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pour.MATERIAU DE CONSTRUCTION NOUVEAU ET SES DIVERSES APPLICATIONS.
La présente invention consiste dans un matériau do construction constitué de briques creuses ou. poteries quel- conque percées dans le sens de la longueur, assemblées en chapelet avec des fers les armant intérieurement ou exté- rieurement ou les deux à la fois, les briques et les fors étant réunis par du mottier de ciment pur, riche ou très riche ou du béton de ciment.
Ce matériau est destiné aux mêmes usages que le béton armé, le bois, le fer, licier, les grosses maçonneries dans la construction courante, et cela dans les ordres de grandeur que les dimensions des briques elles-mêmes permet- tent d'atteindre.-
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L'inventeur a en effet constaté que ces trois matériaux, associés dans les limites de l'invention, ont la propriété de subir, grâce à leur puissante adhérence, les mêmes dé- formations sous l'effort bien au-delà de la limite d'élas- ticité du métal avec les mortiers sus-désignés et jusqu'à cette limite avec le béton, et que l'on pouvait conséquemment, grâce à ce phénomène appliquer au nouveau matériau les lois et calculs de la résistance des matériaux.
On a bien associé déjà ces trois éléments, dans une certaine mesure, pour construire quelques cloisons destinées à supporter de très faibles efforts; on a aussi songé à rem- plir la région neutre des poutres en béton avec de la brique; on a encore fabriqué des nourdis spéciaux pour les placer entre de gros fers simples ou entourés de mortier de ciment, mais ces quelques applications ne tenaient aucun compte de l'importante remarque scientifique ci-dessus indiquée. La base de la nouvelle invention est donc d'ordre scientifique.
Au point de vue économique les principaux avantages du matériau nouveau sont les suivants:
II permet l'adaptation de toute forme de brique, hour- dis,tuyau, boisseau, percée dans le sens de la longueur, à tous les genres d'efforts demandés au fer, au bois, au béton armé. Il se prête éminemment à la confection debout; le cof- frage habituel du ciment armé- n'est plus nécessaire que dans une mesure infime et le nouveau matériau constitue sauvant son propre coffrage. Il permet l'application des assemblages habituels du fer et du bois et une réduction sensible des charpentes qui n'ont plus besoin d'être majorées (une poutre de 10 cm. de haut peut remplacer une solive en chêne de 25cm. ou plus).
Il trouve son emploi partout, dans les villes, dans les pays éloignés du rail, des cours d'eau, partout où il y a de la brique ou de l'argile et où le fret joue un rôle de première importance.
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La brique creuse définie plus haut se prête à un ar- mement tout à fait rationnel. Dans la poutraison les trous extrêmes de briques ordinaires, par exemple, sont indiqués pour recevoir l'armature (ou une partie) formant le couple antagoniste des efforts de flexion dans une poutre consti- tuée avec des briques de champ; le ou les trous du centre, ou de la région du centre, sont indiqués aussi pour rece- voir, le cas échéant, l'armature résistant aux efforts tranchants verticaux et même horizontaux ; les petites fa- ces, et aussi le haut et le bas des grandes faces, dans la même flexion de champ, peuvent recevoir une armature sup- plémentaire qui relève considérablement le moment d'iner- tie et le module de résistance;
une ou deux grandes faces, dans la flexion à plat comme dans la flexion de champ, peu- vent recevoir aussi une armature qui joue? le même rôle ou simplement un rôle de protection. Rien ne s'oppose, à priori, à la réalisation des systèmes d'armature double (symétrique ou dissymétrique) déjà connus, pas plus qu'à celle de l'armature simple de la face tendue. Rien n'am- pêche non plus, de renforcer la brique en vue des efforts tranchants qui s'exercent dans le sens longitudinal ou des efforts de flambage ou de voilement, par des petites armatures extérieures perpendiculaires ou obliques aux premières, soit sous forme de barrettes, d'étriers, de ceintures ou d'enroulement continu. Ces organes, qui sont généralement de fil à ligatures, se placent aussi bien en dedans qu'en dehors de l'armature extérieure.
