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"REDRESSEUR A VAPEUR DE MERCURE"
On a déjà proposé, pour l'allumage de l'arc électrique dans un redresseur à vapeur de mercure, d'employer un fil de chauffa- ge, dont le chauffage provoquait le dégagement de vapeur de mer- cure et qui, par suite, permettait l'amorçage du redresseur sans avoir à renverser l'appareil ou à employer des électrodes auxiliai- res mobiles. La sécurité de fonctionnement de ce dispositif était cependant précaire du fait que le fil de chauffage était suspen- du librement dans le mercure et, par suite des secousses qui se
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produisent par exemple pour les redresseurs mobiles, ce fil ris- quai* d'effectuer des mouvements propres dangereux.
Cet inconvé- nient se trouve évité suivant l'invention du fait que le fil de chauffage est relié à ses deux extrémités à des conduoteurs élec- triques. En même temps, le fil de chauffage ou bien l'un de ses conducteurs traverse le mercure et, par conséquent ,en fonctionne- ment, il sert également à amener à la cathode en mercure le cou- rant à redresser. l'objet de l'invention conoerne également un nouveau type d'anode grâce auquel les conditions de fonctionnement se trouvent considérablement améliorées. L'anode est en effet constituée par un cylindre métallique ouvert à ses deux extrémi- tés et disposé au-dessus de la surface du mercure et elle agit par conséquent comme une cheminée pour la vapeur de mercure.
La vapeur s'élève sous forme d'un courant continu dans l'anode tubulaire et se condense sur les parois du tube.
Au dessin annexé:
La figure 1 est un schéma de montage et
La figure 2 un mode de réalisation d'u9n redresseur suivant l'invention.
La figure 3 et la figure 4 représentent une variante. l'enroulement primaire du transformateur !¯ est soumis à une tension alternative. La cathode en mercure 2 du redresseur 3, est reliée par le fil 4 à la borne 5 du secondaire du transformateur 1.L'anode 6 est relié par le conducteur 15 à la borne 7. Sur ce Conducteur sont intercalés un ampèremètre 8, la batterie à char-
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ger 9, et xino résiatanoo r3p;1sblA 10 Pour la ohmaffege du merlu- re, on emploie un fil de chauffage 11 plongeant partiellement de na le mercure. Le circuit de chauffage comprend le fil 4 et le fil 12 de telle sorte u'il est soumis à une partit de la tension du
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transformateur,'.Sur le fil 12 est monté un interrupteur 1.3.
Llano- de est constituée par un cylindre métallique 14 généralement en fer, ce cylindre étant monté verticalement au-dessus de la sur- face du mercure et présentant à sa partie inférieure une portion en forme 3'entonnoir renversé.
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Pour mettre en marche le redresseur, on ferme le commutateur 13 .Le courant de chauffage du mercure traverse le fil de chauffa- ge 11. Il se produit alors un dégagement de vapeur de mercure, et lorsque celle-ci vient au contact de l'anode 6, soumise à la ten- aion il se produit un arc électrique servant au redressage du courant. L'interrupteur 13 est alors ouvert, ce qui d'ailleurs peut être rendu automatique au moyen d'un électro-aimant (non représenté) qui serait excité par le courant traversant le con- ducteur 15. Les vapeurs de mercure s'élèvent dans le cylindre métallique 14 et se condensent sur les parois refroidies 16 de l'enveloppe, et le mercure retourne à la cathode sous forme de gouttelettes.
La figure 2 représente en coupe un exemple de réalisation du redresseur. Le fil 4 est entouré par un tube en quartz 18 et le deuxième conductuer pour le fil de chauffage 11 traverse le cylindre 14 dans lequel est monté un tube en quartz 19 qui se termine légèrement au-dessus de l'extrémité inférieure du cylin- dre. L'anode est supportée par un support 20 servant également à l'amenée du courant, et qui maintient le fil 4, isolé par le tube en quartz 18.
Dans le cas où il s'agirait de redresser un courent de puis- sance plus grande, on n'ouvrirait pas l'interrupteur 13 pendent le fonctionnement, autrement dit on ne rendrait pas son fonction- nement automatique, mais, au contraire, on laisserait le courant traverser le fil de chauffage de façon ininterrompue afin d'évi- ter un refroidissement dangereux du mercure pour des grandes va.. riations du oourant.
