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"Appareil de chauffage à fluide enferme dans son radiateur.
Dans beaucoup de branches industrielles, par exemple, dans le ''travail de substances facilement combustibles (industrie des explo- sifs, distillation des huiles minérales, fabrication d'alcool et au- tres analogues), il est important de maintenir la source de chaleur autant que possible séparée du liquide à chauffer. A cet effet on se sert par exemple de vapeur surchauffée ou d'autres liquides, afin de mettre les substances brutes inflammables à l'abri des flammes directes. Ces fluides doivent être maintenus en circulation par des dispositifs mécaniques.
Par opposition à ceci on obtient dans l'appareil de la présente invention 'un chauffage qui ne nécessite aucune disposition mécanique pour la circulation du fluide véhiculant la chaleur.
L'objet de l'invention est un appareil de chauffage à fluide enfermé dans son radiateur, qui possède au moins deux blocs métalli- ques,traversés par des canaux qui sont constamment reliés entre eux par une conduite et dans lesquels on introduit,une fois pour toutes,
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un fluide approprié, l'un des blocs étant isolé de tdrdet chauffé par une sour.ce de chaleur, tandis que l'autre bloc métalli- que n'est isolé que partiellement et peut céder la chaleur lui trans- mise et accumulée par lui par les faces non isolées du bloc.
L'appareil convient spécialement pour les industries chimiques et peut 'être disposé de telle sorte que le bloc récepteur de chaleur se trouve à une distance considérable du bloc émetteur de chaleur.
Dans cette disposition, il suffit d'avoir soin que la conduite qui relie entre eux les systèmes de canaux des deux blocs, soit envelop- pée de toutes parts d'une bonne matière calorifuge.
La transmission de chaleur se base sur l'application des faits mentionnés ci-après :
On a trouvé qu'un liquide de nature chimique déterminée, possède un maximum de conductibilité de chaleur dans des conditions de pres sion et de température déterminées. L'état de conductibilité de cha- leur le plus favorable pour des liquides du genre mentionné,se trouve entre le point d'ébullition et la température critique, quand le fluide transmetteur de chaleur est à l'état de vapeur saturée. Il s'ensuit que par exemple, l'eau possède la conductibilité la plus favorable entre environ + 100 et + 300 C. l'ammoniaque entre 33 et + 130 C. l'alcool entre + 80 et + 34000. etc..
Le fonctionnement, lors de la transmission de la chaleur, est comme suit :
On choisit le genre et la quantité du fluide transmetteur de chaleur qu'on introduit une fois pour toutes dans le système de ca- naux, de telle sorte qu'entre les limites de température, dans les- quelles il s'agit d'utiliser, la chaleur, il est à l'état de vapeur saturée et dans le voisinage du maximum de sa conductibilité de cha- leur, de sorte que la même température existe dans tout le système de canaux. Quand on a besoin par exemple d'une température de 1000 à 240 c (par exemple dans la distillation d'huiles minérales) on in- truduit dans le système de canaux, de l'alcool, de l'eau, etc.., c'est-à-dire des substances telles qui possèdent entre ces limites les -propriétés mentionnées plus haut.
Par des expériences on a constaté la conductibilité calorifique
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extraordinairement rapide, car on a trouvé qu'à différents endroits du bloc récepteur et émetteur de chaleur les thermomètres appliqués à ces endroits montraient à peu près instantanément la même température.
Le dessin annexé représente à titre d'exemple une forme de réa- lisation de l'objet de l'invention.Fig.l est une coupe verticale de l'appareil; fig.2.une vue en plan de la fig.l; une coupe sui- vant la ligne III-III de 'la fig. l. Les figs.4 5 montrent un appa reil pour le réglage de la chaleur émise, vu en élévation et vu en plan. fig.6 est une autre forme de réalisation de cet appareil, vue en élévation.
Dans les figs.l, 2 & 3, 41 indique l'appareil récepteur et 42 l'appareil émetteur de chaleur. 43 est une conduite à enveloppe calo- rifuge reliant les deux appareils. Le système de canaux 44 contenant la substance transmettricede chaleur, est disposé dans l'appareil ré- cepteur de chaleur à l'intérieur du bloc métallique 45. Le bloc 45 a une section transversale en forme d'U et est subdivisé par une cloison 91 faisant corps avec le bloc, en deux chambres juxtaposées, qui sont reliées entre elles à l'un des fronts du bloc. La surface extérieure du bloc 45 est isolée par une enveloppe 47, en liège comprimé, sur la- quelle estencore placée une autre couche calorifuge 48, par exemple en thermolythe.
Les faces réceptrices de chaleur-52 & 53 du bloc 45 ne sont pas recouvertes par les couches calorifuges et forment le plafond et les parois latérales des carneaux 49 d'un foyer. 46 est la grille de ce foyer, 50 le carneau à fumée, 51 la porte du foyer.Les gaz de combustion suivent le chemin indiqué par des flèches à la fig.
