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PROCEDE ET DISPOSITIF POUR LA TRANSFORMATION DE VIBRATIONS
EMI1.1
MECANIQUES EN UIBF±TIONS ACCO'USTIQUES.
La présente invention concerne un procédé et des dispositifs pour convertir des vibrations mécaniques en vribrations acoustiques et est particulièrement desti- née à être appliquée aux appareils à, reproduire les sons.
Bien que, dans la description qui suit, l'in- vention soit envisagée dans son mode de réalisation adapté aux appareils de reproduction des sons enregistrés par tout muven appropriée il est expressément entendu que cette invention ne se limite pas à cet objet et qu'elle est susceptible d'application aux appareils générateurs d'ondes sonores amplifiées dans lesquels les vibrations à convertir en ondes acoustiques ne proviennent pas d'un disque enregistré. jusqu'ici les appareils reproducteurs du son ont généralement reçu la forme d'un cornet servant à am- plifier le son engendré par la vibration d'un diaphragme, ce qui, dans le.cas d'un appareil reproducteur du son d'après un disque enregistré,, s'opère au moyen dun style
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qui parcourt le sillon gravé sur le disque.
Mais l'emploi d'un cornet, même s'il est d'un type simple, introduit de nombreuses complications et difficul- tés dans la solution¯du problème de la reproduction fidèle du son, par l'effet des lois de l'acoustique qui régissent l'action d'un volume d*air limité dans la transmission et l'amplification du son et aussi par suite de la nécessité qui s'impose de donner au cornet la longueur et la s ection transversale voulues. Il a fallu en outre en limiter les dimensions à celles qui sont compatibles avec une exécu- tion commercialement pratique des appareils. Ces diverses conditions ont considérablement accru les difficultés.
(En a antérieurement proposé d'éviter l'emploi d'un cornet reproduisant directement les sons au moyen d'un diaphragme présentant une aire telle que le volume d'air mis en vibration donne le volume-de son désiré, mais les essais dans cette voie ont fait surgir d'autres complica- tions et d'autres difficultés qui ont rendu, en grande partie, inapplicables les dispositions de cette nature.
Si l'on monte un diaphragme de grand diamètre, sur une machine parlante, de telle façon qu'il soit très proche du style et qu'il se déplace, avec celui-ci, au-dessus du disque enregistré, la charge imposée au style pour faire entrer le diaphragme en vibration et pour le déplacer par dessus la surface enregistrée, a pour effet d'user très rapidement le sillon du disque. Il s'ensuit encore d'autres difficultés qui nuisent à une reproduction fidèle du son.
Si, au contraire, le diaphragme est placé à distance du style, de façon qu'il ne pèse par sur celui-ci, l'in- terposition d'un organe suffisamment rigide, entre le style et le diaphragme, pour transmettre les vibrations de l'un à l'autre dans toute leur amplitude et leur force,entraine
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d'autres graves difficultés dues à .L'accroissement de poids du mécanisme, aux effets de l'inertie d'organes vibrants relativement lourds, à l'existence de périodes de vibrations propres de ces organes et ainsi de suite.
Un des objets de la présente invention est un prooédé et un appareil de production de vibrations so- nores qui évitent l'emploi d'un cornet et qui permettent l'emploi d'un diaphragme de grande largeur sans donner lieu aux difficultés, ci-dessus énumérées, que l'on a rencontrées jusqu'à présent.
On a encore proposé de transmettre lesvibrations engendrées au moyen d'un style agissant sur une surface enregistrée à un organe relativement éloigné du style, au moyen d'une colonne fluide intermédiaire. Mais les dispositifs de ce genre comportaient généralement l'emploi d'une colonne liquide comme moyen de transmission des pressions engendrées par les vibrations du diaphragme, et les appareils présentant ce caractère ne se sont mon- trés ni possibles à exécuter ni susceptibles de donner satisfaction et cela pour plusieurs raisons.
Parmi celles-ci on peut citer :la difficulté d'obtenir des joints étanches aux fluides notamment dans les instru- ments qui comportent un mouvement relatif entre le style et la surface enregistrée; le poids d"une colonne liquide relativement haute et l'augmentation consécu- tive de la pression exercée sur la surface enregistrée et de l'usure de celle-ci; la rigidité relative d'une colonne liquide due à son incompressibilité d'où. il résulte que le diaphragme placé à l'extrémité de la co- lonne réagit sur le diaphragme placé à l'extrémité du style, approximativement de la même manière que réagi- rait une barre solide interposée entre les deux organes.
