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MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une demande de
BREVET d'INVENTION formée par la SOCIETE d'ELECTRICITE & de MECANIQUE - (Procédés Thomson-Houston & carels) Sté Ame, à BRUXELLES pour :
PERFECTIONNEMENTS APPORTES AUX ISOLATEURS ELECTRIQUES .-
La prioritédu brevet déposé aux Etats-Unis d'Amérique le 1er Juillet 1926 sous le No 11S954 par Minor F.H. GOUVERNEUR, est revendiquée pour cette demande en vertu de la Convention Internationale de 1883.-
La présente invention a pour objet des perfectionnements apportés aux isolateurs électriques, notamment à ceux qui sont destinés aux lignes à haute tension.
L'invention porte essentiellement sur un isolateur muni de moyens grâce auxquels une grande partie de l'appareil est constamment maintenue sèche, ce qui a pour effet de diminuer le danger des flash-over.
Plus particulièrement, l'invention porte sur un isolateur de type à tige, comprenant un corps ou une queue allongée en matière isolante, et muni de protecteurs contre la pluie, permettant de maintenir la surface constamment sèche.
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On a déjà proposé d'établir un isolateur avec un jupon extérieur ou jupe faisant partie intégrante, disposé immédiatement au-dessus du capot inférieur, mais la protection du capot inférieur est inutile d'une manière plus ou moins complète. En outre, la fabrication d'isolateurs de cette catégo- rie comporte des difficultés pratiques, en raison des possibilités et des dan- gers de gauchissement, de torsion, et de fissurage ou de -fente, pendant les opérations de moulage, de séchage et de cuisson.
Pour ces divers motifs, on a été conduit à concevoir les perfection- nements objets de la présente invention; les isolateurs conformes à l'invention sont munis de protecteursou gardes, en un point intermédiaire et à la partie supérieure; grâce à ces protecteurs, la surface est constamment sèche ; ils sont de préférence métalliques et sont fixés sur le oorps isolant en porcelaine, ou en autre matière convenable.
Le protecteur est avantageusement fixé sur le corps isolant par un joint particulier qui permet les dilatations et les contractions sous l'effet des variations de température, tout en empêchant le passage et la pénétration de l'eau, dans toutes les circonstances.
Le corps isolant présente la forme d'une tige simple ; est d'une fabrication facile et économique par comparaison avec ceux dont la forme est plus compliquée et, en outre, son efficacité est sensiblement améliorée.
Lorsqu'il s'agit de fixer un jupon' ou une jupe ou un protecteur métallique sur un corps de matière isolante, on rencontre de nombreuses diffi- cultés, mais la présente invention fournit aussi un procédé de fixation per- fectionné, qui est pratique et d'une exécution facile.
La description qui va suivre, en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple, fera bien comprendre la nature et les avantages de l'inven- tion.
La Fig.l montre en élévation, avec parties en coupe, un isolateur conforme à l'invention. la Figea est une coupe partielle de dé-tail, à échelle agrandie, montrant le joint entre le protecteur-et le corps de porcelaine.
La Fig.3 est une coupe de détail prise suivant la ligne a-a de la Fig.2 à travers le rebord pendant du protecteur, et montrant la façon dont @
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cette pièce est taillée pour réaliser le joint.
L'isolateur représenté comprend essentiellement un corps allongé 1, en matière isolante, par exemple de la porcelaine, dont les extrémités 2 sont de préférence légèrement coniques et "sablées" .En une partie intermédiaire, ce corps 1 est muni d'une ceinture "sablée"3, qui est de préférence un peu élevée ou en saillie par rapport au restant de la surface.
Des capots de type convenable, représentés ici comme munis respec- tivement de manchons et de têtes, sont engagés et convenablement fixés sur les extrémités 2, du corps 1, par exemple au moyen de ciment 4. Ces capots ont pour but de relier en chaîne des isolateurs en nombre choisi quelconque, ainsi qu'il est de pratique oourante.
