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"Perfectionnements aux fourreaux de distribution pour moteurs à fluide sous pression, pompes ou ocmpresseurs".
La présente invention concerne les fourreaux de distribution pour moteurs à fluide sous pression, pompes ou compresseurs, et elle est particulièrement applicable aux machines de ce genre dans lesquelles le fourreau reçoit un mouvement combine d'oscillation et de va-et-vient.
Les fourreaux de ce genre ont habituellement une forme tubulaire lisse, à part un ou plusieurs bossages qui reçoivent des organes servant à imprimer au manchon le mou- vement désiré et, dans la plupart des cas, des nervures des- @
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tinees à donner de la rigidité formées près du ou des bos- sages.
Dans les constructions antérieures, ces bossages et ces nervures étaient formés soit en coulant d'une pièce le fourreau et les bossages, ce qui implique l'emploi de métaux relativement-faibles, par forgeage et usinage, soit en vissant sur l'extrémité du fourreau un collier portant le ou les bossages. ces constructions présentent un poids élevé non désirable, car la forme complexe à l'endroit du bcsage rend impossible l'enlèvement de tout le métal superflu à cet endroit parce que l'enlèvement même partiel de ce métal im- plique des opérations d'usinage coûteuses.
Le but de la présente invention est de fournir un fourreau qui soit léger tout en ayant la résistance voulue et qui soit relativement peu coûteux à fabriquer en comparai- son des constructions actuelles.
A cet effet, suivant la présente invention, on forme un fourreau de distribution d'une pièce par refoulement à. la presse, laminage, poinçonnage ou autres opérations équi- valentes, en partant d'une ébauche tubulaire en métal, cette ébauche étant formée de préférence par étirage ou par refou- lement à la presse. De cette manière, ur ou plusieurs bos- sages pour la ou les connexions de commande, avec ou sans nervures ou ondulations donnant de la rigidité près des bos- sages, peuvent être formés sur l'ébauche tubulaire et d'une pièce avec celle-ci.
Par exemple, lorsqu'un mouvement combiné d'oscillation et de va-et-vient doit être imprimé au fourreau d'une manière connue par un seul organe rotatif, on forme avantageusement à la presse un bossage unique dans le tube et on fixe à l'intérieur de ce bossage un organe constituant un des éléments ou relie à l'un des éléments d'un joint sphé- rique ou autre au moyen duquel le mouvement désiré doit être
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Imprimé au fourreau. L'élément dejoint monté dans le bossa- ge est avantageusement'fixé à, celui-ci en refoulant par pres- sion ou par laminage une partie du bossage dans une rainure circonférentielle de la surface externe de cet élément de joint.
Suivant une variante, on peut donner au bossage lui- même, par laminage ou à la presse, une forme sphérique etil peut constituer alors l'élément extérieur d'un joint sphéri- que, l'élément intérieur de ce joint constituant le noyau autour duquel le bossage est moulé à la presse ou par lamina- ge, ou bien étant Introduit ultérieurement.
Dans certains cas, les ébauches de métal peuvent être .dilatées dans des moules par une pression hydraulique intérieure.
Lorsque le métal dont le fourreau est fait s'y prê- te, les lumières commandant le passage du fluide moteur ou remplissant d'autres fonctions peuvent être formées dans le fourreau par poinçonnage, la partie du fourreau voisine des lumières étant maintenue entre deux matrices cylindriques ou partiellement cylindriques pendant cette opération, de façon à empêcher la déformation du fourreau. On réalise de cette manière une économie considérable car les lumiè- res sont souvent d'une forme assez complexe qui nécessite- rait, autrement, des opérations coûteuses d'usinage.
On volt qu'avec un fourreau établi suivant la pré- sente invention, l'épaisseur de métal est partout maintenue au minimum. En outre, les tubes étirés ou pressés dont les four- reaux sont formés peuvent être faits avec plus de précision que des pièces coulées ou forgées, de sorte qu'il faut moins d'usinage de la surface intérieure et de la surface cylindri- que extérieure du fourreau tandis que comme il,est rorte- ment travaillé, le métal possède de bonnes propriét-és méca-
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niques, ce qui permet d'employer des sections plus minces que jusqu'à présent.
L'invention est particulièrement applicable aux fourreaux de distribution pour les moteurs à combustion in- terne du genre dans lequel chaque cylindre est fait en alumi- nium, en magnésium, ou en un alliage de ces métaux ayant un coefficient de dilatation relativement élevé, tandis que le fourreau est fait en un métal ferreux dont le coefficient de dilatation dépasse, pour toutes les températures de ser- vice, 16 x 10-6 par degré centigrade, le piston qui se meut à l'intérieur du fourreau étant fait soit en un métal fer- reux, soit totalement ou principalement en un métal non- ferreux ayant un coefficient de dilatation qui s'approche de celui du métal non-ferreux dont le cylindre est formé.
Comme exemple d'un métal ferreux convenant peur la construction d'un manchon suivant la présente invention, on peut citer un métal contenant 8% de nickel et 18 % de chrome.
L'invention peut être réalisée de différentes ma- nières, mais on n'a représenté de façon plus ou meins schéma- tique sur le dessin annexé qu'une forme de fourreau et les différentes phases du procédé de fabrication de celui-ci sui- vant la présente invention.
