<Desc/Clms Page number 1>
""PERFECTIONNEMENTS AUX ISOIATEURS A HAUTE TENSION.- ""
EMI1.1
----------------------------------------------
La présente invention concerne les isolateurs électriques, et plus particulièrement les isolateurs à haute tension du type à suspension.
Elle porte essentiellement sur un isolateur à suspension compre- nant un capot, ou cape, une tige et un diélectrique interposa, le capot et la tige étant disposés, par rapport au diélectrique, de manière que les li- gnes de force provenant de l'une de ces pièces, sont en opposition avec les lignes de force émanant de l'autre pièce, ces lignes de force étant approxi- mativement égales et agissant en sens opposée,
L'invention porte aussi sur un isolateur à suspension du type
<Desc/Clms Page number 2>
envisagé, présentant des résistances électrique et mécanique élevées, et pouvant être facilement et avantageusement employé dans des conditions de service pénibles, qui se présentent fréquemment dans la technique actuelle.
Les isolateurs à suspension sont subdivisés en trois classes gé- nérales, à savoir le/ Les isolateurs du type Hewlett, comportant un diélectrique muni de passages ou conduits intérieurs d'enclenchement ou de liaison,
2 Les isolateurs du type Jeffrey Dewitt,comportant des pièces métalliques de liaison, qui sont reliées rigidement à l'intérieur de loge- ments ménagés dans le o-orps du diélectrique;
3 Les isolateurs du type à cave et tige, établis sur un prin- cipe analogue à celui de l'isolateur représenté au dessin annexé,
En raison de la masse de matière se trouvant au centre du dié- lectrique, les isolateurs des deux premières classes sont limités dans leurs dimensions et leur capacité, par les conditions de fabrication, Les isola- teurs du type à cape et tige, bien que n'étant pas limités de cette façon, sont néanmoins limités par une considération grave, à savoir la résistance mécanique, Divers essais ont été effectués pour surmonter cette difficulté , en augmentant la résistance mécanique des isolateurs de ce type, et on a employé divers systèmes à cet effet.
ces essais ont permis d'augmenter sensi- blement la résistance mécanique de ces isolateurs, jusqu'à une valeur très supérieure à ce qui avait été obtenu auparavant,
Les tensions usuelles, sur les lignes de transmission de puis- sance, qui étaient au maximum de 40.000 à 60.000 volts, il y a quelques an- nées, ont été élevées récemment jusqu'à 220.000 volts au maximum, et par suite les dimensions des isolateurs, le nombre d'éléments des chaînes ou chapelets, et les dimensions des conducteurs, ont été sensiblement augmentées.
Toutefois, la fabrication d'isolateurs à suspension présentant la capacité et les résistances mécaniques nécessaires, a présenté de grandes difficultés, et ce sont ces difficultés qui ont empêché l'utilisation courante de tensions de transmission élevées,
La présente invention a notamment pour objet, ainsi qu'il a été dit, d'augmenter la résistance mécanique des isolateurs à suspension, et puis..
<Desc/Clms Page number 3>
que la résistance mécanique est un facteur important pour la résistance électri- que des isolateurs, on obtient ainsi un accroissement sensible'de résistance électrique.
On a trouvé que le lien mécanique entre le boulon et le diélectri- que, formé par le ciment Portland de bonne qualité, est beaucoup plus robuste que l'isolateur lui-même. En d'autres termes si l'isolateur fait défaut par suite de rupture du diélectrique, dans une machine d'essai, la force nécessaire pour rompre le lien de clament reliant la tige ou le boulon au logement intérieur du diélectrique, est approximativement double de celle qui est nécessaire pour rom- pre le diélectrique de l'isolateur assemblé. par des essais soigneux, avec utilisation de calibres micrométriques on a trouvé aussi que, dans les isolateurs ordinaires, il y a un accroissement de diamètre de la tige à environ 80% de la charge maximum.
