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"Procédé pour l'amélioration, des combustibles pour moteurs à explosion."
Depuis déjà assez longtemps, on a cherché à améliorer les combustibles pour moteurs à explosion. Dans ces ten- tatives on a cherché à augmenter la faible volatilité,
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c'est-à-dire a abaisser la température d'ébullition, à améliorer le degré de pureté insuffisant qui résulte d'un raffinage imparfait et à supprimer l'inconvénient qu'on appelle "cogner"
Le phénomène du moteur qui "cogne"est dû à une évolution irréguliere de la combustion donnant par à-coups naissance à des pressions plus élevées. C'est la ce qui cause le phénomène appelé "détonation", c'est-à-dire une cobustion à la vitesse du son.
La détonation est cepen- dant précédée encore de la déflagration spontanée qui ré- sulte d'une inflammation indépendante de l'étinoelle d'al- lumage électrique.
Suivant les méthodes connues on a essayé de sup- primer les inconvénients signalés par l'emploi de produite destinés à empêcher le moteur de cogner et consistant à additionner au combustible du benzol, de l'alcool, du té- tra-éthyle de plomb, du ferrooarbonyle, et autres.
Bien que constituant en partie des améliorations du combustible, ces additions présentent quand même en- core des inconvénients considérables ainsi que l'ont éta- bli des recherches approfondies.
Aux Etats-Unis d'Amende par exemple l'emploi ou tétra-éthyle de plomb comme produit d'addition aux com- bstibles a été interdit a cause des propriétés toxiques de ce corps. Le ferro-carbonyle qui est ajouté au com- bustible sous le nom de motyle, n'est pas non plus abso- lument inoffensif et son emploi comporte le danger de provoquer des encrassements des soupapes, puisque chaque litre de combustible additionné de motyle, renferme 2.8 grammes de ferro-oarbonyle' dont la combustion laisse un résida de 1.14 grammes d'oxyde de fer.
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L'emploi du motyle entraîne en outre une souil- lure de l'huile de graissage par de l'oxyde de fer, ce qui est très défectueux pour le système de graissage a cause des dépote de boues.
Les remèdes connus a ce jour pour empêcher les moteurs de cogner ont été trouvés d'une manière empirique sans qu'on ait pu connaître la vraie raison pour laquelle le moteur cogne, ni le moyen de supprimer cet inconvénient.
Des recherches approfondies de date récente et études précises de l'inventeur ont alors établi que les conditions à réaliser pour empêcher les moteurs de cogner sont tout autres que ce que l'on avait supposé jusqu'ici.
Ces recherches ont démontré qu'il y a une cor- rélation entre la cause qui fait cogner le moteur et la conductibilité du combustible et que le phénomène du mo- teur d'automobile qui cogne est dû à l'auto-inflammabilité du combustible excité électriquement. Plus la conductibi- lité du combustible sera grande et moine le moteur cognera.
Si la conductibilité est très grande, le moteur cesse com- plètement de cogner. Comme preuve a l'appui de cette affirmation il convient de faire remarquer qu'aveo l'emploi de mélanges d'essence, de benzol et d'alcool le moteur cogne moins qu'avec de l'essence seule. Par ce mélange, le combustible a reçu une addition d'eau et a été rendu bien plus conductible. L'essence a l'état pur a comme on le sait une tendance extraordinaire a faire cogner le moteur, tandis qu'avec le benzol par exemple le moteur cesse de cogner. Ce qui a été dit plus haut, s'applique aussi ci. Le benzol a pour l'eau une affinité bien plus
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grande que l'essence. Le mélange de benzol et d'eau est bon conducteur tandis que l'essence pure a un grand pouvoir isolant.
L,auto-inflammabilité du combustible excité élec- triquement limite aussi la compressibilité maximum.
La présente invention a pour objet un procédé pour l'amélioration de combustibles qui supprime les in- convénients inhérents aux combustibles actuellement usi- tés et qui ont été exposés plus longuement ci-dessus.
La préparation de combustibles irréprochables pour moteurs à explosion est effectuée conformément à la présente invention, à l'aide d'additions bonnes con- ductrices ou de corps qui, par suite de leur décomposi- tion facile agissent comme des conducteurs et augmentent ainsi la conductibilité des substances motrices. De pré- férence sont à considérer des sels métalliques d'acides inorganiques ou organiques tels que Pb. (AzO3)2 Ou (AzO3)2, des phénolates, crésolates, carbonates, etc....
Ces sels métalliques sont insolubles dans l'es- sence minérale et sont dissous dans l'essence à l'aide de dissolvants ou de mélanges de dissolvants appropriés, les dissolvants pouvant entrer en réaction chimique avec les sels métalliques en présence. On obtient ainsi une augmen- tation extraordinaire de la conductibilité éleotrique, et, d'autre part, 'la puissance explosive du combustible se trouve fortement accrue puisque lesdits sels ou leurs oxydes font fonction de transmetteur d'oxygène.