Lo rodressour avivant l'invention possède en outre un avan- tege particulier du fait qutil peut être réalisé pous forme d'une lampe d'éclairage ordinaire, et peut être par conséquent facile- ment monté ou remplacé.
Les figures 3 et 4 montrent une variante avec deux anodes entre lesquelles le fil de chauffage se trouve disposé, à égale distance de celles-ci. Par suite de l'incandescence continue
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du fil de chauffage, la formation d'un arc électrique entre les deux anodes est empêchée, étant donné que le fil de chauffage, et surtout la surface du mercure bouillant, dégagent de grandes quan- tités d'électrons, et que par conséquent, un arc électrique ne peut jaillir qu'entre le mercure et les anodes, mais non entre les deux anodes.
Les différents conducteurs sont noyés dans le socle ou oulot ae l'enveloppe 3 du redresseur. L'endroit où les conducteurs tra- versent l'enveloppe sont donc éloignés de la cathode très chaude en mercure 2 .Au-dessus de la cathode sont disposées les deux anodes 6 qui consistent par exemple, en baguettes de charbon.
En- tre les deux anodes, à égale distance de celles-ci, se trouve le fil de chauffage 11 ,qui est constamment en contact électrique avec la cathode 2 Pour maintenir la position réciproque correc- te des fils d'amenée du courant de chauffage et des anodes 6 , on emploie des plaquettes en mica 19 et 20 .La plaquette supérieu- re 20 porte une calotte sphérique 21 servant de déflecteur, sur lequel tombent les gouttelettes de mercure condensé, qui sont donc ramenées du centre vers la périphérie et ne risquent pas de causer de troubles dans le fonctionnement Le fil d'amenée du courant de chauffage est on liaison électrique avec la mon- ture de l'enveloppe et les fils traversent la monture en étant isolés.
La formation d'un arc électrique entre le mercure 2 et les anodes en charbon 6 exige une différence de potentiel de 22 volts; au contraire, la différence de potentiel nécessaire pour la for- mation d'un arc entre les deux anodes en charbon 6 est considéra- blement plus grande, de sorte qu'un tel arc ne peut pas prendre naissance tant que le fil de chauffage 11 est porté à l'incandes- cence. La migration de l'arc ne risque pas de se produire, et la longueur réduite de l'arc 'entre les charbons et le mercure ne provoque qu'une chute réduite de tension et qu'un échauffèrent réduit. On peut par conséquent utiliser du verre commun ayant un bas point de fusion ,ce qui fuoilito considérablement la fabrica- tion.
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On a constaté qu'un redresseur à vapeur de mercure travaille dans des conditions extrêmement avantageuses lorsque le mercure contient une certaine proportion d'oxyde de thorium. Cette pro- portion s'élève à 0,03 @@ Grâce cette addition de thorium, l'arc fonctionne d'une façon plus Uniforme et développe une température plus basse, tandis que la pression de la vapeur de mercure est plus flaible tout.
en possédant une conductibilité supérieure dans une direction .Alors qu'il était nécessaire jusqu'à présent d'employer pour les tubes de redresseur de- ver- res spécial très coûteux, devant être soufflés avec des soins particuliers on peut employer, lorsque le mercure contient de l'oxyde de thorium, des verres d'un prix beaucoup plus bas et la fabrication du redresseur exige beaucoup moins de précautions
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Alors que, dans les fiodresseurs usuels, il est néo6s6Di.ré de maintenir un vide élevé, il suffit ici d'un vide beaucoup moins poussé. Par suite de l'uniformité de l'arc, il n'est plus nécessaire d'employer des bobines de réaction ou de compensation.
L'invention appliquée à des redresseurs dans lesquels le meroure est chauffé par un fil de chauffage pour l'allumage de l'arc, per- mettra de réduire les frais de fabrication et d'augmenter les possibilités d'application.
@ REVENDICATIONS @
1) Redresseur à vapeur de mercure avec fil de chauffage pour l'allumage de l'ero, caractérisé en ce que les deux extrémités du fil de chauffage sont reliées à des conducteurs d'amenée du courant, le fil de chauffage, ou l'un de ses conducteurs d'amenée, traversant le mercure.