L'adjonction de plaques de tôle dans les joints des briques est le complément rationel de ces armatures. Ces plaques, débordant plus ou moins la brique ou l'affleurant (totalement ou partiellement) sont percées de trous pour le passage des fers, des armatures, du mortier ou du béton qui doivent les traverser. Leur rôle essentiel est de
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s'opposer aux efforts tranchants horizontaux dans les poutres et aussi aux causes possibles de voilement dans la flexion de champ des poutres simples et composées.
Lans ces dernières notamment, où l'âme est plus exposée -\ flamber, les débordements des plaques s'opposeront à ce mouvement.
Leur deuxième rôle, presque aussi important, concer- ne le montage et l'assemblage; elles fixent la position relative des armatures et des briques. Par un débordement approprié, tant comme forme que comme inclinaison, et par un perçage ad hoc, elles servent de liens, butées, supports, équerres d'assemblages, semelles, chaînages etc... avec las pièces contigâes, étrangères ou non. La facilité de scier la brique ou même de la fabriquer de différentes longueurs permet de les rapprocher à volonté et, dans le même joint, on peut en mettre plusieurs entières ou non avec interposition de mortier ou de béton selon ce que l'on veut obtenir comme soutien.
L'invention est illustrée aux dessins annexés, et un certain nombre de ses modes d'application ont été décrits et représentés à titre d'exemple.
Les figures 1 et 2 montrent deux sections de briques ordinaires différemment armées.
La figure 3 est le profil d'une poutre composée de quatre briques ordinaires,
Les figures 4 et 5 montrent en plan deux grandes pla- ques de joint.
La figure 6 montre un chapelet de briques avec inter- position de ces plaques.
La figure 7 en est une variante,
La figure 8 montre diverses formes que peuvent affec- ter en section les plaques et les briques qu'elles réunis- sent.
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La figure 9 montre un joint de brique où la plaque a été remplacée par un fil.
La figure 10 montre en perspective une cloison entre poteaux.
La figure 11 est une coupe longitudinale par un des canaux formés par la succession des trous de brique dans une poutre.
La figure 12 montre en plan une plaque dont un cer- tain nombre de trous ont été bouchés par une pastille,
La figure 13 montre en coupe longitudinale le guida- ge au départ d'un fer.
La figure 14 est une coupe longitudinale d'un trou de brique avec plaquette obturatrice soutenue par un tampon.
Les figures 15 à 20 montrent sous des aspects diffé- rents diverses applications du nouveau matériau à des constructions usuelles.
La figure 21 est une coupe horizontale d'un coffrage servant à la construction du nouveau matériau.
La figure 22 montre ce coffrage en élévation.
La figure 23 est une perspective du haut du coffrage
La figure 24 montre un chapelet de briques tel qu'on le place dans le coffrage pour la coulée.
Les figures 25 et 26 montrent doux variantes de l'ac- crochage du sommet de ce chapelet de briques dans le coffrage
La figure 27 montre une pince mâchoire servant à sai- sir les armatures débordantes pour transporter les chape- lets de briques avant ou après la coulée.
Les figures 28 et 29 sont deux exemples de noeuds en béton pour charpentes comportant le nouveau matériau. et la figure 30 montre la formation d'un fuseau de fer dans un noeud de béton.
Aux figures 1 et 2 les briques 1 présentent chacune trois trous longitudinaux 2. Dans le mode d'exécution de la
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figure 1, ces ruaus sont armés par des fers 3 de formes ap- propriés. De plus d'autres fers 4 arment extérieurement les petites faces. On emploiera par exemple un armement de ce genre pour des poutres de champ. L'armement représenté en figure 2 pourra au contraire être utilisé pour plafond. Ses trous des briques ne sont pas armés, des fils 5 arment iné- galement les grandes faces des briques, la plus armée étant destinée à être dessous.