On a aussi essayé de se servir d'une colonne gazeuse pour transmettre les pressions d'un diaphragme
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actionné se? un style à un diaphragme relativement éloi- gné du premier. Mais dans aucun des systèmes proposés on n'a réussi à appliquer le principe de la transmission de pressions varioles et de leur transformation en vi- brations acoustiques de façon à obtenir une transmission fidèle des vibrations permettant d'engendrer un volume déterminé de son par un diaphragme relativement large, sans recourir à unamplifioateur agissant sur le cornet ou mégaphone.
L'objet principal de la présente invention est un procédé et un appateil pour la reproduction des vi- brations sonores basés sur l'emploi d'une colonne dis- posée de façon à donner une transmission fidèle et pra- tique des vibrations, en conformité avec les ondes sonores, de telle sorte que les vibrations transmises soient converties en ondes sensibles à Inouïe, du volime désiré, et ce au moyen d'un diaphragme de diamètre re- lativement grand, sans qu'il soit besoin d'un cornet.
D'autres objets de l'intention apparaîtront au cours de la spécification qui suit.
Cette invention peut être réalisée de bien des façons et au moyen d'appareils producteurs de son variés, Les dessins annexés en représentent deux à titres d'exem- ple, mais il est expressément entendu que ces dessins ne sont présentés qu'à titre indicatif et nullement limitatif.
Dans les dessins, les mêmes signes de référence désignent les organes corresp ondants dans les diverses figures.
La fig. 1 est une vue schématique représentant, en coupe verticale, un appareil reproducteur de sons du type meuble de salon, auquel l'invention est appliquée.
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La fig. 2 est .une perspective d'un appareil re- producteur de sons, du type "de table" auquel l'inven- tion est aussi adaptée. la fig. 3 est un schéma représentant les éléments constitutifs d'un appareil reproducteur de sons réalisant l'invention.
Le procédé conforme à l'invention comprend les trois phases principales ci-après : la génération de pressions variables afférentes à des vibrations sonores, de préférence au moyen d'u9n diaphragme mis en vibration par une action mécanique ou un autre moyen; la transmis- sion des pressions variables, par une colonne fluide, sans changement d'amplitude appréciable, à un second organe vibrant qui, de préférence, est un autre diaphrag- me à peu près semblable au premier ; enfinla transmission des vibrations communiquées à ce second organe à un trci- sième diaphragme de grandeur et de nature appropriées à la production de sons du volume désiré, la transmission des vibrations à ce dernier diaphragme ayant lieu de manière à faire vibrer un volume d'air relativement grand sans altération ou diminution de puissance notable.
Un appareil disposé pour reproduire les sons par ce procédé est schématiquement représenté dans la figure 3. Il comprend quatre organes principaux : le générateur de pressions variables G, la colonne fluide T transmettant les pressions engendrées ; lemoteur M qui convertit les pressions transmises en vibrations méca- niques ; l'amplificateur A qui convertit les viorations mécaniques, fournies par le moteur, en vribrations acous- tiques intéressant un volume d'air relativement grand.
Le générateur de pressions variables G peut être de n'importe quel type approprié à la conversion de vibrations mécaniques d'amplitude oonvemable, ayant la
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même périodicité que les ondes sonores à reproduire, en variations de pression dans une colonne fluide. Le géné- rateur en question se compose de préférence, d'un dia- phragme, de grandeur et de nature appropriées, mis en vibration par un moyen efficace quelconque. lorsque l'invention s'applique à une machine parlante, le diaphragme du générateur reçoit les vibrations d'un style en contact avec les ondulations d'une surface enregistrée.
La puissance du moteur qui détermine des mouvements relatifs entre cette surface et le style fournit dans ce cas -la force qui détermine les variations de pression par l'effet de la vibration du disphragme, La périodicité et l'amplitude de ces vibrations sont déterminées par les caractéristiques propres du disque enregistré.