Un protecteur 5, pouvant être de type quelconque, et représenté ici comme étant du type en pâle, avec un bord enroulé 6, et une partie à rebord 7, est supporté par le capot supérieur;le bord 6 est prévu pour des motifs de - renforcement, et le rebord 7 est destiné à être engagé sur le capot supérieur,
Le protecteur 8 contre la pluie constitue une particularité impor- tante de l'invention. Ce protecteur est établi de préférence en fonte et est en forme d'abat-jour, avec une pente assurant l'écoulement de l'eau; il est disposé sur la partie intermédiaire du corps de l'isolateur et y est fixé à hauteur de la ceinture sablée 3. Le protecteur est muni, en son centre, d'un rebord pendant 9, ayant un diamètre intérieur légèrement plus grand que le diamètre du corps isolant, vers la ceinture sablée.
Dans la construction pra- tique du protecteur, il est préférable que le rebord 9 soit muni de trous 10 prévus on des pointe voisins de la place où le rebord vient se fondre dans la surface inférieure du protecteur,
Vers ces trous, le rebord est entaillé, mortaisé, ou usiné autrement, pour former des rainures 11 qui s'étendent depuis les trous jusqu'au bord in- férieur. Un'outil dilatable convenable est inséré dans le rebord, ou bien un autre dispositif est utilisé en vue de briser ou fêler le rebord vers les por- tions amincies.
Le protecteur est ensuite galvanisé de manière connue, et les fêlu- res sont alors recouvertes d'une couche convenable, Les fêlures sont impercep- tibles, et la formation du revêtement sur elles est plutôt fortuite et n'est qu'une simple conséquence de la galvanisation, au lieu d'être le résultat d'une @
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prépération spéciale.
Lorsque le protecteur a été établi de la manière indiquée, ou d'une autre manière équivalente, il est placé sur le corps isolant à hauteur de la ceinture sablée 3 dont la partie inférieure est recouverte de cuivre en pou- dre, ou analogue, de façon que le rebord 9 puisse être soudé directement sur le corps isolant. Les détails d'application de la soudure ne présentent pas une grande importance, mais néanmoins il est intéressant d'observer que l'ap- plication d'un métal en poudre sur la ceinture sablée permet de souder et de fixer en place le protecteur. La soudure est désignée par 12 sur la Fig.2.
L'espace compris entre le corps isolant et l'ouverture du protecteur, est en- suite rempli en 13 d'un composé aspnaltique, par exemple celui qui est désigné commercialement par "saroo" , en vue d'empêcher l'introduction de l'eau et d'éviter ainsi la possibilité d'une gongélation.
Le rebord du protecteur étant muni de plusieurs fêlures, on conçoit que la dilitation peut se produire lorsque l'isolateur est chauffé par les rayons solaires. Le revêtement légèr qui recouvre ces fêlures est plus ou moins élastique et peut se déformer facilement lorsque la dilatation se produit.
Ces -particularités, combinées avec le fait que le rebord est solidement .ondé sur le corps isolant, assurent constamment une bonne fixation, et le rebord serre bien l'isolateur, indépendamment des variations de température, En outre, il est intéressant d'observer que les trous 10 sont prévus simplement en vue de limiter les fêlures, de façon qu'il n'y ait pas de possibilité, ni de danger, que le protecteur ne soit fendu,
Lorsque l'isolateur a été construit et assemblé de la manière qui vient d'être décrite, il est très efficace, car le protecteur 5 abrite la moitié ou partie supérieure, et le protecteur 8 abrite la moitié ou partie inférieure, de sorte que l'isolateur est constamment maintenu sec, au moins sur la plus grande partie de sa surface, et la possibilité et le danger du flash-over sont ainsi notablement diminués,
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protecteurs étant métalliques et fixés de manière simple par rapport au corps de porcelaine de forme cylindrique, il en résulte que le prix de revient est grandement diminué par comparaison aux isolateurs munis d'un ou plusieurs jupons faisant partie intégrante avec le corps. Les isolateurs
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munis de jupons sont'd'une fabrication difficile et coûteuse, en raison de la possibilité de torsion, de gauchissement, et de fêlures, pendant les diverses opérations qui se présentent au cours de leur fabrication*
Les protecteurs métalliques établis et fixés de la manière qui a été décrite, permettent d'éliminer les difficultés d'ordre céramique et de diminuer le prix de revient des isolateurs,
tandis que leur efficacité à tous point de vue est en outre grandement augmentée
Il est bien entendu que les dispositions et les applications qui ont été indiquées ci-dessus, à titre d'exemple, ne sont nullement limitatives et qu'on peut s'en écarter, sans pour cela sortir du cadre de l'invention.