de stades mobiles morts durant une période de 14 semaines ;
La Figure 4 est une représentation graphique du pourcentage de P. persimilis montrant des signes d’alimentation, tels que manifestés par la forme et la couleur de leur corps ; La Figure 5 est une représentation graphique de la survie des juvéniles de P. persimilis élevés en étant nourris d’individus proies Astigmatid de différentes familles ;
La Figure 6 illustre graphiquement les différences entre le taux de reproduction journalier de sources de populations de P. persimilis (P+ et P-) élevées en étant nourries de C. lactis en tant que proie ; la population P+ a été améliorée génétiquement et sélectionnée en vue d’une adaptation améliorée à C. /actis en tant que proie ; la population P- est la population témoin de P. persimilis disponible dans le commerce ;
La Figure 7 est une représentation graphique de l’aptitude des acariens prédateurs P. persimilis de la présente invention à localiser une proie tétranyque ;
La Figure 8 est une représentation graphique de l’aptitude à contrôler une population de tétranyques par traitement par une population de P. persimilis élevée en étant nourrie d’une proie non tétranyque, comparativement au traitement par une population commerciale de P. persimilis élevée de manière traditionnelle, telle que mesurée par le nombre de prédateurs et de tétranyques trouvés chaque semaine d’échantillonnage sous les différents traitements (Figure 8A) et par l’indice de contrôle des tétranyques observé trois semaines après l’introduction des prédateurs à chaque traitement (Figure 8B) ;
La Figure 9 illustre graphiquement le taux de libération d’acariens en fonction du nombre de jours depuis l’installation expérimentale ;
La Figure 10 illustre graphiquement les nombres de P. persimilis (Pp) et de tétranyques BE2019/5584 des plantes exposées au système de libération lente de la présente invention, comparativement à des plantes témoins ;
La Figure 11 présente des combinaisons du pourcentage de femelles capables de se reproduire en se nourrissant de la proie arthropode non tétranyque (P) combiné aux valeurs du taux d’oviposition journalier (O), telles que particulièrement envisagées pour une utilisation dans les différents aspects de la présente invention ;
La Figure 12 présente des combinaisons du pourcentage de femelles capables de se reproduire en se nourrissant de la proie arthropode non tétranyque (P) combiné aux valeurs du pourcentage de survie des juvéniles (J), telles que particulièrement envisagées pour une utilisation dans les différents aspects de la présente invention ;
La Figure 13 présente des combinaisons du pourcentage de femelles capables de se reproduire en se nourrissant de la proie arthropode non tétranyque (P) combiné aux valeurs du pourcentage de survie des femelles (F), telles que particulièrement envisagées pour une utilisation dans les différents aspects de la présente invention ;
La Figure 14 présente des combinaisons du pourcentage de femelles capables de se reproduire en se nourrissant de la proie arthropode non tétranyque (P) combiné aux valeurs du lambda du taux de reproduction journalier (R), telles que particulièrement envisagées pour une utilisation dans les différents aspects de la présente invention ;
La Figure 15 présente des combinaisons de l’espèce Phytoseiulus avec des (groupes de) acariens Astigmatid spécifiquement envisagées pour une utilisation dans les modes de réalisation des différents aspects de la présente invention ;
La Figure 16 présente des combinaisons des combinaisons de l’espèce Phytoseiulus x
(groupes de) acariens Astigmatid (indiquée par les numéros de référence PA1-PA270 de la Figure 15) avec le pourcentage de femelles capables de se reproduire en se nourrissant de la proie arthropode non tétranyque (P) x valeurs du pourcentage de survie des femelles (F) (indiquée par les numéros de référence PF1-PF330 Figure 13) ; et
La Figure 17 présente d’autres combinaisons des combinaisons de l’espèce BE2019/5584 Phytoseiulus x (groupes de) acariens Astigmatid (indiquée par les numéros de référence PA1-PA270 de la Figure 15) avec le pourcentage de femelles capables de se reproduire en se nourrissant de la proie arthropode non tétranyque (P) x valeurs du taux d’oviposition (indiqué par numéros de référence PO1-PO638 de la Figure 13).
DESCRIPTION DÉTAILLÉE DE L’INVENTION Le tétranyque à deux points, Tetranychus urticae Koch, est le principal tétranyque parasite des plantes ornementales et des cultures de légumes produites dans les serres. Par ailleurs, ce tétranyque omniprésent est un parasite sérieux de nombreuses plantes ornementales dans les paysages domestiques et est d’une importance considérable en tant que parasite des cultures d’aliments et de fibres partout dans le monde (van de Vrie et al,. 1972). L’acarien phytoséiide prédateur Phytoseiulus persimilis est la principale espèce utilisée pour lutter contre les tétranyques à deux points en serre ainsi que dans les cultures de plein champ. Phytoseiulus persimilis est un acarien prédateur qui se nourrit spécialement de tétranyques. Les tétranyques sont des acariens végétariens (acariens phytophages) et requièrent donc un élevage sur les plantes, ce qui est indésirable puisque cela implique des opérations complexes et des coûts d’élevage élevés. La présente invention fournit pour la première fois un procédé de substitution d’élevage de P. persimilis et d’autres espèces d’acariens du genre Phytoseiulus. La présente invention montre, contrairement à la pensée traditionnelle, que les espèces d’acariens du genre Phytoseiulus, par exemple P. persimilis, pourraient élargir leur gamme alimentaire, et pourraient être élevés en étant nourris d’autres proies, qui sont moins chères à produire et donc bien plus souhaitables. Les acariens proies de substitution sont principalement les acariens astigmatiques qui s’alimentent de produits entreposés et sont donc sensiblement moins chers à produire. Selon un mode de réalisation, la présente invention fournit un système et un procédé pour utiliser des acariens (spécialement des acariens morts ou bien immobilisés) de l’espèce Carpoglyphus lactis (CI) ou un autre acarien astigmatique en tant qu’aliment de substitution pour les espèces d’acariens du genre Phytoseiulus, telles que BE2019/5584 Phytoseiulus persimilis. Il est montré par la présente invention que les espèces d’acariens du genre Phytoseiulus, spécialement Phytoseiulus persimilis, peuvent achever leur cycle de vie et se reproduire lorsqu’ils s’alimentent d’acariens morts appartenant à l’ordre Astigmata (au sein de la classe des Arachnida). La présente invention a pour but de développer un système pour la production d’espèces d’acariens du genre Phytoseiulus, par exemple Phytoseiulus persimilis, en leur offrant un régime comprenant des acariens astigmatiques. Le système est fondé sur les composants suivants :
1. Le prédateur — spécifiquement Phytoseiulus persimilis et plus généralement les acariens du genre Phytoseiulus.
2. La proie — une espèce d’acarien, éventuellement Carpoglyphus lactis, Glyciphagus domesticus, Lepidoglyphus destructor, Dermatophagoides farinae, Dermatophagoides pteronisinus ou un autre acarien astigmatique, ou d’autres espèces d’acariens telles qu’ Amblyseius swirskii.
3. Le système d’élevage — l’installation spécifique dans laquelle les acariens sont élevés, comprenant les milieux d’élevage, la manière dont l’acarien proie est présenté au prédateur, le stade de développement de la proie et autres facteurs.
Les procédés d’élevage suivants sont dans la portée de la présente invention :
1. Le prédateur est élevé en étant nourri d’un mélange d’acariens proies vivants.
2. Le prédateur reçoit un mélange d’acariens proies immobilisés au moyen d’une congélation ou par un autre moyen tel qu’une irradiation.
3. Un certain stade de développement de l’acarien proie est extrait de la population d’acariens proies, et ensuite servi vivant ou mort en tant qu’aliment au prédateur.
Il est noté que dans tous les procédés d’élevage optionnels ci-dessus, l’acarien proie pourrait être soit les acariens astigmatiques mentionnés ci-dessus, soit d’autres espèces. Quant au produit final de lutte biologique, le suivant est dans la portée de la présente invention :
1. Un mélange qui contient à la fois le prédateur et les acariens proies, ou le prédateur et les stades spécifiques des acariens proies utilisés pour alimenter le prédateur.
2. Une autre possibilité est d’extraire uniquement les prédateurs, de sorte que le produit final contient uniquement les prédateurs. Selon un aspect, la présente invention fournit une population d’acariens prédateurs comprenant des individus prédateurs Phyroseiulus. Dans la population au moins 10 % des individus femelles sont capables de se reproduire en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque. Dans la présente invention, au moins 10 % doit être interprété comme signifiant au moins 15 %, au moins 20 %, au moins 25 %, au moins 30 %, au moins 35 %, au moins 40 %, au moins 45 %, au moins 50 %, au moins 55 %, au moins 60 %, au moins 65 %, au moins 70 %, au moins 75 %, au moins 80 %, au moins 85 %, au moins 90 %, au moins 95 % ou au moins 99 %. Dans la présente invention, au moins 99 % inclut que sensiblement tous les individus femelles sont capables de se reproduire en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque. Au moins 99 % inclut également que 100 % des individus femelles sont capables de se reproduire en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque. Selon un aspect supplémentaire, la présente invention fournit une population d’acariens prédateurs comprenant des individus prédateurs Phytoseiulus, dans laquelle la population est caractérisée par un taux d’oviposition journalier d’au moins 0,55, tel que = 0,60,= 0,65, > 0,70, > 0,75, > 0,80, > 0,90, > 0,95, > 1,00, > 1,05, > 1,10, > 1,15, > 1,20, > 1,25, > 1,30, > 1,35, > 1,40, = 1,45, > 1,50, > 1,55, > 1,60, = 1,65, = 1,70, > 1,75, > 1,80, > 1,85, > 1,90, > 1,95 ou > 2,00 œufs/jour/femelle tout en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque. Cet aspect de l’invention inclut des modes de réalisation dans lesquels le pourcentage des individus femelles capables de se reproduire en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque n’est pas spécifié (est non BE2019/5584 spécifié). Selon encore un aspect supplémentaire, l’invention concerne une composition de lutte biologique dans laquelle la composition comprend :
a. une population d’acariens prédateurs comprenant des individus d’au moins une espèce d’acarien du genre Phytoseiulus capable de se reproduire en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée, en particulier d’une proie Carpoglyphus, présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés ; et b. une population d’acariens proies comprenant des individus d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée, en particulier d’une proie Carpoglyphus, présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés, et c. facultativement un vecteur, tel qu’un matériau vecteur sélectionné parmi la sciure, le son de blé, les balles de sarrasin, les balles de riz ou les balles de millet, ou comprenant un mélange de ceux-ci, de préférence un vecteur ayant des éléments de vecteur comprenant des abris pour les acariens.
Une proie arthropode non tétranyque selon la présente invention est une proie sélectionnée parmi les arthropodes autres que les tétranyques.
La proie arthropode non tétranyque peut être une proie non phytophage, de préférence une proie Astigmatid.
Dans la présente invention de manière préférée entre toutes, une proie Astigmatid immobilisée est utilisée en tant que proie arthropode non tétranyque, en particulier une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés.
Un aspect supplémentaire de l’invention concerne une composition de lutte biologique comprenant des individus prédateurs Phytoseiulus, dans laquelle la population est caractérisée par un taux d’oviposition journalier d’au moins 0,50, tel que > 0,55, > 0,60, BE2019/5584 > 0,65, > 0,70, > 0,75, > 0,80, > 0,90, > 0,95, > 1,00, > 1,05, > 1,10, > 1,15, > 1,20, > 1,25, > 1,30, > 1,35, = 1,40, > 1,45, > 1,50, > 1,55, > 1,60, > 1,65, = 1,70, > 1,75, > 1,80, > 1,85, > 1,90, > 1,95 ou au moins 2,00 œufs/jour/femelle tout en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée, en particulier d’une proie Carpoglyphus, présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés.
Selon un aspect supplémentaire, l’invention concerne une composition de lutte biologique comprenant des individus prédateurs Phytoseiulus, dans laquelle la population est caractérisée par une reproduction améliorée en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée, en particulier d’une proie Carpoglyphus, présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés, comparativement à une population de prédateurs Phytoseiulus témoins de la même espèce qui n’a pas été exposée à une proie arthropode non tétranyque et/ou comprenant une fraction d’individus femelles capables de se reproduire en se nourrissant d’une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés, inférieure à 10 %.
Selon certains modes de réalisation des différents aspects de l’invention, les individus femelles capables de se reproduire en se nourrissant de la proie arthropode non tétranyque sont des individus femelles capables d’oviposition en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés.
Comme le comprendra l’homme du métier, la capacité d’oviposition concerne la capacité de pondre ou de produire des œufs. La détermination des taux d’oviposition est dans les compétences de l’homme du métier. La capacité d’oviposition des femelles est de préférence déterminée après qu’elles ont été alimentées pendant au moins 4 jours de la proie non tétranyque, tel qu’après 5 jours ou après 6 jours.
Le taux d’oviposition journalier d’une population d’acariens prédateurs selon divers aspects de l’invention peut être d’au moins 0,50, tel que > 0,55, > 0,60, > 0,65, > 0,70, > 0,75, > 0,80, > 0,90, > 0,95, > 1,00, > 1,05, > 1,10, > 1,15, > 1,20, > 1,25, = 1,30, > 1,35,> 1,40,= 1,45, > 1,50, > 1,55, > 1,60, = 1,65, = 1,70, > 1,75, > 1,80, > 1,85, > 1,90, > 1,95 ou au moins 2,00 œufs/jour/femelle. Dans certains modes de réalisation, le taux d’oviposition journalier est d’au moins 1 œuf par jour et par femelle, en particulier au moins 1,4 œuf/jour/femelle, plus particulièrement entre 1,4 et 2 œufs/jour/femelle. Dans les aspects principaux de la présente invention, un taux d’oviposition journalier d’au moins 1 œuf par jour et par femelle, en particulier d’au moins 1,4 œuf/jour/femelle, plus particulièrement entre 1,4 et 2 œufs/jour/femelle, est atteint lorsque l’on utilise la proie arthropode non tétranyque en tant que seule source d’alimentation pour les individus prédateurs Phytoseiulus.
Selon d’autres aspects de la présente invention, un taux d’oviposition journalier d’au moins 1 œuf par jour et par femelle, en particulier d’au moins 1,4 œuf/jour/femelle, plus particulièrement entre 1,4 et 2 œufs/jour/femelle, est atteint lorsque l’on utilise la proie arthropode non tétranyque en tant que source d’alimentation pour les individus prédateurs Phytoseiulus en alternance avec un régime de tétranyques.
Dans la présente invention le terme « au moins » dans le contexte des valeurs numériques est considéré équivalent à la signification du signe mathématique « > ». L’homme du métier comprendra que, étant une valeur moyenne pour (la partie femelle de) la population, le taux d’oviposition ou le taux de production d’œufs peut avoir une valeur fractionnelle ne correspondant pas à des œufs entiers. L'homme du métier comprendra également qu’une population d’acariens ayant un taux d’oviposition journalier d’au moins 0,50 œuf/jour/femelle est capable de produire 0,5 œuf/jour/femelle ou plus. Ainsi définie différemment, une population d’acariens prédateurs ayant un taux d’oviposition journalier de > 0,55, > 0,60, > 0,65, > 0,70, =0,75,> 0,80, > 0,90, > 0,95, > 1,00, > 1,05, > 1,10, > 1,15, > 1,20, > 1,25, > 1,30, > 1,35, > 1,40, > 1,45, = 1,50, > 1,55, > 1,60, > 1,65, > 1,70, > 1,75, > 1,80, = 1,85, > 1,90, > 1,95 ou > 2,00 œufs/jour/femelle est capable de produire respectivement 0,55, 0,60, 0,65, 0,70, 0,75, 0,80, 0,90, 0,95, 1,00, 1,05, 1,10, 1,15, 1,20, 1,25, 1,30, 1,35, 1,40, 1,45, 1,50, 1,55, 1,60, 1,65, 1,70, 1,75, 1,80, 1,85, 1,90, 1,95, 2,00 œufs/jour/femelle.
Là encore, si davantage d’œufs que les numéros indiqués sont BE2019/5584 produits, les œufs sont produits en le nombre indiqué.
Le taux d’oviposition journalier d’une population d’acariens prédateurs selon d’autres modes de réalisation des différents aspects de l’invention peut être d’au moins 0,50, tel que > 0,55, > 0,60, > 0,65, = 0,70, > 0,75, > 0,80, > 0,90, > 0,95, > 1,00, > 1,05, > 1,10, > 1,15, > 1,20, > 1,25, = 1,30, > 1,35, > 1,40, > 1,45, > 1,50, > 1,55, = 1,60, = 1,65, > 1,70, > 1,75, > 1,80, > 1,85, > 1,90, > 1,95 ou au moins 2,00 œufs/jour/femelle, lorsque l’on utilise la proie arthropode non tétranyque en tant que seule source d’alimentation ou en variante lorsqu’ils se nourrissent de la proie arthropode non tétranyque.
Également dans ce cas, définie différemment, une population d’acariens prédateurs ayant un taux d’oviposition journalier de > 0,55, > 0,60, > 0,65, > 0,70, > 0,75, > 0,80, > 0,90, > 0,95, > 1,00, > 1,05, > 1,10, > 1,15, > 1,20, > 1,25, = 1,30, > 1,35, > 1,40, > 1,45, = 1,50, > 1,55, > 1,60, > 1,65, > 1,70, > 1,75, > 1,80, = 1,85,
= 1,90, = 1,95 ou > 2,00 œufs/jour/femelle est capable de produire respectivement 0,55, 0,60, 0,65, 0,70, 0,75, 0,80, 0,90, 0,95, 1,00, 1,05, 1,10, 1,15, 1,20, 1,25, 1,30, 1,35, 1,40, 1,45, 1,50, 1,55, 1,60, 1,65, 1,70, 1,75, 1,80, 1,85, 1,90, 1,95, 2,00 œufs/jour/femelle lorsque l’on utilise la proie arthropode non tétranyque en tant que seule source d’alimentation.
Lorsque l’on utilise la proie non tétranyque en tant que seule source d’alimentation, aucun autre aliment n’est présenté aux individus de la population d’acariens prédateurs.
Tel qu’énoncé ci-dessus, si davantage d’œufs que les numéros indiqués sont produits, les œufs sont produits en le nombre indiqué.
La capacité de se reproduire en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque selon certains modes de réalisation de différents aspects de l’invention inclut de manière préférée entre toutes la capacité d’achever un cycle ontogénétique complet, lorsque l’on utilise la proie arthropode non tétranyque en tant que seule source d’alimentation.
L’achèvement du cycle ontogénique, comme le comprendra l’homme du métier, est la capacité des individus à se développer du stade le plus précoce du cycle de vie à un stade le plus précoce du cycle de vie suivant dans une seconde génération, à savoir pour les acariens prédateurs le développement d’un œuf (parent) à un œuf (descendant) dans une génération suivante ou défini différemment le développement d’un œuf en un individu femelle sexuellement mature produisant un certain nombre d’œufs.
L'homme du métier saura et comprendra que pour de nombreuses espèces d’acariens prédateurs,
incluant l’espèce Phytoseiulus, la copulation avec un individu mâle est requise pour la BE2019/5584 production d’œufs chez les femelles. Si une population est capable d’achever le cycle ontogénique en se nourrissant d’une certaine source d’alimentation, elle peut en théorie se perpétuer sur de multiples générations en se nourrissant de cette source d’alimentation.
La capacité de se reproduire en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque selon certains modes de réalisation de différents aspects de l’invention est caractérisée par la capacité des individus femelles à produire des descendants femelles dans un certain nombre de générations suivantes. Le nombre de générations suivantes est d’au moins |, telle que d’au moins 2, telle que d’au moins 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 ou 10 générations. L’homme du métier comprendra que dans le cas où le nombre de générations suivantes est d’au moins 2, un cycle ontogénétique complet est achevé, puisque les descendants femelles de la femelle ont produit des descendants (femelles). Ainsi le nombre de générations suivantes est de préférence d’au moins 2, de telle manière qu’au moins un cycle ontogénique est achevé. La capacité de se reproduire en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque selon certains modes de réalisation de différents aspects de l’invention peut également inclure un taux de survie des juvéniles et/ou des femelles d’au moins 40 %, en se nourrissant d’une proie non tétranyque utilisée en tant que seule source d’alimentation. Comme le comprendra l’homme du métier, le taux de survie des juvéniles est le pourcentage de stades juvéniles du cycle de vie qui sont capables de se développer jusqu’au stade adulte. Les taux de survie des juvéniles dans le contexte de la présente invention sont déterminés comme étant le pourcentage de stades post- embryonnaires (post-œuf) qui atteignent l’âge adulte. Le taux de survie des juvéniles est déterminé en utilisant la proie non tétranyque, de préférence une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés, en tant que seule source d’alimentation. La survie des juvéniles est déterminée sur une période entre 3 et 7 jours, telle que sur une période de 2, 3, 4, 5, 6 ou 7 jours, de manière préférée entre toutes durant une période de 3 jours. Le taux de survie des femelles est le taux de femelles matures qui survivent en étant nourries de la proie non tétranyque, de préférence d’une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés, lorsqu’elle est utilisée en tant que seule source d’alimentation. La survie des femelles est déterminée sur une BE2019/5584 période de 7 jours. Au moins 40 % pour le taux de survie des juvéniles peut être entre 40 % et 95 %, tel que 45 % à 90 %, 50 % à 90 %, 55 à 90 %, 60 % à 90 %, 65 % à 90 %, 70 % à 90 %, 75 % à 90 %, 45 % à 85 %, 50 % à 85 %, 55 à 85 %, 60 % à 85 %, 65 % à 85%, 70 % à 85 %, 75 % à 85 %. Au moins 40 % pour le taux de survie des femelles peut être au moins 45 %, au moins 50 %, au moins 55 %, au moins 60 %, au moins 65 %, au moins 70 %, au moins 75 %, au moins 80 %, au moins 85 %, au moins 90 %, au moins 95 %, au moins 99 %. Au moins 40 % et tous les pourcentages plus élevés mentionnés, incluent sensiblement tous et 100 %.
Dans certains modes de réalisation, le taux de survie des juvéniles et/ou des femelles est d’au moins 60 %, en particulier d’au moins 80 % et jusqu’à 100 %. Dans les aspects principaux de la présente invention, un taux de survie des juvéniles et/ou des femelles d’au moins 60 %, en particulier d’au moins 80 % et jusqu’à 100 %, est atteint lorsque Ton utilise la proie arthropode non tétranyque en tant que seule source d’alimentation pour les individus prédateurs Phytoseiulus. Selon d’autres aspects de la présente invention, un taux de survie des juvéniles et/ou des femelles d’au moins 60 %, en particulier d’au moins 80 % et jusqu’à 100 %, est atteint lorsque l’on utilise la proie arthropode non tétranyque en tant que source d’alimentation pour les individus prédateurs Phytoseiulus en alternance avec un régime de tétranyques. La capacité de se reproduire en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque selon certains modes de réalisation de différents aspects de l’invention peut également être caractérisée par un taux de multiplication (ou de reproduction) journalier À dans la plage d'environ 1,10 à 1,40, telle que de 1,15 à 1,40, de 1,20 à 1,40, de 1,25 à 1,40, de 1,30 à 1,40, ou de 1,10 à 1,35, de 1,10 à 1,30, de 1,10 à 1,25, de 1,10 à 1,20. L'homme du métier comprendra que pour les valeurs de À supérieures à 1,0 la population augmente, il y a donc reproduction. L’homme du métier comprendra en outre qu’en raison de l’inanition dans une population, également dans les circonstances où les valeurs de À pour une population donnée sont quelque peu inférieures à 1,0, des individus dans la population peuvent se reproduire (à un niveau qui ne compense pas le niveau d’inanition). Le taux de multiplication journalier selon les modes de réalisation préférés concerne les taux de multiplication journaliers lorsque l’on utilise la proie arthropode non tétranyque en tant que seule source d’alimentation. Bien que des taux de multiplication (ou de reproduction) journaliers supérieurs à 1,0 aient été observés par les BE2019/5584 inventeurs de la présente invention pour des populations existantes de Phytoseiulus, ces populations existantes de Phytoseiulus ne présentent pas des taux de multiplication (ou de reproduction) journaliers de 1,10 ou plus.
