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"Seringue transformable en pulvérisateur à répétition et en pul- vérisateur à pression." @ La présente invention a pour objet une seringue transforma- ble instantanément en pulvérisateur à répétition et en pulvérisa- . teur à pression et destinée principalement aux travaux de jardina- ge, d'arboriculture, d'élevage et analogues.
Elle se particularise principalement par l'adaptation, à son extrémité opposée à la menotte de commande du piston, de deux scu- papes, dont l'une (d'aspiration) permet le passage seulement vers l'intérieur de la seringue et l'autre (d'expulsion) seulement vers l'extérieur, ces soupapes étant montées amoviblement ou non sur le corps de la seringue. Le corps de la soupape d'aspiration est en forme de tton ou bout, sur lequel on peut glisser un raccord de caoutchouc que l'on peut fixer ou plonger, par son autre extrémité, dans un récipient indépendant, pour faire servir la seringue de pulvérisateur à répétition.
D'autre part, le.pulvérisateur ou diffuseur, monté sur la soupape de refoulement, peut 'être monté sur le bout desortie du récipient à liquide (hermétique), la seringue, étant alors montée,
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par sa soupape de refoulement, sur le récipient lui-même, de sorte que, par la manoeuvre de la seringue, l'air aspiré par la soupape d'aspiration est refoulé dans le réservoir pour en faire sortir le liquide, la seringue servant alors de pulvérisateur à pression.
Pour mettre clairement en évidence les particularités de l'in- vention, on a représente celle-ci en un mode préféré de réalisation, au dessin annexé, dans lequel : 338997 fig.1 est une coupe longitudinale axiale de la seringue. fig.2 est une coupe lorgitudinale axiale détaillée du piston. montre un type de récipient : liquide. représente la seringue montée sur un bouchon spécial d' un réservoir. fig.5 donne le détail de ce bouchon. fig.6 représente un appareil complet, formé d'un réservoir sur lequel est montée la seringue, les différentes fonctions se réali- sant par simple déplacement d'un raccord en caoutchouc. fig.7 est un détail.
La seringue comporte un corps cylindrique 1 dans lequel peut se déplacer un piston 2 sous la commande d'une poignée 3, fixée au 'bout de la tige 4 du piston. Le corps cylindrique 1¯ se termine par une partie rétrécie très courte 5 à la base de laquelle s'ouvre une soupape 6 d'un type quelconque (à bille, à papillon, etc.. ).- Cette soupape permet uniquement le passage dans le sens de la flèche (sou- pape d'aspiration). 'Elle est montée dans une douille 7 maintenue fixe contre la partie du corps de seringue reliant le tube 5 au tube 1, par une pièce 8 vissée, puis soudée sur le tube 5. La partie 8 est filetée extérieurement. L'extrémité du tube mince 5 renferme une soupape 9, d'un type également quelconque, et permettant le pas- sage dans le sens de la flèche seulement.
Sur le bout de cette sou- pape est amoviblement logé un diffuseur 10..
Tel quel, l'instrument constitue une seringue que l'on charge en plongeant la soupape 6, ou tout l'avant de la seringue, dans le liquide à injecter et qui se décharge par la soupape 9, munie ou nen du diffuseur 10.
Pour transformer cette seringue en pulvérisateur à répétition,
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on fixe sur la soupape 6,prévue en forme de téton, ou en touteau- tre forme convenable, un tube raccord en caoutchouc que l'on fixe sur ou plonge dans tout récipient indépendant, fixé à la seringue par un crochet 11, ou fixé au dos de l'ouvrier, ou reposant à terre ou sur un véhicule. 338997
Pour la transformation en pulvérisateur à pression, on utilise un récipient spécial (fig.3) 12, hermétiquement fermé. Sur le bou- chon 13 ou à la place de celui-ci, on visse la seringue par sa par- tie 8, la soupape de refoulement, dépourvue de son diffuseur et du bout de celui-ci, plongeant ainsi dans le réservoir.