Le style et son levier doivent être construits et montés de telle sorte que la puissance développée par le mouvement relatif entre l'organe enregistré et le style soit transmise au diaphragme sans déperdition de mouvement et sans déformation des organes. En outre le style doit être reliéau diaphragme de telle manière et le diaphragme doit présenter des dimensions et des dispositions telles que les vibrations qui lui sont transmises soient reçues et converties en variations de pression dans la colonne fluide confinant à la surfa- ce du diaphragme, sans déperdition de mouvement ou d'é- nergie.
L'organe T est un tube qui renferme une colonne de fluide destinée à la transmission des vibrations. IL convient qu'elle soit de section sensiblement uniforme d'un bout à l'autre. Cette colonne doit avoir une lon- gueur appropriée pour transmettre les variations de pression prenant naissance au générateur à un point
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quelconque choisi auquel on situe 1* amplificateur qui sera décrit plus loin. Le tube peut avoir un diamètre et une forme quelconque en section transversale.
Le fluide qu'il est préférable d'employer est un gaz.
On peut se servir de divers gaz et sous différentes pressions mais il faut donner la préférence à l'air à une pression sensiblement égale à la pression atmosphé- rique, ce qui permet de simplifier la construction de l'appareil, puisque des communications entre l'intérieur et l'extérieur n'entrainent ni chute de pression ni modification du milieu gazeux susceptible de nuire au fonctionnement delappareil
La paroi du tube qui contient la veine fluide peut être constituée de toute matière appropriée, telle qu'un métal ou du verre.
Comme cet organe tubulaire possède certaines caractéristiques d'un tube de résonnanoe avec une tendance à accentuer certaines périodicités présen- tent des rapports définis entre leur longueur d'onde et la longueur du tube, celui-ci est pourvu de coudes de manière à rendre plus uniforme la correspondance du système aux différentes périodicités. En disposant des coudes sur le tube, l ou il y a lieu, on sépare le fluide, dans la longueur du tube, en colonnes plus courtes. Certaines périodicités peuvent ainsi être renforcées et par ce moyen on peut éviter des inégali- tés nuisibles dans l'accentuation de fréquences parti- culières. son extrémité opposée, le tube T communique avec un organe moteur M, qui peut être de toute dimension, forme et disposition appropriées.
L'extrémité du tube renfermant la colonne fluide, voisine du moteur M, est fermée par une plaque vibrante, de préférence un dia- phragme ayant à peu près la même dimensionque celui du générateur G. Les variations de pression transmises
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par la colonne de fluide gazeux, engendrent dans le dia- phragme du moterr M, des vibrations ayant à peu près la même périodicité et la même amplitude que les vibra- tions du diaphragme du générateur G.
De l'organe moteur M, les vibrations sont trans- mises au diaphragme de l'amplificateur A, Ce diaphrag- me est de dimensions relativement grandes, de l'ordre de 200 à 250 millimètres de diamètre, de sorte que son aire superficielle suffit à faire vibrer un volume d'air relativement grand. Le diaphragme doit être, de préfé- rence, construit et monté de telle sorte qu'il vibre en totalité ou comme un piston, spécialement pour les basses fréquences. A cet effet il est construit de fa- çon à être relativement rigide et léger et il est monté de manière à présenter la moindre résistance au mouvement rectiligne du diaphragme.
Les vibrations du diaphragme de l'organe moteur M sont transmises au diaphragme de l'amplificateur A par un levier, de préférence un levier du second ordre, dont les bras sont proportionnés de façon à équilibrer convenablement l'impédance de rendement avec l'impédance de la boite sonore et la charge avec la pression utile.
Les variations de pression, ainsi transmises au dia- phargme du moteur, sont converties en variations de pression dans la masse d'air en contact avec la sur- face relativement étendue du diaphragme amplificateur, dans des conditions ou cette masse d'air se met effecti- vement à vibrer avec une périodicité conforme à celles des vibrations transmises au diaphragme du générateur et avec une amplitude diminuée et une force accrue con- venablement proportionnées à la charge portant sur le diaphragme amplificateur.
Ce dernier à cause de l'im- portance relative du volume d'air qu'il fait vibrer ; reproduit les sons avec le oolume désiré.
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l'appareil réalisant la présente invention, tel qu'il est sohématiquement représenté dans la fi- gure 3 et décrit ci-dessus, peut être adapté à une grande variété de machines à reproduire les sons, dont deux types sont représentés dans les figures 1 et 2.