Dans certains modes de réalisation, le taux de multiplication (ou de reproduction) journalier À est d’au moins 1,15, en particulier d’au moins 1,2, plus particulièrement de 1,2 à 1,4. Dans les aspects principaux de la présente invention, un taux de multiplication (ou de reproduction) journalier À d’au moins 1,15, en particulier d’au moins 1,2, plus particulièrement de 1,2 à 1,4, est atteint lorsque l’on utilise la proie arthropode non tétranyque en tant que seule source d’alimentation pour les individus prédateurs Phytoseiulus. Selon d’autres aspects de la présente invention, un taux de multiplication (ou de reproduction) journalier À d’au moins 1,15, en particulier d’au moins 1,2, plus particulièrement de 1,2 à 1,4, est atteint lorsque l’on utilise la proie arthropode non tétranyque en tant que source d’alimentation pour les individus prédateurs Phytoseiulus en alternance avec un régime de tétranyques.
En général, dans le contexte de la présente invention, les paramètres des stades du cycle de vie, tels que les taux d’oviposition et les taux de survie, l’achèvement du cycle ontogénique et les taux de croissance de population des acariens prédateurs peuvent être déterminés à 22 degrés Celsius et à une humidité relative de 85 %, tandis que l’aliment (la proie arthropode non tétranyque) n’est pas limitant (présenté ad libidum). Selon les modes de réalisation préférés de la population d’acariens prédateurs de l’invention, les individus prédateurs ont un comportement de prédateur envers les individus d’une espèce de tétranyque. De préférence les individus femelles ont un comportement de prédateur envers les individus tétranyques. Si dans la population au moins 10 % des individus femelles sont capables de se reproduire en se nourrissant d’un proie arthropode non tétranyque, de manière préférée entre toutes ces au moins 10 % des individus femelles ont un comportement de prédateur envers les individus d’une espèce de tétranyque. En maintenant le comportement de prédateur envers les individus d’une espèce de tétranyque, les individus d’acariens prédateurs peuvent être utilisés en tant qu’agents de lutte biologique contre l’espèce de tétranyque dont ils sont prédateurs. Selon les modes de réalisation préférés, le comportement de prédateur envers les individus d’une espèce de tétranyque peut être un taux d’oviposition journalier d’au BE2019/5584 moins 10, de préférence d’au moins 15, de manière davantage préférée d’au moins 19 œufs par femelle en 5 jours.
Selon certains modes de réalisation de la présente invention, le comportement de prédateur décrit ci-dessus envers les individus d’une espèce de tétranyque est atteint lorsque l’on utilise la proie arthropode non tétranyque en tant que seule source d’alimentation pour les individus prédateurs Phytoseiulus élevés. Selon d’autres aspects de la présente invention le comportement de prédateur décrit ci-dessus envers les individus d’une espèce de tétranyque est atteint lorsque l’on utilise la proie arthropode non tétranyque en tant que source d’alimentation pour les individus prédateurs Phytoseiulus élevés en alternance avec un régime de tétranyques.
Selon un mode de réalisation des différents aspects de l’invention, l’invention fournit une composition d’élevage comprenant : une population d’acariens prédateurs comprenant au moins une espèce d’acarien du genre Phytoseiulus, et une population d’acariens proies comprenant des individus d’au moins une espèce d’acarien du genre de l’ordre Astigmata, dans laquelle ladite population d’acariens prédateurs est capable d’oviposition pendant au moins 2 générations, en outre dans laquelle ladite proie Astigmata est sélectionnée dans le groupe constitué d’acariens immobilisés, de préférence d’acariens non viables, d’œufs non en phase d’éclosion (immobilisés), de préférence d’œufs non viables et d’une combinaison de ceux-ci.
Il est dans la portée de la présente invention que l’acarien prédateur est capable d’oviposition pendant au moins 10 générations et de préférence davantage, ayant les individus Astigmata en tant que proie.
Il est en outre dans la portée que la population d’acariens prédateurs présente un trait caractérisé par un taux de reproduction accru, en particulier lorsque l’on utilise des acariens Astigmatid en tant que source d’alimentation, comparativement à une population d’acariens prédateurs témoins, de la même espèce, ne présentant pas le trait mentionné ci-dessus.
Il est en outre dans la portée que la population d’acariens prédateurs de la présente BE2019/5584 invention présente un taux de reproduction journalier dans la plage d’environ 1,15 à 1,2, en particulier lorsque l’on utilise des acariens Astigmatid en tant que source d’alimentation.
Il est en outre dans la portée de la présente invention que la population d’acariens prédateurs est caractérisée par une couleur beige-blanche, lorsque ledit acarien prédateur Phytoseiulus est élevé en étant nourri de ladite proie Astigmata en tant que source d’alimentation.
Il est dans la portée de la présente invention que les prédateurs auraient un aspect différent de celui du produit commun contenant des acariens P. persimilis élevés en étant nourris de tétranyques (acariens blancs dans le cas de la présente invention au lieu de l’orangé habituel).
Selon un autre mode de réalisation, la présente invention montre pour la première fois qu’une population de P. persimilis s’est développée et reproduite avec succès en se nourrissant de Carpoglyphus lactis morts pendant au moins six mois (environ 25 générations).
Il est souligné que P. persimilis est ici rapporté de manière surprenante comme achevant son cycle de vie et se reproduisant en se nourrissant soit d’une proie non phytophage (proie qui ne nécessite pas de se nourrir de plantes vivantes), soit d’une proie qui ne consomme pas d’acariens phytophages.
La présente invention fournit une composition à base d’acariens qui contient une population d’acariens d’élevage Phytoseiulus persimilis, et une population d’acariens hôtes factices comprenant au moins une espèce de l’ordre Astigmata ou de la famille des Phytoseiidae. Jusqu’à présent, les espèces d’acariens du genre Phytoseiulus, tels que l’important acarien prédateur Phytoseiulus persimilis, étaient élevés en étant nourris de leur régime naturel d’acariens phytophages qui implique des coûts élevés et des ressources importantes (tels que la fourniture de plantes appropriées en abondance suffisante, dans des conditions en serre).
La présente invention résout le sérieux problème de l’élevage du principal prédateur de BE2019/5584 lutte contre les tétranyques, Phytoseiulus persimilis, en l’élevant d’une manière rentable et efficiente reposant sur un régime de substitution non phytophage.
En conséquence, l’invention fournit une composition à base d’acariens comprenant : une population d’élevage d’espèces d’acariens du genre Phytoseiulus, par exemple d’espèces d’acariens prédateurs Phytoseiulus persimilis, une population d’au moins une espèce de l’ordre Astigmata ou de la famille des Phytoseiidae, et facultativement un vecteur. Selon un mode de réalisation des différents aspects, la présente invention fournit une composition d’élevage comprenant : une population d’acariens prédateurs comprenant au moins une espèce d’acarien du genre Phytoseiulus, et une population d’acariens proies comprenant au moins une espèce de l’ordre Astigmata. Selon un autre mode de réalisation des différents aspects, la présente invention fournit un procédé d’élevage d’une population d’acariens prédateurs comprenant au moins une espèce d’acarien du genre Phytoseiulus, le procédé comprenant : (a) la fourniture d’une composition comprenant une population d’acariens prédateurs comprenant au moins une espèce d’acarien du genre Phytoseiulus, et une population d’acariens proies comprenant au moins une espèce de l’ordre Astigmata ; et (b) le fait de laisser les individus de la population d’acariens prédateurs se nourrir d’individus de la population d’Astigmatid.
Selon un autre mode de réalisation des différents aspects, la présente invention fournit une composition d’élevage comprenant : une population d’acariens prédateurs comprenant au moins une espèce d’acarien du genre Phytoseiulus, et une population d’acariens proies comprenant au moins une espèce de la famille des Phytoseiidae.
Selon un autre mode de réalisation des différents aspects, la présente invention fournit un procédé d’élevage d’une population d’acariens prédateurs comprenant au moins une espèce d’acarien du genre Phytoseiulus, le procédé comprenant : (a) la fourniture d’une composition comprenant : une population d’acariens prédateurs comprenant au moins une espèce d’acarien du genre Phytoseiulus, et une population d’acariens proies BE2019/5584 comprenant au moins une espèce de la famille des Phytoseiidae ; et (b) le fait de laisser les individus de la population d’acariens prédateurs se nourrir d’individus de la population de la famille des Phytoseiidae.
Dans certains modes de réalisation des différents aspects, la population de proies, à savoir les espèces de l’ordre Astigmata ou les espèces de la famille des Phytoseiidae, est immobilisée et/ou non vivante.
Ilest en outre dans la portée des différents aspects que l’acarien prédateur Phytoseiulus persimilis est capable de se reproduire pendant au moins 2 générations, de préférence au moins 10 générations, de manière davantage préférée pendant au moins 15 générations ou plus de générations, en se nourrissant de la population d’Astigmata ou de Phytoseiid mentionnée ci-dessus, en particulier une population immobilisée.
La composition de la présente invention procure un nombre considérable d'avantages par rapport aux précédentes combinaisons. Dans un aspect, la nourriture utilisée pour alimenter la proie durant la production du prédateur ne sera plus des plantes ou des acariens phytophages, mais des acariens qui vivent sur des produits entreposés, fournissant par conséquent une économie substantielle.
Dans un autre aspect, la présente invention fournit une composition d’élevage comprenant : une population d’acariens prédateurs comprenant au moins une espèce d’acarien du genre Phytoseiulus, et une population d’acariens proies comprenant au moins une espèce de la famille des Phytoseiidae.
Selon certains modes de réalisation supplémentaires des différents aspects de la présente invention, l’espèce d’acarien prédateur est sélectionnée dans le groupe constitué de Phytoseiulus fragariae, Phytoseiulus longipes, Phytoseiulus macropilis, Phytoseiulus persimilis et Phytoseiulus robertsi.
Selon des modes de réalisation supplémentaires de la présente invention, 1’ espèce d’acarien prédateur est Phytoseiulus persimilis.
Selon encore des modes de réalisation supplémentaires des différents aspects de la BE2019/5584 présente invention, l’espèce d’acarien proie est du genre Amblyseius, par exemple Amblyseius swirskii. Selon des modes de réalisation supplémentaires des différents aspects de la présente invention, la composition d’élevage comprend des acariens proies immobilisés. Selon d’autres aspects de la présente invention, les acariens proies sont des acariens immobilisés ou morts.
Selon d’autres aspects, la présente invention fournit un procédé de lutte contre un parasite des cultures, le procédé comprenant l’application d’une composition telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus sur une culture en champ.
Selon d’autres aspects, la présente invention fournit une utilisation de la composition telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus pour la lutte contre un parasite des cultures.
Selon d’autres aspects, la présente invention fournit un produit de lutte biologique pour la lutte contre les parasites des cultures comprenant un mélange de (a) individus d’acariens prédateurs Phytoseiulus persimilis à qui il a été administré la composition telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus, (b) individus d’acariens proies comprenant au moins une espèce de l’ordre Astigmata, et (c) facultativement un matériau vecteur.
Selon d’autres aspects, la présente invention fournit un produit de lutte biologique pour la lutte contre les parasites des cultures comprenant un mélange de (a) individus d’acariens prédateurs Phytoseiulus persimilis à qui il a été administré la composition selon l’une quelconque des revendications 26 à 31, et (b) individus d’acariens proies comprenant au moins une espèce de la famille des Phytoseiidae, et (c) facultativement un matériau vecteur.
La présente invention fournit en outre un système de libération lente (par exemple sachet) pour acariens, spécialement pour les espèces d’acariens du genre Phytoseiulus,
en particulier Phytoseiulus persimilis (P. persimilis) configuré pour être appliqué sur BE2019/5584 une culture. Un aspect central de la solution innovante est que les acariens prédateurs peuvent se reproduire à l’intérieur du système pendant plusieurs générations, tandis qu’une certaine proportion des acariens prédateurs quitte continûment le système et atteint la culture pour lutter contre les parasites. Ceci fournit un apport continu d’acariens à la culture sans nécessiter de les appliquer de manière répétée par l’agriculteur.
Les modes de réalisation du système de libération lente fournis par la présente invention sont fondés sur les éléments suivants :
1. Individus d’acariens prédateurs — P. persimilis ou autres espèces d’acariens du genre Phytoseiulus.
2. Source d’alimentation pour les acariens prédateurs — une proie ou un hôte factice, par exemple des œufs congelés de Carpoglyphus lactis (C. lactis) ou un autre acarien astigmatique.
3. Les acariens prédateurs sont combinés avec leur hôte factice au même emplacement physique. Ceci est effectué par les approches de substitution suivantes : a. Fourniture aux acariens prédateurs de leur hôte factice dans un réservoir tel qu’un sachet, un paquet, un petit sac, une poche, un grand sac ou un sac configuré pour être suspendu sur la plante cultivée, à partir duquel les acariens seraient libérés lentement et continûment dans la culture durant une période d’environ trois semaines. b. Application d’un mélange contenant les acariens prédateurs, un vecteur et l’hôte factice en tant que source d’alimentation, directement sur les feuilles de la culture. À partir de ce mélange, les acariens prédateurs seraient libérés lentement dans la culture durant une période d’environ trois semaines. Il est noté que de tels systèmes de libération lente pour les acariens prédateurs sont hautement souhaitables pour P. persimilis puisque jusqu’à présent, P. persimilis était connu comme étant un spécialiste (ennemi naturel) des tétranyques et il lui était donc BE2019/5584 administré un régime de tétranyques. Toutefois, les tétranyques ne conviennent pas à une utilisation dans ce type de systèmes de libération d’acariens pour la protection des cultures pour les raisons suivantes : * Les tétranyques sont eux-mêmes des parasites, et s’ils sont appliqués vivants, ils peuvent endommager la culture. * Les tétranyques ne peuvent pas se reproduire sans recevoir de matériel végétal, par conséquent ils ne peuvent pas se reproduire dans un sachet.
* Sans recevoir une source d’alimentation, les tétranyques vivants meurent rapidement et rabougrissent (par exemple en quelques jours).
« S’ils sont servis morts, les tétranyques rabougrissent rapidement et perdent leur valeur nutritive.
* Les tétranyques sont coûteux à produire.
La présente invention fournit une solution technologique inattendue pour le problème ci-dessus, qui n’était pas résolu jusqu’à présent. La solution est fondée sur l’utilisation d’œufs non en phase d’éclosion (immobilisés), en particulier congelés, de C. lactis ou d’autres espèces d’acariens Astigmatid en tant qu’hôte factice pour P. persimilis. Contrairement aux tétranyques, les œufs non en phase d’éclosion (par exemple en raison d’une immobilisation par congélation) d’ Astigmatids, en particulier de C. lactis, maintiennent leur valeur nutritive pendant environ trois semaines. Cette solution innovante permet la libération prolongée d’acariens prédateurs P. persimilis à partir d’un réservoir ou d’un mélange combinant l’acarien prédateur avec son hôte factice, appliqués directement sur la plante cultivée en vue de la lutte contre les parasites.
Tel qu’utilisé ici le terme « environ » signifie + 10 % de la quantité ou mesure ou valeur définie.
Le terme « libération contrôlée » fait ci-après référence à une libération lente, une BE2019/5584 libération soutenue, une libération rapide, conçue pour une libération dans un mode ou d’une façon contrôlé(e) prolongé(e). Dans le contexte de la présente invention, elle fait référence à la libération d’acariens prédateurs sur la plante cultivée progressivement sur une période de temps spécifiée, par exemple pendant la journée ou en l’espace d’une semaine.
Le terme « système de libération lente » ou un « dispositif » ou un « réservoir » fait ci-après référence à un système de libération de type sachet, par exemple un sachet, un paquet, un petit sac, une poche, un grand sac, une bouteille ou un sac ou tout autre dispositif ou moyen de libération de la composition ou de la formulation de la présente invention.
Dans le contexte de la présente invention, une telle composition peut comprendre (i) des acariens prédateurs Phytoseiulus, (ii) des acariens prédateurs Phytoseiulus avec un hôte factice (stades du cycle de vie d’acariens Astigmatid morts ou autre proie arthropode non tétranyque) (iii) une proie arthropode non tétranyque, de préférence une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée, en particulier une proie Carpoglyphus, présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés, et (iv) facultativement un vecteur.
Il est en outre inclus dans la portée de la présente invention qu’un tel système ou réservoir fait référence à un appareil, une unité, un dispositif, un compartiment, un élément, une bande ou un logement pour la libération lente d’insectes ou d’acariens prédateurs bénéfiques disponibles ou connus dans l’art, qui libère progressivement les insectes ou acariens prédateurs bénéfiques.
Ayant connaissance de tels systèmes, l’homme du métier comprendra qu’une telle libération progressive s’oppose à une libération immédiate.
Il est également dans la portée de la présente invention que le système de libération d’acariens prédateurs Phytoseiulus peut être de tout type approprié.
En général le système de libération d’acariens peut comprendre un réservoir convenable pour renfermer les individus de l’acarien prédateur Phytoseiulus (par exemple P. persimilis) et les individus de l’acarien hôte factice (par exemple œufs de C. /actis morts). Le réservoir comprend une ouverture et/ou un moyen pour générer une ouverture de sortie pour les stades mobiles de l’acarien prédateur Phytoseiulus.
Les systèmes de libération de ce type sont connus de l’homme du métier et divers produits sont disponibles dans le BE2019/5584 commerce sur le marché, par exemple des systèmes de libération de type sachet et autres types convenables de systèmes de libération qui sont inclus dans la portée de la présente invention.
Selon certains aspects de l’invention, une utilisation d’une espèce d’arthropode non tétranyque comprend l’application d’individus d’une espèce d’arthropode non tétranyque sur une culture cible, de préférence d’une espèce d’arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une espèce d’Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une espèce d’Astigmatid immobilisée, tel qu’une espèce d’ Astigmatid immobilisée, en particulier d’une espèce de Carpoglyphus, présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés (par exemple un mélange de stades morts du cycle de vie, incluant des œufs morts).
Dans un autre mode de réalisation, un mélange d’œufs et de stades mobiles est appliqué sur une plante cultivée devant être infestée par des acariens prédateurs Phytoseiulus. Le but de l’application de la proie directement sur la plante est de soutenir l’établissement d’une population de P. persimilis ou d’un autre ennemi naturel sur la plante lorsque la proie tétranyque (l’hôte naturel de l’espèce de prédateurs Phytoseiulus) est rare. Selon des modes de réalisation spécifiques, des dispositifs de libération des stades mobiles de la proie, tels que divulgués dans la demande, sont utilisés. Le terme « composition d’élevage » tel qu’utilisé ici fait généralement référence à une composition convenant à la reproduction, à la préservation, à l’élevage, à l’entretien ou à la propagation d’une espèce d’acarien par reproduction sexuée. Une composition d’élevage comprend une population d’élevage des espèces d’acariens, en particulier des espèces Phytoseiulus. Une population d’élevage peut comprendre des adultes sexuellement matures des deux sexes, et/ou des individus des deux sexes d’autres stades du cycle de vie, par exemple des œufs, des larves et/ou des nymphes, qui peuvent se développer jusqu’à des adultes sexuellement matures. En variante la population d’élevage peut comprendre une ou plusieurs femelles fertilisées. En substance une population d’élevage est capable d’augmenter le nombre de ses individus au moyen d’une reproduction sexuée. Plus spécifiquement, le terme « composition d’élevage » fait référence à une composition convenant à l’élevage commercial d’acariens. Il est ici BE2019/5584 reconnu que les systèmes d’élevage de masse pour les acariens prédateurs dépendent fortement de la disponibilité d’une proie convenable pour les prédateurs. Par conséquent, il existe un besoin permanent d’ améliorer les systèmes d’élevage à la fois des acariens prédateurs et des acariens convenables en tant que proie d’élevage. Pour résoudre ce problème, la présente invention fournit une composition ou un système spécifiquement adapté pour élever de manière efficace et efficiente les espèces d’acariens du genre Phytoseiulus, spécialement Phytoseiulus persimilis, un acarien prédateur hautement important utilisé pour la lutte biologique contre les parasites des cultures (tétranyques).
Pour la première fois, il est montré que Phytoseiulus persimilis achève son cycle de vie et se reproduit, à savoir pendant au moins 2 générations, en étant élevé en étant nourri d'espèces d’acariens Astigmatid ou d’espèces d’acariens proies Phytoseiidae, par exemple Amblyseius swirskii.
Le terme « vecteur » fait ci-après référence à une substance ou à des particules ou à un véhicule inactifs ou inertes. Dans un mode de réalisation préféré la composition d’élevage de la présente invention comprend un vecteur pour les individus des espèces d’acariens. Le vecteur peut être tout matériau solide qui est convenable pour fournir une surface de vecteur aux individus d’acariens. Les exemples de vecteurs convenables sont les matériels végétaux tels que le son (par exemple de blé), la sciure (par exemple la sciure fine), le gruau de maïs, la vermiculite, les balles de Poaceae, telles que les balles de millet ou les balles de riz, etc. Selon d’autres aspects de l’invention, un matériau vecteur peut inclure la sciure, le son de blé, les balles de sarrasin, les balles de riz ou les balles de millet, ou comprenant un mélange de ceux-ci, de préférence un vecteur ayant des éléments de vecteur comprenant des abris pour les acariens.
Le terme « Phytoseiulus » tel qu’utilisé ci-après fait référence à un genre d’acariens de la famille des Phytoseiidae. Ce genre d’acariens prédateurs est le plus fréquemment utilisé pour lutter contre les tétranyques à deux points dans les serres et les cultures extérieures. Il est dans la portée de la présente invention que le genre Phytoseiulus contient les espèces suivantes : Phytoseiulus fragariae, Phytoseiulus longipes, Phytoseiulus macropilis, Phytoseiulus persimilis, Phytoseiulus robertsi et Mesoseiulus longipes (par exemple voir https ://www.benemite.com/mlongipes.htm). Les acariens prédateurs Phytoseiulus sont connus comme étant des spécialistes vis-à-vis des tétranyques (acariens de la famille des Tetranychidae) qui sont des acariens BE2019/5584 phytophages. Le terme « Phytoseiulus persimilis » ou « P. persimilis » tel qu’ utilisé ci-après fait référence à une population d’acariens prédateurs comprenant Phytoseiulus persimilis (P.
persimilis). Phytoseiulus est un genre d’acariens de la famille des Phytoseiidae. Cet acarien prédateur est l’acarien prédateur le plus fréquemment utilisé pour lutter contre les tétranyques à deux points dans les serres et les cultures extérieures produites dans des environnements cléments.
P. persimilis est généralement utilisé pour la lutte contre les tétranyques et leur gestion. Ce sont des prédateurs voraces de la plupart des tétranyques parasites (espèces Tetranychus). Quelques-unes des espèces qu’ils affectent incluent : l’acarien à deux points Tetranychus urticae, l’acarien carmin T. cinnabarinus et l’acarien du Pacifique 7.
pacificus. Contrairement à Neoseiulus californicus (Ordre : Mesostigmata, Famille : Phytoseiidae, Sous-famille : Amblyseiinae) qui peut ne pas manger pendant des périodes relativement longues, Phytoseiulus persimilis doit disposer de nourriture fraiche. Par ailleurs, selon les connaissances existantes les Phytoseiulus persimilis ne sont pas aussi souples en terme de régime que d’autres espèces d’acariens prédateurs disponibles pour la lutte contre les tétranyques, puisqu’ils sont connus pour se nourrir uniquement d’espèces Tetranychus spécifiques, mais pas toutes. La présente invention divulgue pour la première fois la reproduction réussie de P. persimilis se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque, en particulier sélectionnée parmi l’ordre Astigmata et parmi les Phytoseiidae immobilisés. Sur la base de la découverte surprenante que l’espèce Phytoseiulus, contrairement à la conviction générale dans l’art, peut se reproduire en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque, de nouveaux systèmes d’élevage des espèces Phytoseiulus peuvent être développés. De tels systèmes d’élevage de la présente invention sont bien plus rentables que l’élevage de P. persimilis reposant sur son régime traditionnel qui est constitué d’acariens phytophages. Le terme « hôte factice » fait ci-après généralement référence à un hôte non naturel ou un hôte autre que l’hôte cible pour l’acarien prédateur, que les professionnels de la lutte biologique peuvent élever plus facilement que 1’ hôte cible dans un laboratoire. Dans le BE2019/5584 contexte de la présente invention, un hôte ou une proie factice fait référence à des organismes peu susceptibles d’être attaqués par un ennemi naturel ou un acarien prédateur dans son habitat naturel, mais qui est utilisé artificiellement pour soutenir son développement et/ou sa reproduction. Habituellement il s’agit d’une espèce qui est plus facile et moins coûteuse à élever. Les exemples dans la portée de la présente invention incluent les acariens d’entreposage (tels que les acariens Astigmatid) pour des acariens prédateurs (telles que les espèces d’acariens Phytoseiulus), des œufs d’acariens pour des insectes et acariens prédateurs. Selon d’autres aspects, le terme hôte factice est utilisé lorsqu’un agent de lutte biologique est forcé de s’alimenter d’un insecte ou d’un acarien dont il ne se nourrirait pas dans la nature. Ceci peut permettre des taux de production plus élevés. La présente invention montre pour la première fois que des espèces d’acariens Phytoseiulus disponibles dans le commerce peuvent être élevées en masse en utilisant des acariens Astigmatid (Acari : Astigmata) comme proie factice.