3. Le bloc 45 peut aussi 'être subdivisé en plusieurs chambres par plu- sieurs cloisons faisant, corps avec le bloc. Par la liaison alternati- ve de ces chambres aux fronts du bloc, les gaz de combustion vont et viennent plusieurs fois sur les faces internes du bloc avant de s'é- chapper par le carneau 50.
Dans l'appareil émetteur de chaleur le système de canaux 55 contenant la substance transmettrice de chaleur, est disposé dans le bloc 56. Cebloc 56 est' également isolé par des matériaux calorifuge une enveloppe de liège comprimé 57 et une seconde enveloppe 58 par
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exemple en thermolythe. Seule la face émettrice de chaleur 54 du bloc, sur laquelle on place l'objet à chauffer, n'est pas recouverte de ca- lorifuge.
. La chaleur produite par le foyer est reçue par les faces 52 & 53, au bloc 45. La substance transmettrice de chaleur contenue dans le système de canaux 44 du bloc 45, transmet la chaleur à tout le bloc et par le tuyau 43 et le système de canaux 55 au bloc 56 de l'appareil é- metteur de chaleur 42. Du bloc 56 on peut prendre la chaleur accumulée suivant les besoins.
Dans les figs.4 & 5, 60 est le bloc isolé qui repose sur le sup- port fixe 61 Sur le bloc 60 se place l'objet à chauffer, par exemple l'alambic de distillation 62. Pour le réglage de la chaleur émise par le bloc 60 à l'alambic 62, on peut soulever l'alambic au-dessus du bloc 60 ou le descendre sur celui-ci. A cet effet l'alambic 62 est porté par un anneau 63, dont le pourtour possède des saillies 64 file- t ées. Dans les saillies 84 se vissent les tiges 66 filetées en 68,qui tournent dans des crapaudines 67 Sur les tiges 66 sont calées des roues à chaîne 70 qui sont reliées entre elles par une chaîne 71, de telle sorte qu'elles tournent à l'unisson.
La commande des tiges s'ef- fectue par le volant à main 75 au moyen de roues dentées 76. Lors de la rotation lu volant à main 75, les tiges 66 se mettent , tourner, de façon à faire monter ou descendre l'anneau de support 63 et avec lui l'alambic 62
Au lieu de soulever et d'abaisser l'alambic, on peut aussi sou- lever et abaisser le bloc 60, l'alambic restant fixe alors. La dispo- sition employée à cet effet est représentée à la fig.6.
Dans cette figure, 50 est le bloc isolé qui repose sur la plate-forme sa, 62 est l'alambie qui est porté par l'anneau 63. L'anneau 63 s'appuie sur les colonnes 81 La plate-forme 80¯portant le bloc 60, est portée par une tige filetée 85, iont le tourillon 86 peut tourner dans le coussinet 87 appliqué à la face inférieure de la plate-forme. La tige filetée 85 tourne dans un taraudae du support 90. A la tige 85 estrelié ri- gidement au moyen du boulon 91, le levier 92. Par la rotation de ce levier, la tige filetée 85 se visse dans le support 90, ce qui fait
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descendre la plate-forme 80, guidée par les colonnes 81 et éloigner le bloc 30¯ de l'alambic fixe.
La disposition convient spécialement pour des industries, dans lesquelles il n'est pas possible-de loger dans le même local le foyer et les endroits de prise de chaleur. Comme par suite de la bonne iso- lation des blocs, la chaleur produite par le foyer peut être accumu- lée très longtemps, on peut aussi la prendre après que le foyer n'est plus en fonction. Grâce au dispositif pour le réglage de la chaleur émise, la quantité de chaleur amenée à l'objet à chauffer est indépen- dante dans de grandes limites de la température momentanée des blocs.
Afin d'obtenir une bonne transmission de chaleur de la face de bloc émettrice de chaleur 54 à l'pbjet à chauffer, on a poli cette face ou recouvert d'un métal facilement fusible, dont l'écoulement est empêche par une cloison exhaussée.
Au lieu d'un seul appareil émetteur de chaleur, on peut aussi en employer plusieurs,'reliés par des tuyaux à enveloppe calorifuge, à l'appareil récepteur de chaleur.
REVENDICATIONS.
1. Un appareil -de chauffage à fluide enfermé dans son radiateur, caractérisé par le fait qu'il possède au moins deux blocs métalliques (41, 42) traversés par des canaux 55 qui sont constamment reliés en- tre eux par une conduite (43) et dans 'lesquels on introduit une fois pour toutes un fluide approprié, que l'un (41) des blocs métalliques est isolé de toutes parts et chauffé par une source de chaleur (4ô), tandis que l'autre-bloc métallique (42) n'est isolé que partiellement et peut émettre la chaleur lui transmise et accumulée dans lui par ses faces non isolées (54).