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COFFRET A AVERTISSEUR
Depuis longtemps, des recherches sont orientées vers la solu- tion du problème de la sécurité des objets précieux enfermés dans des coffrets transportables.
La présente invention représente une solution intéressante de ce problème, parce qu'elle permet de réaliser un coffret qui ne peut être soulevé, ni même déplacé, sans que l'appareil avertisseur ne fonctionne.
Une condition essentielle, qui n'a pas encore été réalisée jusqu'ici et qui caractérise le présent coffret, c'est qu'on ne peut ni le glisser ( sans le soulever) ni introduire sous lui un objet quelconque (lame ou planche métallique) devant servir à substituer le plan sur lequel repose le coffret, afin de pouvoir emporter celui-ci avec le support qu'on vient de lui donner.
L'idée d'invention se résume comme suit:
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Etant donné un coffret transportable, dont on désire signaler le déplacement ou le soulèvement par une personne non autorisée, on munit ce coffret ou meuble d'un système de sonnerie électrique ou mécanique, qui est mis en marche du fait qu'un poussard agis- sant vers le bas, se déplace dans le sens de sa tendance au mou- vement, dès qu'on déplace l'objet qui en est muni et provoque ainsi le fonctionnement de l'avertisseur. Une fois que celui-ci est mis en marche, l'organe qui en a provoqué le déolanchement est rendu inopérant du fait du verrouillage automatique de l'or- gane de déclanchement proprement dit, de telle manière que nulle manoeuvre au poussard ne puisse provoquer l'arrêt de l'avertisseur qui est enfermé dans le coffret.
8i, en outre, on donne au poussard la forme d'une tige arti- culée, pouvant se déplacer comme un pendule, en tous sens, il va de soi qu'un simple déplacement du coffret, ou l'introduction sous le coffret d'une lame ou planche aussi mince que l'on veut, devra amener un pivotement du poussard et par conséquent la des- cente de l'organe qu'il supporte et qui, si le coffret est posé sur un plan (table etc..) maintient dans une position de charge le dit.organe dont la fonction naturelle est d'amener un déolan- ohement du système avertisseur par sa descente.
Une fois déclanché, l'avertisseur.(par exemple une sonnerie- électrique ou autre) marche aussi longtemps que la source d'éner- gie lui en fournit le moyen. Une source électrique (pile sèche) est particulièrement recommandable, parce que son action est bien plus prolongée et que, pour un effet égal, elle est plus économi- que et bien moins volumineuse qu'un dispositif mécanique à ressort.
Enfin, pour arrêter 1* avertisseur, on a rendu le dispositif dépendant du pêne de la serrure pour que, en ouvrant le coffret avec la clé, le système se remette automatiquement dans sa posi- tion d'attente, en emmagasinant l'énergie de position indispen- sable à son fonctionnement futur.
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Tout le dispositif, agencé de manière à découper qu'une faible hauteur, est monté sur le fond et à l'intérieur du coffret et est recouvert par un double fond mobile,,sur lequel on place les objets à protéger contre le vol.
Les figures montrent, à titre d'exemple et schématiquement un mode de réalisation de l'invention, mais il est bien entendu que la forme, la position relative, l'encombrement et le mode de fonctionnement des organes essentiels peuvent varier d'une façon quelconque, tout en respectant le principe même de l'invention.
Pige 1 montre la vue en plan du dispositif, à l'intérieur d'un coffret 1 le double fond étant supposé enlevé.
Une lame ! faisant ressort et agissant vers le bas est fixée en 3 sur un support 4.
Cette lame porte en 5 un dispositif comportant une douille dans l'intérieur de laquelle est suspendu le poussoir en forme de battant de cloche. Cette douille avec son poussoir est guidée par une virole, 6 en forme de cône, qui fait saillie dans l'inté- rieur du coffret et qui est solidaire du fond 7 du.meuble, se trouvant de préférence au milieu ( ou à peu près) de cette sur- face 7, sans que la position doive absolument être au centre de la surface du fond.
La lame 3 porte, à son extrémité libre, un doigt ou poussoir 8 qui vient se placer au-dessus d'une deuxième lame élastique! fixée en 10 et qui à une tendance à se soulever. La course vers le haut de cette lame ± est limitée par une buttée 11 d'un support 12 fixé en 13 et qui est muni d'un levier 14 à 2 branches pivo- tant en 15 et qui, à l'aide d'un ressort de rappel 16 fixé à la branche supérieure d'une part et au fond du coffret d'autre part, a une tendance à basculer et à produire le verrouillage du ressort 9 dès que celui-ci est suffisamment abaissé pour lui permettre d'entrer en action.
Cette condition est remplie dès que la lame
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peut descendre et faire abaisser la lame 9, c'est-à-dire dès que l'on soulève le coffret ou qu'on le déplace, oe dernier mou- vement faisant perdre son point d'appui au poussard de sustenta- tion de l'organe 5
La lame 9 est munie, à son extrémité libre, d'un contact non oxydable 17 venant toucher un contact analogue 17.9 prévu sur une lamelle 18.
On peut maintenant suivre le jeu de ces organes et supposer que, par suite du soulèvement ou du déplacement du eoffret, la lame. soit libérée et descende. Il en résultera au point 8 une pression sur la laaze 9 et, du fait de sa descente, on réalisera son verrouillage par le levier 14. En même temps, le contact électrique s'établit entre 17 et 17' et le circuit étant fermé, le courant peut circuler du pôle + de la pile 19 par la sonnerie électrique 29 et la lame 9 vers le pôle - de la pile 19. Par suite, la sonnerie étant mise en mouvement, le marteau 21 vient frapper contre la paroi 1 du coffret, au point 22 et ce travail persiste même si le coffret était replacé sur le plan qui le supportait ou sur un plan quelconque.