Le terme « acarien juvénile » ou « acariens juvéniles » fait ci-après référence à des stades de développement du cycle de vie des acariens ou des phases de développement des acariens ou d’un instar incluant un œuf, une larve, et des individus protonymphe et deutonymphe (troisième instar).
Le terme « individu » ou « individus » ou « individus d’acariens » fait référence dans le contexte de la présente invention à des stades de développement des acariens incluant, mais sans que ce soit limitant, des œufs, des stades d’acariens juvéniles tels qu’une larve, et des individus protonymphe et deutonymphe (troisième instar).
Le terme « stades mobiles » fait ci-après référence à des stades de développement des acariens incluant une larve, une protonymphe, une deutonymphe (troisième instar) et des stades adultes.
Le terme « immobilisé » utilisé ci-après signifie généralement que les individus arthropodes non tétranyques proies, de préférence des individus Astigmatid, ont été soumis à un traitement d’immobilisation. Un traitement d’immobilisation doit être interprété comme signifiant un traitement qui nuit à la mobilité qu’un individu proie présente dans l’un quelconque de ses stades du cycle de vie (incluant stades immobiles,
à savoir œufs et tout stade mobile de développement). La mobilité étant la capacité de se BE2019/5584 déplacer spontanément et indépendamment.
Comme en est conscient l’homme du métier, les stades du cycle de vie des acariens qui sont mobiles sont les larves, les nymphes et les adultes.
Ainsi les traitements qui nuisent à la mobilité de l’un quelconque de ces stades doivent être considérés comme étant un traitement d’immobilisation.
De plus les traitements qui empêchent les individus de se développer d’un stade non mobile du cycle de vie, tel que du stade de l’œuf à un stade mobile du cycle de vie, doivent également être considérés comme un traitement d’immobilisation.
Selon un mode de réalisation préféré les individus d’acariens immobilisés comprennent les œufs, les larves, les nymphes ou les adultes, de préférence les stades vivants comprenant les œufs, de manière préférée entre toutes les œufs combinés à des stades vivants juvéniles.
Selon un autre mode de réalisation préféré les individus proies sont immobilisés de manière permanente.
Un traitement rendant les individus proies, de préférence les acariens Astigmatid, « non viables » (à savoir entraînant la mort) peut être considéré comme un traitement d’immobilisation permanente.
Selon certains modes de réalisation de la présente invention les individus d’acariens immobilisés, de préférence non viables, sont produits par ou exposés à un traitement incluant, mais sans que ce soit limitant, un traitement thermique, tel qu’une congélation, une lyophilisation, un chauffage, un traitement de choc par le froid ou de choc par le chaud ; un traitement chimique, tel qu’un traitement par un gaz ou des fumées ; un traitement par un rayonnement, tel qu’un traitement par UV, micro-ondes, irradiation gamma ou rayons X ; un traitement mécanique, tel qu’un secouage vigoureux, ou une agitation, l’application de forces de cisaillement, une collision ; un traitement par une pression gazeuse, tel qu’un traitement par ultrasons, des changements de pression, des chutes de pression ; un traitement électrique, tel qu’une électrocution ; l’immobilisation à l’aide d’un adhésif ; l’immobilisation par inanition, telle qu’induite par une privation d’eau ou de nourriture ; l’immobilisation par suffocation ou traitement anoxique, tel que par élimination temporaire de l’oxygène de l’atmosphère ou remplacement de l’oxygène par un autre gaz et toute combinaison de ceux-ci.
Le document WO2013/103294 divulgue en outre des acariens Astigmatid immobilisés et des procédés pour les obtenir.
Comme la proie non tétranyque, les œufs non en phase d’éclosion des acariens Astigmatid (par exemple immobilisés par congélation ou par traitement par un rayonnement), de manière davantage préférée en combinaison avec des stades vivants d’Astigmatid juvéniles immobilisés, en particulier non viables, sont préférés entre tous dans le BE2019/5584 contexte de la présente invention.
Le terme « non viable » utilisé ci-après signifie généralement non capable de vivre, de croître, de se développer ou de fonctionner.
Selon les principaux aspects de la présente invention il fait référence à des acariens morts ou non en vie ou non vivants ou immobilisés (à savoir tout stade ou phase de développement des acariens) ou à des œufs d’acariens.
Dans un mode de réalisation spécifique de la présente invention, des acariens et/ou œufs non viables d’ Astigmata sont utilisés en tant que proie pour des acariens prédateurs du genre Phytoseiulus.
Selon un mode de réalisation spécifique, la composition de la présente invention comprend des œufs et/ou des acariens et/ou des larves de C. /actis, immobilisés par congélation, utilisés en tant que proie pour des acariens prédateurs du genre
Phytoseiulus.
Selon un aspect de l’invention, les œufs et/ou les acariens et/ou les larves peuvent être non viables ou morts.
Le terme « Astigmatid » ou « Astigmata » ou « acariens astigmatiques” ou « Astigmatina » tel qu’utilisé ici fait référence à un ordre d’acariens à l’intérieur de la
Sous-classe : Acari.
Les Astigmatina sont une « cohorte » d’acariens.
Astigmatina appartient aux Sarcoptiformes, qui contiennent les Acariformes « piqueurs ». L'ordre Astigmata contient des superfamilles comportant des milliers de genres.
Des exemples non limitants de telles superfamilles et familles, dans la portée de la présente invention, peuvent inclure :
Sous-ordre : Acaridia Superfamilles :
Schizoglyphoidea : les exemples de familles incluent : Schizoglyphidae Histiostomatoidea : les exemples de familles incluent : Histiostomatidae, Guanolichidae
Canestrinioidea : les exemples de familles incluent : Chetochelacaridae, BE2019/5584 Lophonotacaridae, Canestriniidae, Heterocoptidae Hemisarcoptoidea : les exemples de familles incluent : Chaetodactylidae, Hyadesiidae, Carpoglyphidae, Algophagidae, Hemisarcoptidae, Winterschmidtiidae Glycyphagoidea : les exemples de familles incluent : Euglycyphagidae, Chortoglyphidae, Pedetropodidae, Echimyopodidae, Aeroglyphidae, Rosensteiniidae, Glycyphagidae
Acaroidea : les exemples de familles incluent : Sapracaridae, Suidasiidae, Lardoglyphidae, Glycacaridae, Gaudiellidae Acaridae : les exemples de familles incluent : Hypoderoidea, Hypoderidae
Sous-ordre : Psoroptidia Superfamilles :
Pterolichoidea : les exemples de familles incluent : Oconnoriidae, Ptiloxenidae Pterolichidae : les exemples de familles incluent : Cheylabididae, Ochrolichidae, Gabuciniidae, Falculiferidae, Eustathiidae, Crypturoptidae, Thoracosathesidae, Rectijanuidae, Ascouracaridae, Syringobiidae, Kiwilichidae, Kramerellidae
Freyanoidea : les exemples de familles incluent : Freyanidae, Vexillariidae, Caudiferidae Analgoidea : les exemples de familles incluent : Heteropsoridae, Analgidae, Xolalgidae,
Avenzoariidae, Pteronyssidae, Proctophyllodidae, Psoroptoididae, Trouessartiidae, Alloptidae, Thysanocercidae, Dermationidae, Epidermoptidae, Apionacaridae, Dermoglyphidae, Laminosioptidae, Knemidokoptidae, Cytoditidae Pyroglyphoidea : les exemples de familles incluent : Pyroglyphidae, Turbinoptidae
Psoroptoidea : les exemples de familles incluent : Psoroptidae, Galagalgidae, Lobalgidae, Myocoptidae, Rhyncoptidae, Audycoptidae, Listrophoridae, Chirodiscidae, Atopomelidae, Chirorhynchobiidae, Gastronyssidae, Lemurnyssidae, Pneumocoptidae, Sarcoptidae. Les revendications présentent en outre des espèces d’Astigmatid convenables en tant que proie arthropode non tétranyque dans les modes de réalisation des différents aspects de l’invention. Selon de nombreux modes de réalisation des différents aspects de l’invention, la sélection d’une proie arthropode non tétranyque à partir d’une espèce d’Astigmatid est préférée entre toutes. Lorsqu'ils sont utilisés en tant que source d’alimentation pour les espèces Phytoseiulus, les individus Astigmatid sont de manière préférée entre toutes utilisés sous forme immobilisée, en particulier sous une forme immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés (non en phase d’éclosion). L’immobilisation par congélation est particulièrement convenable et est le procédé d’immobilisation préféré entre tous pour les individus Astigmatid. L’immobilisation par traitement par irradiation est un procédé d’immobilisation de substitution hautement favorable.
Une espèce d’acarien Astigmatid préférable utilisée par le système de lutte biologique de la présente invention en tant que population d’hôtes factices pour l’acarien prédateur Phytoseiulus, par exemple P. persimilis, est une espèce d’acarien de la famille des Carpoglyphidae, de manière davantage préférée Carpoglyphus lactis (C. lactis).
Carpoglyphidae est une famille d’acariens de l’ordre Astigmatina, contenant quatre genres : Carpoglyphus, Coproglyphus, Dichotomiopus et Pullea.
Carpoglyphus lactis (Acarus lactis), est de manière préférée entre toutes utilisés par la présente invention en tant que régime d’élevage de P. persimilis, appartient au genre Carpoglyphus. Carpoglyphus lactis est reconnu ici comme étant un produit acarien entreposé, infestant les denrées entreposées riches en saccharides incluant les fruits secs, le vin, la bière, les produits laitiers, les confitures et le miel. Puisque C. /actis est capable de se nourrir de produits entreposés, il est hautement souhaitable et rentable d’administrer à P. persimilis cette espèce d’acarien, comme il est démontré pour la première fois par la présente invention. Lorsqu’ils sont utilisés en tant que source BE2019/5584 d’alimentation pour les espèces Phytoseiulus, les individus Carpoglyphus lactis sont de manière préférée entre toutes utilisés sous forme immobilisée, en particulier sous une forme immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés (non en phase d’éclosion) (et/ou des acariens immobilisés). L’immobilisation par congélation est particulièrement convenable et est le procédé d’immobilisation préféré entre tous pour Carpoglyphus lactis. Dans un autre mode de réalisation des différents aspects de la présente invention, l’acarien prédateur Phytoseiulus, par exemple P. persimilis, peu terminer son cycle de vie et se reproduire lorsqu’il s’alimente d’acariens et/ou œufs immobilisés, en particulier non viables, des espèces Carpoglyphus lactis eVou Dermatophagoides Jarinae appartenant toutes deux à l’ordre Astigmata.
Le terme « trait » fait ci-après référence à une caractéristique ou à un phénotype. Un trait phénotypique peut faire référence à l’aspect ou à une autre caractéristique détectable d’un individu, résultant de l’interaction de son génome, protéome et/ou métabolome avec l’environnement. Par exemple, dans le contexte de la présente invention, un taux de reproduction accru tel que décrit ici est un trait phénotypique caractérisant les acariens prédateurs de la composition de la présente invention. Selon un autre mode de réalisation de la présente invention, un trait peut également provenir de l’interaction entre l’acarien et ses microorganismes associés. Un trait peut être hérité d’une manière dominante ou récessive, ou d’une manière partiellement ou incomplètement dominante. Un trait peut être monogénique (à savoir déterminé par un seul locus) ou polygénique (à savoir déterminé par plus d’un locus) ou peut également résulter de l’interaction d’un ou plusieurs gènes avec l’environnement. Un trait dominant entraîne une manifestation phénotypique complète à l’état hétérozygote ou homozygote ; traditionnellement, un trait récessif se manifeste seulement lorsqu'il est présent à l’état homozygote.
Le terme « liaison génétique » s’entend dans la portée de l’invention comme faisant référence à une association de caractères hérités en raison de l’emplacement des gènes à proximité sur le même chromosome, mesuré par le pourcentage de recombinaison entre les loci (centi-Morgan, cM).
Tel qu’utilisé ici, le terme « population » fait référence à une pluralité d’individus. Selon certains modes de réalisation le terme inclut une collection génétiquement hétérogène d’acariens partageant une dérivation génétique commune.
Dans le contexte de la présente invention, deux populations distinctes d’une espèce de Phytoseiulus, par exemple des populations de P. persimilis sont ici divulguées. Une population, désignée par P+, reproduite et sélectionnée en étant nourrie d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée, en particulier d’une proie Carpoglyphus, présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés. Dans certains aspects de l’invention, la population P+ est caractérisée par une reproduction améliorée en se nourrissant de la proie arthropode non tétranyque, définie ici par des paramètres tels que le taux de reproduction journalier, le taux d’oviposition journalier, le taux de survie des femelles et/ou des juvéniles et le pourcentage des individus femelles capables de se reproduire en se nourrissant de la proie arthropode non tétranyque.
La seconde population (désignée par P-) est une population élevée en étant nourrie de son hôte naturel, à savoir une proie arthropode tétranyque, ou des tétranyques en tant que seule source d’alimentation. La population P- est également appelée population de Phytoseiulus ou de P. persimilis traditionnelle ou disponible dans le commerce, ou population élevée traditionnellement ou population non sélectionnée ou population témoin, une population de Phytoseiulus comprenant une fraction d’individus femelles capables de se reproduire en se nourrissant d’une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés, inférieure à 10 % ou une population d’un Phytoseiulus qui était disponible jusqu’à la présente invention.
Telle qu’utilisée ici, l’expression « marqueur génétique » ou « marqueur moléculaire » ou « biomarqueur » fait référence à un élément dans le génome d’un individu, par exemple, une séquence nucléotidique ou polynucléotidique qui est associée à un ou plusieurs loci ou traits d’intérêt. Dans certains modes de réalisation, un marqueur génétique est polymorphe dans une population d’intérêt, ou le locus occupé BE2019/5584 par le polymorphisme, en fonction du contexte. Les marqueurs génétiques ou les marqueurs moléculaires incluent, par exemple, les polymorphismes mononucléotidiques (SNP), les indels (à savoir insertions délétions), les microsatellites (SSR), les polymorphismes de taille des fragments de restriction (RFLP), les polymorphismes de J ADN révélé par amplification aléatoire (RAFD), les marqueurs de séquence polymorphe amplifiée clivée (CAPS), les marqueurs DATT (Diversity Arrays Technology), et les polymorphismes de longueur des fragments amplifiés (AFLP) ou des combinaisons de ceux-ci, parmi de nombreux autres exemples tels que la séquence d’ ADN proprement dite. Les marqueurs génétiques peuvent, par exemple, être utilisés pour localiser les loci génétiques contenant des allèles sur un chromosome qui contribuent à la variabilité des traits phénotypiques. L'expression « marqueur génétique » ou « marqueur moléculaire » ou « biomarqueur » peut également faire référence à une séquence polynucléotidique complémentaire ou correspondant à une séquence génomique, telle qu’une séquence d’un acide nucléique utilisé en tant que sonde ou amorce.
Un marqueur génétique peut être physiquement situé dans une position sur un chromosome qui est à l’intérieur ou à l'extérieur du locus génétique avec lequel il est associé (à savoir, est intragénique ou extragénique, respectivement).
Tel qu’utilisé ici, le terme « plasma germinal » fait référence à la totalité des génotypes d’une population ou d’un autre groupe d’individus (par exemple, une espèce).
Les termes « hybride » et « descendance hybride » utilisés ici font référence à un individu produit à partir de parents génétiquement différents (par exemple, un individu génétiquement hétérozygote ou principalement hétérozygote).
Le terme « allèle(s) » utilisé ici signifie l’une quelconque d’une ou plusieurs formes de substitution ou variantes d’un gène ou d’une unité génétique au niveau d’un locus particulier, la totalité des allèles concernant un trait ou une caractéristique au niveau d’un locus spécifique. Dans une cellule diploïde d’un organisme, les allèles d’un gène donné sont situés au niveau d’un emplacement spécifique, ou locus (loci au pluriel) sur un chromosome. Un allèle est présent sur chaque chromosome de la paire de chromosomes homologues.
Une espèce végétale diploïde peut comprendre un grand BE2019/5584 nombre de différents allèles au niveau d’un locus particulier.
De telles formes de substitution ou variantes d’allèles peuvent être le résultat de polymorphismes mononucléotidiques, d’insertions, d’indels, d’inversions, de translocations ou de délétions, ou la conséquence d’une régulation de gène causée par, par exemple, une modification chimique ou structurale, une régulation de la transcription ou une modification/régulation post-traductionnelle.
Un allèle associé à un trait qualitatif peut comprendre des formes de substitution ou variantes de diverses unités génétiques incluant celles qui sont identiques ou associées à un seul gène ou à de multiples gènes ou leurs produits ou même à un gène perturbant ou contrôlé par un facteur génétique contribuant au phénotype représenté par le locus.
Tel qu’utilisé ici, le terme « locus » signifie un endroit ou des endroits ou une région ou un site spécifiques sur un chromosome où par exemple un gène ou un élément marqueur génétique ou un facteur se trouve.
Dans des modes de réalisation spécifiques, un tel élément génétique contribue à un trait.
Tel qu’utilisé ici, le terme « reproduction » et les variantes grammaticales de celui-ci, font référence à tout procédé qui génère un individu descendant.
La reproduction peut être sexuée ou asexuée, ou toute combinaison de celles-ci.
Des exemples non limitants de types de reproduction incluent le croisement, l’introgression, l’autofécondation, le rétro-croisement, la génération de dérivés de doubles haploïdes, et les combinaisons de ceux-ci.
Le terme « déterminant génétique » tel qu’utilisé ici fait référence à des déterminants génétiques tels que des gènes, allèles, QTL ou traits.
L’introgression d’un déterminant génétique signifie l’incorporation de gènes, allèles, QTL ou traits dans une lignée dans laquelle essentiellement toutes les caractéristiques morphologiques et physiologiques souhaitées de la lignée sont récupérées, en plus du déterminant génétiquement introgressé.
Un tel procédé est souvent utilisé dans le développement des cultivars, chez lesquels un ou quelques déterminants génétiques sont transférés dans un contexte génétique souhaité, de préférence en utilisant un rétro- croisement.
Le terme « génotype » fait référence à la constitution génétique d’une cellule ou d’un organisme. Le génotype d’un individu inclut les allèles spécifiques, pour un ou plusieurs loci de marqueur génétique, présents dans l’haplotype d’un individu. Tel qu’il est connu dans l’art, un génotype peut concerner un seul locus ou de multiples loci, que les loci soient apparentés ou non apparentés et/ou soient liés ou non liés. Dans certains modes de réalisation, le génotype d’un individu concerne un ou plusieurs gènes qui sont apparentés en ce que les un ou plusieurs des gènes sont impliqués dans l’expression d’un phénotype d’intérêt. Ainsi, dans certains modes de réalisation un génotype comprend un résumé d’un ou plusieurs allèles présents chez un individu au niveau d’un ou plusieurs génétique loci. Dans certains modes de réalisation, un génotype est exprimé en termes d’un haplotype.
Selon un autre mode de réalisation de la présente invention, l’acarien prédateur Phytoseiulus, par exemple P. persimilis, peut terminer son cycle de vie et se reproduire (à savoir incluant développement et oviposition) pendant au moins 3 générations, lorsqu'il se nourrit d’acariens juvéniles vivants de l’espèce Amblyseius swirskii qui appartient à la famille des Phytoseiidae.
Ilest en outre dans la portée de la présente invention de divulguer une population d’acariens prédateurs Phytoseiulus, par exemple les espèces d’acariens P. persimilis, élevés en se nourrissant d’espèces d’acariens morts ou immobilisés sélectionnées dans le groupe comprenant Carpoglyphus lactis, Dermatophagoides farinae, Lepidogyphus destructor, Glyciphagus domesticus, Dermatophagoides pteronisinus, Amblyseius swirskii, et toute combinaison de celles-ci.
Selon un autre mode de réalisation, l’acarien prédateur se nourrit des acariens proies ci- dessus, s’est développé et reproduit pendant au moins deux générations.
Selon un autre mode de réalisation de la présente invention, P. persimilis ou un autre acarien prédateur Phytoseiulus, peut se développer sur des individus immobilisés, en particulier par congélation, des espèces suivantes appartenant à l’ordre Astigmata : Carpoglyphus lactis, Lepidoglyphus destructor, Glycifagus domesticus et Dermatophagoides pteronisinus.
Il est en outre dans la portée que les acariens utilisés en tant que proie sont immobilisés par un traitement d’immobilisation sélectionné dans le groupe constitué de : un traitement thermique, tel qu’une congélation, un chauffage, un traitement de choc par le froid ou de choc par le chaud ; un traitement chimique, tel qu’un traitement par un gaz ou des fumées ; un traitement par un rayonnement, tel qu’un traitement par irradiation gamma, UV, micro-ondes ou rayons X ; un traitement mécanique, tel qu’un secouage vigoureux, ou une agitation, l’application de forces de cisaillement, une collision ; un traitement par une pression gazeuse, tel qu’un traitement par ultrasons, des changements de pression, des chutes de pression ; un traitement électrique, tel qu’une électrocution ; l’immobilisation à l’aide d’un adhésif ; l’immobilisation par inanition, telle qu’induite par une privation d’eau ou de nourriture ; l’immobilisation par suffocation ou traitement anoxique, tel que par élimination temporaire de l’oxygène de l’atmosphère ou remplacement de l’oxygène par un autre gaz.
L’homme du métier comprendra comment ces traitements peuvent entraîner l’immobilisation des individus Astigmatid ou autres acariens de la famille des Phytoseiidae et que le traitement d’immobilisation devrait être tel que les individus d’acariens restent une proie (source d’alimentation) convenable pour les individus d’acariens prédateurs.
Il est en outre dans la portée que le terme « acariens immobilisés » peut également signifier acariens morts ou non vivants.
Une référence est faite maintenant à la Figure 1 présentant photographiquement différents stades de développement de P. persimilis élevés en étant nourris de C. lactis morts ou immobilisés. La figure présente une femelle adulte (Figure 1A) et un juvénile qui vient d’éclore de l’œuf (Figure 1B). Comme on peut le voir sur cette figure, tous les stades sont caractérisés par une couleur blanchâtre pâle, typique de ce régime, par contraste à la couleur orangée normale obtenue lorsque l’on alimente P. persimilis de tétranyques, leur régime traditionnel. Autrement dit, les prédateurs de la présente invention, alimentés de C. lactis, ont pris une couleur beige-blanc au lieu de la couleur orangée typique. De plus, le bouclier dorsal du prédateur est plus foncé que la cuticule autour de lui. Cette figure démontre que P. persimilis peut se développer et se reproduire en se nourrissant d’acariens C. lactis morts ou immobilisés. Tel qu’expliqué BE2019/5584 ci-dessus, les C. lactis (Acari : Astigmata) sont sensiblement plus rentables à produire que le régime P. persimilis traditionnel, qui est le tétranyque phytophage.
Une référence est faite maintenant à la Figure 2 présentant photographiquement des P. persimilis élevés en étant nourris de C. /actis morts ou immobilisés. Comme on peut le voir, le prédateur a un aspect unique, où il devient beige-blanc au lieu de l’orangé typique (lorsqu’il est alimenté par le régime traditionnel de tétranyques) et le bouclier dorsal du prédateur est plus foncé que la cuticule autour de lui.
