<Desc/Clms Page number 1>
" Perfectionnements apportés aux moyens- pour déplacer les ponts comprenant' des poutres-maîtresses reposant sur deux appuis ".
L'invention est relative aux moyens pour déplacer les ponts comprenant des poutres-maîtresses reposant sur deux appuis.
Elle a pour but., 'surtout, de rendre ces moyens tels qu'ils soient plus simples.
Elle consiste, principalement, à constituer de manière telle, lés moyens du genre en question, que le pont à déplacer puisse être ripé de l'un ou de l'autre côté et supporté*' vers ses extrémités, respectivement par deux chariots qu'on déplace, sur des chemins-ad hoc, jusqu'à l'endroit de destination dudit pont, endroit où, après avoir ripé celui-ci dans le sens contraire, on le fait reposer sur ses. nouveaux appuis.
Elle consiste,mise à part cette disposition principale, en une autre disposition, exclusivement rela- @
<Desc/Clms Page number 2>
tive, celle-ci, au cas où le pont à déplacer comprend une travée principale et une travée d'accès du côté où le premier ripage dudit pont a été effectué, et consistant à écarter, de la. travée principale, la travée d'accès, de façon que puisse être rendu possible ledit premier ripage de celle-là, et à charger, après départ de ladite travée principale, la travée d'accès sur un chariot qu'on déplace jusqu'à l'endroit de destination du pont, endroit où on fait reposer ladite travée d'accès sur ses nouveaux appuis.
Elle consiste, mise à part cette disposition principale, en certaines autres dispositions, qui s'uti- lisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement parlé ci-après.
Elle vise plus particulièrement certains modes de réalisation desdites dispositions; et elle vise plus particulièrement encore, et ce à titre de produits indus- triels nouveaux,les moyens du genre en question compor- tant application de ces mêmes dispositions, ainsi que les éléments, appareils et outils spéciaux propres à leur é- tablissement.
Et elle pourra, de toute façon, être bien com- priseà l'aide du complément de description qui suit, ainsi que des dessins schématiques ci-annexés, lesquels complément et dessins sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication.
La fig. 1 de ces dessins montre, en élévation,
EMI2.1
un pont mé-aJLique 6& trois travées, qu'on se propose dé déplacer à l'aide de moyens établis conformément à l'in- vention ; cette figure représentant une première phase de l'opération.
La fig. 2 montre, de le marne façon, les nouveaux
EMI2.2
de ce pont, prêta à le recevoir à l'endroit où il doit être amené.
Les fig. 3 à 7 montrent, de la même façon, ce
<Desc/Clms Page number 3>
pont dans les autres phases de l'opération de déplacement.
Les fig. 8 et 9 montrent, à plus grande échelle, respectivement en élévation et en vue de côté, un chariot représenté sur les fig. 1 et 3 à 7, monté sur roues et supportant l'une des extrémités d'une travée du pont.
Les fig. 10 et 11 montrent, à la même échelle qu'aux fig. 8 et 9 et de la même façon, un semblable cha- riot mais monté sur chenilles.
Selon l'invention, et plus spécialement selon ceux des modes de réalisation de ses diverses parties aux- quels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant de déplacer un pont métallique, par exemple de 600 tonnes, qu'on suppose passer sur un cours d'eau, pour l'établir en un autre point de ce cours d'eau, par exemple à 250 mètres, lequel pont comprend une travée centrale 1 prolon- gée de part et d'autre par deux travées extrêmes 2 et 3 indépendantes de la travée centrale, chacune desdites travées reposant sur deux appuis et chaque culée 4 étant, par exemple, commune à la travée centrale et à l'une des travées extrêmes, on s'y prend comme suit, ou de façon analogue.
On établit, sous la travée centrale, sur l'une des rives du cours d'eau, sur le chemin de halage 5 (si le cours d'eau considéré en comporte un), ou sur un' chemin qu'on exécute spécialement, en ses lieu et place, et qu'on prolonge au moins jusqu'à l'endroit où le pont doit être transporté, une plateforme résistante constituée par exemple par des fers Grey 6 (Fig.8et9) établis cote à cote parallèlement à l*axe dudit chemin et sur lesquels on fi- xe, perpendiculairement, des traverses 7 sur lesquelles on assujettit deux tronçons, de voies ferrées dirigées dans le sens dudit chemin, savoir un tronçon de voie principale formé de deux files'de rails 8'ou de deux files doubles
<Desc/Clms Page number 4>
de rails ± et, entre les deux.
files, un tronçon de simple petite voie Decauville (non représentée).
