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Jaugeur pneumatique à mercure avec dispositif de récupération d'air @
La présente invention concerne un indicateur jaugeur pneumati- que perfectionné pour mesurer à distance le contenu des réservoirs à liquides.
Dans le système classique d'indicateur jaugeur à cloche et ma- nomètre le principal défaut provient de l'impossibilité pratique de conserver longtemps l'air contenu dans la cloche qui plonge au fond du réservoir. En effet, cet air se dissout progressivement dans le liquide ou s'échappe petit à petit par les soudures ou rac- cords du tube, qu'il est difficile de réaliser parfaitement. Par ce fait, le liquide envahit progressivement la cloche, puis le tube transmetteur et l'appareil donne des indications fausses ou même marque zéro.
Il est donc absolument nécessaire de remplacer l'air dispar dans la cloche, ce qui peut 'être réalisé avec une pompe branchée sur le tube près du récepteur, et il faut alors prévoir au moins un clapet pour empêcher le retour de l'air.
Cependant cette solution est très imparfaite car la présence d'un nouvel orifice avec clapet augmente beaucoup les chancesde
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fuite, à tel point que dans ce cas on renonce délibérément à la permanence des indications qui ne sont données qu'au moment du coup de pompe. - Il existe encore une solution en apparence très simple qui consiste & soulever la cloche au-dessus du liquide pour la ré- approvisionner en air ; cette manoeuvre, très primitive, assure à peu près la permanence des indications, mais elle présente de grands inconvénients pratiques lorsque les réservoirs sont peu accessibles.
En outre , lors de l'immersion aune certaine profondeur, l'air de la cloche, du tube, et du. manomètre, se trouve immédiatement comprimé, le liquide monte donc à une certaine hauteur dans la clo- che, ce qui fausse les indications du manomètre récepteur.
La .présente invention a pour objet de créer un appareil récep- teur perfectionné, réduisant les fuites au minimum, et ce :
1 en noyant une partie des joints du récepteur sous le mer- cure.
2 / en rechargeant tout l'appareillage en air, d'une façon parfaite, par l'utilisation du mercure comme piston et clapet d'une pompe, ainsi qu'il sera expliqué ci-dessous, en référence au dessin annexé, dans lequel : fig.1 donne une vue de face de l'appareil récepteur à mercure. fig.2 une coupe de profil du même appareil dans sa position normale. fig. 3 une coupe de profil de l'appareil renversé en partie. fig 4 une coupe de récepteur à liquide autre que le mercure.
L'appareil comprend un bac fixe 1, parfaitement clos, et con- tenant du mercure dont le niveau normal est au-dessus de l'extrémi- té supérieure d'un tube raccord 15 logé dans ce bac. Dans une paroi du bac 1 est fixée une douille 19 dans laquelle peut tourner un boisseau 13 à deux voies 7 & 8. La première est reliée à un tube 5 qui débouche près du fond du bac 1 tandis que la deuxième 8 s'ou- vre dans le bac même.
Le raccord 15 communique par le tube 24 avec la cloche 23 qui plonge dans le réservoir à jauger.
D'autre part, le tube 5 communique par l'intermédiaire de la voie 7 du boisseau 13, avec un tube vertical 2 qui débouche à
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la partie inférieure du bac de charge 4.
La voie 8 du boisseau communique avec le tube de verre 3 qui débouche vers la partie supérieure du bac de charge.
L'ensemble du boisseau, des tubes 2 & 3 & du réservoir de chai - ge 4 peut tourner autour de l'axe du boisseau, et est maintenu dans la position verticale de la fig.2 par l'enclanchement des bossettes
21 & 22, dont l'une est portée par un support 20 solidaire du bac 1.
L'ensemble du récepteur ainsi décrit est rendu étanche aussi bien que possible, le raccord 15, le raccord 6 et le boisseau étant placés en réalité dans le mercure et celui-ci éprouve les plus grandes difficultés à passer par un joint imparfaitement étanche l'air.
Quant aux raccords des tubes 3 & 2 avec le bac de charge 4 ils sont assez soignés, mais on verra plus loin que leur importance est très relative.