Dans la poutre de la figure 3, les briques 1' consti- tuant les ailes sont armées de fers ronds ou carrés. Elles peuvent l'être en fer plat ou autres. Les trous 2'' de la brique 1'' qui sont le plus rappro&és des ailes sont égale- ment armé de fers ronds ou carrés,les trous intermédiaires ont des fers, les trous les plus rapprochés du centre de la poutre ont des feuillards ou fers plats. Toute la surface extérieure de gauche est armée de fils 6 ainsi quels dessous.
Les grandes plaques 7 fig.4 et 5) qui sont destinés à être intercalées dans les joints sont percées de trous à la demande des armatures à employer et du mortier ou béton à introduire. Par exemple en figure 4 on voit qu'aux trous de briques (représentés en pointillé) correspondent dans la plaque d'une part des ouvertures de dimensions assez grandes 8 qui pourraient recevoir des fers plats, et d'autre part (pour le trou moyen de la brique) une série de petits trous 9 destinés à recevoir des fils ou des fers ronds ou à assu- rer simplement la libre communication du coulis.
Des petits trous semblibles 10 existent à côté des trous 8. Dans la partie qui déborde sur la brique sont per- cés de petits trous 11 qui reçoivent les armatures extérieu- res. Le percement de la figure 5 lui permet de recevoir les fers ronds sur ses petites faces, des fers ronds dans les troas extrêmes et des fils d'acier due par exemple dans les
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trous du centre de la brique. En figure 6 les briques 1,
1' sont enfilées sur des armatures intérieures 13, elles sont séparées par des plaques 7, 7'. L'armature extérieu- re est constituée par un enroulement do spires 14.
Grâce aux plaques en peut aussi (fig. 7) placer les fils exté- rieurs en oroisillon 16 de façon à former sur les faces des sortes de poutres en treillis qui peuvent augmenter le mo- ment désistant total ou réduire la flèche d'une poutre ou d'une pièce soumise au flambage.
Par une forme appropriée, à laquelle peuvent concou- rir plusieurs parties, ces plaques permettent de relier cote à côte tous les profils de briques ou fractions de briques nécessaires à l'obtention du profil désiré. La figure 8 en donne des exemples.
Dans les profils longs ou courbes (obisons, cuves eto leur continuité peut être assurée par des feuillards ou fils intermédiaires unis à elles ou entre eux par les moyens habituels: (rivets, ligatures, doublement etc); dans certaines pièces fatiguant peu, leur remplacement par un fil 17 peut même être suffisant comme dans la figure 9.
La figure 10 montrant la perspective d'une cloison formée de briques 18 entre poteaux 19, indique les fils 20 se reliant par des crochets 21 (rabattus) aux plaques dé- bordantes 22 par des trous 23.
Le principe de continuité dans les plaques peut être appliqué aux fers intérieurs et extérieurs. Ainsi par exem- ple dans les cloisons fatiguant peu, la figure 10 montre des fers 24 interrompus à chaque joint horizontal, termi- nés en haut par des crochets 25 et se doublant en bas avec les fers 24' de la brique inférieure.
L'introduction de plaques dans les joints offre un autre avantage: celui de permettre, dans la poutraison, de tendre vers la solive d'égale résistance. Les plaques
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forment, en effet, des paliers horizontaux successifs, la poutre étant supposée fabriquée debout, c'est-à-dire des appuis pour toutes nouvelles barres ; ilsuffit que ces plaques ne soient pas percées au droit de ces nouvelles barres, ou, si elles le sont, qu'elles soient recouvertes d'une pastille à cet endroit.
C'est ainsi par exemple que dans la figure 11 qui montre en coupe longitudinale un fragment de poutre dont l'appui est supposé à droite les plaques 27, 27', 27'' placées dans les joints sont percées de telle façon que dans la perforation longitudinale 28 qui s'étend sur tou- tes les briques, il n'existe qu'un fer pour la brique si- tuée le plus à droite, deux fers pour la brique suivante, trois ensuite etc... à volonté. En figure 12 on voit que l'on a placé une pastille 29 sur un certain nombre des trous de la plaque de façon que les fers viennent buter sur cette pastille. On tsnd vers le même but- d'égale résistance, en ce qui concerne les efforts tranchants longitudinaux en renforçant les plaques par d'autres plaques moins longues de façon à armer plus fortement la région du plan neutre.
