<Desc/Clms Page number 1>
Perfectionnements apportés à la. fabrication des combustibles.
Cette invention est relative à la fabrication d'un com- bustible et se rapporte à l'objet du brevet belge N\ 275.620.
Parmi les buts qu'elle vise, elle se propose la pro- duction d'un combustible susceptible d'être utilisé pour se substituer au charbon de bois et d'être brûlé,sans inconvé- nient et sans dégagement de soufre, dans un poêle ou un bra- sero sans que les produits de la combustion s'en aillent nécessairement dans une cheminée et plus généralement la production d'un combustible perfectionné à combustion libre rappelant le charbon de bois dans lequel le soufre reste après carbonisation pour âtre retenu dans la cendre par la combustion.
<Desc/Clms Page number 2>
Selon l'invention, on incorpore de la chaux au charbon de terre employé pour la production du combustible de façon que cette chaux se combine intimement à la masse et s'y ré- partisse uniformément. A cet effet la chaux ainsi que le charbon de terre employés sont broyés jusqu'à une extrême finesse, soit qu'on effectue le broyage des deux matières en- semble, soit qu'on l'effectue séparément pour ne les mélanger qu'après, ce broyage étant poursuivi jusqu'à ce que le charbon et la chaux aient atteint l'extrême finesse désirée.
De cette façon la proportion relativement faible de chaux requise se trouve uniformément répartie dans l'intégralité de la masse à peu près sèche composée de particules de charbon de terre extrêmement fines de sorte que, lors de la carboni- sation, la réaction entre la chaux et le soufre est opérée complètement et intégralement. Le degré auquel on pousse le broyage du charbon ou autre substance carbonée a avantage à être tel que la majeure partie du charbon puisse passer à travers un tamis ayant 200 mailles pour une distance linéai- re de 25 m/m, une faible partie seulement ( 5% à peu près) étant retenue sur un tamis plus grossier n'ayant par exemple que 100 mailles pour 25 m/m. Quant à la chaux¯, on en pousse le broyage au même degré de finesse.
Le mélange de charbon de terre et de chaux n'ayant subi aucun traitement suscep- tible d'engendrer une hydratation de la chaux ou de le ren- dre gélatineux , plastique ou plus aisément capable d'être aggloméré et consolidé est alors comprimé sous forme de blocs ou de briquettes de structure dure, homogène et rappelant la pierre et le produit résultant est cokéfié.
Le mode d'ag- glomération par simple compression de la masse de particules très finement divisées a une importance toute spéciale dans la production d'un combustible possédant les caractéristiques
<Desc/Clms Page number 3>
indiquées car l'absence d'un*liant quelconque et de tout traitement destiné à faciliter le moulage, l'agglomération et la consolidation de la masse rend le combustible homogène sans altérer en rien sa porosité. On obtient ainsi un combus- tible qui, quand on le fait brûler dans uns grille ouverte ou autrement avec un accès normal d'air, engendre une tempéra- ture relativement basse par comparaison avec la température de combustion dans les mêmes conditions du charbon de bois de sorte que sa teneur restante en soufre ne se volatilise pas mais reste dans les cendres.
Dans la réalisation industrielle de l'invention, le charbon de terre employé ainsi que la chaux sont réduits à un degré de finesse uniforme comme décrit plus haut et après que la chaux a été uniformément mélangée au charbon la mas- se est comprimée sous forme de briquettes ou de blocs rap- pelant la pierre selon le procédé décrit dans le brevet bel- ge N 275.622.
Les briquettes ou blocs produits sont alors carbonisés dans n'importe quel genre de cornue communément employé; après cette carbonisation le résidu est refroidi et éteint et après concassage en morceaux de dimensions convenables peut être utilisé comme combustible à la place du charbon de bois. Un pareil combustible est dur, dense et très poreux ; il brûle librement dans une grille ouverte,un poêle ou un brasero sans aucun dégagement de fumée de soufre, la quantité de sou- fre restant après carbonisation s'étant combinée à la chaux et se retrouvant dans la cendre après combustion.
Il y a tout avantage tout d'abord à déterminer la teneur en soufre du charbon et? à employer une quantité de chaux éga- le au double de cette quantité de soufre. Au lieu de chaux, on peut, du reste, utiliser également un composé à base de chaux, tel que de la pierre à chaux ou de la chaux hydratée
<Desc/Clms Page number 4>
les conditions de préparation de la masse mélangée en vue de son agglomération restant dans ce cas les mêmes que celles qui ont été décrites plus haut.
La masse représentant le mélange du charbon et de la chaux peut,après avoi été comprimée sous forme de briquettes ou de blocs ainsi qu'il a été décrit, être broyée et comprimée à nouveau avant carbonisation comme décrit dans le brevet belge N 275.623.
Le charbon de terre peut être broyé jusqu'à l'extrême fi- nesse indiquée et mélangé à l'état humide avec la chaux ou en- core le charbon et la chaux peuvent être broyés tous deux à l'état humide selon la même finesse extrême et après avoir été mélangés l'eau peut être évacuée en la laissant s'en aller li- brement par suintement ou en faisant passer la masse dans un filtre-presse. Le mélange n'est pas toutefois effectué dans des conditions susceptibles d'engendrer l'hydratation de la chaux,de développer les propriétés liantes de la masse ou de la rendre gélatineuse, plastique ou plus facilement consolida - ble par agglomération.
Immédiatement après qu'on a mélangé le charbon de terre et la chaux ou immédiatement après qu'on a évacué l'eau de la masse de l'une ou l'autre des manières in- diquées, on soumet la masse encore humide à une compression dans une presse destinée à la débarrasser de l'eau qu'elle peut encore renfermer. On peut ainsi produire des blocs à peu près rigoureusement secs, durs et rappelant la pierre comme décrit dans le brevet belge N 275.622. Finalement les blocs sont carbonisés.
Le charbon de terre utilisé a avantage à être un ,charbon cokéfiable mais on peut également se servir d'autres substances carbonées de la manière décrite dans le brevet belge ? 275. 620.