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Procédé de traitement des bourres de crêpe.
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¯0¯.¯8¯'¯¯¯¯-.-.¯.¯¯¯8¯.¯¯- -.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-e- Convention Internationale de 1883 eu égard à la demande de Brevet français déposée le 10 Mai 1926.
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Parmi les déchets vendus sous le nom général de "bourres de soie", il en est une variété dont la valeur est très inférieure à celle de la bourre normale; c'est la bourre de crêpe produite dans les moulinages et tissages.
Cette dépréciation s'explique par le fait que le fil de crêpe, caractérisé par une forte torsion don- née au fil de soie primitif, donne des déchets qui ne sont pas susceptibles d'être peignés pour permettre l'obtention de la schappe. La torsion caractéristique du fil de crêpe em- pêche en effet les fibres de ce fil de se séparer sous
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l'action de la peigneuse; le fil de crêpe reste entier et "vrille", rendant ainsi impossible toute opération de peignage et de filature ayant pour but final l'obtention d'un fil de echappe.
Le présent brevet a pour objet un procédé de traitement des déchets de crêpe rendant possible leur peignage ou cardage ultérieur; et par conséquent l'obtention d'un fil de schappe à partir de ces déchets.
Ce procédé repose sur les observations suivantes
1 . Si on soumet à l'action d'une carde ou peig- heuse des fils de crêpe dont les extrémités sont libres, le frictionnement des aiguilles de la carde ou de la peigneuse provoque un commencement de détorsion des fils de crêpe, cette détorsion étant d'ailleurs très limitée et tout à fait induffisante pour libérer les fibres constituant les fils.
2 . Si on soumet à l'action de l'eau bouillante un fil de crêpe de "petite longueur" dont les extrémités sont "libres", ce fil se détord, revenant ainsi à l'état primitif.
Si les extrémités du fil de crêpe @e sont pas libres, l'action de l'eau bouillante reste la même, mais la détorsion du fil étant rendue impossible par la fixité des extrémités, le fil reste tordu mais prend un aspect tout à fait spécial qu'on appelle le "crêpe".
Si le fil traité par l'eau bouillante a ses extrémités libres, mais est d'une trop grande longueur, la détorsion est rendue impossible par le repli ou l'enchevêtre- ment du fil sur lui-même,cet enchevêtrement enlevant en fait toute liberté aux extrémités.
Le procédé qui utilise ces observations et qui fait l'objet du présent brevet comporte les opérations suivantes:
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1 - Les déchets de crêpe sont d'abord pas- sés dans une ouvreuse-effilocheuse pour désagréger les paquets compacts que l'on rencontre dans tous les déchets de ce genre. Cette opération n'a riende spécial et peut être réalisée avec une quelconque machine du genre de celles dites "à ouvrit les déchets".
En même temps qu'elle ouvre les paquets de déchets, l'ouvreuse-effilocheuse brise les fils de grande longueur entrant dans ces déchets. Le choix de l'effilocheuse et la manière de la faire travailler ont une influence con- sidérable sur la longueur des éléments de fils obtenus après ce traitement. Le jeu de ces deux facteurs permet donc de régler approximativement la longueur des éléments de fils obtenus.
2 - Les déchets une fois passés à l'ouvreuse- effilocheuse sont soumis à l'action d'une machine qui a pour but de dégager complètement les uns des autres les fils constituant le déchet en les rendant parallèles les uns aux autres.
Ce parallélisme des fils peut s'obtenir aussi bien par l'action du ruban @e carde que par celle des aiguil- les de la peigneuse. On peut aussi employer successivement la carde puis la peigneuse ou inversement, ou encore le déchet dans les différentes cardes constituant un "assortissement".
Le choix de la machine à employer,la façon de la faire tra- vailler peuvent donc varier, mais le résultat auquel doit at- teindre cette opération reste bien défini de la façon suivan- te ;les fils constituant le déchet doivent être obtenus en "nappe" ou "ruban",mais bien parallèles et dégagés les uns des autres.
Cette opération de cardage provoque, comme il est dit plus haut, un commencement de détorsion des fils
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dont les extrémités sont libres. En outre, elle ne se réalise pas sans briser un peu les fils qui en sont l'objet, surtout les plus longs.
Dans le cardage d'une fibre textile ordinaire, on cherche à réduire 'Il minimum cette rupture des fibres en effectuant l'opération d'une façon lente et progressive. En exagérant au contraire la brutalité de l'action de la carde, on augmente la rupture des fibres.
En poussant assez loin le cardage du déchet de crêpe et cherchant à réaliser les conditions susceptibles de provoquer la rupture des fils longs, on arrive à réduire le déchet de crêpe en morceaux pratiquement assez courts pour que leur détorsion soit rendue possible par le traitement à l'ébullition.