Sur la figure 1, l'invention est représentée appliquée à une machine parlante du Type destiné à reposer sur le sol. Un meuble 10, fait d'une manière appropriée et convenablement aménagé, est pourvu d'une tablette 11 supportant l'organe moteur 12. Un couvercle à charnière 13 ferme le meuble. Au-dessus de la tablette portant le moteur, est disposée une plaque tournante 14 qui reçoit le disque enregistré 15. L'appareil représenté par les dessins est du type destiné à recevoir un disque enregistré portant un sillon ondulé sur ses faces, mais il est bien entendu que l'invention s'applique, avec la même facilité, à des appareils reproduisant le son d'au- tres organes enregistrés.
L'organe générateur G est disposé pour agir sur le disque enregistré 15. Comme le montre la figure 3, cet organe générateur peut 'être une boite sonore du type employé jusqu'ici pour la reproduc- tion des sons enregistrés. L'enveloppe 16 de cette boite, faite de toute matière et en toute forme ap- propriée, renferme un diaphragme convenablement ten- du à sa périphérie et en contact, en son centre, avec un style 18, monté de façon à pouvoir osciller.
Ce style est disposé pour recevoir une pointe 19 qui suit le sillon enregistré sur le disque et qui convertit les ondulations de ce sillon en mouvements vibratoires du diaphragme 17,
Ce dernier peut être de toute grandeur, forme,
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matière et disposition appropriées, mais il convient d'employer, de préférence, un diaphragme ayant un diamètre de l'ordre de grandeur de 65 millimètres a pourvu de stries circulaires concentriques don- nant de la rigidité à sa partie centrale. Ce dia- phragme est aménagé sur son pourtour de manière à présenter de la flexibilité et à agir en quelque sorte comme un piston, grâoe à son pouvement oscillatoire.
1* espace situé derrière le diaphragme communi- que, par l'ouverture qui existe habituellement dans la boite sonore, avec le tube de transmission T fait de toute matière appropriée, métal ou verre, et dont la section intérieure doit, de préférence, tre constante. Cette section peut toutefois varier dans des limites considérables, d'un mode de réalisation à l'autre, suivant les différences dans les dimen- sions des autres organes. Un diamètre de 12,5 mil- limètres donne généralement des résultats satisfai- sants pour l'appareil représenté dans les dessins.
La longueur et la forme de ce tube sont telles qu'il puisse aboutir, en quelque point qu'il soit placé, au diaphragme amplificateur de diamètre rela- tivement grand A, qui dans le modèle représenté par la figure 1, est disposé contre la paroi de face du meuble 10 en dessous de la tablette 11 du moteur.
Dans le dispositif représenté, le tube de transmis- sion T, à partir de l'organe générateur, se dirige vers l'arrière au-dessus de la tablette 14, puis il forme un coude sensihlement à angle-droit, traverse la tablette 11 et descend jusqu'à la hauteur du cen- tre du diaphzagme amplificateur. La il fait un nouveau coude à peu près droit et aboutit, par une partie horizontale, au moteur M.
Pour permettre les mouvements relatifs entre le
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générateur G et le disque enregistre'15, on peut in- terposer un système tubulaire articulé dans la lon- gueur du tube T, Dans la forme représentée, il permet au générateur de traverser le disque 15 et rend possibles les mouvements démontée et de descente du générateur par rapport à la surface plane du disque.
Dans le type d'exécution figuré, la première section 20 du tube transmetteur T est reliée à un organe cylindrique horizontal 21 qui décrit des mouvements de rotation alternatifs dans un autre organe cylin- drique 22 présentant un évidement circulaire 23 de la dimension nécessaire pour laisser passer le tube 20.
Cet organe cylindrique 22 porte un appendice tubu- laire 24 monté de manière à tourner autour d'un axe vertical à l'intérieur d'une gaine verticale tubu- laire 25 fixée sur la tablette de l'organe générateur 11.