Il est ici reconnu que les tétranyques à deux points s’alimentent de nombreuses espèces de plantes et sont un parasite majeur des légumes, des plantes ornementales, des arbres fruitiers, du houblon, du coton, et des fraises (van de Vrie et al, 1972). À présent, il peut être supposé que la plupart des problèmes majeurs des tétranyques dans les serres impliqueront le tétranyque à deux points. La larve, la protonymphe, la deutonymphe et l’adulte s’alimentent principalement des surfaces intérieures des feuilles. Il est dans la portée de la présente invention de fournir une composition pour lutter contre les acariens parasites, en particulier les membres de la classe des Acari, de la famille des Tetranychidae tels que le tétranyque à deux points, plus particulièrement les espèces de tétranyque, spécialement les genres Tetranychus, Panonychus et diverses autres espèces d’acariens. Selon certains modes de réalisation de la présente invention, la culture est sélectionnée dans le groupe constitué des cultures produites sous serre et des cultures de plein champ. Des exemples non limitants de types de culture dans la portée de la présente invention incluent les légumes, les plantes ornementales, les arbres fruitiers, le houblon, le coton et les fraises.
Les exemples spécifiques d’acariens parasites-espèce végétale hôte dans la portée de la présente invention incluent les suivants : Acanthaceae : Acanthus mollis ; Justicia adhatoda.
Actinidiaceae : Actinidia chinensis ; Actinidia deliciosa ; espèce Actinidia. BE2019/5584 Adoxaceae : Sambucus canadensis ; Sambucus chinensis ; Sambucus edulus ; Sambucus nigra ; Sambucus sieboldiana ; espèce Sambucus ; Viburnum lantana ; Viburnum opulus ; Viburnum rhytidophyllum ; espèce Viburnum ; Viburnum tinus.
Aizoaceae : Mesembryanthemum crystallinum. Alstroemeriaceae : espèce Alstroemeria.
Amaranthaceae : espèce Alrernanthera ; Amaranthus blitum ; Amaranthus caudatus ; Amaranthus graecizans ; Amaranthus hybridus ; Amaranthus mangostanus ; Amaranthus palmeri ; Amaranthus retroflexus ; espèce Amaranthus ; Amaranthus spinosus ; Amaranthus viridis ; Atriplex canescens ; Atriplex lentiformis ; Atriplex semibaccata ; Beta vulgaris ; Celosia argentea ; Chenopodium album ; Chenopodium murale ; espèce Chenopodium ; Dysphania ambrosioides ; Haloxylon ammodendron ; Iresine herbstii ; Salsola vermiculata ; Spinacia oleracea. Amaryllidaceae : Allium ampeloprasum ; Allium cepa ; Allium fistulosum ; Allium sativum ; espèce Allium ; espèce Narcissus. Anacardiaceae : Mangifera indica ; Pistacia terebinthus ; Pistacia vera. Annonaceae : Annona muricata ; Annona reticulata ; Annona squamosa.
Apiaceae : Aegopodium podagraria ; Ammi majus ; Apium graveolens ; Apium nodiflorum ; Arracacia xanthorrhiza ; Athamanta macedonica ; Bupleurum lancifolium ; Coriandrum sativum ; Cryptotaenia canadensis ; Daucus carota ; espèce Eryngium ; Foeniculum vulgare ; Pastinaca sativa ; Petroselinum crispum ; Peucedanum japonicum ; Phellolophium madagascariense ; espèce Spananthe. Apocynaceae : Ampelamus laevis ; Apocynum cannabinum ; espèce Asclepias ; Catharanthus roseus ; espèce Mandevilla ; Matelea carolinensis ; Nerium oleander ;
espèce Plumeria ; espèce Raphionacme ; Rauvolfia serpentina ; Vinca major ; espèce BE2019/5584 Vinca. Aquifoliaceae : /lex crenata.
Araceae : Alocasia macrorrhizos ; espèce Alocasia ; espèce Anthurium ; Arum italicum ; espèce Arum ; Caladium bicolor ; espèce Caladium ; espèce Calla ; Colocasia esculenta ; espèce Colocasia ; espèce Dieffenbachia ; Epipremnum pinnatum ; espèce Philodendron ; Symplocarpus foetidus ; espèce Xanthosoma ; Zantedeschia aethiopica.
Araliaceae : espèce Aralia ; Hedera canariensis ; Hedera helix ; espèce Hedera ; Hydrocotyle umbellata ; Polyscias balfouriana ; Schefflera actinophylla ; Schefflera elegantissima ; espèce Schefflera ; Tetrapanax papyrifer.
Araucariaceae : espèce Agathis ; espèce Araucaria. Arecaceae : espèce Dypsis ; Phoenix dactylifera ; espèce Phoenix ; espèce Veitchia. Aristolochiaceae : Aristolochia clematitis.
Asparagaceae : Asparagus laricinus ; Asparagus officinalis ; Asparagus setaceus ; espèce Asparagus ; Aspidistra elatior ; Cordyline fruticosa ; espèce Cordyline ; Dracaena braunii ; Dracaena fragrans ; Dracaena goldieana ; espèce Dracaena ; Hyacinthus orientalis ; Lachenalia ensifolia ; Maianthemum racemosum ; espèce Ornithogalum ; Polygonatum odoratum ; Ruscus aculeatus ; espèce Yucca. Balsaminaceae : Impatiens balsamina ; espèce Impatiens ; Impatiens walleriana. Berberidaceae : Berberis cretica ; Berberis thunbergii ; Berberis vulgaris ; Berberis wilsoniae ; Nandina domestica. Betulaceae : Alnus incana ; Betula maximowicziana ; Betula papyrifera ; Betula pendula ; espèce Carpinus ; Corylus avellana.
Bignoniaceae : Campsis radicans ; Pyrostegia venusta ; Tecoma capensis ; Tecoma BE2019/5584 stans. Boraginaceae : Borago officinalis ; Cynoglossum columnae ; Heliotropium arborescens ; Heliotropium eichwaldii ; Heliotropium europaeum ; Nama hispidum ; Omphalodes verna. Brassicaceae : Aethionema saxatile ; Brassica juncea ; Brassica napus ; Brassica oleracea ; Brassica rapa ; espèce Brassica ; Capsella bursa-pastoris ; Diplotaxis erucoides ; Diplotaxis viminea ; Eruca vesicaria ; Erysimum graecum ; espèce Erysimum ; Erysimum x cheiri ; Hirschfeldia incana ; Lepidium didymum ; espèce Malcolmia ; Matthiola fruticulosa ; Matthiola incana ; Matthiola odoratissima ; espèce Nasturtium ; Raphanus raphanistrum ; espèce Raphanus ; Rapistrum rugosum ; Rorippa indica ; Sinapis arvensis ; Zilla spinosa.
Bromeliaceae : espèce Tillandsia. Buxaceae : Buxus sempervirens.
Calophyllaceae : Mammea Americana. Campanulaceae : Campanula erinus ; espèce Lobelia ; Platycodon grandiflorus. Cannabaceae : Cannabis sativa ; Celtis australis ; Celtis occidentalis ; Humulus lupulus ; Humulus scandens ; Trema micrantha. Cannaceae : Canna indica. Capparaceae : Capparis nummularia.
Caprifoliaceae : Cephalaria gigantea ; espèce Diervilla ; Leycesteria formosa ; Lonicera etrusca ; Lonicera nigra ; Lonicera periclymenum ; espèce Lonicera ; Lonicera tatarica ; Lonicera xylosteum ; Pterocephalus plumosus ; Scabiosa sicula ;
Symphoria racemosa ; Symphoricarpos albus ; Symphoricarpos orbiculatus ; Weigela BE2019/5584 hortensis. Caricaceae : Carica papaya.
Caryophyllaceae : Dianthus armeria ; Dianthus barbatus ; Dianthus caryophyllus ; Dianthus chinensis ; espèce Dianthus ; Dianthus tenuiflorus ; Drymaria cordata ; Gypsophila paniculata ; Myosoton aquaticum ; Silene chalcedonica ; Silene vulgaris ; Stellaria media.
Celastraceae : Celastrus orbiculatus ; Celastrus scandens ; Euonymus europaeus ; Euonymus japonicus ; espèce Euonymus.
Cistaceae : Helianthemum salicifolium.
Cleomaceae : espèce Cleome ; Cleome viscosa.
Clethraceae : Clethra arborea.
Combretaceae : Terminalia catappa.
Commelinaceae : Commelina benghalensis ; Commelina communis ; Commelina diffusa. Compositae : Acanthospermum hispidum ; Achillea filipendulina ; Achillea fraasii ; Ageratum conyzoides ; Ageratum houstonianum ; Ambrosia trifida ; Anthemis chia ; Arctium lappa ; Arctium minus ; Arctotheca calendula ; espèce Arctotis ; Artemisia dracunculus ; Bellis annua ; Bidens bipinnata ; Bidens biternata ; Bidens pilosa ; espèce Bidens ; espèce Boltonia ; espèce Brachyscome ; Calendula arvensis ; Calendula officinalis ; espèce Calendula ; Callistephus chinensis ; Carduus crispus ; Carthamus tinctorius ; Centaurea cyanus ; Centaurea hyalolepis ; Centaurea iberica ; Centaurea imperialis ; Centaurea montana ; Chaenactis stevioides ; Chrysanthemum coronarium ; Chrysanthemum indicum ; Chrysanthemum morifolium ; Chrysanthemum segetum ; espèce Chrysanthemum ; Chrysothamnus viscidiflorus ; Cichorium endivia ; Cichorium intybus ; Cichorium pumilum ; Cichorium spinosum ; Conyza bonariensis ; Conyza canadensis ; espèce Conyza ; Cosmos bipinnatus ; espèce Cosmos ; Crassocephalum BE2019/5584 crepidioides ; Crepis neglecta ; Crepis rubra ; Cynara cardunculus ; espèce Cynara ; Dahlia coccinea ; espèce Dahlia ; Dahlia variabilis ; Elephantopus mollis ; Erigeron annuus ; espèce Erigeron ; espèce Euryops ; Euthamia graminifolia ; Galinsoga caracasana ; Galinsoga ciliata ; Galinsoga parviflora ; Gerbera jamesonii ; espèce Gerbera ; Helianthella quinquenervis ; Helianthus annuus ; Helichrysum luteoalbum ; Helichrysum tenax ; Helichrysum thianschanicum ; espèce Heliopsis ; Helminthotheca echioides ; Lactuca saligna ; Lactuca sativa ; Lactuca serriola ; Lapsana communis ; Leontodon autumnalis ; Leucanthemum vulgare ; Melampodium perfoliatum ; Melanthera aspera ; Mikania micrantha ; Montanoa bipinnatifida ; Notobasis syriaca ; espèce Osteospermum ; espèce Parthenium ; Pentzia globosa ; Picris pauciflora ; Picris sprengeriana ; Pseudognaphalium obtusifolium ; Rudbeckia amplexicaulis ; espèce Rudbeckia ; Schkuhria pinnata ; Scolymus maculatus ; espèce Scorzonera ; Senecio lividus ; espèce Senecio ; Senecio vulgaris ; Solidago gigantea ; Sonchus arvensis ; Sonchus asper ; Sonchus oleraceus ; espèce Sonchus ; Tagetes erecta ; Tagetes microglossa ; Tagetes minuta ; Tagetes patula ; espèce Tagetes ; Taraxacum officinale ; Tithonia rotundifolia ; Tragopogon dubius ; Tragopogon pratensis ; Tridax procumbens ; Urospermum dalechampii ; espèce Vernonia ; Xanthium strumarium ; Zinnia elegans ; espèce Zinnia.
Convolvulaceae : Calystegia hederacea ; Calystegia sepium ; espèce Convolvulaceae ; Convolvulus arvensis ; Convolvulus hirsutus ; Convolvulus scammonia ; Convolvulus siculus ; espèce Convolvulus ; Convolvulus tricolor ; Dinetus racemosus ; Ipomoea aquatica ; Ipomoea arachnosperma ; Ipomoea batatas ; Ipomoea biflora ; Ipomoea cairica ; Ipomoea hochstetteri ; Ipomoea indica ; Ipomoea lacunosa ; Ipomoea lobata ; Ipomoea nil ; Ipomoea purpurea ; espèce Ipomoea ; Ipomoea tricolor ; Ipomoea triloba. Cornaceae : Cornus alba ; Cornus canadensis ; Cornus nuttallii ; espèce Cornus.
Cucurbitaceae : Benincasa hispida ; Bryonia alba ; Citrullus colocynthis ; Citrullus lanatus ; Cucumis melo ; Cucumis sativus ; espèce Cucumis ; Cucurbita ficifolia ; Cucurbita maxima ; Cucurbita moschata ; Cucurbita pepo ; espèce Cucurbita ; espèce Cucurbitaceae ; Diplocyclos palmatus ; Ecballium elaterium ; Lagenaria siceraria ;
Luffa acutangula ; Luffa cylindrica ; Momordica charantia ; Praecitrullus fistulosus ; BE2019/5584 Sechium edule. Cupressaceae : Chamaecyparis thyoides ; espèce Cupressus ; Juniperus arizonica ; Juniperus virginiana ; Platycladus orientalis. Cyperaceae : Cyperus esculentus ; Cyperus rotundus ; Cyperus schimperianus. Dipterocarpaceae : Shorea robusta.
Ebenaceae : Diospyros kaki ; Diospyros scabrida.
Elaeagnaceae : Elaeagnus angustifolia ; Elaeagnus umbellata.
Equisetaceae : Equisetum palustre.
Ericaceae : Azalea nudiflora ; espèce Azalea ; espèce Rhododendron ; espèce Siphonandra.
Euphorbiaceae : Acalypha australis ; Acalypha havanensis ; espèce Acalypha ; Acalypha wilkesiana ; espèce Codiaeum ; Codiaeum variegatum ; Croton niveus ; espèce Croton ; Euphorbia amygdaloides ; Euphorbia burmanni ; Euphorbia helenae ; Euphorbia helioscopia ; Euphorbia hirta ; Euphorbia hypericifolia ; Euphorbia parviflora ; Euphorbia pulcherrima ; espèce Euphorbia ; Hevea brasiliensis ; Hura crepitans ; Jatropha gossypiifolia ; Jatropha hastata ; Jatropha multifida ; espèce Jatropha ; Manihot esculenta ; espèce Manihot ; Mercurialis annua ; espèce Mercurialis ; Ricinus communis.
Fagaceae : Quercus alba ; Quercus robur ; espèce Quercus.
Garryaceae : Aucuba japonica.
Gentianaceae : Eustoma grandiflorum ; espèce Gentiana.
Geraniaceae : Erodium alnifolium ; Geranium carolinianum ; Geranium dissectum ; BE2019/5584 Geranium lucidum ; Geranium molle ; Geranium rotundifolium ; espèce Geranium ; Pelargonium inquinans ; espèce Pelargonium. Gesneriaceae : Saintpaulia ionantha.
Goodeniaceae : espèce Goodenia ; espèce Scaevola. Grossulariaceae : Ribes americanum ; Ribes nigrum ; Ribes rubrum.
Heliconiaceae : Heliconia bihai ; Heliconia latispatha. Hydrangeaceae : espèce Deutzia ; Hydrangea macrophylla ; Hydrangea paniculata ; espèce Hydrangea ; Philadelphus coronarius ; Philadelphus sericanthus.
Iridaceae : Crocosmia x crocosmiiflora ; Gladiolus hortulanus ; Gladiolus italicus ; espèce Gladiolus ; Iris sanguinea ; Iris x germanica ; Ixia flexuosa. Juglandaceae : Carya illinoinensis ; Juglans regia ; espèce Juglans.
Lamiaceae : espèce Ajuga ; Ballota africana ; Clerodendrum chinense ; Clerodendrum thomsoniae ; Galeopsis speciosa ; Galeopsis tetrahit ; Glechoma hederacea ; espèce Glechoma ; Holmskioldia sanguinea ; espèce Holmskioldia ; Lamium album ; Lamium amplexicaule ; Lamium purpureum ; espèce Lamium ; espèce Lavandula ; Leonotis ocymifolia ; Leucas martinicensis ; Marrubium vulgare ; Melissa officinalis ; Mentha arvensis ; espèce Mentha ; Mentha spicata ; Mentha x piperita ; Moluccella laevis ; Monarda fistulosa ; Nepeta cataria ; Ocimum basilicum ; Ocimum tenuiflorum ; Perilla frutescens ; Rosmarinus officinalis ; Salvia argentea ; Salvia officinalis ; Salvia pratensis ; espèce Salvia ; Salvia splendens ; Salvia verticillata ; Salvia viridis ; Stachys arvensis ; Vitex negundo. Lauraceae : espèce Cassytha ; Endlicheria paniculata ; Laurus nobilis ; Persea americana.
Leguminosae : Acacia grœufii ; Acacia horrida ; Acacia huarango ; Acacia karroo ; BE2019/5584 Acacia robusta ; espèce Acacia ; Alysicarpus longifolius ; Amphicarpaea bracteata ; Anthyllis vulneraria ; Arachis hypogaea ; espèce Arachis ; Astragalus sinicus ; Bauhinia forficata ; Bauhinia monandra ; espèce Bauhinia ; Bauhinia variegata ; Bituminaria bituminosa ; Canavalia ensiformis ; Caragana arborescens ; Cassia artemisioides ; Ceratonia siliqua ; Cercis siliquastrum ; Cicer arietinum ; espèce Clianthus ; Clitoria ternatea ; Coronilla valentina ; Crotalaria juncea ; Crotalaria micans ; espèce Crotalaria ; Dalbergia sissoo ; Dalea mollis ; Desmodium khasianum ; espèce Dolichos ; Erythrina corallodendron ; Ervthrina poeppigiana ; espèce Erythrina ; espèce Genista ; espèce Gleditsia ; Glycine max ; Indigofera arrecta ; Indigofera holubii ; Indigofera tinctoria ; espèce Inga ; Kennedia coccinea ; Lablab purpureus ; Laburnum anagyroides ; espèce Laburnum ; Lathyrus cicera ; Lathyrus odoratus ; Lathyrus sativus ; Lens culinaris ; Lespedeza maximowiczii ; Lotus corniculatus ; Lupinus arboreus ; Lupinus argenteus ; Lupinus sativus ; Macroptilium atropurpureum ; Macroptilium lathyroides ; Medicago arabica ; Medicago arborea ; Medicago lupulina ; Medicago orbicularis ; Medicago polymorpha ; Medicago sativa ; espèce Medicago ; Melilotus albus ; Melilotus indicus ; espèce Melilotus ; Mucuna membranacea ; Mucuna pruriens ; Neonotonia wightii ; Neorautanenia mitis ; Onobrychis viciifolia ; espèce Ornithopus ; Phaseolus acutifolius ; Phaseolus coccineus ; Phaseolus lunatus ; espèce Phaseolus ; Phaseolus vulgaris ; Pisum sativum ; Psophocarpus tetragonolobus ; Pueraria montana ; Pueraria phaseoloides ; Rhynchosia capitata ; Rhynchosia caribaea ; Robinia hispida ; Robinia pseudoacacia ; Sesbania cannabina ; Sesbania herbacea ; Spartium junceum ; Styphnolobium japonicum ; Teramnus uncinatus ; Tipuana tipu ; Trifolium alexandrinum ; Trifolium aureum; Trifolium dasyurum ; Trifolium dubium ; Trifolium glomeratum ; Trifolium hybrideum ; Trifolium incarnatum ; Trifolium pratense ; Trifolium purpureum ; Trifolium repens ; espèce Trifolium ; Trifolium spumosum ; Vicia angustifolia ; Vicia Jaba ; Vicia pulchella ; Vicia sativa ; espèce Vicia ; Vicia villosa ; Vigna aconitifolia ; Vigna angularis ; Vigna mungo ; Vigna radiata ; espèce Vigna ; Vigna unguiculata ; Wisteria floribunda ; Wisteria polystachya ; Wisteria sinensis.
Liliaceae : espèce Lilium. Linaceae : Reinwardtia tetragyna.
Lythraceae : espèce Cuphea ; Lagerstroemia speciosa ; Punica granatum. Magnoliaceae : Magnolia liliiflora ; espèce Magnolia ; Magnolia stellata.
Malvaceae : Abelmoschus esculentus ; Abutilon pictum ; Abutilon reflexum ; espèce Abutilon ; Abutilon theophrasti ; Abutilon tubulosum ; Alcea rosea ; Althaea nudiflora ; Bytineria australis ; Ceiba pentandra ; Corchorus capsularis ; Corchorus olitorius ; Gossypium barbadense ; Gossypium herbaceum ; Gossypium hirsutum ; espèce Gossypium ; Grewia asiatica ; Grewia biloba ; Helicteres guazumifolia ; Hibiscus lunartifolius ; Hibiscus mutabilis ; Hibiscus rosa-sinensis ; espèce Hibiscus ; Hibiscus syriacus ; Hibiscus trionum ; Malva aegyptia ; Malva moschata ; Malva neglecta ; Malva nicaeensis ; Malva parviflora ; espèce Malva ; Malva sylvestris ; Malva trimestris ; Malvella leprosa ; Sida rhombifolia ; espèce Sida ; Sterculia murex ; Tilia americana ; Tilia cordata ; Tilia platyphyllos ; Tilia rubra ; espèce Tilia ; Tilia tomentosa ; Tilia x euchlora ; Triumfetta semitriloba ; Waltheria indica. Marantaceae : espèce Calathea ; espèce Maranta. Meliaceae : Azadirachta indica ; Melia azedarach ; Toona ciliata. Menispermaceae : Tinospora fragosa. Moraceae : Artocarpus altilis ; Ficus carica ; Ficus elastica ; Ficus religiosa ; espèce Ficus ; Morus alba ; Morus nigra ; Morus rubra ; espèce Morus. Moringaceae : Moringa oleifera. Musaceae : Musa acuminata ; Musa basjoo ; espèce Musa ; Musa x paradisiaca.
Myrtaceae : Eucalyptus grandis ; Psidium cattleianum ; Psidium guajava ; Syzygium cumini. Nothofagaceae : Nothofagus alpina.
Nyctaginaceae : Bougainvillea spectabilis. Olacaceae : Ximenia americana.
Oleaceae : Forsythia koreana ; Forsythia suspensa ; Forsythia x intermedia ; Fraxinus angustifolia ; Fraxinus excelsior ; Fraxinus ornus ; espèce Fraxinus ; Jasminum humile ; Jasminum nudiflorum ; Jasminum officinale ; Jasminum sambac ; espèce Jasminum ; Ligustrum lucidum ; Ligustrum vulgare ; Olea europaea ; Osmanthus fragrans ; Syringa oblata ; Syringa vulgaris. Onagraceae : Chylismia claviformis ; Epilobium angustifolium ; Fuchsia magellanica ; espèce Fuchsia ; Fuchsia x hybrida ; espèce Gaura ; Oenothera biennis ; Oenothera laciniata ; espèce Oenothera ; Oenothera tetraptera.
Orchidaceae : espèce Catasetum ; espèce Cymbidium ; espèce Orchidaceae ; Papilionanthe teres. Oxalidaceae : Oxalis corniculata ; Oxalis debilis ; Oxalis europaea ; Oxalis floribunda ; espèce Oxdlis. Papaveraceae : Argemone mexicana ; Bocconia frutescens ; Chelidonium majus ; espèce Chelidonium ; espèce Dicentra ; espèce Eschscholzia ; Fumaria officinalis ; Papaver aculeatum ; Papaver nudicaule ; Papaver orientale ; Papaver rhoeas ; Papaver somniferum. Passifloraceae : Passiflora caerulea ; Passiflora edulis ; Passiflora foetida ; Passiflora mollissima ; espèce Passiflora.
Paulowniaceae : Paulownia fortunei. Pedaliaceae : Sesamum indicum. Phyllanthaceae : Phyllanthus amarus ; espèce Phyllanthus.
Phytolaccaceae : Petiveria alliacea ; Phytolacca americana ; Phytolacca dioica ; Phytolacca esculenta ; Phytolacca icosandra. Pinaceae : Pinus sylvestris ; Tsuga canadensis. Pittosporaceae : Pittosporum tobira. Plantaginaceae : espèce Angelonia ; Antirrhinum majus ; Digitalis purpurea ; Hippuris vulgaris ; Linaria genistifolia ; Mecardonia procumbens ; Plantago asiatica ; Plantago lanceolata ; Plantago major ; espèce Plantago ; Veronica persica ; espèce Veronica ; Veronica teucrium.
Platanaceae : Platanus orientalis ; espèce Platanus.
Plumbaginaceae : Limoniastru guyonianum ; Limonium sinuatum ; Plumbago auriculata ; espèce Plumbago.