3 .- Il peut arriver que les morceaux de fils résultant des deux opérations précédentes soient encore trop longs, pour pouvoir être convenablement détordus par le traitement à l'ébullition. On réduit alors de façon certaine la longueur de ces fils à la dimension voulue en découpant la nappe ou ruban obtenus à la carde en tronçons d'égales longueurs au moyen de toutes lames ou ciseaux con- venables.
Les fils de crêpe constituant cette nap- pe pu ruban se trouvent ainsi débités en morceaux ayant com- me longueur maxima la longueur des tronçons de nappe ou ru- ban, les extrémités de ces morceaux se trouvent libres en raison du parallélisme des fils préalablement obtenu. La lon- gueur à donner à ces morceaux est d'environ quatre centi- mètres* mais ce chiffre n'est pas limitatif et peut être sen- siblement dépassé. Cette façon de procéder permet d'obtenir sûrement des,morceaux de fils de crêpe n'ayant pas une lon-
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gueur exagérée,mais entraîne également l'obtention de mor- ceaux de longueurs plus faibles.
Le découpage de la nappe ou ruban en tronçons d'égale longueur peut se faire avant passage à la carde, en opérant par exemple sur le ruban produit par une effilocheuse du genre "garnett". On peut également faire suc- céder les opérations dans l'ordre suivant :effilochage.cardage, découpage, cardage.
L'obtention de morceaux de fils de crêpe assez courts ayant subi un commencement de détorsion et bien dé- gagés les uns des autres est donc le résultat auquel doivent conduire les trois opérations précédentes:passage à l'ou- vreuse-effilocheuse,cardage et éventuellement découpage, ces opérations étant combinées pour donner des morceaux de fils de longueurs sensiblement régulières et avec le minimum de déchet;,
4 ) Les morceaux de fils de crêpe de longueur réduite ayant subi un commencement de détorsion au cours des traitements précédents et bien dégagés les uns des autres sont alors traités par l'eau bouillante.
Cette opération doit être pratiquée avec les précautions suivantes: a) Les morceaux de fils de crêpe ne doivent pas être introduits ni maintenus dans l'eau bouillante en paquets serrés,mais sous forme divisée de façon à ce que la détorsion de ces fils ne soit pas gênée par leur serrage dans une masse compacte, mais au contraire facilitée par leur agitation pendant l'ébullition, b) L'eau bouillante provoque un dé- creusage des fils de soie qui aide à la détorsion des fils de crêpe. Il y a intérêt à aider de décreusage en addi- tionnant l'eau d'un peu de savon.
Si l'opération est bien conduite, auprès 30 à 40 minutes d'ébullition, la détorsion des fils est assez
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..-rrv g %j avancée pour que la masse de bourre puisse être retirée, rincée et séchée.
5 .- Les fils de crêpe détordus ne se présentant plus alors sous la forme de fils; leur détor- sion a libéré les fibres de soie qui les constituaient.Apres séchage, ces fibres forment une masse de bourre blanche, un peu feutrée. Il est nécessaire de passer cette bourre à la carde pour bien détacher les fibres les unes des autres.
Le produit obtenu est alors une véritable schappe un peu courte, susceptible de subir toutes opérations de cardage on peignage, étirage ou filature.
Cette schappe peut être dérangée à toute autre fibre textile, laine par exemple; pour donner un fil mixte.
Le procédé est entièrement applicable aux dé- chets de .crêpe laine" qui sont dépréciés pour la mené rai- son que les déchets de"crêpe soie".
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REVENDICATIONS TQ.- n procédé de traitement des déchets ou. bourres de crêpe caractérisé par le traitement de ces déchets par une ouvreuse-effilocheuse , puis par le passage à la carde, ces deux opérations ayant pour but de dégage'complete- "#vl ment les fils les uns des autres en les fractionnant et les mettant sous forme de nappe ou ruban formés de morceaux de fils de crêpe parallèle, en même temps qu'elles provoquent un commencement de détorsion des fils.
29.- Un procédé comme spécifié sous Ig, carac- térisé par un découpage éventuel de cette nappe ou ruban en tronçons de quelques centimètres de longueur de façon à divi- R5Ué ser les fils de crêpe constituant le déchet dn morceaux assez courts dans le cas où les opérations précédentes n'auraient j)/
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pas réussi à fragmenter convenablement ces fils, ce découpage pouvant se réaliser après ou avant le passage à la carde, ou entre deux cardages consécutifs.
11-11 38,- Un procédé comme spécifié sous 18, et éventuellement sous 29)oaract6risé par le traitement de ces K. morceaux de fils de crêpe par l'eau bouillante, de préférence additionnée de savon, jusqu'à détorsion de ces fils, et séchage de la bourre décreusée.
4 .- Un procédé comme spécifié sous 1 et 3 , et sous 1 , 2 , et 3 , caractérisé en ce que l'on fait passer à nouveau la bourre à la carde ou à la peigneuse avant son introduction dans les opérations ordinaires de la filature.
5 .- L'application de ce procédé au traitement de tous les déchets de fils de crêpe que l'on rencontre dans l'industrie, quellq que soit la nature de ces crêpes.