Pour assurer la direction au départ de chaque nou- velle barre (fig. 13) il suffit d'introduiCe une plaquette 31 percée à la demande dans l'orifice du trou de brique intéressé. Cette plaquette guidera le fer 32 qui bute sur la pastille 23 placée sur la plaque de joint 34. La pla- quette pour des armatures extérieures, sera placée sur la face intéressée. Dans les pièces de peu de fatigue, la plaquette pourra même remplacer la grande plaque.
On a vu que des trous non armés, pouvaient rester vides de ciment. Dans ce cas (fige 14) la plaquette 36 doublant ou remplaçant la grande plaque, est soutenue par un petit tampon 37 (foin, papier etc...) qui arrêtera le bain de mortier et restera à demeure.
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Il est clair que ce tampon est aussi indiqué lorsque le trou s'est obturé que par une grande plaque.
L'épaisseur de la grande plaque doit être calculée pour les efforts qu'elle doit supporter; la plaquette peut n'avoir que quelques dixièmes de millimètres d'épaisseur.
Cependant en flehors de son rôle de direction, elle peut être un excellent moyen de tordre des fils qui la traver- sent( après l'introduction du coulis s'entend) de un ou plusieurs demi-tours de façon à former un câble noyé dans le aiment d'un trou de brique. Ce résultat est obtenu en faisant tourner la plaquette dans son plan avec les fils qui la traversent, avant de la pousser à sa position définitive.
Cette torsion peut faire atteindre le même résultat qu'avec de plue gros fers, sous un plus petit volume.
En mettant des briques, ou fractions de briques plus dures, dans les parties les plus comprimées, on peut arri- ver à réduire également l'armature de ces parties.
La dimension des trous des plaques est importante pour la continuité de l'enrobement des fers dans les parties tendues.
En ce qui regarde les plaquettes quand elles sont placées comme dans la poutraison, à l'origine d'un nouveau fer, cette continuité a moins d'importance. Dans les au- tres cas elles suivent les règles ci-dessous.
Quant aux plaques leurs trous pour gros fers (8 mm. de côté ou de diamètre par exemple ou leurs équivalents devront ménager tout autour de ces derniers un jeu minimum de trois mm. sauf à assurer, au moins pour trois dents de scies ou saillies quelconques en points, la position cen- trale de ces fers. Ce minimum de jeu doit être d'environ
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1 mm. autour des petits fils (jusqusà 3 mm.) Un jeu de 0 . 5 mm. ou un peu mointlre si les
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barres sont très régulières, est celui qu'on peut donner à tous les trous des plaques dans les parties comprimées et à ceux correspondant au (ou aux) trou central de la brique.
Au delà du jeu de lmm, les dents de scie seront conservées pour ramener entre leurs pointes et la barre de même jeu de
1 mm. environ.
Il importe aussi de permettre au coulis de ciment de remplir les vides notamment sous les plaques quand on moule debout avec ou sans coffrage. Ce résultat est obtenu en rénageant des encoches 38 (figs. 4 et 5)de 3 mm, environ de profondeur et rapprochées de 1 cm environ sur le périmè- tre des trous des plaques, et sur le périmètre même de celles ci, ce qui permet une pression continuelle de haut en bas jusqu'à la prise da ciment.
Ce qui précède montre le parti que l'on peut tirer de ce nouveau matériau, grâce aux trous des briques, aux arma-
Lures et aux plaques. La constitution de cette ossature prin- cipale se prête à l'adjonction de toutes sortes d'organes secondaires, tels que fils transversaux ouobliques, continus ou discontinus (qui permettent de faire des cloisons armées dans les deux sens ou contreventées) oreilles, pattes, scel- lements, crampons, crochets, colliers, trous raccords ou remplissage etc...
comme montré par les exemples ci-après!
La fige 15 montrant en coupe, une poutre supportant un plancher en bois, indique des oreilles 39 en feuillard ou fer plat, s'engageant sous les fers 41 par exemple et dont la partie qui déborde sur le ciment 42 est percée d'us trou pour vis 43 et supporte des lattes 44 destinées à recevoir le plancher en bois ou un plafond ou lambris si ce dispositif est placé au bas.