Poaceae : espèce Aegilops ; Agropyron desertorum ; espèce Aira ; Avena fatua ; Avena sativa ; espèce Avena ; Avena sterilis ; espèce Bambusa ; Bromus catharticus ; espèce Bromus ; Chondrosum barbatum ; Cynodon dactylon ; Dactyloctenium aegyptium ; Digitaria argillacea ; Digitaria ciliaris ; Digitaria diversinervis ; Digitaria sanguinalis ; Eleusine coracana ; Elymus hispidus ; Elymus repens ; espèce Eragrostis ; Festuca arundinacea ; espèce Festuca ; Helictotrichon pratense ; espèce Hordeum ; Lolium multiflorum ; espèce Lolium ; Ophiuros exaltatus ; Oryza glaberrima ; Oryza sativa ; Panicum miliaceum ; espèce Panicum ; Paspalum dilatatum ; Pennisetum clandestinum ; Pennisetum purpureum ; Phleum pratense ; Poa annua ; Poa pratensis ; Poa trivialis ; espèce Poaceae ; Rottboellia cochinchinensis ; Saccharum officinarum ; Setaria pumila ; Setaria viridis ; Sitanion hystrix ; Sorghum bicolor ; Sorghum halepense ; espèce Sorghum ; Stenotaphrum secundatum ; espèce Triticum ; Zea mays ; espèce Zeugites.
Polemoniaceae : Phlox carolina ; Phlox paniculata ; espèce Phlox.
Polygonaceae : Emex australis ; Fallopia baldschuanica ; Fallopia convolvulus ; BE2019/5584 Persicaria hydropiper ; Persicaria longiseta ; Persicaria maculosa ; Persicaria pensylvanica ; Polygonum argyrocoleon ; Polygonum aviculare ; Rumex acetosa ; Rumex acetosella ; Rumex crispus ; Rumex japonicus ; Rumex obtusifolius ; espèce Rumex. Pontederiaceae : Eichhornia crassipes. Portulacaceae : Portulaca oleracea.
Primulaceae : Cyclamen graecum ; Cyclamen hederifolium ; Cyclamen persicum ; espèce Cyclamen ; Primula denticulata ; Primula polyantha ; espèce Primula ; Primula veris.
Ranunculaceae : Adonis aestivalis ; Anemone coronaria ; Anemone hortensis ; espèce Aquilegia ; Clematis paniculata ; espèce Clematis ; espèce Delphinium ; espèce Helleborus ; Ranunculus asiaticus ; Thalictrum fendleri.
Resedaceae : Reseda odorata.
Rhamnaceae : Frangula dodonei ; Helinus integrifolius ; Rhamnus alpina ; Rhamnus imeretina ; Ziziphus jujuba ; Ziziphus spina-christi.
Rosaceae : Alchemilla vulgaris ; Armeniaca mume ; Cerasus lusitanica ; Cerasus serrula ; Cerasus vulgaris ; Chaenomeles japonica ; Chaenomeles sinensis ; Cotoneaster horizontalis ; Cotoneaster microphyllus ; Cotoneaster tomentosa ; Crataegus laevigata ; Crataegus monogyna ; Crataegus sanguinea ; Cydonia oblonga ; Eriobotrya japonica ; Filipendula ulmaria ; Fragaria moschata ; Fragaria vesca ; Fragaria virginiana ; Fragaria x ananassa ; Geum rivale ; Malus domestica ; Malus floribunda ; Malus pumila ; espèce Malus ; Marcetella maderensis ; Padus avium ; Potentilla fragarioides ; Potentilla fruticosa ; Potentilla norvegica ; Potentilla tanacetifolia ; Prunus amygdalus ; Prunus armeniaca ; Prunus avium ; Prunus cerasifera ; Prunus cerasoides ; Prunus cerasus ; Prunus domestica ; Prunus insititia ; Prunus lusitanica ; Prunus persica ; Prunus salicina ; Prunus serotina ; espèce Prunus ;
Prunus spinosa ; Pyracantha coccinea ; Pyracantha koidzumii ; espèce Pyracantha ; BE2019/5584 Pyrus communis ; Pyrus pyrifolia ; espèce Pyrus ; Rosa canina ; Rosa cymosa ; Rosa hybrida ; Rosa multiflora ; Rosa odorata ; Rosa rugosa ; espèce Rosa ; Rosa x alba ; Rosa x centifolia ; Rosa x damascena ; Rosa x rugosa ; Rubus buergeri ; Rubus chaerophyllus ; Rubus chingii ; Rubus fruticosus ; Rubus idaeus ; Rubus Hoydianus ; Rubus occidentalis ; espèce Rubus ; Rubus ulmifolius ; Sorbus aucuparia ; espèce Sorbus ; Spiraea japonica. Rubiaceae : Coffea arabica ; espèce Coffea ; Galium aparine ; Galium stellatum ; Gardenia jasminoides ; espèce Gardenia. Rutaceae : Choisya ternata ; Citrus aurantiifolia ; Citrus aurantium ; Citrus clementina ; Citrus limon ; Citrus maxima ; Citrus medica ; Citrus paradisi ; Citrus reticulata ; Citrus sinensis ; espèce Citrus ; Citrus trifoliata ; Ruta graveolens ; Zanthoxylum rhoifolium. Salicaceae : Dovyalis caffra ; Populus alba ; Populus nigra ; espèce Populus ; Populus tremula ; Populus x canadensis ; Salix aegyptiaca ; Salix alba ; Salix babylonica ; Salix caprea ; Salix chaenomeloides ; Salix dephnoides ; Salix fragilis ; espèce Salix ; Salix viminalis. Sapindaceae : Acer campestre ; Acer negundo ; Acer platanoides ; Acer pseudoplatanus ; Acer rubrum ; Acer saccharum ; espèce Acer ; Aesculus glabra ; Dodonaea viscosa ; Koelreuteria paniculata ; Litchi sinensis ; espèce Sapindus.
Saxifragaceae : Rodgersia podophylla. Scrophulariaceae : Buddleja davidii ; Buddleja madagascariensis ; espèce Diascia ; espèce Myoporum ; espèce Nemesia ; Verbascum blattaria.
Simaroubaceae : Ailanthus altissima. Solanaceae : Acnistus arborescens ; Brugmansia arborea ; Brugmansia suaveolens ; Brugmansia x candida ; espèce Calibrachoa ; Capsicum annuum ; espèce Capsicum ;
Cestrum cyaneum ; Cestrum elegans ; Cestrum strigillatum ; espèce Cyphomandra ; BE2019/5584 Datura metel ; espèce Datura ; Datura stramonium ; Lycium chinense ; Nicandra physalodes ; Nicotiana glauca ; espèce Nicotiana ; Nicotiana tabacum ; espèce Petunia ; Petunia x hybrid ; Physalis acutifolia ; Physalis alkekengi ; Physalis angulata ; Physalis lagascae ; Physalis peruviana ; Salpichroa origanifolia ; Solanum aethiopicum ; Solanum americanum ; Solanum capsicoides ; Solanum carolinense ; Solanum delagoense ; Solanum elaeagnifolium ; Solanum grandiflorum ; Solanum laciniatum ; Solanum lycopersicum ; Solanum macrocarpon ; Solanum mammosum ; Solanum melongena ; Solanum muricatum ; Solanum nigrum ; Solanum panduraeforme ; Solanum quitoense ; espèce Solanum ; Solanum tuberosum ; Withania somnifera. Strelitziaceae : Strelitzia reginae.
Theaceae : Camellia japonica ; Camellia sinensis ; espèce Camellia. Thymelaeaceae : Dais cotinifolia. Tropaeolaceae : Tropaeolum majus ; espèce Tropaeolum.
Ulmaceae : Ulmus americana ; Ulmus glabra ; Ulmus laevis ; Ulmus pumila ; Ulmus rubra ; espèce Ulmus. Urticaceae : Boehmeria nivea ; Laportea aestuans ; Parietaria judaica ; Parietaria officinalis ; Pipturus albidus ; Urtica dioica ; espèce Urtica ; Urtica urens. Verbenaceae : Aloysia citriodora ; Duranta erecta ; Glandularia phlogiflora ; Lantana camara ; Lippia alba ; Verbena bracteata ; Verbena brasiliensis ; Verbena hybrida ; Verbena officinalis ; espèce Verbena.
Violaceae : Viola odorata ; espèce Viola ; Viola tricolor ; Viola x wittrockiana. Vitaceae : espèce Ampelopsis ; Parthenocissus quinquefolia ; Parthenocissus tricuspidata ; espèce Vitis ; Vitis vinifera.
Xanthorrhoeaceae : Hemerocallis fulva ; Hemerocallis minor. Zingiberaceae : Curcuma longa ; Zingiber mioga.
Zygophyllaceae : Tribulus terrestris. Le terme « agent réduisant les champignons » ou « agent réduisant les champignons » fait ci-après référence à des agents chimiques réduisant les champignons tels qu’un fongicide naturel ou synthétique, ou à un agent biologique réduisant les champignons tel qu’une population d’une espèce d’acarien produisant des exsudats antifongiques, ou une population d’acariens mycophages, en particulier sélectionnés parmi les Astigmata, par exemple des populations d’individus Carpoglyphus lactis ou Lepidoglyphus destructor vivants. De telles populations d’acariens réduisant les champignons sont divulguées dans le document WO2013/103294. Il est dans la portée de la présente invention que la composition d’élevage telle que définie dans l’un quelconque des paragraphes ci-dessus est dépourvue ou exempte d’un agent réduisant les champignons. Les acariens Phytoseiulus revendiqués de la présente invention sont capables d’achever leur cycle de vie et de se reproduire pendant au moins 2 générations lorsqu’ils sont élevés en étant nourris d'individus Astigmata immobilisés incluant des acariens à tout stade de développement et/ou des œufs. Il est noté que les stades de développement des acariens Astigmata non viables sont incapables de produire ou de sécréter un agent réduisant les champignons. Une référence est faite maintenant aux Figures 11 à 17 présentant des combinaisons d’éléments particulièrement envisagés pour les modes de réalisation des différents aspects de l’invention. Les numéros indiqués fournissent un numéro de référence pour une combinaison particulière d’éléments. La Figure 11 présente des combinaisons du pourcentage de femelles capables de se reproduire en se nourrissant de la proie arthropode non tétranyque (P) combiné aux valeurs du taux d’oviposition journalier (O) telles que particulièrement envisagées pour une utilisation dans les différents aspects de la présente invention. Les numéros BE2019/5584 indiqués (PO1-PO638) fournissent un numéro de référence pour une combinaison particulière de valeurs (P) et (O) qui correspondent aux valeurs à l’intersection des valeurs (P) et (O), où le numéro de référence est positionné. Lorsqu’ un numéro de reference est positionné à 1’ intersection d’une valeur (P) et (O), la combinaison des valeurs (P) et (O) est ainsi envisagée pour une utilisation conforme aux divers aspects de l’invention. Sur la Figure 12, de même que la Figure 11, des combinaisons du pourcentage de femelles capables de se reproduire en se nourrissant de la proie arthropode non tétranyque (P) sont combinées aux valeurs du pourcentage de survie des juvéniles (J) telles que particulièrement envisagées pour une utilisation dans les différents aspects de la présente invention sont présentées. Les numéros indiqués (PJ1-PJ352) fournissent un numéro de référence pour une combinaison particulière de valeurs (P) et (J) qui correspondent aux valeurs à l’intersection des valeurs (P) et (J) où le numéro de référence est positionné. Lorsqu’un numéro de référence est positionné à l’intersection d’une valeur (P) et (J), la combinaison de valeurs (P) et (J) est ainsi envisagée pour une utilisation conforme aux divers aspects de l’invention. Sur la figure, le terme « non limitant » signifie que dans le mode de réalisation indiqué, le pourcentage de femelles capables de se reproduire en se nourrissant de la proie arthropode non tétranyque, n’est pas un élément limitant. Ainsi cet élément peut avoir toute valeur et ainsi n’a pas besoin d’être spécifié ou (explicitement) mentionné. Sur la figure, « sens. tot. » signifie sensiblement la totalité.
Sur la Figure 13, de même que la Figure 11, des combinaisons du pourcentage de femelles capables de se reproduire en se nourrissant de la proie arthropode non tétranyque (P) sont combinées aux valeurs du pourcentage de survie des femelles (F) telles que particulièrement envisagées pour une utilisation dans les différents aspects de la présente invention. Les numéros indiqués (PF1-PF330) fournissent un numéro de référence pour une combinaison particulière de valeurs (P) et (F) qui correspondent aux valeurs à l’intersection des valeurs (P) et (F) où le numéro de référence est positionné. Lorsqu’un numéro de référence est positionné à l’intersection d’une valeur (P) et (F), la combinaison de valeurs (P) et (F) est ainsi envisagée pour une utilisation conforme aux divers aspects de l’invention. Sur la figure, « non limitant » signifie que dans les modes de réalisation indiqués, le pourcentage de femelles capables de se reproduire en se BE2019/5584 nourrissant de la proie arthropode non tétranyque n’est pas un élément limitant.
Ainsi cet élément peut avoir toute valeur et ainsi n’a pas besoin d’être spécifié ou (explicitement) mentionné.
Sur la figure, « sens. tot. » signifie sensiblement la totalité.
Sur la Figure 14, de même que la Figure 11, des combinaisons du pourcentage de femelles capables de se reproduire en se nourrissant de la proie arthropode non tétranyque (P) combiné aux valeurs du lambda du taux de reproduction journalier (R) telles que particulièrement envisagées pour une utilisation dans les différents aspects de la présente invention sont présentées.
Les numéros indiqués (PR1-PR198) fournissent un numéro de référence pour une combinaison particulière de valeurs (P) et (R) qui correspondent aux valeurs à l’intersection des valeurs (P) et (R) où le numéro de référence est positionné.
Lorsqu’un numéro de référence est positionné à l’intersection d’une valeur (P) et (R), la combinaison de valeurs (P) et (R) est ainsi envisagée pour une utilisation conforme aux divers aspects de l’invention.
Sur la figure, « non limitant » signifie que dans les modes de réalisation indiqués, le pourcentage de femelles capables de se reproduire en se nourrissant de la proie arthropode non tétranyque n’est pas un élément limitant.
Ainsi cet élément peut avoir toute valeur et ainsi n’a pas besoin d’être spécifié ou (explicitement) mentionné.
Sur la figure, « sens. tot. » signifie sensiblement la totalité.
Sur la Figure 15, des combinaisons des espèces Phytoseiulus avec des (groupes de) acariens Astigmatid spécifiquement envisagées pour une utilisation dans les modes de réalisation des différents aspects de la présente invention, sont présentées.
Les numéros indiqués (PA1-PA270) fournissent un numéro de référence pour une combinaison particulière d’une espèce Phytoseiulus et de (groupes de) acariens Astigmatid où le numéro de référence est à l’intersection.
Lorsque sur la figure un numéro de référence est présenté, la combinaison particulière est envisagée pour les modes de réalisation des différents aspects de l’invention.
Les numéros de référence présentés en gras font référence à une combinaison préférée.
Les numéros de référence présentés en gras et soulignés font référence à une combinaison davantage préférée.
La Figure 16 présente des combinaisons supplémentaires des combinaisons des espèces BE2019/5584 Phytoseiulus x (groupes de) acariens Astigmatid (indiqués par les numéros de référence PA1-PA270 de la Figure 15) avec le pourcentage de femelles capables de se reproduire en se nourrissant de la proie arthropode non tétranyque (P) x valeurs du pourcentage de survie des femelles (F) (indiquées par les numéros de référence PF1-PF330 Figure 13). Où « X » est présenté, la combinaison spécifique est envisagée ou appliquée dans les modes de réalisation des divers aspects de la présente invention. La Figure 17 présente des combinaisons supplémentaires des combinaisons des espèces Phytoseiulus x (groupes de) acariens Astigmatid (indiqués par les numéros de référence PA1-PA270 de la Figure 15) avec le pourcentage de femelles capables de se reproduire en se nourrissant de la proie arthropode non tétranyque (P) x valeurs de taux d’oviposition (indiquées par les numéros de référence PO1-PO638 de la Figure 13). Où « X » est présenté, la combinaison spécifique est envisagée ou appliquée dans les modes de réalisation des divers aspects de la présente invention.
Les modes de réalisation suivants des différents aspects de l’invention sont particulièrement envisagés.
1. Population d’acariens prédateurs comprenant des individus prédateurs Phytoseiulus, dans laquelle au moins 10 % des individus femelles de la population sont capables de se reproduire en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée, en particulier d’une proie Carpoglyphus, présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés.
2. Population d’acariens prédateurs selon le mode de réalisation 1, dans laquelle au moins 15 %, au moins 20 %, au moins 25 %, au moins 30 %, au moins 35 %, au moins 40 %, au moins 45 %, au moins 50 %, au moins 55 %, au moins 60 %, au moins 65 %, au moins 70 %, au moins 75 %, au moins 80 %, au moins 85 %, au moins 90 %, au moins 95 % ou au moins 99 % des individus femelles de la population sont capables de se reproduire en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, BE2019/5584 de préférence d’une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés.
3. Population d’acariens prédateurs selon l’un quelconque des modes de réalisation 1 à 2, dans laquelle les au moins 10 % des individus femelles de la population sont capables d’oviposition en se nourrissant de la proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés.
4. Population d’acariens prédateurs selon l’un quelconque des modes de réalisation 1 à 3, dans laquelle la population a un taux d’oviposition journalier d’au moins 0,50, tel que > 0,60, > 0,65, > 0,70, > 0,75, > 0,80, > 0,90, > 0,95, > 1,00, > 1,05, > 1,10, > 1,15, >1,20,> 1,25, > 1,30, > 1,35, > 1,40, > 1,45, > 1,50, > 1,55, = 1,60, > 1,65, = 1,70, > 1,75, > 1,80, > 1,85, > 1,90, > 1,95 ou au moins 2,00 œufs/jour/femelle en se nourrissant de la proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés.
5. Population d’acariens prédateurs selon l’un quelconque des modes de réalisation 1 à 4, dans laquelle la population a un taux d’oviposition journalier d’au moins 0,55, tel que > 0,60, > 0,65, > 0,70, > 0,75, > 0,80, > 0,90, > 0,95, > 1,00, > 1,05, > 1,10, > 1,15, > 1,20, > 1,25, > 1,30, > 1,35, > 1,40, > 1,45, > 1,50, > 1,55, > 1,60, = 1,65, = 1,70, > 1,75, > 1,80, > 1,85, > 1,90, > 1,95 ou > 2,00 œufs/jour/femelle, lorsque l’on utilise la proie arthropode non tétranyque en tant que seule source d’alimentation.
6. Population d’acariens prédateurs selon l’un quelconque des modes de réalisation 1 à 5, dans laquelle les au moins 10 % des individus femelles sont capables d’achever un cycle ontogénétique complet, lorsque l’on utilise la proie arthropode non tétranyque en tant que seule source d’alimentation.
7. Population d’acariens prédateurs selon l’un quelconque des modes de réalisation 1 à 6, dans laquelle la population est caractérisée par un taux de survie des juvéniles et/ou des femelles d’au moins 40 %, de préférence d’au moins 45 %, 50 %, 60 %, 65 %, 70 %, BE2019/5584 75 %, 80 %, 85 %, 90 % ou d’au moins 95 % en se nourrissant de la proie non tétranyque.
8. Population d’acariens prédateurs selon l’un quelconque des modes de réalisation 1 à 7, dans laquelle les au moins 10 % des individus femelles de la population sont caractérisés par une capacité de produire des descendants femelles dans un certain nombre de générations suivantes, dans laquelle le nombre de générations suivantes est d’au moins 1, telle que d’au moins 2, telle que d’au moins 3, 4, 5, 6, 7, 8,9 ou 10 générations.
9. Population d’acariens prédateurs selon l’un quelconque des modes de réalisation 1 à 8, dans laquelle la population est caractérisée par un taux de reproduction journalier dans la plage d’environ 1,10 à 1,40, telle que de 1,15 à 1,40, de 1,20 à 1,40, de 1,25 à 1,40, de 1,30 à 1,40, ou de 1,10 à 1,35, de 1,10 à 1,30, de 1,10 à 1,25, de 1,10 à 1,20 en se nourrissant de la proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés.
10. Population d’acariens prédateurs selon l’un quelconque des modes de réalisation 1 à 9, dans laquelle les individus femelles ont un comportement de prédateur envers les individus d’une espèce de tétranyque, de préférence un comportement de prédateur caractérisé par un taux d’oviposition journalier d’au moins 10, de préférence d’au moins 15, de manière davantage préférée d’au moins 19 œufs par femelle en 5 jours.
11. Population d’acariens prédateurs selon l’un quelconque des modes de réalisation 1 à 10, dans laquelle la population présente un taux de reproduction accru comparativement à une population de prédateurs Phytoseiulus témoins de la même espèce comprenant une fraction d’individus femelles capables de se reproduire en se nourrissant d’une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés, inférieur à 10 %.
12. Population d’acariens prédateurs comprenant des individus prédateurs Phytoseiulus, dans laquelle la population est caractérisée par un taux d’oviposition journalier d’au moins 0,55 œuf/jour/femelle, tel que > 0,60, > 0,65, > 0,70, > 0,75, > 0,80, > 0,90, BE2019/5584 > 0,95, > 1,00, > 1,05, > 1,10, > 1,15, > 1,20, > 1,25, > 1,30, > 1,35, > 1,40, > 1,45, > 1,50, > 1,55, > 1,60, > 1,65, > 1,70, = 1,75, > 1,80, > 1,85, > 1,90, = 1,95 ou > 2,00 œufs/jour/femelle, tout en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés.
13. Population d’acariens prédateurs selon le mode de réalisation 12, dans laquelle la population est caractérisée par un taux de survie des juvéniles et/ou des femelles d’au moins 40 % en se nourrissant de la proie non tétranyque.
14. Population d’acariens prédateurs selon l’un quelconque des modes de réalisation 12 à 13, dans laquelle au moins 10 % des individus femelles de la population sont caractérisés par une capacité de produire des descendants femelles dans un certain nombre de générations suivantes, dans laquelle le nombre de générations suivantes est d’au moins 1, telle que d’au moins 2, telle que d’au moins 3, 4, 5, 6, 7, 8,9 ou 10 générations.
15. Population d’acariens prédateurs selon l’un quelconque des modes de réalisation 12 à 14, dans laquelle la population est caractérisée par un taux de reproduction journalier dans la plage d’environ 1,10 à 1,40, telle que de 1,15 à 1,40, de 1,20 à 1,40, de 1,25 à 1,40, de 1,30 à 1,40, ou de 1,10 à 1,35, de 1,10 à 1,30, de 1,10 à 1,25, de 1,10 à 1,20.
16. Population d’acariens prédateurs selon l’un quelconque des modes de réalisation 12 à 15, dans laquelle au moins 15 %, au moins 20 %, au moins 25 %, au moins 30 %, au moins 35 %, au moins 40 %, au moins 45 %, au moins 50 %, au moins 55 %, au moins 60 %, au moins 65 %, au moins 70 %, au moins 75 %, au moins 80 %, au moins 85 %, au moins 90 %, au moins 95 % ou au moins 99 % des individus femelles de la population sont capables de se reproduire en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs BE2019/5584 immobilisés.
17. Population d’acariens prédateurs comprenant des individus prédateurs Phytoseiulus, dans laquelle la population est caractérisée par une reproduction améliorée en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés, comparativement à une population de prédateurs Phytoseiulus témoins de la même espèce comprenant une fraction d’individus femelles capables de se reproduire en se nourrissant d’une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés, inférieur à 10 %.
18. Phytoseiulus population d’acariens prédateurs selon le mode de réalisation 17, dans laquelle la reproduction améliorée en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque est caractérisée par au moins l’un de : un taux de reproduction journalier accru, un taux d’oviposition journalier accru, un taux de survie accru, un pourcentage accru des individus femelles se reproduisant en se nourrissant de ladite proie, et un comportement de prédateur amélioré envers un Tetranychidae.
19. Population d’acariens prédateurs selon l’un quelconque des modes de réalisation 1 à 18, dans laquelle les individus prédateurs proviennent d’une espèce sélectionnée parmi Phytoseiulus fragariae, Phytoseiulus longipes, Phytoseiulus macropilis, Phytoseiulus persimilis et Phytoseiulus robertsi.