On établit, sur l'autre rive du'cours d'eau et sous la. travée extrême 2 correspondante du pont; et s'il n'en existe pas déjà, un chemin 9 analogue au'précédent, prolongé également jusqu'à l'endroit où le pont doit être établi., et comprenant une semblable plateforme, laquelle peut laisser, entre elle et le massif de maçonnerie 10 sur lequel repose l'extrémité de ladite travée, un certain intervalle.
On établit de semblables chemin 11 et plateforme pour la travée extrême 3.
On constitue de manière telle, par exemple en charpente, des tréteaux mobiles 12, qu'ils soient montés à bogie sur roues en nombre convenable et puissent rouler sur les rails 8, que chacun d'eux soit tel, et que sa partie supé- rieure soit elle-même telle, que puissent glisser sur cel- le-ci, par l'intermédiaire de rouleaux tourillonnés dans ladite partie, une quelconque travée quand, comme on le verra, on la déplacera suivant son axe, et que chacun d'eux permette le libre passage.sous lui, de wagonnets qui circuleront sur les voies Decauvil- le.
Cn constitue de manière telle, un tréteau mobile auxiliaire 13, qu'il puisse être établi entre la platefor- me du chemin 9 et le massif de maçonnerie10 et que, une fois en position de travail, son extrémité supérieure se trouve sensiblement au niveau de la partie supérieure d'un tréteau mobile 12, supposé lui-même en position de travail sur ladite plateforme.
Le tout est agencé de façon que, pour déplacer le pont, après qu'on a enlevé, des extrémités supérieures
<Desc/Clms Page number 5>
des culées 4 et des massifs de maçonnerie 10 et 14 formant appui respectivement pour les extrémités des travées ex-. trêmes, les parties 15 représentées, sur la fig. 1, hachu- rées, et s'être assuré que les différentes plate.formes de roulement sont le plus possible horizontales, on puisse effectuer successivement les opérations suivantes,
On opère d''abord sur la travée extrême 2 (fig.l); cet effet: on la soulève, par un moyen approprié quelconque, cela suffisamment pour qu'on puisse engager¯sous elle un tréteau mobile 12, laquelle travée on fait ensuite descen- dre pour la faire poser sur ledit tréteau;
on met en place, comme dit, le tréteau auxiliaire 13; on ripe ladite travée, en la faisant passer sur le tréteau mobile 12 et le tréteau auxiliaire 13, sur la por- tion de route qui aboutissait à ladite travée, cela jus- qu'à ce que celle-ci ait abandonné le tréteau mobile 13, pour n'être plus supportée que par le massif de maçonnerie 10 et par le tréteau auxiliaire 13; et on termine de la façon qui sera indiquée plus loin.
On opère ensuite sur la travée centrale 1 (fig.