La figure 16 montrant un poteau 46 supportant une poutre 47 indique une barre de contreventement 48 reliant l'un à
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l'autre par l'intermédiaire des plaques débordantes 49 et de rivets ou boulons. On peut faire un remplissage de béton 50 entre le poteau 46, la poutre 47 et le contreventement 48.
La figure 17 montrant en plan, un fragment de mur de soutènement, quai, culée etc... constitué par un poteau 51 et par des éléments armés posés horizontalement, indique une patte ou tige à scellement 52 traversant l'âme du poteau pour se noyer dans un templissage en béton 53.
La figure 18 montre en élévation une balustrade dont la plinthe 55 et la main courante 56 sont en briques à plat et les balustres 57 en briques debout. Tous les trous centraux sont vides et tamponnés et les trous extrêmes armés de fers
58. Dans la plinthe ces fers sont interrompus à chaque joint et forment de simples goujons, ce qui permet, chaque brique pouvant être préparée d'avance, de les mettre en place suc- cessivement, étant entendu que les vides ont été ménagés à' une extrémité des trous pour former bout femelle et recevoir le fer du bout mâle. Cet exemple montre la possibilité de la fabrication horizontale. Dans les balustres on voit deux plaques 59, avec interposition de béton ou mortier pour former cordon.
La main courante 56 est armée comme dans la plinthe mais les fers y sont continus dans chaque brique et se doubleront à chaque joint. Ce qui est dit pour la plinthe au sujet de la préparation préalable et de la fabrication horizontale s'ap- plique aussi ici.
La figure 19 est une élévation d'une colonne. Sa base est formée de trois plaques 64 séparées par des remplissa- ges 60. Son chapiteau est constitué par deux longueurs de briques, cinq plaques 61 et des barres de contreventsment 62 recourbées et noyées dans les remplissages 63.
La figure 20 montre un élément formant toiture et ter- miné par un crochet 65 fixé dans un trou de brique et servant
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à la pose d'un chéneau et un autre crochet 68 fixé à une plaque 67 à l'aide d'un petit boulon ou rivet pour le relier à une panne.
On va exposer maintenant un certain nombre de procédés de constructions utilisables avec le matériau nouveau.
La construction horizontale est possible ainsi qu'on l'a déjà vu. La construction inclinée l'est aussi à fortiori
Mais la fabrication verticale, ou sensiblement verticale, est toujours possible soit sur place, soit près du lieu d'emploi soit en usine.
Lorsque l'élément à fabriquer est reotiligne ou à re- dents et sans fils flexibles on peut se passer de tout coffrage et il serait oiseux de décrire une technique à la portée de tous les maçons et briquetiers.
Lorsque cet élément est coudé ou courbe (et cette cour- be peut être aussi accentuée que l'on veut en raison de la facilité de scier ou de fabriquer la brique), un coffrage so .maire comprenant une surface d'appui de la forme voulue ou un ou jeux guides latéraux (cerces etc...) assurant la forme dans l'autre sens, sont suffisants pour obtenir un élément non enduit.
Si on veut que cet élément soit enduit, il suffit, après avoir coffré tous les côtés moins un, de coffrer le dernier au fur et à mesure de la pose des briques ou plaques, selon la pratique courante en matière de coffrage et de rem- plir les vides laissés tout autour à cet effet, avec du cou- lis. On peut aussi l'enduire à part.
Cependant, lorsqu'il y a des fils en croisillons la des- cente des plaques ne peut se faire et la pose de ces croisil- lons et de l'enduit se fait après le décoffrage. L'enduit peut d'ailleurs se faire après décoffrage dans tous les cas et comporter moulures, baguettes etc...