20. Population d’acariens prédateurs selon l’un quelconque des modes de réalisation 1 à 19, dans laquelle la reproduction tout en recevant comme nourriture une proie non tétranyque est une reproduction tout en recevant comme nourriture une espèce d’acarien Astigmatid sélectionnée parmi : 1) les Carpoglyphidae tels que ceux du genre Carpoglyphus par exemple Carpoglyphus lactis ;
ti) les Pyroglyphidae tels que ceux du genre Dermatophagoides par exemple Dermatophagoides pteronysinus, Dermatophagoides farinae ; du genre Euroglyphus par exemple Euroglyphus longior, Euroglyphus maynei ; du genre Pyroglyphus par exemple Pyroglyphus africanus ; ti) les Glycyphagidae tels que ceux de la sous-famille Crenoglyphinae, tels que ceux du genre Diamesoglyphus par exemple Diamesoglyphus intermedius ou du genre Ctenoglyphus, par exemple Ctenoglyphus plumiger, Ctenoglyphus canestrinii,
Ctenoglyphus palmifer ; de la sous-famille Glycyphaginae, tels que ceux du genre Blomia, par exemple Blomia freemani ou du genre Glycyphagus, par exemple Glycyphagus ornatus, Glycyphagus bicaudatus, Glycyphagus privatus, Glycyphagus domesticus, ou du genre Lepidoglyphus par exemple Lepidoglyphus michaeli, Lepidoglyphus fustifer, Lepidoglyphus destructor, ou du genre Austroglycyphagus, par exemple Austroglycyphagus geniculatus ; de la sous-famille Aëroglyphinae, tels que ceux du genre Aéroglyphus, par exemple Aëroglyphus robustus ; de la sous-famille Labidophorinae, tels que ceux du genre Gohieria, par exemple Gohieria. fusca ; ou de la sous-famille Nycreriglyphinae tels que ceux du genre Coproglyphus, par exemple Coproglyphus stammeri ou de la sous-famille Chortoglyphidae, tels que du genre
Chortoglyphus par exemple Chortoglyphus arcuatus et de manière davantage préférée est sélectionnée parmi la sous-famille Glycyphaginae, de manière davantage préférée est sélectionnée parmi le genre Glycyphagus ou le genre Lepidoglyphus de manière préférée entre toutes sélectionnée parmi Glycyphagus domesticus ou Lepidoglyphus destructor ;
iv) les Acaridae tels que ceux du genre Tyrophagus par exemple Tyrophagus putrescentiae, Tyrophagus tropicus, du genre Acarus par exemple Acarus siro, Acarus Jarris, Acarus gracilis ; du genre Lardoglyphus par exemple Lardoglyphus konoi, du genre Thyreophagus, tel que Thyreophagus entomophagus ; du genre Aleuroglyphus,
par exemple Aleuroglyphus ovatus ;
v) les Suidasiidae tels que ceux du genre Suidasia, tels que Suidasia nesbiti, Suidasia pontifica ou Suidasia medanensis.
21. Composition à base d’acariens comprenant une population d’acariens prédateurs BE2019/5584 selon l’un quelconque des modes de réalisation 1 à 20 conjointement avec un matériau vecteur, tel qu’un matériau vecteur sélectionné parmi la sciure, le son de blé, les balles de sarrasin, les balles de riz ou les balles de millet, ou comprenant un mélange de ceux- ci, de préférence un vecteur ayant des éléments de vecteur comprenant des abris pour les acariens.
22. Composition à base d’acariens selon le mode de réalisation 21, comprenant une source d’alimentation pour les individus prédateurs Phytoseiulus, dans laquelle la source d’alimentation comprend un proie arthropode non tétranyque, de préférence une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée, en particulier une espèce de Carpoglyphus, présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés.
23. Utilisation d’une espèce d’arthropode non tétranyque, de préférence d’une espèce d’arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une espèce d’Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une espèce d’Astigmatid immobilisée, telle que de manière préférée entre toutes une espèce d’Astigmatid immobilisée, en particulier une espèce de Carpoglyphus, présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés, en tant que source d’alimentation, de préférence en tant que proie d’élevage, pour une population d’acariens prédateurs d’individus prédateurs Phytoseiulus selon l’un quelconque des modes de réalisation 1 à 20.
24. Utilisation selon le mode de réalisation 23, dans laquelle ladite utilisation comprend la libération d’individus d’une espèce d’arthropode non tétranyque, de préférence d’une espèce d’arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une espèce d’Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une espèce d’Astigmatid immobilisée, telle que de manière préférée entre toutes une espèce d’Astigmatid immobilisée, en particulier une espèce de Carpoglyphus, présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés, de préférence l’utilisation comprend la libération de l’espèce d’arthropode non tétranyque en utilisant un dispositif comprenant une sortie pour les stades mobiles du cycle de vie de l’espèce BE2019/5584 d’acarien arthropode non tétranyque, de préférence une sortie convenant à la fourniture d’une libération soutenue d’un certain nombre de stades mobiles du cycle de vie.
25. Dispositif pour la libération d’individus d’une espèce d’acarien prédateur Phytoseiulus, ledit dispositif comprenant un réservoir renfermant une population d’acariens prédateurs selon l’un quelconque des modes de réalisation 1 à 20, de préférence dans une composition selon l’un quelconque des modes de réalisation 21-22, dans laquelle le dispositif comprend une sortie pour les stades mobiles du cycle de vie de l’espèce d’acarien prédateur Phytoseiulus, de préférence une sortie convenant à la fourniture d’une libération soutenue d’un certain nombre de stades mobiles du cycle de vie.
26. Utilisation d’une population d’acariens prédateurs selon l’un quelconque des modes de réalisation 1 à 20, ou d’une composition à base d’acariens selon l’un quelconque des modes de réalisation 21 à 22, de préférence dans un dispositif selon le mode de réalisation 24, pour la protection des cultures.
27. Procédé d’élevage d'individus prédateurs Phytoseiulus, ledit procédé comprenant la fourniture d’une population d’acariens prédateurs selon l’un quelconque des modes de réalisation 1 à 20, de préférence dans une composition selon l’un quelconque des modes de réalisation 21 à 22 et le fait de laisser les individus prédateurs Phytoseiulus se nourrir de la proie arthropode non tétranyque.
Procédé pour obtenir une population d’acariens prédateurs selon l’un quelconque des modes de réalisation 1 à 20, ledit procédé comprenant les étapes de : (a) la fourniture d’une population d’élevage d’une espèce d’acarien prédateur sélectionnée parmi le genre Phytoseiulus, ladite population d’élevage comprenant des individus de l’espèce Phytoseiulus de préférence conjointement avec une source d'alimentation convenant aux individus Phytoseiulus, ladite source d’alimentation comprenant une espèce proie sélectionnée parmi les Tetranychidae ;
(b) la fourniture d’une espèce présélectionnée d’arthropode non tétranyque, de BE2019/5584 préférence d’une espèce d’acarien Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une espèce d’acarien Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés ; (c) la fourniture de l’espèce présélectionnée d’arthropode non tétranyque aux individus Phytoseiulus en tant que source d’alimentation ; (d) la sélection des individus Phytoseiulus qui sont capables de se reproduire tout en utilisant les individus présélectionnés d’arthropodes non tétranyque en tant que source d’alimentation ; (e) l’élevage des individus Phytoseiulus sélectionnés en leur fournissant une source d'alimentation comprenant l’espèce présélectionnée d’arthropode non tétranyque ; (f) facultativement, en alternance l’élevage des individus Phytoseiulus sélectionnés selon une séquence de : - élevage pendant au moins 2, tel qu’entre 5 et 50, générations tout en utilisant une source d'alimentation comprenant l’espèce présélectionnée d’arthropode non tétranyque ; - élevage pendant au moins 2, tel qu’entre 5 et 50, générations tout en utilisant une source d’alimentation comprenant l’espèce proie sélectionnée parmi les Tetranychidae.
29. Procédé selon le mode de réalisation 28, dans lequel le procédé comprend en outre les étapes de a. séparation des œufs de l’espèce présélectionnée d’arthropode non tétranyque ; b. mélange des œufs séparés avec un matériau vecteur, tel qu’un matériau vecteur sélectionné parmi la sciure, le son de blé, les balles de sarrasin, les balles de riz ou les balles de millet, ou comprenant un mélange de ceux-ci et de l’eau, de façon à enrober le matériau vecteur avec une couche d’œufs ;
c. congélation du mélange ; et d. élevage des individus Phytoseiulus en leur fournissant le mélange en tant que source d’alimentation.
30. Procédé selon l’un quelconque des modes de réalisation 28 à 29, dans lequel la population d’élevage fournie est une population composée d’un certain nombre de sous- populations, dans laquelle lesdites sous-populations proviennent de sources distinctes, telles que de populations de production distinctes et/ou de populations naturelles isolées à partir d’emplacements géographiques distincts.
31. Procédé selon l’un quelconque des modes de réalisation 28 à 30, dans lequel la population d’élevage fournie comprend au moins 100 individus, tel qu’entre 200 et 5000 individus, de préférence entre 500 et 1 500 individus.
32. Procédé pour obtenir une population d’acariens prédateurs capables de se reproduire en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés, ledit procédé comprenant les étapes de : a. la fourniture d’une population d’élevage d’une espèce d’acarien prédateur sélectionnée parmi le genre Phytoseiulus, ladite population d’élevage comprenant des individus de l’espèce Phytoseiulus, élevés en étant nourris d’une source d’alimentation convenant aux individus Phytoseiulus, ladite source d’alimentation comprenant une espèce proie sélectionnée parmi l’espèce Tetranychidae du genre Phytoseiulus ; b. la fourniture d’une population d’individus d’une espèce présélectionnée d’arthropode non tétranyque, de préférence d’une espèce d’acarien Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une espèce d’acarien Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés ;
c. l’élevage d’individus Phytoseiulus en les nourrissant de l’espèce présélectionnée d’arthropode non tétranyque en tant que source d’alimentation.
33. Procédé selon le mode de réalisation 32, comprenant en outre les étapes de : d. sélection des individus Phytoseiulus qui sont capables de se reproduire tout en utilisant les individus présélectionnés d’arthropodes non tétranyque en tant que source d’alimentation ; e. l’élevage des individus Phytoseiulus sélectionnés en leur fournissant une source d'alimentation comprenant l’espèce présélectionnée d’arthropode non tétranyque ; f. facultativement, en alternance l’élevage des individus Phytoseiulus sélectionnés selon une séquence de: - élevage pendant au moins 2, tel qu’entre 5 et 50, générations tout en utilisant une source d’alimentation comprenant l’espèce présélectionnée d’arthropode non tétranyque ; - élevage pendant au moins 2, tel qu’entre 5 et 50, générations tout en utilisant une source d’alimentation comprenant l’espèce proie sélectionnée parmi les Tetranychidae.
34. Composition à base d’acariens comprenant une population d’acariens prédateurs selon l’un quelconque des modes de réalisation 1 à 20 conjointement avec une proie arthropode non tétranyque immobilisée, de préférence une proie arthropode non tétranyque immobilisée comprenant des œufs immobilisés, telle qu’une espèce d’acarien Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs congelés, dans laquelle les œufs sont enrobés avec un matériau vecteur, tel qu’un matériau vecteur sélectionné parmi la sciure, le son de blé, les balles de sarrasin, les balles de riz ou les balles de millet, ou comprenant un mélange de ceux-ci, de préférence un vecteur ayant des éléments de vecteur comprenant des abris pour les acariens, ou dans laquelle le matériau vecteur, tel qu’un matériau vecteur sélectionné parmi la sciure, le son de blé, les balles de sarrasin, les balles de riz ou les balles de millet, ou comprenant un mélange de ceux-ci, de préférence un vecteur ayant des BE2019/5584 éléments de vecteur comprenant des abris pour les acariens est enrobé de la proie arthropode non tétranyque immobilisée.
35. Dispositif pour la libération d’individus d’une espèce d’acarien prédateur Phytoseiulus, ledit dispositif comprenant un réservoir renfermant la composition selon le mode de réalisation 34, dans laquelle le réservoir comprend une sortie pour les stades mobiles du cycle de vie de l’espèce d’acarien prédateur Phytoseiulus, de préférence une sortie convenant à la fourniture d’une libération soutenue d’un certain nombre de stades mobiles du cycle de vie.
36. Composition de lutte biologique dans laquelle la composition comprend a. une population d’acariens prédateurs comprenant des individus d’au moins une espèce d’acarien du genre Phytoseiulus capable de se reproduire en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée, en particulier d’une proie Carpoglyphus, présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés ; et b. une population d’acariens proies comprenant des individus d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée, en particulier d’une proie Carpoglyphus, présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés, et c. facultativement un vecteur, tel qu’un matériau vecteur sélectionné parmi la sciure, le son de blé, les balles de sarrasin, les balles de riz ou les balles de millet, ou comprenant un mélange de ceux-ci, de préférence un vecteur ayant des éléments de vecteur comprenant des abris pour les acariens.
37. Composition de lutte biologique selon le mode de réalisation 36, dans laquelle au BE2019/5584 moins 10 % des individus femelles de la population sont capables de se reproduire en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée, en particulier d’une proie Carpoglyphus, présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés.
38. Composition de lutte biologique selon l’un quelconque des modes de réalisation 36 à 37, dans laquelle au moins 15 %, au moins 20 %, au moins 25 %, au moins 30 %, au moins 35 %, au moins 40 %, au moins 45 %, au moins 50 %, au moins 55 %, au moins 60 %, au moins 65 %, au moins 70 %, au moins 75 %, au moins 80 %, au moins 85 %, au moins 90 %, au moins 95 % ou au moins 99 % des individus femelles de la population sont capables de se reproduire en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée, en particulier d’une proie Carpoglyphus, présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés.
39. Composition de lutte biologique selon l’un quelconque des modes de réalisation 36 à 38, dans laquelle les au moins 10 % des individus femelles de la population sont capables d’oviposition en se nourrissant d’une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés.
40. Composition de lutte biologique selon l’un quelconque des modes de réalisation 36 à 39, dans laquelle la population a un taux d’oviposition journalier d’au moins au moins 0,50, tel que > 0,55, > 0,60, > 0,65, = 0,70, > 0,75, > 0,80, > 0,90, > 0,95, > 1,00, = 1,05, > 1,10, > 1,15, > 1,20, = 1,25, > 1,30, > 1,35, > 1,40, > 1,45, > 1,50, = 1,55, > 1,60, = 1,65,> 1,70, > 1,75, > 1,80, > 1,85, > 1,90, > 1,95 ou au moins 2,00 œufs/jour/femelle.
41. Composition de lutte biologique selon l’un quelconque des modes de réalisation 36 à 40, dans laquelle la population a un taux d’oviposition journalier d’au moins au moins 0,50, tel que > 0,55, = 0,60, > 0,65, = 0,70, > 0,75, > 0,80, > 0,90, > 0,95, = 1,00, = 1,05,
> 1,10, > 1,15, = 1,20, > 1,25, > 1,30, > 1,35, > 1,40, > 1,45, > 1,50, > 1,55, > 1,60, BE2019/5584 > 1,65, > 1,70, = 1,75, > 1,80, > 1,85, > 1,90, > 1,95 ou au moins 2,00 œufs/jour/femelle, lorsque l’on utilise la proie arthropode non tétranyque en tant que seule source d’alimentation.
42. Composition de lutte biologique selon l’un quelconque des modes de réalisation 36 à 41, dans laquelle les au moins 10 % des individus femelles sont capables d’achever un cycle ontogénétique complet en se nourrissant de la proie arthropode non tétranyque, lorsque l’on utilise la proie arthropode non tétranyque en tant que seule source d’alimentation.
43. Composition de lutte biologique selon l’un quelconque des modes de réalisation 36 à 42, dans laquelle la population est caractérisée par un taux de survie des juvéniles et/ou des femelles d’au moins 40 %, de préférence d’au moins 45 %, 50 %, 55 %, 60 %, 65 %, 70 %, 75 %, 80 %, 85 %, 90 % ou d’au moins 95 % en se nourrissant de la proie non tétranyque.
44. Composition de lutte biologique selon l’un quelconque des modes de réalisation 36 à 43, dans laquelle les au moins 10 % des individus femelles de la population sont caractérisés par une capacité de produire des descendants femelles dans un certain nombre de générations suivantes, dans laquelle le nombre de générations suivantes est d’au moins 1, telle que d’au moins 2, telle que d’au moins 3, 4, 5, 6, 7, 8,9 ou 10 générations.
45. Composition de lutte biologique selon l’un quelconque des modes de réalisation 36 à 44, dans laquelle la population est caractérisée par un taux de reproduction journalier dans la plage d’environ 1,10 à 1,40, telle que de 1,15 à 1,40, de 1,20 à 1,40, de 1,25 à 1,40, de 1,30 à 1,40, ou de 1,10 à 1,35, de 1,10 à 1,30, de 1,10 à 1,25, de 1,10 à 1,20 en se nourrissant de la proie non tétranyque.
46. Composition de lutte biologique selon l’un quelconque des modes de réalisation 36 à 45, dans laquelle les individus femelles ont un comportement de prédateur envers les individus d’une espèce de tétranyque, de préférence un comportement de prédateur caractérisé par un taux de reproduction journalier d’au moins 10, de préférence d’au BE2019/5584 moins 15, de manière davantage préférée d’au moins 19 œufs par femelle en 5 jours.
47. Composition de lutte biologique selon l’un quelconque des modes de réalisation 36 à 46, dans laquelle la population présente un taux de reproduction accru comparativement à une population de prédateurs Phytoseiulus témoins de la même espèce comprenant une fraction d’individus femelles capables de se reproduire en se nourrissant d’une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés, inférieur à 10 %.
48. Composition de lutte biologique comprenant des individus prédateurs Phytoseiulus, dans laquelle la population est caractérisée par un taux d’oviposition journalier d’au moins 0,50, tel que > 0,55, > 0,60, > 0,65, > 0,70, > 0,75, > 0,80, > 0,90, > 0,95, > 1,00, > 1,05, > 1,10, > 1,15, > 1,20, > 1,25, > 1,30, > 1,35, > 1,40, > 1,45, > 1,50, > 1,55, = 1,60, = 1,65, = 1,70, > 1,75, > 1,80, > 1,85, > 1,90, > 1,95 ou au moins 2,00 œufs/jour/femelle tout en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée, en particulier d’une proie Carpoglyphus, présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés.
49. Composition de lutte biologique selon le mode de réalisation 48, dans laquelle la population est caractérisée par un taux de survie des juvéniles et/ou des femelles d’au moins 40 %, de préférence d’au moins 45 %, 50 %, 55 %, 60 %, 65 %, 70 %, 75 %, 80 %, 85 %, 90 % ou d’au moins 95 % en se nourrissant de la proie non tétranyque.
50. Composition de lutte biologique selon l’un quelconque des modes de réalisation 48 à 49, dans laquelle les au moins 10 % des individus femelles de la population sont caractérisés par une capacité de produire des descendants femelles dans un certain nombre de générations suivantes, dans laquelle le nombre de générations suivantes est d’au moins 1, telle que d’au moins 2, telle que d’au moins 3, 4, 5, 6, 7, 8,9 ou 10 générations.
51. Composition de lutte biologique selon l’un quelconque des modes de réalisation 48 BE2019/5584 à 50, dans laquelle la population est caractérisée par un taux de reproduction journalier dans la plage d’environ 1,10 à 1,40, telle que de 1,15 à 1,40, de 1,20 à 1,40, de 1,25 à 1,40, de 1,30 à 1,40, ou de 1,10 à 1,35, de 1,10 à 1,30, de 1,10 à 1,25, de 1,10 à 1,20.
52. Composition de lutte biologique selon l’un quelconque des modes de réalisation 48 à 51, dans laquelle au moins 15 %, au moins 20 %, au moins 25 %, au moins 30 %, au moins 35 %, au moins 40 %, au moins 45 %, au moins 50 %, au moins 55 %, au moins 60 %, au moins 65 %, au moins 70 %, au moins 75 %, au moins 80 %, au moins 85 %, au moins 90 %, au moins 95 % ou au moins 99 % des individus femelles de la population sont capables de se reproduire en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée, en particulier d’une proie Carpoglyphus, présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés.
53. Composition de lutte biologique comprenant des individus prédateurs Phytoseiulus, dans laquelle la population est caractérisée par une reproduction améliorée en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée, en particulier d’une proie Carpoglyphus, présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés, comparativement à une population de prédateurs Phytoseiulus témoins de la même espèce comprenant une fraction d’individus femelles capables de se reproduire en se nourrissant d’une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés, inférieur à 10 %.
54. Composition de lutte biologique selon le mode de réalisation 53, dans laquelle la reproduction améliorée en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque est caractérisée par au moins l’un de : un taux de reproduction journalier accru, un taux d’oviposition journalier accru, un taux de survie accru, un pourcentage accru des individus femelles se reproduisant en se nourrissant de ladite proie, et un comportement = BE2019/5584 de prédateur amélioré envers un Tetranychidae.
55. Composition de lutte biologique selon l’un quelconque des modes de réalisation 36 à 54, dans laquelle les individus prédateurs proviennent d’une espèce sélectionnée parmi Phytoseiulus fragariae, Phytoseiulus longipes, Phytoseiulus macropilis, Phytoseiulus persimilis et Phytoseiulus robertsi.
56. Composition de lutte biologique selon l’un quelconque des modes de réalisation 36 à 55, dans laquelle la reproduction tout en recevant comme nourriture une proie non tétranyque est une reproduction tout en recevant comme nourriture une espèce d’acarien Astigmatid sélectionnée parmi : 1) les Carpoglyphidae tels que ceux du genre Carpoglyphus par exemple Carpoglyphus lactis; ti) les Pyroglyphidae tels que ceux du genre Dermatophagoides par exemple Dermatophagoides pteronysinus, Dermatophagoides farinae ; du genre Euroglyphus par exemple Euroglyphus longior, Euroglyphus maynei ; du genre Pyroglyphus par exemple Pyroglyphus africanus ; ti) les Glycyphagidae tels que ceux de la sous-famille Crenoglyphinae, tels que ceux du genre Diamesoglyphus par exemple Diamesoglyphus intermedius ou du genre Ctenoglyphus, par exemple Ctenoglyphus plumiger, Ctenoglyphus canestrinii, Ctenoglyphus palmifer ; de la sous-famille Glycyphaginae, tels que ceux du genre Blomia, par exemple Blomia freemani ou du genre Glycyphagus, par exemple Glycyphagus ornatus, Glycyphagus bicaudatus, Glycyphagus privatus, Glycyphagus domesticus, ou du genre Lepidoglyphus par exemple Lepidoglyphus michaeli, Lepidoglyphus fustifer, Lepidoglyphus destructor, ou du genre Austroglycyphagus, par exemple Austroglycyphagus geniculatus ; de la sous-famille Aëroglyphinae, tels que ceux du genre Aéroglyphus, par exemple Aëroglyphus robustus ; de la sous-famille Labidophorinae, tels que ceux du genre Gohieria, par exemple Gohieria. fusca ; ou de la sous-famille Nycreriglyphinae tels que ceux du genre Coproglyphus, par exemple Coproglyphus stammeri ou de la sous-famille Chortoglyphidae, tels que du genre
Chortoglyphus par exemple Chortoglyphus arcuatus et de manière davantage préférée BE2019/5584 est sélectionnée parmi la sous-famille Glycyphaginae, de manière davantage préférée est sélectionnée parmi le genre Glycyphagus ou le genre Lepidoglyphus de manière préférée entre toutes sélectionnée parmi Glycyphagus domesticus ou Lepidoglyphus destructor ; iv) les Acaridae tels que ceux du genre Tyrophagus par exemple Tyrophagus putrescentiae, Tyrophagus tropicus, du genre Acarus par exemple Acarus siro, Acarus Jarris, Acarus gracilis ; du genre Lardoglyphus par exemple Lardoglyphus konoi, du genre Thyreophagus, tel que Thyreophagus entomophagus ; du genre Aleuroglyphus, par exemple Aleuroglyphus ovatus ; v) les Suidasiidae tels que ceux du genre Suidasia, tels que Suidasia nesbiti, Suidasia pontifica ou Suidasia medanensis.