Un tuyau 14 part du fond du réservoir et se termine par un robinet 15 suivi du diffuseur enlevé à. la seringue. Le robinet étant fermé, on manoeuvre la seringue qui établit la pression voulue à l'intérieur du réser- voir, puis on ouvre ce robinet et on maintient éventuellement la pression nécessaire par la seringue.
On réalise ainsi, avec un seul instrument, trois instruments différents, ooncourrant au même but, mais d'applications variées et ce, sans outillage spécial et très rapidement.
De préférence, le dessus du récipient sera, comme représenté, en forme d'entonnoir, pour permettre un remplissage aisé du réser- voir, faciliter le vissage de la partie 8 et, dans le cas de la se- conde application, pour faciliter le raccordement, par tube en ca- outchouc, de la seringue au récipient.
De préférence, le piston de la seringue, dont l'étanchéité doit être assurée même à l'air, est composé comme suit :
Sur la tige 2 de piston est enfilé un disque 16 en cuivre, en- serré entre deux disques 17 en cuir embouti de façon à former deux flasques 18 constituant la partie frottante du piston. Ces deux dis- ques en cuir sont serrés contre le disque central par des ressorts emboutis 19, maintenus à leur partie centrale par des bagues en cuir 20. Celles-ci sont serrées entre la tête 21 terminant la tige du piston et une tête 32 semblable qui se visse et se soude sur cette tige de piston filetée à cet effet.
Les flasques ou rebords des ressorts 19 sont sciées à la par- tie coudée sur presque toute la circonférence, ainsi que dans le sens
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de le. largeur du côté opposé à celui où on arrtte le sciage du cou- de. Les flasques élastiques ainsi formées viennent renforcer forte- ment, suivant la résistance donnée au métal, l'adaptation des flas- ques 18 des emboutis en cuir 17 contre la paroi du corps de serin- gue, assurant ainsi une grande étanchéité et favorisant la. conser - vation des cuirs, par suite de la diminution de leur surface de con- tact avec le liquide à injecter. De plus, la réaction du liquide s'exerce sur les flasques métalliques comme sur les flasques de cuir, ce qui assure un fonctionnement parfait.
De préférence, -les faces en regard de ces deux têtes 1 et 22, sont moletées ou pourvues de petites nervures radiales 23 qui, sous l'effet du serrage de la tête 22 ou 21, prennent dans les bagues en cuir 20. Des pattes 24, découpées dans les ressorts 19 et rabattues, peuvent également être prévues pour serrer la partie extérieure des bagues 20.
Dans l'application comme pulvérisateur à pression, la soupape de refoulement sert uniquement au passage de l'air à comprimer dans le réservoir. Il y a donc intérêt à ce que cette soupape soit de di- mensions restreintes, son déplacement se faisant à l'encontre de la pression existant déjà dans le réservoir.
D'autre part, quand la seringue est employée comme seringue ou comme pulvérisateur à répétition, cette soupape de refoulement sert au passage du liquide vers le diffuseur et dans ce cas, il y a intérêt à donner à cette soupape de fortes dimensions.
Pratiquement donc, il faudrait pouvoir interchanger la soupape de refoulement suivant l'application envisagée ; mais de toute façon ceci constituerait un grave défaut de l'appareil.
L'exemple des figures 3 et 4 a pour but de permettre l'appli- cation de la seringue aussi bien comme seringue que comme pulvérisa- teur à pression ou à répétition, sans devoir changer ni toucher à la soupape de refoulement et d'en assurer le fonctionnement comme pul- vérisateur à pression, même au cas où la soupape de refoulement viendrait, pour une cause quelconque, à ne pas fonctionner ou à ne pas 'être étanche à l' air.
Pour cela, on intercale; sur le passage de l'air soufflé au-
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@ delà. de la soupape 9 de refoulement de la seringue, une autre sou-
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del% soupape 9 de refoulercç serinzue, une pape, de petites dimensions, ne laissant passer l'air que vers l'ex- térieur de la seringue et constituant donc une seconde soupape de refoulement conjuguée avec la soupape 9 Cette soupape auxiliaire peut être de divers types et occuper diverses positions.