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Un élément rectiligne, à profil constant, sans autre courbure que la flèche à donner si c'est une poutre, sans plaques débordantes autrement que celles des figures 4 et 5 et non croisilloné, peut se faire avec son enduit dans le coffrage ci-après (fig. 21 à 26)
Sur une pièce plane 68 dont les petits côtés ont la courbure afférente à sa longueur et calculée pour les plah- chers courants d'habitation (ou, spécialement, pour une charge exceptionnelle), on fixe une pièce 69 de même lon- gueur, de façon à former un dièdre. Des portières 71, 72 de la hauteur de la brique employée et de son joint, pla- que comprise, sont munies de petites pentures 73, 74 arti- culées sur le dièdre de manière que la figure obtenue par le dièdre et les portières fermées soit de même section que la pièce à confectionner.
Toutes les pentures d'un même côté se termineront par une pa autre partie articulée 75 pouvant se rabattre sur la portière de même niveau et s'y fixer par clavette 76, ou moraillon, par exemple.
Les parois 68, 69 peuvent avantageusement dépasser les portières extrêmes (figure 22) et être munies en haut et en bas de rainures 77 ou d'un ressaut 78 qui permettront de supporter des planchettes mobiles dont le rôle sera expli- qué plus loin.
On peut ajouter à ce coffrage de? organes de suspension de roulement et d'accorchage et une graduation sur un côté vu.
La jonction des deux portières,de même niveau peut se - faire à feuillure de gaçon qu'elles se servent de butées mutuelles.
Ce coffrage à portières peut être en bois ou en métal.
En lui donnant des dimensions intérieures assez gran- des il peut servir à des pièces de section moindre puisqu'on peut lui plaquer intérieurement des fourrures pour parfaire la section désirée.
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Des dessins ou ornements quelconques peuvent être des- sinés en creux, dans l'intérieur, pour ressortir en relief sur la poutre.
Il doit être entendu qu'une pièce non enduite, ou par- tiellement enduite,peut se fabriquer de la même façon.
Pour faire, avec ce coffrage, une pièce sans fils fle- xibles (les armatures peuvent être des fils ou barres de profils quelconques) on commence par placer dans une rainure
77 une planchette contre laquelle viendra buter l'extrémité des armatures, celles-ci pouvant s'encastrer légèrement dans la planchette. Si les barres ne doivent pas dépasser les briques, la rainure choisie sera la rainure 77' qui obture l'orifice inférieur du coffrage quand les deux portières du bas sont fermées. S'il y a dépassement au contraire, la planchette de butée sera prise plus bas, mais il faudra alors mettre dans la rainure 77' une autre planchette percée à la demande des armatures, la distance des deux planchettes dé- terminant le dépassement.
On met alors une petite couche de ciment en poudre (ciment à prise rapide si possible) sur la plancaette obturatrice, puis on fait glisser par le haut, dans l'ordre voulu, plaques et briques, et on coule successi vement chaque brique après fermeture de ses portières.
Pour faire avec ce même coffrage, une pièce comportant des fils flexibles qui, de préférence, aurons été passés à h décintrure avant emploi, s'ils ont été livrés en couronne, on procédera plutôt de la manière suivante (fig. 24).
On prépare à plat tout le chapelet, en réservant un in- tervalle de 15 à 20 cm entre la première brique 81' et la deuxième 81'' pour permettre de couler la première; mettre deux petits étais en bois 82 dans cet intervalle; mettre en place la (ou les deux)planchette 83 du bas percée eu entail- léo convenablement et y engager les fils qu'on arrête par un coude 84 sous la première ou la deuxième planchette, selon le cas; relier chaque planchette 83 et la plaque 84', 84''
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à sa voisine par un fil à ligature bien tendu 85 les tra- versant en dehors de la brique. On coupe ce fil et on le ligature à chacune d'elles. On met la poutre à plat dans le coffrage décrit plus haut, la ligature horizontale 85 en- dessus.
Les fils d'armature, qu'ils soient intérieurs ou exté- rieurs à la brique, viennent se fixer par un crochet (figs. 24 et 25) à une planchette supérieure 87 supportée par deux étais 82 et reliée par un fil 88 à une pointe 89 fixée au haut du coffrage. La planchette 87 pourrait aussi reposer sur le ressaut du moule. Dans une autre variante (fig. 26) les fils d'armature s'arrêtent sur la dernière plaque et sont reliés directement à la pointe 89.