Reste l'orifice supérieur 18 du bac, de charge 4, il est sim - @ plement obturé par un diaphragme en peau de chamois ou en drap fin, ligaturé, perméable à'l'air et imperméable au mercure au-dessous d'une certaine pression; un diaphragme identique 16 est fixé au rac- cord 13 pour empêcher le mercure d'aller dans le tube transmetteur
24.
La cloche 23 est placée au fond du réservoir à jauger et selon la hauteur du liquide, l'air de la cloche, du tube transmetteur et du bac 1 sera comprimé et chassera le mercure qui s'élèvera dans le tube 3 en vertu du principe manométrique connu.
Mais, ainsi qu'il a été dit, une certaine quantité d'air s'é- chappera au bout d'un temps plus ou moins long et il faudra en in- troduire dans l'appareil qui peut être encore sous pression ; alors que se manifeste l'originalité du présent système.
Si l'on bascule le bac de charge 4 et les tubes 2-3 en faisant pivoter l'ensemble autour de l'axe du boisseau, on obtient le dis- positif de la fig.3
Le mercure s'écoule dans le bac de charge mais arrêté par le diaphragme 18, il vient former sur celui-ci un clapet parfait ; en continuant à couler il comprime l'air emprisonné dans la chambre et
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l'écoulement pourrait même s'en trouver arrêté, mais avant que le fait ne se produise le niveau du mercure baisse dans le bac 1 et dégage l'extrémité supérieure du tube 5 qui sert alors de reniflard pour l'air qui vient du bac de charge 4, dans le bac 1 pendant que le mercure continue à couler dans le bac 4.
Lorsque tout écoulement a cessé on redresse la partie mobile du récepteur et on enclanche de nouveau les-bossettes 21 & 22.
Si l'on se reporte à la fig.2 on voit que le mercure redescend par le tube 2 dans le bac 1 qui ne peut plus restituer au bac de charge 4 l'air qu'il en a reçu.
Au contraire, le départ du mercure produit d'une part un appel d'air frais à travers le diaphragme 18 et d'autre part une compres- sion de l'air qui vient d'être absorbé par le bac 1. Cet air s'é - chappe en partie dans le tube transmetteur 24 et dans la cloche 23 d'où il chasse une partie du liquide en excédent et l'appareil se trouve ainsi rechargé en air par une manoeuvre très simple qui peut être répétée plusieurs fois si c'est nécessaire.
Le récepteur donne alors des indications permanentes pendant un temps plus ou moins long, selon la qualité des joints ou raccords des différentes parties de l'ensemble.
On comprend que le renversement et le redressement du système qui exige moins d'une minute soit capable de recharger l'appareil pour un ou plusieurs jours, le système ainsi décrit est donc d'un très grand rendement, quoique d'une construction très simple.
Le mercure étant de 10 à 15 fois plus dense que les liquides usuels la colonne de mercure du récepteur est d'une faible hauteur, donc peu encombrante, mais elle ne se prête pas toujours à un jau- geage très précis; on peut alors employer le liquide original ou de l'huile dans le récepteur, mais dans ce cas le rendement d'un appareil à long tube peut présenter des inconvénients.
On obvie cela en constituant un appareil mixte, c'est-à-dire en réunissant (fig.4) l'atmosphère du bac à mercure 1 avec l'atmos- phère d'un bac 26 ( à huile ou liquide original) par un tube 12, le liquide moins dense s'élèvera aune assez grande hauteur dans le tube 27 et la précision de l'appareil sera plus grande.
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Quant au récepteur à mercure qui peut ttre placé à un autre poste intéressant, il continue à remplir son rôle de récupérateur d'air pour les deux récepteurs.
Un dernier cas à considérer est celui de réservoir à liquide avec atmosphère de gaz sous pression.
On peut alors prévoir une colonne de mercure surélevée d'au- tant, mais si la pression est variable et assez considérable, il vaut mieux-faire communiquer par un second tube transmetteur l'at- mosphère du réservoir avec le haut 17 du bac de charge 4,, par 1 intermédiaire d'un tube de caoutchouc ou mieux d'un boisseau à l'instar de ce qui a été indiqué pour la circulation du mercure.
REVENDICATIONS.
1. Jaugeur pneumatique à mercure, caractérisé par une paire de tubes à mercure constituant un circuit aspirateur & compresseur d'air.