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" Perfectionnements aux ressorts de suspension à lames "
Les ressorts de suspension à lames du type à étagement régulier, couramment employés en automobile, provoquent des flexions sensiblement supérieures à celles correspondant à l'allongement élastique de l'acier utilisé.
De là résultent fréquemment les inflexions anormales pré- sentées par des ressorts après quelques mois de service et aussi les nombreux bris de lames presque neuves constatés sur mauvaises routes.
On admet à tort que toutes les lames traiaillent au même coefficient d'allongement dans ce type de ressort alors que ce coefficient d'allongement va en croissant depuis la maî- tresse feuille jusqu'à la plus petite lame. Cet accroisse- ment s'aggrave encore du fait que lors de la fabrication, on donne aux lames une courbure de plus en plus accentuée pour éviter, à l'assemblage, des baillements aux extrémités des
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lames.
Le serrage ainsi déterminé, entre lames, provoque une flexion supplémentaire déterminant un allongement supplémentai- re appréciable qui va en croissant de la plus grande à la plus petite lame.
Le fait est nettement démontré quand on pousse l'essai de tels ressorts jusqu'à la rupture car on constate que c'est toujours la plus petite lame qui casse la première, puis la précédente et ainsi de suite jusqu'à la maîtresse feuille.
A cette cause de bris viennent s'en ajouter d'autres : l'assemblage des lames par un boulon central empêchant le glissement longitudinal des lames l'une sur l'autre et la fixation d'étriers rivés pour n'opposer au déplacement laté- ral des lames nécessitent le forage de trous qui sont autant de points faibles formant amorces de rupture.
Les perfectionnements constituant la présente invention permettent d'obvier aux inconvénients graves précités, et d'obtenir un ressort ayant un meilleur rendement tout en of- frant une durabilité et une sécurité beaucoup plus grandes.
Dans l'établissement d'un ressort, ces perfectionnements consistent :
1 ). à remplacer le ressort à étagement régulier par un ressort à étagement parabolique permettant un emploi ration- nel de la matière justifié par un travail égal de l'acier pour toutes les lames.
2 ). à remplacer les trous de fixation ou d'assemblage forés dans les lames par l'emboutissage d'étoquiaux invisi- bles permettant le déplacement longitudinal des lames et par l'emploi d'étriers agissant conjointement avec des étoquiaux emboutis et servant en même temps au maintien d'une lame anti-choc.
3 ). à prévoir la susdite lame anti-choc destinée à amortir les contre flexions brusques occasionnées par les réactions brutales dues aux trous et bosses accentués des mauvais chemins.
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3 ). à remplacer pour les lames, l'acier lisse usuel par de l'acier rainuré assurant un cintrage plus parfait des dites lames dans le sens latéral.
Tous ces perfectionnements sont illustrés exemplativement sur le dessin annexé dans lequel:
Fig. 1 montre un ressort du type triangulaire à étagement régulier avec trou central a pour boulon d'assemblage et étriers b b rivés, les parties hachurées c c constituant en réalité un manque de matière utile.
Fig. 2 montre un ressort de forme parabolique comportant 'la matière manquante de fig. 1, les lames d n'étant plus per- cées de trous mais pourvues d'étoquiaux emboutis, les étriers d'assemblage f n'étant plus rivés mais serrant par boulon g une lame anti-choc supérieure h.
Fig. 3 est une vue en élévation longitudinale partielle à plus grande échelle montrant les lames à rainure i avec éto- quiau. central embouti e.
Fig. 4 est une vue en plan correspondant à la précédente.
Fig. 5 est une vue en coupe transversale suivant la ligne 5-5 de fig. 3;
Fig. 6 montre l'un des étriers assemblant un certain nom- bre de lames vers les extrémités du ressort, cet étrier compor- tant un trou j pour engager l'étoquiau spécial k prévu vers l'extrémité de 1'une*des lames d et venant serrer l'extrémité de la lame anti-choc h à l'aide du boulon 1.
Fig. 7 montre un ressort arrière transversal type Ford comportant les particularités ci-dessus.
Comme montré plus spécialement endfig. 3 et 4 et 5, la nervure dorsale m de chaque lame d qui provient du rainurage longitudinal en i vient s'adapter dans la nervure de la lame inférieure et amnsi de suite. De même pour l'étoquiau central e formé par embouti sphérique.
Un étoquiau moins accentué k prévu vers l'extrémité de la lame embrassée par l'étrier f vient s'engager dans un trou j
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ad hoc prévu à cet étrier alors qu'un autre étoquiau kl de la lame située immédiatement au-dessus Ment pénétrer dans la dépression de l'embouti k.
Toutes les lames y compris la lame anti-choc également raînurée, nervurée et pourvue d'un étoquiau central se trou- vent ainsi assemblées et maintenues en tous sens avec le glis- sement frictionnel convenable l'une sur l'autre, de manière à travailler à l'unisson avec un coefficient d'allongement aussi égal que possible.
Les emboutis formant étoquiaux renforcent les lames au lieu de les affaiblir et la lame anti-choc nervurée ne pou- vant se déplacer latéralementjoue son rôle d'amortisseur de réactions dans des conditions particulièrement favorables.
Les ressorts établis comme décrit, présentent au surplus l'avantage de former amortisseurs aussi bien pour les flexions que pour les réactions grâce à la présence des nervures s'adap- progressivement tant dans les rainures et augmentant ainsi/la friction de glissement longitudinal des lames, 'dans les deux sens de flexion..
Avec de tels ressorts on dispose d'un moyen extrêmement simple et économique pour supprimer les amortisseurs usuels à friction dont le grave inconvénient est l'usure rapide en raison des fa.ibles surfaces de friction et de la grande pres- sion unitaire sans compter l'impossibilité d'opérer un règlage précis.
Enfin les rainures forment réservoirs de lubrifiant entre lames et constituent un moyen de graissage durable.