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LAMPE POUR LA PRODUCTION DES ECLAIRS, SPECIALEMENT POUR
LA PHOTOGRAPHIE.
Dans toutes les lampes à éclairs connues, le corps qui fournit les éclairs (poudre ou ruban) brûle à flamme libre. Par suite il faut prendre des précautions spéciales contre le danger d'incendie. Si l'on emploie des mélanges pulvérulents, 'le mélange doit être fait seu- lement immédiatement avant usage, car les mélanges préparés perdent très rapidement leur activité à l'air. La combus tion se fait d'une manière explosive avec plus ou moins de bruit, ce qui trouble et effraie beaucoup de gens. La flamme est irrégulière et son extension est si grande que sa répartition au moyen d'écrans ou de réflecteurs est difficile ou impossible.
Le gros nuage de fumée et de vapeur qui se dégage du fait de la combustion peut s'étaler librement et rend l'air opaque de sorte qu'il est presque impossible de prendre successivement plusieurs photogra- phies en produisant des éclairs dans une enceinte fermée de petite dimension. En outre les gaz de combustion sont nuisibles aux organes respiratoires.
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La présent* invention est destinée 1 remédier à ces inconvénients que présentent les lampes 1 éclairs a flamme libre employées précédemment. A cet effet le corps éclairant est placé à l'intérieur d'un corps creux trantparant totalement ou partiellement évacué. La combustion se fait donc en vase clos, ce qui élimine tout danger d'incendie. Il est impossible que la lampe soit détruite au moment de la production de l'éclair, car il n'y a pas de remplissage d'air, ou du moins la quantité d' air est si faible que son échauffement et sa dilatation ne produisent pas un accroissement notable de pression. La flamme est donc limitée à l'espace réduit de l'enceinte creuse.
On obtient par suite un éclair en forme de boule d'un éclat remarquable dont la lumière peut être interceptée ou réfléchie dans une direction queconque au moyen d'un petit écran que l'on fixera directement sur la lampe. Le bruit d'explosion disparait car le son ne se transmet pas dans le vide. Les gaz de combustion ne peuvent pas pénétrer à l'extérieur, mais ils se précipitent sur les parois de l'enceinte close. On peut donc produire successivement autant d'éclairs que l'on veut dans la même pièce sans que la transparance de l'air diminue ou sans que les organes respiratoires soient irrités.
Si l'on emploie comme corps éclairants des mélanges pulvérulents, on n'a pas à craindre qu'ils perdent leur activité, car le faible contenu d'air de l'enceinte creuse est inoffensif.
Les seules substances qui conviennent pour produire des éclairs dans le vide sont bien entendu celles au-
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quelles on mélange des corps qui fournissent de l'oxygène par exemple du peroxyde de manganèse, du nitrate d'ammonium etc....La manière dont se fait la combustion peut être in- fluencée par l'introduction de gaz dilués de façon à éviter les explosions et à favoriser la combustion. L'allumage du corps éclairant peut être amorcée de plusieurs façons, chi- miquement, mécaniquement, ou par chauffage. L'allumage par courant électrique est pratique; le corps éclairant sous forme de fil, de ruban, de spirale, de tube etc....pouvant être utilisé directement ou indirectement comme une partie du circuit électrique, (allumage par résistance, par arc, par induction).
Deux modes d'exécution d'une lampe à éclairs con- forme à la présente invention avec allumage électrique, ont été représentés à titre d'exemple au dessin annexé dans lequel:
La figure 1 est une coupe à travers la lampe,
La figure 2 montre une lampe 1 deux charges éclair rantes.
La forme de la lampe est analogue à celle d'une lampe à incandescence. Dans un culot a vis 1 est insérée une ampoule en verre 2 avec le pédicule 3 dans lequel sont fondus les fils 4 d'alimentation en courant. L'un des fils est réuni en 5 au culot, et l'autre au disque de contact isolé 6.
Dans le pédicule 3 est également fondu un petit tube 7 permettant l'évacuation de la lampe. Sur le pédicule se trouve un disque d'amiante 8 qui est fixé par les agrafes 9 qui sont soudées par fusion dans le pédicule. Le disque d'amiante
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est inséré à la façon d'un piston dans un cylindre en verre 10 et maintient ce cylindre. Le bord inférieur du cylindre pénètre dans le col de 1* ampoule % de sorte que le pédicule et les fils d'alimentation sont enveloppés, Le bord supérieur du cylindre 10 supporte le récipient 11 avec la charge éclairante 12. Le récipient doit être construit de façon opposer 1 la pression gazeuse qui se produit par suite de l'allumage de la poudre, une résistance aussi faible que possible.
A cet effet les parois cylindriques de ce récipient et les disques 13 et 14 qui le recouvrent en dessus et en dessous sont simplement collés ou mastiqués les une aux autres. En outre en emploiera comme matière pour le récipient l'amiante ou le verre sous une épaisseur très minime. Le disque 13 repose sur le bord du cylindre en verre 10 et y est également collé.
Pour éviter une coloration en noir par l'effet de la combustion, , on utilise comme colle ou mastic des corps inorganiques tels que le verre soluble avec du spath fluor.