Dans l'exemple (fias.4 & 5) la tige 26 de cette soupape est dé- plaçable dans un conduit 27 fileté sur toute sa longueur et intro- duit - dans le bouchon 13 lui-même, avec intercalation d'une rondel- le de cuir 28 entre la tête 29 de cette tige et le corps du bouchon.
Un écrou colleté 30 avec contre-écrou 31 solidarise complètement , mais d'une manière amovible, le bouchon et le conduit 27 D'autre part, le bout 32 de la seringue, recevant la soupape 9, est inté- rieurement fileté et peut se visser sur le conduit 27, un caoutchouc ou cuir 33 assurant l'étanchéité. Il s'ensuit que la seringue est ainsi montée sur le réservoir, avec intercalation d'une seconde sou- pape de refoulement, laquelle est de très petites dimensions et spé- cialement établie pour résister au passade des gaz. Le fonctionne- ment du pulvérisateur est ainsi toujours assuré.
La soupape auxiliaire peut avoir une tige 26 filetée, de façon, par un petit écrou moleté 34, à pouvoir régler le jeu de cette soupa- pe. Quand la pression interne du réservoir est trop forte,il suffit de dévisser légèrement cet écrou et d'enfoncer avec le doigt la sou- pape, (la seringue étant enlevée),pour atteindre à un manomètre éven- tuel la pression plus basse désirée. On peut aussi visser l'écrou à fond, ce qui bloque la soupape, le réservoir se vidant automatique- ment par la manoeuvre de son robinet 15; la seringue, enlevée, peut être employée pendant ce temps à d'autres usages.
Le conduit 27 com- portera à cet effet une partie filetée plus mince 35,pour recevoir les pompes de vélo etc..et un capuchon qui enferme l'écrou 34 et le bout de la tige 26
La soupape auxiliaire peut être de préférence une soupape tel- le qu'employée dans l'industrie du cycle pour les chambres c. air ; il .sera ainsi possible d'y adapter directement une pompe à air de bi- cyclette ou d'auto, quand la seringue n'est pas disponible.
Evidemment, le type de soupape auxiliaire peut 'être tout-- fait quelconque et elle pourrait 'être placée à tout endroit voulu du réservoir 12.
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t Ainsi, à la figure 6., le bouchon 13 est un bouchon plein, du type habituel. La soupape auxiliaire est montée sur la paroi cylin- drique du réservoir en 36; la seringue est fixée amoviblement au réservoir par des pattes 37 (fig.7) soudées sur le corps de la se- ringue et portant un bouton 38 dont la tête est emprisonnée dans un écrou 39 qui se visse sur une tige 40 fixée sur le réservoir.
Pour transformer la seringue en pulvérisateur, on utilise un raccord en caoutchouc 41, dont les deux bouts portent des écrous pouvant se visser directement sur les diverses pièces comme suit a/ pour le pulvérisateur à pression, le diffuseur étant d'a- bord monté sur le bout du tuyau 14¯, le raccord 41 se visse sur la soupape de refoulement et sur la soupape auxiliaire. b/ pour le pulvérisateur à répétition, le racoord 41 se visse sur la soupape d'aspiration (dont le corps est fileté) et sur le bout fileté du tuyau 14.
La figure montre une autre application possible, le raccord 41 étant visse sur la soupape de refoulement et sur la soupape d'un pneumatique, la seringue servant alors de pompe de bicyclette.
Dans ce montage, tous les pas de vis seront évidemment les mê- mes, sauf pour la soupape auxiliaire sur laquelle on aura au préa- lable vissé un raccord de pas extérieur plus grand et égal à celui des écrous du raccord 41.
REVENDICATIONS.
1. Seringue caractérisée en ce que sa tête porte deux soupa- pes : l'une permettant uniquement le passage vers l'intérieur du corps de seringue (aspiration) et l'autre ne permettant que le pas- sage de ce corps vers l'extérieur (refoulement), cette dernière étant munie d'un diffuseur amovible, dans le but de pouvoir utili- ser l'instrument comme seringue, comme pulvérisateur à répétition ou comme pulvérisateur à pression.