On place ensuite une ou plusieurs ceintures ou banda- ges 86 en fil autour de chaque brique enveloppant le tout et serrées fortement, on ferme quelques portières ou toutes si on le veut.
A ce moment, aucune brique ne doit pouvoir descendre et les fils doivent tous être tendus ; on peut dresser la coffrage dans la position verticale (ou presque) avec un mouffle ou à bras.
On coule la première brique après avoir coupé ou re- tiré la première ligature; on retiie ou coupe la ligature suivante ; on desserre la ou les ceintures 86 de la 2e bri- que ; celle-ci tombe? entrainant sa (ou ses) plaque inférieure On glisse la ou les ceintures de la deuxième brique à leur place définitive. On continue ainsi jusqu'au: dernières, plaques ou ceintures. Il va sans dire que la pièce sans armature flexible pourrait se faire de cette deuxième manière.
Un long coffrage peut servir pour des pièces aussi cour- tes qu'elles soient, il suffit d'allonger la dernière liga- ture 88.
La technique habituelle, suiffage du coffrage, immersion
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des briques, qui lorsqu'elles sont très sèches doivent être immergées de préférence pendant les 24 heures qui précèdent, tassement par petits coups frappés sur les briques et le coffrage, grattage du ciment avant sa prise complète aux endroits réservés aux assemblages ou aux organes secondai- res, pose de mandrins en bois à l'emplacement des trous ou scellements à réserver, entretien du degré d'humidité pen- dans un laps de temps suffisant mais variable avec chaque climat, etc... sont à peine à rappeler, de même que l'in- troduction. dans l'eau de gâchage froide ou chaude des ma- tières (&el, etc*..) recommandables pour durcissement, in- gélivité, travaux à la mer, etc...
Une échelle roulante à quatre pieds et à coulisse est tout indiquée pour la confection de ce matériel et pour toute pièce isolée de grande longueur en général. Une truelle longue comme la brique et très étroite (genre serre-Joints du cimentier) et un auget à bec (ou un arro/soir de salle, avec trou de 6 m/m environ) suffisent pour introduire le coulis.
Les plaques devront laisser un vide minimum de 1 m/m entre elles et le coffrage ce manière que le coulis puisse communiquer plus facilement et recouvrir leur tranche, le cas échéant.
Il doit être entendu que la tension des fils par l'in- termédiaire des planchettes et pointes n'est pas seulement applicable avec le coffret décrit ci-dessus, mais avec les coffrages sommaires froits ou courbes dont on pourrait se servir.
Il est bien entendu qu'un petit tambour ou tendeur peut être mis à la place des pointes pour faciliter la tension des fils avec l'intermédiaire de la planchette du haut qui serait relié à ce tambour par un ruban ou une chainette et un piton 90 et que les rainures du bas sauf la dernière, peuvent être remplacées par un bloc portant manivelle et vis de calage
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clavetée au besoin sur la première planchette 77.
Pour permettre l'enlèvement presque immédiat de la dernière brique elle offrir prise à une pince-mâchoire suspendue à un moufle (fig. 27) qui peut, par exemple, la transporter sur chemin aérien, au lieu de séchage et la déposera contre un coffrage debout comme le coffrage primi- tif. Si l'armature supporte des fils flexibles ceux-ci peu- vent être fixés par torsion au crochet du moufle sans pince- mâchoire. Si elle ne comporte ni fils flexibles, ni dépasse- ment d'armatures, des fils à ligatures pourront toujours être fixés aux extrémités des armatures non débordantes (par des trous par exemple) pour venir s'accrochet au moufle.
Les assemblages sont facilités, dans de nombreux cas, par les plaques débordantes, comme on l'a vu précédemment, Mais il va de soi qu'on peut appliquer à ce nouveau maté- riel les différents systèmes en usage pour les charpentes en bois ou métalliques.