On a été ainsi conduit à établir un isolateur dans lequel les élé- ments sont agencés et construits de manière que les efforts transmis du capot au diélectrique sont approximativement égaux, ou légèrement supérieurs, aux ef- forts transmis au diélectrique par la tige, et cela empêche la dilatation du col ou de la tige de l'isolateur, et il en résulte un accroissement sensible de la résistance électrique et mécanique.
La description qui va suivre, en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple, fera bien comprendre la nature et les avantages de l'invention.
La figure unique représente un isolateur à suspension établi con- formément à l'invention, moitié en élévation, moitié en coupe verticale.
Le cola 2 du diélectrique 1, de l'isolateur représenté sur le des- ,sin, présente une longueur plus grande que dans les isolateurs déjà proposés de sorte que le logement 3, pour la réception du boulon, est relativement profond.
Le capot 4, ou cape, peut être muni d'un dispositif de fixation quelconque, qui est du type "Clevis", dans l'exemple envisagé, et son logement intérieur 5 épou- se approximativement le contour extérieur du col g du diélectrique.
Près de son bord inférieur, le capot est muni de plusieurs rebords formés par des surfaces tronconiques 6, 7 et 8, disposées à angle aigu par rap- port à une ligne tangente à la surface du col 2. Les surfaces tronconiques ad- jacentes sont reliéee entre elles par d'autres surfaces tronconiques, et perpen-
<Desc/Clms Page number 4>
diculaires aux premières. De préférence, l'extrémité inférieure du capot 5 est renforcée sur sa face extérieure, de façon à présenter un anneau 9 approxima- tivement rigide,
Le boulon 10, disposé dans le logement 3, présente deux rebords comprenant, de préférence, des surfaces tronconiques 11 et 12, dont les angles sont approximativement égaux, la base de la surface 11 étant reliée à la por- tion évasée de la surface 12, par une autre surface tronconique 13, ainsi qu'on le voit.
L'angle des surfaces coniques 11 et 12 eet approximativement le triple de celui des surfaces tronconiques6, 7 et 8, Ce rapport est choisi de manière à égaliser les pressions transmises, respectivement au diélectrique par le boulon et le capot. On conçoit que l'aire du diélectrique voisin du boulon ast approximativement le tiers seulement de celle du diélectrique voisin du ca- pot, et il est donc essentiel, si les efforts provenant respectivement du bou- lon et du capot doivent être égalisés, de prévoir' un rapport du type envisagé, entre les angles des surfaces de ces éléments, de façon à égaliser les fatigues par unité de surface,
Pour permettre les mouvements relatifs nécessaires, entre le ca- pot et le ciment adjacent, et entre le boulon et le ciment adjacent,
la surface intérieure du capot et la surface extérieure du boulon sont de préférence re- couvertes, avant l'assemblage, avec le produit généralement appelé "out sarco" c'est-à-dire de l'asphalte raffiné dissous dans un solvant convenable, par exem- ple de la gazoline:
Ce ciment constitue un composé lubrifiant permettant les mouve- ments relatifs nécessaires entre le capot et la surface extérieure du ciment, et entre le boulon et le ciment voisin, de sorte que les lignes de force pré- cédemment envisagées sont transmises au corps de l'isolateur, de manière à sup- porter, avec quelque frottement, la portion du diélectrique qui est interposée entre le capot et la tige.
Il convient aussi de noter que le rebord inférieur de la tige est mis en place, en raison de l'extension ou du prolongement du logement 5, jusqu'à un point espacé du rebord du capot, de manière que toute ligne normale à la surface conique 12 passe au-dessus du bord inférieur du capot.
@
<Desc/Clms Page number 5>
Les isolateurs objet de l'invention présentent une résistance mécanique approximativement double de celle des isolateurs analogues qui avaient été précédemment construits*
Il est bien entendu que les dispositions et les applications qui ont été indiquées ci-dessus, à titre d'exemple, ne sont nullement limitatives, et qu'on peut s'en écarter sans pour cela sortir du cadre de l'invention.