Le canal intérieur' de l'appendice tubulaire 24 et de la gaine 25 communique avec la branche verticale 26 du tube de transmission T, située au-dessous de la tablette 11 et cette branche se continue par la bran- che horizontale 27 du même tube qui aboutit à l'or- gane moteur M. La Communication établie par les or- ganes 21, 22, 23, 24 25 permet au générateur G de se déplacer horizontalement au-dessus du disque enre- gistreur 15 et aussi d'avoir l'amplitude de déplace- ment nécessaire dans le sens vertical. Le canal constitué par les différents organes formant l'arti- culation tubulaire est d'un calibre suffisant pour n'offrir pratiquement ni rétrécissement, ni élargis- sement par rapport aux autres sections du tube de transmission T.
L'organe moteur M. avec lequel communique l'ex- trémité de la branche 27 du tube de transmission,
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.oomprend une boite 28, un diaphragme 29 dont l'aire exposée au fluide en vibration doit être approximati- vement égale à celle du diaphragme 17, En pratique, le diaphragme 29 doit être exactement semblable au diaphragme 17.
Dans la paroi de face du coffre 10, est prati- quée une ouverture de grandeur et de forme appropriées.
Elle peut être fermée par un ou plusieurs volets ou par d'autres organes régulateurs ou modificateurs du son. Devant cette ouverture est placé l'amplificateur
A dont le diamètre est relativement grand. Il convient d'adopter pour cet organe une substance fibreuse; son diamètre doit être de l'ordre de grandeur de 250 millimètres. Comme on le voit sur les figures, l'am plifioateur comprend une partie centrale conique 30 relativement rigide, dont le rayon est en projection égale, à peu près, à la moitié, en projection, du rayon- de la partie vibrante du diaphragme entier.
Cette partie centrale conique présente l'avantage d'unir le maximum de rigidité au minimum de poids.
Elle est relire, par un dispositif approprié, à une zone annulaire plissée 31 dont le pourtour est fixé à un cercle extérieur 09,.fait d'une matière extrê- mement flexible sur lequel l'ensemble amplificateur se trouve porté et qui offre le minimum de résistance au mouvement vibratoire linéaire de cet organe. Un amplificateur construit et monté domme il vient d'être expliqué vibrera comme un tout solidaire, c'est-à- dire, sera animé d'un mouvement analogue à celui d'un piston, particulièrement pour les basses fréquen- ces oscillatoires.
Entre le diaphragme 29 et l'organe moteur 11 et l'amplificateur A, se trouve interposé un mécanisme de liaison approprié pour la transmission des mouve- ments vibratoires du diaphragme 29 à l'amplificateur
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Ce mécanisme a, de préférence, la forme d'un levier du second ordre. Il y a avantage à ce que oe levier 34 soit relativement rigideil, est monté sur la boite 28 qui lui communique son mouvement vibratoire. Il est figuré muni dun prolongement en forme de ressort plat 35, attaché à la boite 28. A son autre bout, le levier 34 est relié au centre du diaphragme 29, par une pièce 36, et, en un point de sa longueur, il est relié au sommet du cône 30. par un organe 37.
La distance de cet organe 37 au point d'appui 35 du le- vier 34 est proportionnée à la distance de l'organe 36 au même point d'appui 35 de sorte que la charge sur le disphzagme est, par le système décrit ci-des- sus, équilibrée par les pressions motrices qui lui sont transmises ou, en d'autres termes, l'impédance de rendement de l'amplificateur est équilibrée par l'impédance de rendement du générateur G.
L'amplitude de la vibration communiquée à l'am- plificateur par le diaphragme du motaur est diminuée, mais la pression ou la puissance totale agissant sur l'amplificateur est proportionnellement augmentée; de telle sorte que l'amplificateur peut mettre en vibra- tion un volume d'air relativement grand qui est ea- pable de produire le volume de son désiré sans nou- velle amplification.
Le moteur M est maintenu dans la position ou il agit sur l'amplificateur A, d'une manière appropriée.
Dans le système représenté, un support, composé de plusieurs bras 38, est monté, par l'extrémité de ces bras, sur des tasseaux ou blocs 39 situés au tour de l'évidement ouvert devant l'amplificateur A. Ce support est pourvu, en son centre, d'un boitier circulaire 40 qui renferme l'organe moteur M ou qui
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constitue le réceptacle du diaphragme 29 de ce moteur.