Dans la charge éclairante 12 se trouve un fil d'allumage 15 encoulé en spirale, ce fil d'allumage étant serré entre la paroi du récipient et les couvercles supérieur et inférieur.
Le fil est conduit entre le cylindre de verre 10 et le disque d'amiante 8 jusqu'aux fils d'alimentation de courant 4.
Lorsque la lampe est vissée dans une douille, et que le circuit électrique est fermé, la poudre éclairante est instantanément allumée par le fil d'allumage. Le récipient contenant la charge éclairante est aussitôt détruit car il n'oppose aucune résistance notable aux gaz de combustion. Les
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gaz brulants peuvent donc se répandre librement de tous les côtés % l'intérieur de l'ampoule, si bien que l'on obtient un éclair en boule d'un éclat intense. Comme l'ampoule est évacuée les gaz de combustion ne provoquent aucun accroissement de pression, qui pourrait amener la destruction de l'ampoule.
Le pédicule en verre S et les fils d'alimentat- ion 4 sont protégés du fait de leur entourage par le tube 10, de sorte que le pédicule ne peut éclater et que les fils sont protégés contre des courts-circuits, du fait des flammes.
Niant donné que la flamme qui se produit par suite de la combustion, sert de conducteur pour le courant, il se produit un fort accroissement de courant qui a pour effet la fusion du fil d'allumage, de sorte qu'après la production de l'éclair, le circuit est coupé automatiquement, et les fusibles du réseau électrique sont protégés contre les courtscircuits.
Pour que l'on obtienne un allumage instanténé, le fil d'allumage doit résister à une température aussi haute que possible sans fondre. Pour un fil de ce genre en recommandera le dore le tungstène, le tantale, le molybdène.
Le fonctionnement qui a été décrit de la lampe dépend du maintien du vide, on doit donc avoir un dispositif, qui coupe automatiquement le circuit quand le vide se perd pour une raison quelconque; ce dispositif est constitué par un petit tube capillaire 16 fixé dans le disque d'amiante 8. Ce tube est fermé entre le disque d'amiante et le récipient corps éclairant, de manière a contenir un petit volume d'air limité par une goutte de mercure 17.
Son autre extrémité est ouverte et reçoit les extrémités du fil d'alimentation 4 et du fil d'allumage 15, de façon que le contact de ces
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extrémités de fils ne se produise pas, Lors de l'évacuation le volume d'air du tube capillaire 15 se dilate, de serte que la gouttelette 17 de mercure se dirige vers l'extrémité du tube capillaire et que le contact est établi entre les extrémités des fils 4 et 15. Si, pour une raison quelconque, la lampe à perdu son étanché@ité la gouttelette de mercure 17 remonte dans le tube capillaire et le contact est rompu*
Dans ces conditions la charge éclairante de la lampe ne peut pas être allumée.
Aussitôt que les gaz de combustion se sont condensés, le vide est rétabli de sorte que la même ampoule peut être employée pour plusieurs charges éclairantes. Il faut simplement prendre les précautions nécessaires pour que les diverses charges éclairantes soient protégées contre l'allumage intempestif par les éclairs qui ont été produits auparavent.
La figure 2 montre une lampe à deux charges éclairantes.
Les deux charges 18, 19 sont séparées l'une de l'au- tre par un disque de mica 20, et elles sont supportées par un étrier 23 en fil métallique incorporé par fusion aux pédicule; cet étrier sert en mime temps a amener le courant simultanément aux fils d'allumages 21, 22. Les fils d'allumages sont reliés d'autre part chacun' % un fil d'alimentation spécial 24, 25. Le fil commun 23 est relié, comme dans le cas de la lampe simple, au oulot 27 en 26. De même le fil d'alimentation 25 de la charge 19 est relié au disque central 28 de contact du culot normal.
Le fil 24 de l'autre charge est relié à un second disque central 29, les deux disques 28 et 29 étant séparés par un isolant 30. quand une
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lampe de ce genre est intercalée dans un circuit électrique, le courant commence par passer par le contact 29, le conducteur 24, le fil d'allumage de la charge 18, pour aboutir au point de contact 26 du culot 27, de sorte que la première charge s'allume. Des que la lampe s'est refroidie et que les gaz de combustion se sont condensées, on peut feire brûler la seconde charge 19. A cet effet on retire la lampe de sa douille, on arrache la bague isolante 30 et le disque de contact 29, et l'on remplie culot dans la douille.
Si l'on ferme alors le circuit, le courant pas*" se par le contact 28, le conducteur 25 et le fil d'allumage 22, le fil 23 pour aboutir au contact 26 du culot 27.
.tant donné que le phénomène de combustion se produit dans l'enceinte fermée de l'ampoule 2, et que par suite l'extension de la flamme est déterminée d'une manière très exacte, la flamme peut. être cachée ou réfléchie dans une direction voulue au moyen d'un écran fixé directement à lalamp@- De cette manière on peut empêcher, dans les pri- ses de vues photographiques que la lumière tombe sur l'ap- pareil de prise de vues;on peut obtenir aussi que la lumiè- soit projetés sur l'objet 1 photographier. L'écran 31 est fixé à une bague qui peut être passée sur le culot de la lampe et qui est serrée quand on visse la lampe dans sa douille ce qui permet de régler l'écran à toute position désirable.