On voit que le fonctionnement de l'avertisseur est rendu indépendant de la volonté de la personne qui a déplacé le coffret et que rien ne peut l'arrêter, aussi longtemps que la pile débite du courant, ce qui peut durer plusieurs heures.
Pour pouvoir remettre le dispositif dans sa position de re- pos, il faut donc posséder la olé du coffret. La serrure est mise en relation avec un levier d'entraînement à fourche qui, lors- que l'on ouvre la serrure se déplace de telle manière qu'il en- traine un bras de levier 24 d'un axe 25 formant pont 26 et pivo- tant librement dans des coussinets 27-27'
Supposant la serrure fermée, le levier 24 est entraîné par la fourche 25 dans la position figurée au dessin et le pont 26
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est écarté des organes 2 et 14' lesquels peuvent dès lors s'abais- ser librement dès qu'ils en ont la possibilité.
Mais si la serrure est ouverte, la fourche 23 entraine le levier 24 vers la droite, le pont 27 se place plus ou moins ver- ticalement et il relève en même temps la lame 2 et le levier 14 ce dernier lâchant alors la lame 9 qui, à son tour, remonte par sa propre élasticité et interrompt le circuit électrique.
Il suffit alors de refermer le coffret après l'avoir posé sur un plan (table etc..) et de refermer la serrure, pour que le dispositif avertisseur soit à nouveau prêt à fonctionner.
Fig. 2 montre une vue en élévation du levier 8 la serrure étant ouverte. Les repérages sont les mêmes que ceux de la Fig. 1.
On y remarque toutefois les détails de construction de la partie fixée en 5; 29 est la douille creuse, munie d'un rebord 30 et se déplaçant dans la douille conique 3 la course du ressort 2 étant limitée, vers le haut, par le rebord 39 venant buter dans le fond de la virole 6 et, vers le bas, par une rondelle de butée 28, qui s'arrête sur la virole 6
On voit également que le poussard 32, suspendu au point 33 de la tige 31 fixée en 5 sur la lame 2, peut pivoter librement en tous sens, dès qu'elle n'est pas maintenue en place, dans la position verticale réalisée par sa propre gravité et qui la main- tient dans cette position d'attente par le frottement contre le plan servant de support au coffret.
Fige 5 montre le poussard 32 dévié de sa position et ayant par conséquent laissé descendre la lame 2, attendu que le pont 26 est éloigné de la lame 2 du fait de la fermeture de la serrure.
Le poussoir 8 a fait descendre la lame 9 et le circuit électrique a pu se fermer.
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Fig. 4 montre, en corrélation avec la Fig. 2 la position relevée du levier 14, où le pont 26 repousse vers le haut le levier oité en l'attaquant au point 14'On voit que le ressort 16 tend à faire basculer le levier 14 pivoté en 15 sur le support 12 de support 18 est muni d'un butée 11 limitant la course ascendante de la lame à ressort ± tandis que la branche 14'' du levier 14 est munie d'un cran d'arrêt 34 plus bas que la buttée Il du support 12 et ce cran d'arrêt ne peut donc entrer en fonction et verrouiller le ressort 9 que lorsque celui-ci est poussé vers le bas et ferme le circuit électrique.
Il en résulte que dès que le pont 86 est soulevé ( en ouvrant la serrure avec la clé) le ver- roullage est supprimé par le déplacement de la branche 14" du levier 14, ce qui fait remonter la lame 9
La figure 5, en corrélation avec la Fig. 5. montre le ressort 9 verrouillé, c'est-à-dire que l'encoche 34 du bras de levier 14" a pu se placer au-dessus de la lame 9 et l'empêche ainsi de remon- ter toute seule, ou par la manoeuvre du pouseard 32
Fig. 6 montre la fourche 23 et la branche 24 du levier du pont 26, dans sa position d'arrêt.
Fig. 7 donne plus de détails sur la lame ± fixée en 10. On voit la lame 2' descendue ( 2 étant la position à l'arrêt de la même lame, comme montré en pointillé) et le poussoir 8 qui a abaissé la lame! jusqu'à former contact en 17-17' en provoquant le verrouillage en 11.
Fig. 8 enfin, montre une coupe transversale par le coffret 1, dont le fond 7 supporte les coussinets 27-27. On voit égale- ment la liaison k35 de la serrure 36 avec la fourche 23 la clé spéciale 37 et le ou les crochets 38 dans lesquels s'introduit le pêne; 39 est le couvercle avec charnières internes 40; 41 est le double fond abritant le dispositif d'alarme; 42\ une double paroi ou garde cachant le levier 35-23 et la serrure 36; 43 étant une paire de Folio 6
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battées sur lesquelles repose le bao à monnaie 44; enfin, 45 et 46 constituent les organes de la poignée.
Ainsi qu'il a été dit plus haut,l'énergie faisant fonction- ner le dispositif d'alarme peut être de source mécanique, par exem- ple un ressort bandé ( contenu dans un barillet) et agissant sur un système de marteaucrotatifs par l'intermédiaire d'engrenages comme on en trouve Inapplication dans les réveils-matin.