55. Population d’acariens prédateurs Phytoseiulus selon l’un quelconque des modes de réalisation 1 à 20, ou composition selon l’un quelconque des modes de réalisation 21 à 22 et 34, ou composition de lutte biologique selon l’un quelconque des modes de réalisation 36 à 56, dans laquelle la proie Astigmatid immobilisée est sélectionnée dans le groupe constitué d’acariens immobilisés, d’acariens non viables, d’œufs non en phase d’éclosion, d’œufs non viables et d’une combinaison de ceux-ci. Afin de comprendre l’invention et de voir comment elle peut être mise en œuvre en pratique, une pluralité des modes de réalisation préférés va maintenant être décrite, au moyen d’un exemple non limitant uniquement, en référence aux exemples suivants. EXEMPLE 1 Protocole d’élevage de P. persimilis en le nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque Dans cet exemple, l’élevage est effectué en alimentant P. persimilis d’un mélange comprenant des stades de développement congelés morts de C. /actis et de la sciure ou un autre matériau vecteur (par exemple du son). Les acariens proies ont été immobilisés par un traitement d’immobilisation, par exemple en les congelant ou par un traitement BE2019/5584 par irradiation gamma, avant de les utiliser en tant qu’aliment. Les acariens ont été alimentés avec des C. /actis immobilisés par congélation, dans la plage de 10 à 1 000 individus proies C. lactis immobilisés pour un P. persimilis par jour.
Exemple de conditions de croissance : Température : dans la plage de 18 °C à 30 °C, en particulier environ 22 °C.
Humidité : supérieure à 60 %, en particulier environ 85 %. En utilisant le régime alimentaire mentionné ci-dessus, la population de P. persimilis a augmenté d’une moyenne d’environ 15 %, par jour.
La Figure 3 décrit graphiquement le taux de multiplication journalier de P. persimilis se nourrissant d’un mélange d’œufs et de stades mobiles de C. /actis morts (tués par congélation) durant une période de 14 semaines. Comme on peut le voir, une augmentation moyenne entre environ 10 % et environ 20 % du taux de multiplication de P. persimilis a été enregistrée par jour. Autrement dit, un À dans la plage de 1,05 à 1,23, en moyenne un À de 1,15, a été mesuré durant une période de 14 semaines. Dans une expérience supplémentaire, la période de mesure était de 4 semaines, et la valeur À obtenue était de 1,27.
Procédés utilisés pour les expériences ci-dessus : Une population de P. persimilis a été élevée en utilisant des C. /actis morts en tant que proie à 22 degrés Celsius et à une humidité relative de 85 % dans un mélange avec de la sciure. Chaque semaine le mélange a été pesé, et quatre échantillons contenant environ 50 mg ont été prélevés, placés sur un ruban adhésif noir et comptés. La taille totale de la population a été calculée selon ces nombres et 1 500 individus ont été laissés dans l’élevage chaque semaine. Le taux de multiplication a été calculé en divisant le nombre total des individus trouvés par 1 500, donnant le facteur par lequel la population s’est multipliée durant cette semaine. Pour passer à un taux de multiplication journalier, la BE2019/5584 racine 7e de ce nombre a été déterminée selon la formule suivante : ;
NG IN) % a 4 : Où À est le taux de multiplication journalier, N(0) est le nombre d’acariens laissés dans l’élevage lors du comptage précédent (1 500 dans ce cas), N(t) est le nombre d’acariens trouvés lors du comptage actuel, et t = 7.
EXEMPLE2 Élevage de P. persimilis se nourrissant de différentes espèces d’acariens Astigmatid Dans cette expérience, différentes espèces d’acariens ont été testées en tant qu’aliment pour P. persimilis en utilisant le protocole suivant : Trente (30) acariens P. persimilis ont été isolés dans des cellules de Munger modifiées, et ont reçu des acariens astigmatiques, immobilisés par congélation, des espèces qui sont énumérées ci-dessous. La nourriture a été remplacée quotidiennement, et les acariens ont été contrôlés pour déceler des signes d’alimentation. Les signes utilisés comme indicateurs étaient un corps complet plutôt rond (contrairement à un corps plat pour les acariens qui ne s’alimentent pas), et une coloration blanchâtre par contraste à la couleur orangée habituelle lorsqu’ils se nourrissent de tétranyques.
Une référence est faite maintenant à la Figure 4 présentant graphiquement le pourcentage de P. persimilis montrant des signes d’alimentation, tels que manifestés par la forme et la couleur de leur corps, après avoir reçu de la nourriture pendant 3 jours consécutifs de chacun des espèces de proies suivantes : GD = Glyciphagus domesticus (famille des Glycyphagidae)
LD = Lepidogyphus destructor (famille des Glycyphagidae) BE2019/5584 DF = Dermatophagoides farinae (famille des Pyroglyphidae) DP = Dermatophagoides pteronisinus (famille des Pyroglyphidae) CL = Carpoglyphus lactis (famille des Carpoglyphidae) Il peut être constaté que P. persimilis peut s’alimenter de toutes les espèces de proies astigmatiques ci-dessus, avec une efficacité variable.
EXFMPLE 3 Reproduction d’acariens prédateurs P. persimilis se nourrissant d’une proie Dermatophagoides farinae (D. farinae) Dans cette expérience, la proie utilisée était des stades du cycle de vie de D. farinae immobilisés par congélation.
Les acariens ont été élevés par le procédé tel que décrit dans les Exemples 1 et 6. L’élevage a été maintenu pendant 6 semaines, et le taux de reproduction journalier mesuré était d’environ 1,05 en moyenne.
Ceci démontre que P. persimilis peut se reproduire en se nourrissant d’une proie D. farinae pendant plus de deux générations.
EXEMPLE 4
Utilisation d’Amblyseius swirskii en tant que proie pour P. persimilis Dans cette expérience, 50 acariens prédateurs ont reçu des acariens immobilisés (par congélation) d’A. swirskii comme nourriture à 22 degrés Celsius, à une HR de 85 %, et contrôlés quotidiennement.
Les acariens montraient des signes d’alimentation par leur forme corporelle importante et leur coloration blanchâtre.
Lorsque l’oviposition a démarré, les œufs ont été retirés de la population, isolés, et l’éclosivité a été surveillée.
Une éclosion a été notée suivie de la maturation des larves résultantes.
Lorsque ces acariens sont devenus matures, deux ont été isolés pour les contrôler afin de déceler la ponte d’œufs. Ces femelles ont pondu des œufs, et l’éclosion des œufs résultants a été BE2019/5584 observée. Ceci démontre que P. persimilis peut se développer et se reproduire en se nourrissant d’A. swirskii congelés comme nourriture pendant au moins deux générations, et que les œufs pondus à la troisième génération sont viables.
EXFMPLE 5 Survie des juvéniles de P. persimilis élevés en étant nourris de la proie arthropode non tétranyque Dans cet exemple, le taux de survie de P. persimilis a été mesuré après 3 jours de développement, tout en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque. Les procédés utilisés sont tels que décrits dans l’Exemple 2 ci-dessus. Tel qu’indiqué sur la Figure 5, un taux de survie des juvéniles d’au moins 60 % et allant jusqu’à environ 85 % a été observé lorsque P. persimilis se reproduisait en étant nourri d’une proie arthropode non tétranyque, spécifiquement d’une proie Astigmatid immobilisée et plus spécifiquement d’individus de la famille (1) des Glyciphagidae, par exemple Glyciphagus domesticus (GD) et Lepidogyphus destructor (LD), (ii) des Pyroglyphidae, par exemple Dermatophagoides farinae (DF) et Dermatophagoides pteronisinus (DP), et (iii) des Carpoglyphidae, par exemple Carpoglyphus lactis (CL). EXEMPLE 6 Reproduction et sélection pour une population de P. persimilis présentant un taux de reproduction accru en étant nourris de C. lactis en tant que proie Cette expérience montre la reproduction et la sélection réussies pour une population de P. persimilis adaptée pour être élevée en étant nourrie de C. lactis en tant que proie. Tel qu’indiqué dans cet exemple, la population de P. persimilis sélectionnée est caractérisée par des propriétés avantageuses et souhaitables d’un taux de reproduction sensiblement accru lorsqu'elle est élevée en étant nourrie d’individus d’acariens Astigmatid. Protocole expérimental :
Deux différentes populations de P. persimilis ont été élevées en utilisant des C. lactis BE2019/5584 immobilisés par congélation en tant que proie, à 22 degrés Celsius et à une humidité relative de 85 % dans un mélange avec de la sciure. La première population était une population de P. persimilis reproduite et sélectionnée pour |’ adaptation à C. /actis en tant que proie hôte factice (désignée par P+), la seconde population (désignée par P-) était la population traditionnelle ou disponible dans le commerce de P. persimilis disponible auprès de BioBee Biological Systems Ltd. (Sde Eliyaho, Israël) et a été élevée en étant nourrie de son hôte naturel, à savoir des tétranyques. Cette seconde population a été servie en tant que population de référence/témoin (à savoir non exposée à une proie arthropode non tétranyque, telle que C. /actis). Chaque semaine un mélange de chaque population a été pesé, et quatre échantillons contenant environ 50 mg chacun ont été prélevés, placés sur un ruban adhésif noir et comptés. La taille totale de la population a été calculée selon ces nombres et 1 500 individus ont été laissés dans l’élevage chaque semaine. Le taux de multiplication a été calculé en divisant le nombre total des individus trouvés par 1 500, donnant le facteur par lequel la population s’est multipliée durant cette semaine. Pour calculer le taux de multiplication journalier, la racine 7e de ce nombre calculé a été déterminée selon la formule suivante : * ° NG où À est le taux de multiplication journalier, N(0) est le nombre initial d’acariens laissés dans l’élevage (à savoir 1 500 acariens), N(t) est le nombre total d’acariens trouvés après un élevage pendant une période d’une semaine, ett = 7.
est noté que chaque population a été maintenue et mesurée pendant 4 à 10 semaines. La procédure entière a été répliquée 3 fois. Une référence est faite maintenant à la Figure 6 démontrant les différences observées du taux de reproduction journalier (représenté par À, le taux fini d’augmentation) entre la population de P. persimilis reproduite et sélectionnée pour l’adaptation à C. lactis en tant que proie hôte factice (marquée comme étant P+ sur la Figure 6), comparativement à la population traditionnelle ou disponible dans le commerce de P. persimilis (élevée BE2019/5584 en étant nourrie de son hôte naturel, à savoir des tétranyques) utilisée en tant que témoin (marquée comme étant P- sur la Figure 6). La figure représente les moyennes et l’erreur type trouvées pour les valeurs À durant l’essai.
Comme on peut le voir sur la Figure 6, la population de P. persimilis soumise à la sélection pour une adaptation améliorée à l’élevage en étant nourrie d'individus de C. lactis (P+) a montré un taux de reproduction journalier sensiblement accru d’un facteur environ égal à 3,6 (P+/P- : 0,18/0,05) en se nourrissant de C. /actis en tant que proie, comparativement à la population témoin de P. persimilis, non soumise au procédé de reproduction et de sélection telle que décrite inter alia (P-).
Une référence est faite maintenant à un mode de réalisation de la présente invention décrivant un exemple de schéma pour obtenir des populations de P. persimilis sélectionnées pour et/ou adaptées à la reproduction en se nourrissant de non tétranyques, tels que l’espèce Carpoglyphus lactis.
T. À partir de la population de P. persimilis disponible dans le commerce auprès de BioBee Biological Systems Ltd. (Sde Eliyaho, Israël) (ou d’une population de P.
persimilis élevée en étant nourrie de tétranyques telle qu’utilisée jusqu’à la présente invention, définie comme étant P-), des acariens ont été soumis à des essais d’alimentation en étant nourris d’acariens Astigmatid et d’Amblyseius swirskii en tant que proie, en utilisant le procédé décrit dans l’Exemple 2. Dans ces essais d’alimentation, les acariens ont été soumis à divers régimes durant 3 jours, et testés pour déterminer des signes d’alimentation et la survie. Les survivants des différents essais d'alimentation, sur une variété de différents types de proie tels que les acariens Astigmatid, ont été gardés et de nouvelles populations ont été formées à partir de ces survivants. Ces populations ont en outre été maintenues en étant nourries de tétranyques.
IL Différentes populations additionnelles, collectées à partir de 18 emplacements géographiques distincts, ont été obtenues. Ces populations ont également été maintenues en étant nourries de tétranyques.
II. Des échantillons des différentes populations ont été regroupés pour créer une BE2019/5584 population de base. Cette population de base a également été élevée en étant nourrie de tétranyques.
IV. Un échantillon de cette population de base a été transféré à un nouveau régime constitué d'individus Carpoglyphus lactis immobilisés par congélation. L’élevage de cette population de base a été poursuivi en la nourrissant de C. /actis immobilisés pendant plusieurs générations (par exemple pendant environ 1 an ou plus) et selon des modes de réalisation de la présente invention elle est ici définie comme étant la population sélectionnée (P+) pour la reproduction en étant nourrie d’une proie non tétranyque. Les acariens ont été alimentés de stades du cycle de vie de C. lactis immobilisés par congélation, dans la plage de 10 à 1 000 C. lactis pour un P. persimilis par jour.
Sur la base des informations fournies dans cette demande, on peut s’attendre à ce que ce protocole puisse être étendu également aux autres espèces de Phytoseiulus pour les rendre capables de se reproduire en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque (immobilisée), en particulier d’acariens Astigmatid (immobilisés), plus particulièrement d’œufs immobilisés (non en phase d’éclosion).
EXEMPLE 7 Une référence est faite maintenant aux résultats expérimentaux évaluant les caractéristiques de reproduction en nourrissant les populations P+ et P- de P. persimilis d’une proie arthropode non tétranyque (à savoir espèces d’ Astigmatid, en particulier individus C. /actis immobilisés), tel que décrit dans l’Exemple 6.
La population P+, s’est reproduite en étant nourrie d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée (par exemple œufs et stades mobiles de C. /actis, tous deux immobilisés par congélation) tel que décrit ici par les Exemples 6.
La population P-, une population disponible dans le commerce et/ou toute population de P. persimilis s’est reproduite en utilisant des tétranyques, telle qu’utilisée jusqu’à la présente invention (non exposée à une proie arthropode non tétranyque).
Les paramètres de reproduction testés incluaient : le taux d’oviposition journalier, la survie des femelles (%) et le pourcentage de femelles qui pondent des œufs.
Pour comparer les paramètres de reproduction ci-dessus de la population de P. persimilis alimentée avec des C. [actis immobilisés (par exemple par congélation) entre les populations P+ et P-, le test suivant a été réalisé.
Des femelles gravides ont été testées dans des cellules individuelles dans lesquelles des œufs et des larves de C. /actis morts (immobilisés par congélation) ont été fournis. Ces femelles ont été prélevées soit de la population P+ élevée en étant nourrie de C. lactis immobilisés, soit de la population P- élevée en étant nourrie de tétranyques. Pour s’assurer que toutes les femelles étaient bien alimentées avant l’essai, des femelles gravides ont été choisies directement à partir des deux populations d’élevage (sans phase d’inanition qui est habituellement appliquée par la présente invention, lorsque l’on récolte des P. persimilis provenant d’un élevage de tétranyques et que l’on modifie son régime). Vingt (20) réplicats ont été effectués sur chaque traitement. Les cellules ont été incubées à 22 degrés Celsius, et à une humidité relative de 85 %, et contrôlées tous les deux ou trois jours durant une semaine. À chaque vérification, la survie des acariens, la couleur et le nombre d’œufs pondus ont été enregistrés. La nourriture a été réapprovisionnée à chaque contrôle. La somme des œufs déposés durant la période d’essai par femelle a été divisée par 7 pour obtenir le taux d’oviposition journalier. Les résultats sont résumés dans le Tableau 1 suivant : Tableau 1 : Comparaison entre les populations P+ et P- pour les paramètres de reproduction Jours Survie | Survie | Pourcentage | Pourcentage | Œufs/jour | Œufs/jour P- P+ d’oviposition | d’oviposition | P- P+ P- P+ oee
Les résultats présentés dans le Tableau 1 montrent clairement qu’il existe des BE2019/5584 différences significatives entre les populations P+ et P- au niveau du taux d’oviposition, de la survie des femelles, et du pourcentage de femelles qui pondent des œufs.
Dans tous les paramètres testés, des valeurs supérieures ont été observées et enregistrées pour la population de P. persimilis qui a été élevée et reproduite en étant nourrie de stades de développement de C. /actis immobilisés (P+). Ces valeurs incluent le pourcentage de survie des femelles dans la plage de 80 % à 100 % (une valeur moyenne de 93,3 %) ; le pourcentage de femelles qui pondent des œufs dans la plage de 90 % à 94 % (une valeur moyenne de 92,6 %) ; et le taux d’oviposition journalier dans la plage de 1,43 à
1,63 (une valeur moyenne de 1,51 œuf/jour/femelle). Ceci est à comparer aux valeurs sensiblement inférieures enregistrées pour la population P-, à savoir, pourcentage de survie des femelles dans la plage de 25 % à 86 % (une valeur moyenne de 55,6 %) ; pourcentage de femelles qui pondent des œufs dans la plage de 25 % à 63 % (une valeur moyenne de 29,3 %) ; et taux d’oviposition journalier dans la plage de 0,07 à 0,64 (une valeur moyenne de 0,23 œuf/jour/femelle). Il convient de noter qu’au premier jour du test, effectué deux jours après l’installation de l'essai, certaines différences apparaissaient déjà entre les acariens provenant des différentes populations.
La survie, l’oviposition journalière, et le pourcentage des acariens qui ont pondu des œufs étaient sensiblement plus élevés pour les acariens provenant de la population P+. Tandis que certains acariens P- ont pondu quelques œufs ce jour, les œufs avaient une couleur orangée, indiquant qu’ils étaient métabolisés à partir de nutriments que les acariens ont acquis tout en étant élevés en étant nourris de tétranyques avant que ce régime ne soit remplacé par les stades immobilisés du régime
C. lactis.
Le second jour du test, effectué le jour 4, les différences étaient considérablement augmentées.
Tandis qu’aucun des acariens de la population P+ n’est mort, la survie était seulement de 56 % pour la population P-. De plus, tous les acariens, sauf un, de la population P+ ont pondu des œufs, mais aucun de la population P-, et le taux d’oviposition journalier a augmenté pour la population P+, et était de zéro pour la population P-. Cette tendance s’est maintenue pour tous les paramètres contrôlés le troisième jour du test (jour 7 de l’essai), à savoir, des valeurs de reproduction sensiblement améliorées de la population P+ par rapport à la population témoin P-.
Les résultats présentés dans le Tableau 1 démontrent qu’il existe des différences significatives et considérables entre les populations P+ et P- au niveau du taux d’oviposition, de la survie des femelles, et du pourcentage de femelles qui pondent des œufs. Les individus prédateurs Phytoseiulus de la population soumise au procédé d’élevage de la présente invention présentent une capacité à se reproduire nettement accrue en se nourrissant de la proie arthropode non tétranyque comparativement aux populations actuellement disponibles des mêmes espèces de Phytoseiulus élevées en étant nourries de tétranyques.
EXEMPLE 8 Procédé d’élevage de P. persimilis utilisant une proie arthropode non tétranyque immobilisée Une référence est faite maintenant à un exemple de procédé utilisé pour traiter une proie arthropode non tétranyque immobilisée (par exemple œufs de Carpoglyphus lactis) devant être servie en tant qu’aliment à des acariens prédateurs P. persimilis ou à d’autres espèces de prédateurs Phytoseiulus. Cet exemple est un mode de réalisation à l’intérieur des système et procédé divulgués ici d’élevage d’espèces d’acariens du genre Phytoseiulus en utilisant des acariens Astigmatid en tant que proie. Dans ce mode de réalisation, des œufs de Carpoglyphus lactis sont séparés de la population d’acariens par tamisage. Ensuite, tandis qu’ils sont toujours humides, ils sont mélangés avec de la sciure et de l’eau, d’une manière qui enrobe les particules de sciure d’une mince couche d’œufs. Après ce procédé, le mélange est congelé. Ce mélange est servi à des P. persimilis comme nourriture. Ce procédé permet d’améliorer l’accessibilité des prédateurs aux œufs, et en outre améliore l’efficacité du procédé élevage des prédateurs acariens.
EXEMPLE 9 Développement et reproduction de populations de P. persimilis provenant de sources géographiques distinctes en les nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque
Cet exemple vise à tester la capacité d’achèvement du cycle de vie en étant nourries d’une proie arthropode non tétranyque, pour des populations de P. persimilis dérivées de sources distinctes ou d’origines ou d’emplacements géographiques distincts. À cette fin, des populations de P. persimilis issues de 3 emplacements géographiques distincts (par exemple à plus de 1 000 km de distance les unes des autres) ont été testées sur C. lactis (immobilisé par congélation) en tant que proie. À partir de chaque population, une cohorte d’environ 50 œufs de P. persimilis a été placée dans des chambres d’étude conjointement avec des œufs et juvéniles de C. /actis immobilisés.
Ces populations ont été maintenues à 22 degrés Celsius, et à une HR de 85 %. Après une semaine, les populations ont été observées. Il a été révélé que dans toutes les populations testées, une fraction des acariens s’est développée, a vu sa couleur changer en beige-blanc, et a pondu des œufs. Ceci démontre que les populations de P. persimilis d'origines géographiques distinctes sont capables de se développer et de se reproduire en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque, par exemple C. /actis.
Pour déterminer si une génération suivante (par exemple une seconde génération) des populations testées ci-dessus serait apte à achever son cycle de vie, des œufs pondus par la première génération de l’une des populations, ont été transférés dans une nouvelle chambre et ont reçu le même régime. Ces œufs ont éclos, se sont développés en adultes qui ont copulé et pondu des œufs. Ceci démontre que les populations de P. persimilis issues de sources distinctes (par exemple emplacements géographiques distincts) et soumises au procédé d’élevage de la présente invention sont aptes à se reproduire en se nourrissant d’un régime de substitution (à savoir proie arthropode non tétranyque telle que proie Astigmatid) pendant plus d’une génération.
EXEMPLE 10 Phytoseiulus longipes élevés en étant nourris de C. lactis en tant que proie Une référence est faite maintenant à un exemple dans lequel l’élevage est effectué en alimentant Phytoseiulus longipes (P. longipes), en tant qu’exemple représentatif supplémentaire du genre Phytoseiulus, de stades du cycle de vie de C. lactis (immobilisés par congélation) en tant que proie.
Exemple de protocole d’élevage : une population de P. longipes a été élevée en utilisant des C. lactis immobilisés en tant que proie à 22 degrés Celsius et à une humidité relative de 85 % dans un mélange avec de la sciure, en utilisant les procédés d’élevage tels que décrits dans les Exemples 1 et 6. Les acariens ont montré des signes d’alimentation en voyant leur couleur changer du rougeâtre typique au blanc, tel qu’indiqué ci-dessus pour les P. persimilis nourris de C. lactis (voir Figures 1 et 2). De plus, tous les différents stades du cycle de vie des acariens P. longipes ont été observés, indiquant que cette espèce a achevé son cycle de développement en recevant ce régime de substitution.
L'élevage a été maintenu pendant trois semaines, montrant que la population de P. longipes peut être élevée en étant nourrie d’un régime de C. lactis immobilisés pendant au moins cette période de temps.
Lorsque l’élevage était maintenu pendant 6 semaines, le taux de reproduction journalier mesuré était de 1,08 en moyenne. Ceci démontre que P. longipes peut également se reproduire en se nourrissant d’une proie C. /actis immobilisée pendant plus de deux générations.
EXEMPLE 11 Comportement de prédateur envers un Tetranychidae Pour évaluer le comportement de prédateur de P. persimilis élevé en utilisant une proie arthropode non tétranyque (par exemple espèce Astigmatid), envers des tétranyques, plusieurs essais ont été menés.
A. Prédation et oviposition sur des disques de feuilles Trente femelles adultes dérivées d’une population de P. persimilis sélectionnée pour se reproduire en étant nourrie d’une source d’alimentation de substitution non tétranyque, en particulier d’une proie Astigmatid, ont été placées individuellement sur des disques de feuilles infestés de tétranyques. Le procédé utilisé était selon le protocole IOBC pour tester la fécondité de P. persimilis (van Lenteren JC, éd. 2003. Quality Control and
Production of Biological Control Agents: Theory and Testing Procedures. Wallingford, BE2019/5584 UK : CABI Publ. 327 pages). Quatre différents tests ont été réalisés durant une année. Il a été observé que les acariens P. persimilis sélectionnés et reproduits par le procédé de la présente invention, et placés sur des disques de feuilles infestés de tétranyques, voyaient leur couleur beige-blanc reprendre une couleur rouge-orangé en quelques heures. Le score de fécondité moyen (par exemple taux de reproduction journalier) de ces tests était de 19,85 œufs par femelle en une période de 5 jours (3,97 œufs/femelle/jour).