3, 4 et 5); à cet effet: on la soulève par un moyen approprié quelconque, par exemple comme à l'ordinaire par l'intermédiaire de ba- teaux, cela suffisamment pour qu'on puisse amener sous elle, sur la plateforme du chemin 5, un tréteau mobile 12; on l'abaisse jusqu'à ce qu'elle vienne reposer sur les rouleaux dudit tréteau mobile et sur des galets de roulement (non représentée) qu'on établit, au même niveau que lesdits rouleaux, ou bien sur la culée 4 correspondan- te, ou bien sur une partie ad hoc en porte-à-faux du tré- teau mobile 12 qui a servi au déplacement de la travée 2
<Desc/Clms Page number 6>
et qui est resté sur place, partie en porte-à-faux qui prend appui sur ladite culée;
on la ripe dans le sens pour lequel elle glisse sur le premier tréteau mobile, sur lesdits galets de rou- lement et sur le second tréteau mobile, cela jusqu'à ce que les extrémités de ladite travée se trou-vent engagée s sur deux rotules 16 dont on a muni respectivement le milieu de la partie supérieure desdits tréteaux;
on la-haie par des moyens appropriés quelconques, par exemple à l'aide de treuils,en faisant rouler les tréteaux mobiles sur leurs plateformes correspondantes qu'on démolit en arrière desdits tréteaux et rétablit en avant au fur et à mesure de l'avancement, et en transpor- tant les matériaux de ladite plateforme dans les wagonnets circulant sur les voies Decauville, cela jusqu'à l'endroit où le pont doit être amené, endroit où, confie le montre la fig. 2, on a établi préalablement les nouveaux appuis 41,
41, 101 et 141 pour les trois travées; on la dégage des susdites rotules 16 des tréteaux mobiles, par exemple à l'aide de vérins, et on la fait re- poser sur les rouleaux desdits tréteaux;
on la ripe, sur les tréteaux mobiles, jusqu'à l'a- plonb de ses nouveaux appuis 4 et 41; on la dégage desdits rouleaux, par exemple à l'ai- de de vérins ; on fait.reculer le tréteau mobile qui se trouve dite encore sous la/travée, de façon à l'amener en dehors de celle-ci; et on abaisse ladite travée pour la faire reposer sur ses nouveaux appuis.
Cela faits on revient à la travée extrême 2 (fig.
5), cela, après avoir ramené le tréteau mobile 12 (celui qui avait roulé sur le chemin 9) à sa position montrée sur la fig. 1: en la ripant pour la faire supporter par le tréteau
<Desc/Clms Page number 7>
auxiliaire 13 et par ledit tréteau mobile, lequel tréteau auxiliaire est enlevé une fois la travée en équilibre sur le tréteau mobile et montée sur la rotule de celui-ci; en la halant, de la même façon que la, travée cen- trale, jusqu'à l'emplacement projeté; en la soulevant, de façon qu'on puisse dégager le tréteau mobile qu'on fait reculer pour qu'il se trouve en dehors de ladite travée; et en l'abaissant de 'façon à la faire reposer sur ses nouveaux appuis..
Enfin, on opère sur la travée extrême 3, cela après avoir amené un tréteau mobile 12 (par exemple le tréteau 12 déjà utilisé pour supporter l'extrémité corres- pondante de la travée centrale) sur les rails de la plate- forme du chemin 11; en la soulevant, par exemple à l'aide de vérins pour qu'on puisse engager sous elle ledit tréteau; en l'abaissant pour la faire reposer sur ledit tré- teau, en prise avec la '-rotule de celui-ci; en la halant, de la même façon que les autres tra- vées, jusqu'à l'emplacement projeté; en la soulevant pour qu'on puisse dégager le tré- teau mobile, qu'on fait reculer pour qu'il se trouve en dehors de ladite travée; et en l'abaissant de manière à la faire reposer sur ses nouveaux appuis.
Après quoi, le pont se trouve établi dans son nouvel emplacement.
Dans tout ce qui précède, on a supposé que les tréteaux mobiles 12 étaient montés sur roues et circu- laient sur des rails assujettis à des plateformes. Mais, pour éviter de construire, déplacer et reconstruire de telles plateformes et rails, on peut, comme le montrent les fig. 10 et 11, monter lesdits tréteaux sur des chenil-
<Desc/Clms Page number 8>
les 17 assez longues et larges pour transmettre la charge directement sur le terrain, aux mêmes conditions de travail que ci-dessus. ¯
Comme il va de soi, et comme il ressort d'ail- leurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite aucunement à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties ayant plus spécialement été indiqués ; en em- brasse, au contraire, toutes les variantes, notamment:
celles ou le halage des trois travées du pont se- rait effectué dans un ordre quelconque, à condition que la travée centrale puisse, dans tous les cas, être ripce vers la rive du cours d'eau opposée au chemin de halage ou au chemin établi spécialement en son lieu et place; et celles où le pont ne comporterait pas de travée extrême 3 du côté dudit chemin, la manoeuvre pour le dé- placement de ladite travée étant, en effet, indépendante de celles nécessaires, et indiquées ci-dessus, pour le dé- placement des autres travées.
R È S U M É.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.