Ce matériau nouveau pouvant remplacer le bois, on peut faire des charpentes mixtes comprenant le matériau nouveau concurremment avec d'autres pièces en fer comme par exemple, dans une ferme, des arbalatriers en briques armée, des ti- rants et poinçons en fer et les assemblages propres à ce système sont encore applicables.
Mais dans cette charpente nouvelle, mixte ou non, on pourra profiter de la haute adhérence constatée plus haut, en faisant travailler les boulons à la traction et non au cisaillement et en les prenant en métal due, Les boulons pourront ainsi diminuer en diamètre et en nombre, et en les plaçant dans les régions neutres, les pièces ne seront pas affaiblies. Il va de soi que les trous :e boulons ne de- vront pas traverer les armatures et être remplis de mortier au préalable.
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La dilatation linéaire de ce nouveau corps n'étant pas plus à redouter qu'avec le béton armé, les abouts pourront être garnis de remplissage au ciment.
Un autre moyen d'assembler les éléments de ce nouveau matériau, soit entre eux, soit avec des pièces en fer d'une charpente mixte, est de faire des noeuds en béton de ciment aux points d'aboutissement de ces pièces (fig. 28, 29) et le noeud est indiqué en hachures. Il va de soi que les arma- tures déparent les abouts dans ce genre d'assemblages. Le coffrage en ces peints, le doublement des barres, leur déviation légère, les ligatures aux points de croisement et autres, les barres supplémentaires, queue de carpe ou cro- chets etc... sont de pratique courante et se passent de description.
Quand 1 'armature principale sera placée entièrement ou en grande partie dans les trous extrêmes des briques et que cette armature sera en petits fers ronds ou carrés de
6 m/m au maximum, ou en file, on pourra ouvrir légèrement l'extrémité des fuseaux de fers ou fils pour qu'ils puissent s'entrecroiser avec ceux de la pièce placée bout à bout et placer à l'intérieur une plaque à encoches ou un anneau de forme rectangulaire avec angles arrondis, c'est -à-ôire un peu elliptique mais davantage aux ailes, de façon à former une ecpèce de quenouille renflée au milieu lorsque les extré- mités des fers ou fils auront été serrées fortement par une ligature.
Les fers ou fils les plus rapprochés du plan neutre ne devront cependant pas se rapprocher de ce plan et lui resteront parallèles; ceux des cotés extérieurs de ces que- nouilles devront, une fois la pièce terminée, être recouverts d'au moins 5 m/m de mortier de ciment au point le plus ren- flé ou distants d'au moins 5 m/m de l'armature extérieure, s'il y en a. La figure 30 montrant une élévation de ce noeud, indique un anneau 95 et ses ligatures 96 fixant une quenouille
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de ce genre.
Les armatures internés formées d'une ou plusieurs grosses barres ne se prétant pas à la déviation à froid, seront employées de préférence dans les pièces où le dép/as- sement d'armature ne sera pas utile ou ne sera pas géné par d'autres barres. Cependant, si la ou les grosses barres ne remplissent pas complètement leur trou, rien n'empêche de se servir de la partie libre de ce trou, comme dans l'alinéa précédent, pour constituer une quenouille analogue.
Ce système de noeuds pourra se combiner avec celui des plaques et boulons décrit plus haut et peur toute charpente, mixte ou non.
REVENDICATIONS
Ayant ainsi décrit mon invention et me réservant d'y apporter tous perfectionnements ou modifications qui me paraîtraient nécessaires, je revendique comme ma propriété exclusive et privative'
1 - Matériau de construction nouveau constitué de bri- ques ou poteries creuses percées dans le sens de la longueur assemblées en chapelet avec des fers les armant intérieure- ment ou extérieurement ou les deux à, la fois, les briques et les fers étant réunis par du mortier de ciment pur, riche ou très riche ou du béton de ciment.
2- Interposition dans les joints, entre les diverses briques, de plaques percées à la demande des fers qui les traversent, et évidées pour le passage du mortier ou béton.
3 - Emploi de ces plaques pour servir de butée à des fers.
4 - Débordement des plaques de manière à guider ou ac- crocher les fers extérieurs et à permettre le montage et l'as- semblage avec les pièces contigues.
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