Il est souligné que ce résultat est sensiblement au-dessus du seuil officiel accepté de 10 œufs par femelle en 5 jours (voir van Lenteren JC, éd. 2003. Quality Control and Production of Biological Control Agents: Theory and Testing Procedures. Wallingford, UK : CABI Publ. 327 pages). Ces résultats démontrent que les acariens prédateurs élevés en utilisant le système d’élevage nouveau et hautement souhaitable d’utilisation de non tétranyques comme source d’alimentation de substitution pour P. persimilis, ont maintenu et même augmenté leur aptitude à consommer des tétranyques et à se reproduire en se nourrissant d’une proie tétranyque.
P. Aptitude à localiser une proie tétranyque Pour tester si la nouvelle population d’acariens P. persimilis sélectionnée pour se reproduire en étant nourrie d’une proie non tétranyque (par exemple C. /actis), a maintenu son aptitude à localiser les amas de tétranyques sur la plante, les essais suivants ont été menés : Des plantes de concombre ont été infestées par 25 tétranyques sur leur feuille supérieure. Trois jours plus tard, 10 femelles P. persimilis ont été libérées sur la feuille inférieure de la plante. Ces femelles étaient issues de deux traitements différents — soit élevage traditionnel de P. persimilis nourris de tétranyques (appelé produit traditionnel sur la Figure 7), soit acariens élevés en étant nourris de C. /actis morts en tant que proie (appelé nouveau produit sur la Figure 7). Treize plantes (réplicats) ont été testées pour chaque traitement. Pour évaluer l’aptitude à localiser l’amas de proies et à l’atteindre, la feuille supérieure a été observée quotidiennement pendant trois jours, etle BE2019/5584 nombre de P. persimilis atteignant cette feuille a été enregistré.
Les résultats montrés sur la Figure 7 présentent le nombre de prédateurs qui ont été trouvés sur la feuille infestée à chaque traitement chaque jour.
Les barres indiquent les
Moyennes +- erreur type.
Il peut être constaté que les acariens prédateurs élevés en utilisant le substitut non tétranyque en tant que proie, ont atteint les amas de proies tétranyques à des vitesses sensiblement plus élevées que les acariens prédateurs élevés de manière traditionnelle (acariens prédateurs élevés en étant nourris de tétranyques). Ceci indique que non seulement l’aptitude à localiser la proie n’était pas négativement affectée par la nouvelle technologie d’élevage, mais qu’en fait, elle était sensiblement améliorée d’un facteur environ égal à 1,5 à 3, par exemple d'environ 2, par rapport aux P. persimilis traditionnellement élevés en étant nourris de tétranyques (appelé produit commercial sur la Figure 7). c.
Aptitude à lutter contre une population de tétranyques
Pour tester si la nouvelle population de P. persimilis de la présente invention maintient son aptitude à lutter contre les amas de tétranyques sur la plante, l’essai suivant a été mené : Des groupes de quatre plantes de concombre, d’environ un mètre de hauteur, ont été placés dans des cages, se touchant les unes les autres.
La feuille supérieure d’une plante se trouvant au niveau de l’un des côtés du groupe, a été infestée par 35 tétranyques.
Deux jours plus tard, 20 femelles P. persimilis ont été introduites sur la feuille inférieure de la plante la plus distante de celle infestée.
Ces femelles étaient issues de deux différents traitements — soit les P. persimilis élevés traditionnellement en étant nourris de tétranyques (appelé produit traditionnel sur la Figure 8), soit la population d’acariens P. persimilis de la présente invention élevés en étant nourris de C. lactis morts en tant que proie (appelé nouveau produit sur la Figure 8). Chaque traitement a été répliqué 8 fois (8 cages par traitement). Les tétranyques et les P. persimilis ont été comptés toutes les semaines sur la feuille infestée.
Outre les nombres, trois semaines après l’introduction des prédateurs, les cages ont été surveillées par un observateur BE2019/5584 ignorant l’identité des traitements, et notées en fonction du niveau du contrôle des tétranyques dans chaque cage. L'indice suivant a été utilisé pour noter l’aptitude de P. persimilis à lutter contre les tétranyques : 0 - Tétranyques se propageant sans contrôle 1 - Tétranyques se propageant, mais P. persimilis gagne le contrôle 2 - Tétranyques sous contrôle 3 - Contrôle complet des tétranyques obtenus Une référence est faite maintenant à la Figure 8A montrant graphiquement le nombre de prédateurs/feuille et de tétranyques/feuille observé à chaque semaine d’échantillonnage sous les différents traitements. Une référence est faite maintenant à la Figure 8B montrant graphiquement l’indice de contrôle des tétranyques trouvé trois semaines après l’introduction des prédateurs à chaque traitement. Les résultats illustrés sur les Figures 8A et 8B démontrent que les plantes qui étaient traitées par la nouvelle population de P. persimilis élevée en étant nourrie de non proie tétranyque, montraient des nombres plus élevés d’acariens prédateurs, un nombre moins élevé de tétranyques, et un indice de contrôle supérieur. Ceci indique que l’aptitude à contrôler la proie de la nouvelle population de P. persimilis élevée en étant nourrie d’une proie arthropode non tétranyque, n’était pas négativement affectée, et était même de manière surprenante améliorée d’un facteur environ égal à 2 par rapport à la population de P. persimilis élevée de manière traditionnelle.
EXFMPLE 12 Système de libération lente pour P. persimilis
Une référence est faite maintenant à une description d’un système ou dispositif de BE2019/5584 libération contrôlée pour P. persimilis selon certains modes de réalisation de la présente invention. Un mélange contenant environ 120 stades mobiles et 80 œufs d’acariens P. persimilis élevés en étant nourris d’une proie immobilisée de C. /actis (par exemple proie morte) et d’une proie additionnelle et de la sciure en tant que vecteur, a été inséré dans quatre sachets en papier, communément utilisés pour la libération lente des acariens prédateurs autres que P. persimilis. Les sachets ont été placés sur un ruban adhésif ou une surface dans des conditions contrôlées (22 degrés Celsius et humidité de 85 %). Le ruban adhésif a été remplacé une fois par semaine, et les acariens P.
persimilis qui sont apparus sur celui-ci ont été comptés pour évaluer la vitesse de libération du réservoir. Une référence est faite maintenant à la Figure 9 illustrant graphiquement le taux de libération des acariens des sachets en fonction du nombre de jours depuis l’installation de l’expérience. Sur cette figure, |’ axe des X désigne le nombre de jours depuis Jl’ installation de l’essai, V axe des Y supérieur représente le nombre d’ acariens/jour libérés à partir du groupe de quatre sachets, et 1’ axe des Y inférieur représente le nombre accumulé d’ acariens comparé au nombre initial mis dans les sachets. Comme on peut le voir sur la Figure 9, les acariens sont libérés continûment du réservoir pendant une période de 35 jours, avec un pic de libération ayant lieu aux environs du jour 21 (entre les jours 14 et 21). La quantité d’acariens quittant les sachets atteint au total environ 10 fois la quantité initiale d’acariens (stades mobiles + œufs) mis dans le sachet au point de départ de l’expérience. Le taux de libération d’acariens prédateurs était jusqu’à 200 acariens/jour à partir de quatre sachets. Cet exemple démontre qu’un système de libération lente ou contrôlée pour P. persimilis (pendant au moins environ 20 jours) est construit, sur la base de la composition d’élevage et du procédé de la présente invention. EXEMPLE 13 Libération lente des acariens en plein champ
Cet exemple montre la performance d’un système de libération lente de la présente invention (par exemple tel que décrit dans l’Fxemple 4 ci-dessus) dans les conditions en serre.
Des plantes de poivron ont été plantées dans la serre, et exposées à trois différents traitements en 5 réplicats : a) Un sachet de libération lente contenant 30 individus P. persimilis a été appliqué sur les plantes 13 jours avant que les plantes soient infestées par des tétranyques. b) Un sachet de libération lente contenant 30 individus P. persimilis a été appliqué sur les plantes 6 jours avant que les plantes soient infestées par des tétranyques.
c) Plantes témoins qui n’ont pas été exposées à P. persimilis. Le sachet était situé sur les parties inférieures de plantes de 1 mètre de hauteur. Une infestation a été réalisée en agrafant une feuille de fève infestée de tétranyques sur l’une des feuilles supérieures de la plante. La population d’acariens sur chaque plante a été échantillonnée 3 jours après que les plantes ont été infestées. Les tétranyques et les acariens P. persimilis trouvés sur la feuille infestée ou au-dessus de celle-ci ont été enregistrés. Une référence est faite maintenant à la Figure 10 illustrant graphiquement les nombres de P. persimilis (Pp) et de tétranyques de plantes exposées au système de libération lente de la présente invention comparativement à des plantes témoins. Comme on peut le voir, les acariens prédateurs ont été trouvés sur les plantes exposés aux deux traitements par P. persimilis. Par ailleurs, les quantités de tétranyques dans les plantes traitées par P. persimilis étaient rapidement réduites comparativement aux plantes témoins. Plus particulièrement, une corrélation inverse a été observée entre les nombres de P. persimilis et les nombres de tétranyques, à savoir, plus il était trouvé d’acariens P. persimilis sur les plantes, moins l’on comptait de tétranyques. Cette expérience démontre clairement que les acariens P. persimilis, et plus spécifiquement, la composition de la présente invention, est efficace contre l’infestation par les tétranyques.
Le système de libération lente de P. persimilis de la présente invention a réduit la BE2019/5584 population de tétranyques sur la plante, malgré le temps relativement long (environ 6 à 13 jours) écoulé entre l’application de P. persimilis et l’arrivée des tétranyques sur la plante. Ceci montre l’efficacité de la composition et du système de libération lente de P. persimilis tel que décrit ici dans la lutte contre les infestations par des tétranyques. EXFMPLE 14 Oviposition de P. persimilis se nourrissant d’un arthropode non tétranyque qui n’est pas un acarien Dans cet essai, des femelles gravides ont été prélevées de l’élevage sur des stades du cycle de vie immobilisés de C. /actis (individus C. lactis morts), isolées et ont reçu un régime de kystes décapsulés d’Artemia à 22 degrés Celsius et à une HR de 100 %. It a été observé que tous les acariens s’alimentaient facilement et changeaient de couleur lorsqu’ils recevaient Artemia pendant une journée. Des œufs ont été pondus par les acariens P. persimilis, indiquant qu’ils peuvent se reproduire en se nourrissant de kystes d’Artemia. Comme le comprendra l’homme du métier, une optimisation et des ajustements supplémentaires des résultats peuvent être faits (qui sont à l’intérieur des compétences de l’homme du métier).
Cet exemple montre que les espèces d’acariens Phytoseiulus sont capables de se reproduire en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque en utilisant le procédé de l’invention, tel que divulgué inter alia. La présente divulgation démontre le succès de l’oviposition des acariens Phytoseiulus se nourrissant d’acariens non phytophages, tels que des acariens Astigmatid ainsi que se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque qui n’est pas un acarien, telle qu’Artemia, en utilisant les procédés de l’invention.
Pour conclure, la présente invention fournit pour la première fois une population de P. persimilis caractérisée par un trait caractérisé par un taux de reproduction accru élevée en étant nourrie d’un régime de substitution constitué d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’acariens Astigmatid tels que des individus C. /actis en tant que proie. Ceci permet une production hautement souhaitable, révolutionnaire, en intérieur, d’acariens prédateurs P. persimilis améliorés présentant un rendement BE2019/5584 augmenté lorsqu’ils sont élevés en étant nourris d’une espèce Astigmata, comparativement aux acariens P. persimilis actuellement disponibles, qui montrent un taux de reproduction et un rendement sensiblement réduits lorsqu'ils sont élevés en étant nourris de la même proie constituée d’une espèce Astigmata.
Références : BE2019/5584 Chant, D. A. & McMurtry, J. A. (2006). A review of the subfamily Amblyseiinae Muma (Acari: Phytoseiidae): part VIII. The tribes Macroseiini Chant, Denmark and Baker, Phytoseiulini n. tribe, Africoseiulini n. tribe and Indoseiulini Ehara and Amano.
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Claims (18)

Revendications BE2019/5584
1. Population d’acariens prédateurs comprenant des individus prédateurs Phytoseiulus, dans laquelle la population est caractérisée par un taux d’oviposition journalier d’au moins 0,55 œuf/jour/femelle, tel que > 0,60, > 0,65, > 0,70, > 0,75, > 0,80, > 0,90, > 0,95, > 1,00, > 1,05, > 1,10, > 1,15, > 1,20, > 1,25, > 1,30, = 1,35, > 1,40, > 1,45, > 1,50, = 1,55, > 1,60, > 1,65, > 1,70, > 1,75, > 1,80, > 1,85, = 1,90, > 1,95 ou > 2,00 œufs/jour/femelle, tout en se nourrissant d’une proie arthropode non tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés.
2. Population d’acariens prédateurs selon la revendication 1, dans laquelle la population est caractérisée par un taux de survie des juvéniles et/ou des femelles d’au moins 40 % en se nourrissant de la proie non tétranyque.
3. Population d’acariens prédateurs selon l’une quelconque des revendications 1 à 2, dans laquelle au moins 10 % des individus femelles de la population sont caractérisés par une capacité de produire des descendants femelles dans un certain nombre de générations suivantes, dans laquelle le nombre de générations suivantes est d’au moins 1, tel que d’au moins 2, tel que d’au moins 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 ou 10 générations.
4 Population d’acariens prédateurs selon l’une quelconque des revendications 1 à 3, dans laquelle la population est caractérisée par un taux de reproduction journalier dans la plage d’environ 1,10 à 1,40, telle que de 1,15 à 1,40, de 1,20 à 1,40, de 1,25 à 1,40, de 1,30 à 1,40, ou de 1,10 à 1,35, de 1,10 à 1,30, de 1,10 à 1,25, de 1,10 à 1,20.
5. Population d’ acariens prédateurs selon l’une quelconque des revendications 1 à 4, dans laquelle au moins 15 %, au moins 20 %, au moins 25 %, au moins 30 %, au moins 35 %, au moins 40 %, au moins 45 %, au moins 50 %, au moins 55 %, au moins 60 %, au moins 65 %, au moins 70 %, au moins 75 %, au moins 80 %, au moins 85 %, au moins 90 %, au moins 95 % ou au moins 99 % des individus femelles de la population sont capables de se reproduire en se nourrissant d’une proie arthropode non BE2019/5584 tétranyque, de préférence d’une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’ une proie Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés.
6. Population d’ acariens prédateurs selon l’une quelconque des revendications 1 à 5, dans laquelle les individus prédateurs proviennent d’une espèce sélectionnée parmi Phytoseiulus fragariae, Phytoseiulus longipes, Phytoseiulus macropilis, Phytoseiulus persimilis et Phytoseiulus robertsi.
7. Population d’acariens prédateurs selon l’une quelconque des revendications 1 à 6, dans laquelle la reproduction tout en recevant comme nourriture une proie non tétranyque est une reproduction tout en recevant comme nourriture une espèce d’acarien Astigmatid sélectionnée parmi : 1) les Carpoglyphidae tels que ceux du genre Carpoglyphus par exemple Carpoglyphus lactis ; ti) les Pyroglyphidae tels que ceux du genre Dermatophagoides par exemple Dermatophagoides pteronysinus, Dermatophagoides farinae ; du genre Euroglyphus par exemple Euroglyphus longior, Euroglyphus maynei ; du genre Pyroglyphus par exemple Pyroglyphus africanus ; ti) les Glycyphagidae tels que ceux de la sous-famille Crenoglyphinae, tels que ceux du genre Diamesoglyphus par exemple Diamesoglyphus intermedius ou du genre Ctenoglyphus, par exemple Crenoglyphus plumiger, Ctenoglyphus canestrinii, Ctenoglyphus palmifer ; de la sous-famille Glycyphaginae, tels que ceux du genre Blomia, par exemple Blomia freemani ou du genre Glycyphagus, par exemple Glycyphagus ornatus, Glycyphagus bicaudatus, Glycyphagus privatus, Glycyphagus domesticus, ou du genre Lepidoglyphus par exemple Lepidoglyphus michaeli, Lepidoglyphus fustifer, Lepidoglyphus destructor, ou du genre Austroglycyphagus, par exemple Austroglycyphagus geniculatus ; de la sous-famille Aéroglyphinae, tels que ceux du genre Aéroglyphus, par exemple Aëroglyphus robustus ; de la sous-famille Labidophorinae, tels que ceux du genre Gohieria, par exemple Gohieria. fusca ; ou de la sous-famille Nycreriglyphinae tels que ceux du genre Coproglyphus, par exemple
Coproglyphus stammeri ou de la sous-famille Chortoglyphidae, tels que du genre BE2019/5584 Chortoglyphus par exemple Chortoglyphus arcuatus et de manière davantage préférée est sélectionnée parmi la sous-famille Glycyphaginae, de manière davantage préférée est sélectionnée parmi le genre Glycyphagus ou le genre Lepidoglyphus de manière préférée entre toutes sélectionnée parmi Glycyphagus domesticus ou Lepidoglyphus destructor ; iv) les Acaridae tels que ceux du genre Tyrophagus par exemple Tyrophagus putrescentiae, Tyrophagus tropicus, du genre Acarus par exemple Acarus siro, Acarus Jarris, Acarus gracilis ; du genre Lardoglyphus par exemple Lardoglyphus konoi, du genre Thyreophagus, tel que Thyreophagus entomophagus ; du genre Aleuroglyphus, par exemple Aleuroglyphus ovatus ; v) les Suidasiidae tels que ceux du genre Suidasia, tels que Suidasia nesbiti, Suidasia pontifica ou Suidasia medanensis.
8. Composition à base d’acariens comprenant une population d’acariens prédateurs selon l’une quelconque des revendications 1 à 7 conjointement avec un matériau vecteur, tel qu’un matériau vecteur sélectionné parmi la sciure, le son de blé, les balles de sarrasin, les balles de riz ou les balles de millet, ou comprenant un mélange de ceux-ci, de préférence un vecteur ayant des éléments de vecteur comprenant des abris pour les acariens.
9. Composition à base d’acariens selon la revendication 8, comprenant une source d'alimentation pour les individus prédateurs Phytoseiulus, dans laquelle la source d'alimentation comprend un proie arthropode non tétranyque, de préférence une proie arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence une proie Astigmatid, de manière préférée entre toutes une proie Astigmatid immobilisée, telle qu’une proie Astigmatid immobilisée, en particulier une espèce de Carpoglyphus, présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés.
10. Utilisation d’une espèce d’arthropode non tétranyque, de préférence d’une espèce d’arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une espèce d’Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une espèce d’Astigmatid immobilisée, telle que de manière préférée entre toutes une espèce d’Astigmatid immobilisée, en particulier une espèce de Carpoglyphus, présentant des BE2019/5584 stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés, en tant que source d’alimentation, de préférence en tant que proie d’élevage, pour une population d’acariens prédateurs d’individus prédateurs Phytoseiulus selon l’une quelconque des revendications 1 à 7.
11. Utilisation selon la revendication 10, dans laquelle ladite utilisation comprend la libération d’individus d’une espèce d’arthropode non tétranyque, de préférence d’une espèce d’arthropode non tétranyque immobilisée, telle qu’une proie non phytophage, de préférence d’une espèce d’Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une espèce d’Astigmatid immobilisée, telle que de manière préférée entre toutes une espèce d’Astigmatid immobilisée, en particulier une espèce de Carpoglyphus, présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés, de préférence l’utilisation comprend la libération de l’espèce d’arthropode non tétranyque en utilisant un dispositif comprenant une sortie pour les stades mobiles du cycle de vie de l’espèce d’acarien arthropode non tétranyque, de préférence une sortie convenant à la fourniture d’une libération soutenue d’un certain nombre de stades mobiles du cycle de vie.
12. Dispositif pour la libération d’individus d’une espèce d’acarien Phytoseiulus prédateur, ledit dispositif comprenant un réservoir renfermant une population d’acariens prédateurs selon l’une quelconque des revendications 1 à 7, de préférence dans une composition selon l’une quelconque des revendications 8 à 9, dans lequel le dispositif comprend une sortie pour les stades mobiles du cycle de vie de l’espèce d’acarien Phytoseiulus prédateur, de préférence une sortie convenant à la fourniture d’une libération soutenue d’un certain nombre de stades mobiles du cycle de vie.
13. Utilisation d’une population d’acariens prédateurs selon l’une quelconque des revendications 1 à 7, ou d’une composition à base d’acariens selon l’une quelconque des revendications 8 à 9, de préférence dans un dispositif selon la revendication 12, pour la protection des cultures.
14. Procédé d’élevage d’individus prédateurs Phytoseiulus, ledit procédé BE2019/5584 comprenant la fourniture d’une population d’acariens prédateurs selon l’une quelconque des revendications 1 à 7, de préférence dans une composition selon l’une quelconque des revendications 8 à 9 et le fait de laisser les individus prédateurs Phytoseiulus se nourrir de la proie arthropode non tétranyque.
15. Procédé pour obtenir une population d’acariens prédateurs selon l’une quelconque des revendications 1 à 7, ledit procédé comprenant les étapes de : (a) fourniture d’une population d’élevage d’une espèce d’acarien prédateur sélectionnée parmi le genre Phytoseiulus, ladite population d’élevage comprenant des individus de l’espèce Phytoseiulus de préférence conjointement avec une source d’alimentation convenant aux individus Phytoseiulus, ladite source d’alimentation comprenant une espèce proie sélectionnée parmi les Tetranychidae ; (b) fourniture d’une espèce présélectionnée d’arthropode non tétranyque, de préférence d’une espèce d’acarien Astigmatid, de manière préférée entre toutes d’une espèce d’acarien Astigmatid immobilisée présentant des stades immobilisés du cycle de vie comprenant des œufs immobilisés ; (c) fourniture de l’espèce présélectionnée d’arthropode non tétranyque aux individus Phytoseiulus en tant que source d’alimentation ; (d) sélection des individus Phytoseiulus qui sont capables de se reproduire tout en utilisant les individus présélectionnés d’arthropodes non tétranyque en tant que source d’alimentation ; (e) élevage des individus Phytoseiulus sélectionnés en leur fournissant une source d'alimentation comprenant l’espèce présélectionnée d’arthropode non tétranyque ; (f) facultativement, en alternance, élevage des individus Phytoseiulus sélectionnés selon une séquence de : - élevage pendant au moins 2, tel qu’entre 5 et 50, générations tout en utilisant une source d’alimentation comprenant l’espèce présélectionnée d’arthropode non tétranyque ; - élevage pendant au moins 2, tel qu’entre 5 et 50, générations tout en utilisant une source d’alimentation comprenant l’espèce proie sélectionnée parmi les Tetranychidae.
16. Procédé selon la revendication 15, dans lequel le procédé comprend en outre les BE2019/5584 étapes de : a. séparation des œufs de l’espèce présélectionnée d’arthropode non tétranyque ; b. mélange des œufs séparés avec un matériau vecteur, tel qu’un matériau vecteur sélectionné parmi la sciure, le son de blé, les balles de sarrasin, les balles de riz ou les balles de millet, ou comprenant un mélange de ceux-ci et de l’eau, de façon à enrober le matériau vecteur avec une couche d’œufs ; c. congélation du mélange ; et d. élevage des individus Phytoseiulus en leur fournissant le mélange en tant que source d’alimentation.
17. Procédé selon l’une quelconque des revendications 15 à 16, dans lequel la population d’élevage fournie est une population composée d’un certain nombre de sous- populations, dans lequel lesdites sous-populations proviennent de sources distinctes, telles que de populations de production distinctes et/ou de populations naturelles isolées à partir d’emplacements géographiques distincts.
18. Procédé selon l’une quelconque des revendications 15 à 17, dans lequel la population d’élevage fournie comprend au moins 100 individus, tel qu’entre 200 et 5000 individus, de préférence entre 500 et 1 500 individus.
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