Le fourreau est fait au moyen d'une ébauche compre- nant un tube métallique cylindrique lisse A, formé de préfé- rence à la presse ou par étirage. L'extrémité inférieure de ce tube est coupée obliquement de façonqu'un des côtés du tube descende plus bas que l'autre comme on le voit en B sur la fig. 1. La première opération consiste à refouler vers l'extérieur, latéralement , une partie de ce prolonge- ment du tube, de façon à former un bossage cylindrique creux C, comme le montre la fig. 2, avec ou sans une ou plusieurs
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nervures ou ondulations destinées à donner de la rigidité près de ce bossage.
Une nervure D telle que celle représentée sur la fig. 2 peut par exemple être formée en-dessous du bos- sage et à peu près parallèlement au bord inférieur oblique B du fourreau, au cours de l'opération de formation du bossage
C. Ls seconde opération consiste à former, par exemple par laminage, une nervure ou ondulation E circonférentiellement autour du fourreau, près du bossage, cette nervure étant disposée de façon à passer juste au-dessus du bord inférieur du côté le plus court du fourreau et à faire ainsi le tour complet de celui-ci comme le montre la fig. 3.
L'opération suivante consiste à fixer à l'intérieur du bossage un organe formant un des éléments ou relié à un . des éléments d'un joint sphérique ou autre au moyen duquel le mouvement désiré doit être imprimé au fourreau. Cet organe F qui peut être par exemple l'élément extérieur d'un joint sphé- rique es't avantageusement fixé à l'intérieur du bossage en refoulant à la presse ou par laminage une partie G du bos- sage dans une rainure extérieure de cet organe, comme le mon- tre la fig. 4.
Suivant une variante de la disposition représen- tée sur la fig. 4, le bossage C peut lui-même recevoir une forme sphérique et constituer l'élément extérieur d'un joint sphérique. On peut aussi fixer une extrémité d'une tige à l'intérieur du bossage C, l'autre extrémité étant destinée à s'engager dans un joint sphérique ou dans une pièce équi- valente d'un organe rotatif, d'une manière connue.
Lorsque le métal du fourreau s'y prête, les lu-
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mières servant k commander l'admission et 1"6ch-appement.;du fluide moteur dans le cylindre peuvent être formées dans le fourreau par estampage au moyen de poinçons ayant la forme
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voulue. Dans ce cas, la partie du fourreau voisine de ces lumières est maintenue avantageusement pendant cette opéra- tion entre deux matrices cylindriques H et J dans lesquelles -sont pratiqués des trous K, K de forme appropriée, dans les- quels les poinçons L peuvent passer comme le montre la fig.5.
On évite ainsi toute déformation du fourreau. On dispcse en outre avantageusement une douille appropriée M dans laquelle le bossage C peut être maintenu pendant le poinçonnage de façon à donner la certitude que les lumières sont poinçonnées dans les positions correctes par rapport au bossage.
Lorsque le métal du fourreau ne convient pas pour le poinçonnage, les lumières peuvent être pratiquées d'une manière connue, par exemple à la meule. L'intérieur et l'ex- térieur du fourreau sent finalement polis ou usinés aux dimensions voulues.
Il va de soi que chacune des opérations décrites ci-dessus peut être effectuée en deux ou plusieurs phases lors- que les changements de forme sont trop accentués pour pouvoir être exécutés convenablement en une seule opération, tandis qu'entre les phases le métal peut être adouci par un recuit.
Si une résistance supplémentaire est nécessaire à l'extrémité inférieure du fourreau, l'ébauche tubulaire peut être épaissie localement par rabattement ou par toute autre opération connue avant le traitement à la presse.
On voit qu'un fourreau construit de la manière décrite ci-dessus comprend, avant d*être usiné intérieurement et extérieurement, un corps tubulaire muni d'un bossage fait @ d'une pièce avec celui-ci* et un organe qui est fixé à l'inte- rieur du bossage et au moyen duquel le mouvement désiré peut être imprimé au fourreau, le tout étant formé sans aucune opération d'usinage. En outre, par suite du degré de précision
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avec lequel il est possible d'effectuer les opérations d'é- tirage, de laminage et de refoulement à la presse, le travail d'usinage nécessaire pour'amener la surface intérieure et la surface extérieure du fourreau aux dimensions désirées devient relativement minime.
Il va de soi que le traitement à la presse ou au laminoir de l'ébauche cylindrique peut varier suivant le genre de mécanisme de commande et le moteur avec lequel le fourreau doit être employé.
-:-, REVENDICATIONS @@ o0o
1.- Fourreau de distribution pour moteur à fluide sous pression, pompe ou compresseur, caractérisé en ce qu'il est fait d'une pièce, à la presse, par laminage, estampage ou autres opérationsjéquivalentes, en partant d'une ébauche métallique tubulaire.
2.- Fourreau de distribution pour moteur à fluide sous pression, pompe ou compresseur, suivant la revendica- tion 1, comportant un ou plusieurs bossages de commande; ca- ractérisé en ce que ces bossages, avec ou sans des nervures de raidissage adjacentes, sont faits d'une pièce avec le fourreau par estampage et refoulement à la presse.
3.- Fourreau de distribution pour moteur à fluide sous pression, pompe ou compresseur, suivant la revendica- tion 1, caractérisé en ce que des lumières sont formées par estampage dans la paroi du fourreau.
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