Dans le mode de réalisation de l'invention re- présenté par la figure 2, la boite 41 de la machine à reproduire est moins grande, étant du type générale- ment employé pour les machines destinées à reposer sur une table ou sur un support analogue. La boite est munie d'un couvercle 42 qui permet l'accès au méca- nisme qu'elle renferme. De même que dans le mode de réalisation de la figure 1, l'organe générateur G est en communications, par un long tube T, avec un or- gane moteur M: relié à un amplificateur A, monté sur la paroi verticale de la boite qui s 'élève au- dessus de la tablette portant le moteur.
Le mécanisme de génération, de transmission et d'amplification de cet appareil comprend les mêmes éléments que le mo- dèle représenté par la figure 1 ; les organes simi- laires sont désignas pas la figure 1; les organes similaires sont désignas par les mêmes lignes de référence. Le tube de transmission T est moins long que dans le cas de la figure 1. Un coude dtoit très court 43 est intercalé entre les éléments 21, 22, 23, 24, 25, de l'articulation tubulaire et l'organe moteur M
Quand l'appareil fonctionne, l'organe générateur G passe par dessus le disque enregistré 15, et le syle 19 est mis en vibration par les ondulations du disque enregistré, Les vibrations de ce style sont transmises au diaphragme 17, dont les vibrations sont converties en variations de pression dans la colonne fluide qui confine à la face arrière de ce diaphragme.
Les va riations de pressio ainsi engendrées dans la colonne fluide sont propagées par celle-ci sur toute la longueur du tube de transmission T, jusqu'au diaphrag-
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me 29 les vibrations de celui-ci sont ensuite transe- mises au disphragme A, relativement grand, de l'am- plificateur, par le système de leviers précédemment décrit, avec une diminution d'amplitude et un accrois- sement d'intensité, de telle sorte que l'amplificateur fait vibrer un volume d'air relativement grand sans altération appréciable des vibrations transmises.
On comprend d'après ce qui précède, que l'appa- reil reproducteur de sons considéré est aménagé de manière à reproduire les sons, avec le volume désiré, au moyen d'un diaphragme relativement grand sans en- trainer les difficultés éprouvées jusqu'ici quand on faisait usage de diapgnagme de grand diamètre, sans imposer une charge ou une usure excessives au style reproducteur et au sillon du disque enregistré, et sans qu'il y ait à recourir à un mécanisme de trans- mission dont le poids ou l'inertie ou les vibrations propres seraient de nature à nuire à la correction et à la puissance de la transmission des vibrations.
La transmission des vibrations par variations de pres- sion dans une colonne gazeuse n'a donné lieu à aucune des difficultés inhérentes à'l'emploi d'une colonne liquide.
En faisant usage de l'air à la pression atmos- phérique, comme c'est le cas dans le mode de réalisa- tion envisagé présentement, le poids des organes en mouvement peut être maintenu dans des limites accep- tables. On an, en même temps, évité des frais de construction excessifs parce qu'il n'est pas essentiel que le tube enfermant la colonne fluide sait herméti- quement clos; en effet, de petites fuites de la colonne gazeuse à l'atmosphère ambiante sont de peu d'impor- tance puisque le fluide enveloppant la colonne est le même que celui que cette colonne contient et
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qu'ils sont, l'un et ltautre, à la même pression nor- male.
L'emploi d'un fluide gazeux a encore cet avan- tage qu'une colonne de gaz est relativement compres- sible et élastique et est capable d'absorber plus ou moins complètement les actions réflexes que le grand diaphragme amplificateur peut à certains moments exercer.
Par exemple, si ce grand diaphragme est rigide- ment relié aux organes qui agissent sur le disque enregistré, soit par des moyens mécaniques, soit par un milieu liquide doué d'une tigidité relative, une note soutenue ayant approximativement une périodici- té égale à la périodicité naturelle de l'amplifica- teur peut amener celui-ci, par suite de son inertie, à réagir sur ces organes et à produire ce qu'on ap- pelle un souffle. Mais dans un appareil construit conformément à la présente invention, l'élasticité et la compressibillits relative de la colonne gazeuse permettent d'absorber tous les effets de ce genre dans la colonne transmetteuse elle-même et la production de souffles est réduite au minimum, sinon entièrement écartée.
Le procédé et l'appareil ci-dessus décrits pour la transmission des sons permettent de placer le dia- phragme, relativement de grand diamètre, à une distan- ce convenable des organes agissant sur le disque en- registré sans faire intervenir les effets de l'iner- tie qui autrement proviendraient du fait du poids ou de la rigidité relative des organes de transmission ou de l'influence nuisible des périodes de vibration propres de ces organes.