L'idée d'utiliser pour les besoins de la prépa- ration de combustibles irréprochables, des sels métalli- ques eto., est nouvelle puisque les sels métalliques ne présentent aucune analogie avec les combinaisons qui étaient jusqu'ici a considérer comme connues pour l'amé-
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lioration ou la préparation de combustibles et qui étaient employées dans ce but, par exemple avec le tétra-éthyle de plomb, ou avec le ferrocarbonyle. Ces deux combinaisons sont mauvaises conductrices, à l'opposé des sels métalliques dont l'emploi fait partie de l'objet de la présente inven- tion, car les sels métalliques employés en conformité de la présente invention sont exceptionnellement bons conduc- teurs et leur utilisation dans des conbutstibles,
assure à' ces derniers une conductibilité maximum.
Pour la mise en oeuvre de ce procédé, on peut aussi employer, a la place des produite d'addition qui sont déjà conducteurs en eux-mêmes, des produits d'addi- tion qui, bien que n'étant pas conducteurs en eux-mêmes, fournissent, en se décomposant, des produits capables de conduire l'électricité d'une manière efficace.
Le procédé qui est à la base de la présente in- vention empêche d'une manière absolue le moteur de cogner parce que le pouvoir isolant de l'essence est transformé en conductivité. D'autre part l'auto-allumage prématuré du mélange d'air et d'essence se trouve ainsi évité. Comme on le sait le moteur commence à cogner seulement après avoir marché déjà un certain temps, lorsqu'il existe déjà une certaine tension électrique. Au ralenti, on remarque que le moteur cogne lorsque par suite de la tension élec- trique résultant du fort chargement électrique qui se pro- duit par la compression du combustible dans des tuyères étroites le mélange d'air et d'essence s'enflamme avant le moment voulu, c'est-à-dire avant que l'étincelle d'allu- mage de la bougie provoque l'allumage normal.
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Suivant la présente invention l'accumulation de grosses quantités d'élextricité est évitée au moyen de dissolution de combinaisons bonnes conductrices, telles que certains sels métalliques etc...
Dans oes conditions il ne s'établit plus aucune tension électrique de sorte qu'on n'a plus àse préoccu- per du risque d'un auto-allumage prématuré du mélange combustible.
La combustion s'effectue ainsi d'une façon plus régulière et les surélévations saccadées de la pression disparaissent.
Le procédé de préparation comporte en outre, au cas ou il s'agirait d'un combustible insuffisamment raf- finé, une purification du combustible, de telle sorte que le combustible obtenu par le procédé suivant l'invention ne renferme plus de combinaisons malodorantes ni facile- ment résini fiable s.
La suppression des défauts cités au début du présent exposé conduit à l'obtention d'un combustible d'une pureté absolue qui ne produit plus de détonations faisant cogner le moteur et qui évite tout risque d'auto- allumages.
Les produits d'addition conducteurs ou devenant conducteurs (solutions de sels métalliques etc..) peuvent aussi, si on le préfère, être ajoutés au mélange de gaz dans la chambre de combustion seulement, par exemple au moyen d'une tuyère d'amenée spéciale. Dais ce cas il n'est bien entendu pas nécessaire que la dissolution cu sel mé- tallique etc.. forme avec le combustible un mélange limpide.
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EXEMPLE D'EXECUTION I
On mélange à froid un demi-kilogramme d'azotate de cuivre pulvérisé avec un kilogramme d'hydrohexaline.
La dissolution pbtenue est ensuite séparée par décantation des résidus insolubles et mélangée en agitant avec 100 kilogr. d'essence.
On laisse ensuite reposer pendant quelques jours le mélange ainsi obtenu par agitation. En-dessous du mé- lange se dépose alors une petite quantité d'un liquide jaune qui est impur et renferme des souillures, et que l'on sépare du mélange clair formé au-dessus.
EXEMPLE D'EXECUTION II
On chauffe 100 grammes de lithar avec environ 500 grammes de crésol brut et on maintient le tout à l'ébullition jusqu'à ce que toutes les parties soient complètement dissoutes dans le liquide. Ce mélange est alors additionné de 15 kilogrammes de crésol brut et le mélange ainsi obtenu est versé dans 100 kilogrammes d'es- sence.
On laisse déposer et on sépare le liquide clair par décantation d'avec le résidu déposé qui contient les impuretés.
EXEMPLE D'EXECUTION III
On dissout un demi-kilogramme d'azotate de cui- vre pulvérisé dans un demi-kilogramme d'eau, et la solu- tion est injectée dans la chambre de combustion du moteur a l'aide d'une tuyère spéciale.