La puissance totale qui peut être engendrée dans l'appareil provient du sil-
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Ion du disque dont lesondulations ont une amplitude déterminée et de la vitesse à laquelle le disque se meut devant le style reproducteur. la.charge est donnée par le diaphragme, de grand diamètre et d'aire et de poids donnés, qui est soumis à une pression fixée d'avance. Comme la puissance utile développée est influencée par les différences de vitesse de rotation du disque ou par les différences d'amplitude des ondulations du sillon, la puissance effective est plus eu moins grande et, par les différences de vitesse de rotation du disque ou par les différences d'amplitude des ondulations du sil- lon, la puissance effective est plus ou moins gran- de, et, par suite, la charge qui peut être mise en mouvement,
suivant la grandeur et la nature du diaphragme, variera avec les variations de la sour- ce qui fournit cette puissance. A ces différences correspondent des différences dans les dimensions et lés proportions des organes du mécanisme de trans- mi s si on.
La longueur et la forme de la colonne fluide peuvent être modifiées dans de larges limites, sui- vant la position que l'on adopte pour l'amplificateur, eu égard aux modalités d'après lesquelles a été effectué l'enregistrement du disque et d'après les dimensions et la nature de l'appareil pris dans son ensemble, l'expérience a montré qu'il était avantageux d'intercaler des coudes dans la colonne fluide et de les situer de façon à atténuer la courbure du système de transmission. Comme il a été signalé précédemment, le tube de transmission T présente quelques uns des caractères d'un tube de résonance, de telle sorte que certaines périodicités se trouvent,plus accentuées
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que Vautres.
Il a été reconnu, en déterminant les caractéristiques d'un système de transmission sans coudes et en notant les irrégularités dans la courbe des intensités du son pour des périodicités diffé- rentes, que les plus sensibles de ces irrégularités peuvent être atténuées en plaçant des coudes à des points où ils peuvent accentuer les périodicités qui ont une tendance à faiblir ou à affaiblir les périodicités qui tendent à être excessives Chaque coude du tube constitue une surface de réflexion, de telle sorte qu'il se forme, à partir de chaque coude, une colonne fluide qui possède sa périodicité naturelle propre.
En donnant à ces colonnes partiel- les des longueurs mesurées à partir des coudes, propres à accentuer des périodicités données, on peut renforcer ces périodicités et rendre la transmission des sons plus exactement uniforme.
La nature du levier interposé entre le diaphrag- me moteur et le diaphragme amplificateur peut varier et les longueurs relatives des bras de ce levier varieront aussi à raison des modifications introduites dans le dispositif de l'appareil.
Ces bras de levier doivent être proportionnés de telle sorte, que, prenant en considération la puissance développée par la mise en mouvement des organes qui agissent sur le disque enregistré et la charge ou résistance au mouvement vibratoire due à l'aire relativement grande du diaphragme, l'amplitude des vibrations est diminuée et la force qui met en mouvement le diaphragme relativement grand est accrue, de telle sorte que ce dernier organe est effectivement mis en vibration sans altération appréciable dans la production fidèle et nette de sons du volume désiré.
Il a été reconnu que, si l'on fait usage de la
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présente invention, la puissance développée par le disque enregistré de la machine parlante type, quand on fait tourner oe disque à la vitesse ordinaire admise, est capable de faire vibrer un diaphragme d'un diamètre de l'ordre de grandeur de 225 mm, de manière à produire des sons ayant approximativement le même volume que ceux produits par la machine type, sans qu'il soit fait usage d'un cornet ou d'un autre amplificateur. On donne la préférence à un levier semblable, en substance, à celui représenté par des dessins, mais le rapport entre les longueurs des bras du levier varie avec la dimension et la nature du diaphragme.
Pour un dispositif donné, il est bon de déterminer le point d'attache du levier à l'ampli- ficateur qui assure l'effet le plus agréable, c'est- à-dire qui reproduit le plus fidèlement les sons des disques de la machine parlante, avec le volume qui répond aux besoins d'une machine de cette espèce.
Dans ce but on rend variable à volonté le point d'attache du diaphragme amplificateur au levier.