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"TUILE PLATE à EMBOITEMENT ou RECOUVREMENT SIMPLE ou DOUBLE".
On sait que dans le choix des matériaux de couverture on tend à délaisser les tuiles plates ear leur poids au mètre carré dépasse 80 kgs et que l'on adopte souvent les tuiles mécaniques à emboitement qui sont d'une pose
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plus commode et pèsen -5 kgs au mètre carré.
L'invention apour objet le produit industriel mouvez constitué par une tuile dont la forme a été étudiée en vue de réunir certains caractères avantageux de la tuile plate et de la tuile mécanique.
Le nouveau type de tuile perlet d'exécuter des couver- tures ayant. tures ayant l'aspect léger des couvertures en tuiles plates car la partie de sa surface qui demeure visibles-âpres pose, est plane et ne présente pas de côtes apparentes, La tuile est néanmoins à emboitementt recouvrements, .
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simples ou doubles, mais ceux-ci n'apparaissent pas quand la tuile est en place.
Une/telle tuile est plus économique que la tuile plate car, comme on se rendra compte ci-après, il n'existe qu'une épaisseur de tuile en dehors des parties en recou-
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Z vrement ou emboitement, alors que, COM", eE-it les tuiles pistes ordinaires se recouvrent des de tiers (::3 de leur -longueur, de sorte qu'il y a trois épaisseurs de tuile en chaque point de la couverture.
L'étancheité de la. tuile conforme à l'invention est comparable, supérieure même, à celle des tuiles mécaniques qui comme elles sont, à recouvrement, son aspect est beau- coup moins lourd que celui de la tuile mécanique à côtes et que celui de la tuile dite "Courtois" . Enfin sa pose est plus facile, les liaisons se trouvant droites.
D'autres caractères en avantages de l'invention appa- raîtront dans la description d'une tuile plate à emboîtement telle que celle-ci est représentée sur le dessin annexé.
Les figures 1 et 2 montrent respectivement les faces supérieure et inférieure de la tuile.
La figure 3 correspond à une coupe selon la ligge de pente x-x du comble.
La digure 4 est une coupe selon a-b de la figure 1.
Les figures 5 et 6 montrent l'aspect d'une couver- ture établie avec les tuiles présentées.
Alors que dans la tuile mécanique l'emboitement ne se fait que latéralement par une rainure longitudinale dans laquelle s'engage une languette de le. tuile voisine, dans la tuile conforme à l'invention on prévoit en outre un emboitement horizontal.
La suite présente donc quatre systèmes de rainures dont l'ensemble constitue le caractère essentiel de l'in- vention.
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Un premier système est constitué par des rainures lon- gitudinales formées sur la face supérieure en R1 et R'1 symétriquement par rapport à l'axe x-x, les rainures dont on suit le projet sur la figure 4 ne règnent pas sur toute la hauteur de la tuile mais seulement dans sa partie su- périeure sur une longueur d'ailleurs variable selon.le de- gré d'emboitement choisi. Vers leur partie basse elles s'infléchissent vers l'extérieur de la tuile,.
La face inférieure de la tuile porte un deuxième sys- tème R2, R'2, de rainures longitudinales, dont' le profil se conjugue avec celui des rainures du système R1, R'1, Les rainures R2, R'2, règnent sur la partie inférieure de la tuile,'sur la même longueur que les précédentes.
En poursuivant la pose des tuiles a partir d'une tuile A par exemple, on voit figure 4, 5 et 6 que l'emboitement ou recouvrement latéral se fera sur la tuile A par deux tuiles B et C dont les rainures latérales inférieures R'2 (sur B) et R2 (sur C) viendront s'emboiter respectivement sur R1 et R'1 de la tuile A.
Un troisième système de rainures 3 horizontales est porté par la face supérieure de la tuile, vers l'arête su- périeure de cette dernière, entre R1 et R'1. Dans ce sys- tème le recouvrement est assuré par les rainures.
Dans un quatrième système R4 de la tuile immédiatement supérieure les rainures R4 sont portées par la face infé- rieure des tuiles, vers l'arête de la base.
A partir de cette description, on comprend à l'exa- men des figures d'ensemble 5 et 6, comment est réalisé l'assemblage des tuiles. Une tuile quelconque A est recou- verte, latéralement par deux tuiles B'et C, et vers la par- tie supérieure par- une tuile @; elle recouvre elle-même latéralement deux tuile E F et par sa partie inférieure une tuile G,
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On voit que les liaisons sont chevauchées et de lon- gueurs très courtes puisque, selon la ligne de pente, la partie supérieure est recouverte et la partie inférieure forme recouvrement sur la tuile inférieure. Il y a lieu de remarquer aussi que, considérant une tuile A, la tuile de recouvrement supérieure D, vient en superposition sur les tuiles'latérales 3 et C, elles mêmes en emboîtement sur A.
C'est à ce mode de superposition selon deux directions qui permet tout en conservant aux tuiles une épaisseur réduite, . de former recouvrement et de trouver toutefois la hauteur nécessaire aux rainures d'emboitement puisque l'on dispose de deux épaisseurs (fig. 5).
A cause de la faible longueur des liaisons, et étant donné aussi la superposition des tuiles et leur chevau- chement, l'étancheité est absolue.
D'une part, selon les lignes horizontales qui sont les endroits vulnérables de la couverture, les infiltra- tions qui pourraient se produire seraient arrêtées par la première rainure (la plus basse) du système R3 et R4 et pourraient être dérivées vers les systèmes latéraux R1 et R'1 ou s'écouler dans la partie plate de la tuile par des ouvertures 0.
D'autre part si des infiltrations surviennent sous les recouvrements létéraux, qui sont les plus vulnérables l'eau se trouve canalisée dans l'emboîtement et va s'écou- ler en f sur la tête des tuiles latérales inférieures voisines E et F. Ces cheminements sont indiqués par des flèches sur les figures. Les trois épaisseurs de tuiles formant recouvrement en tête permettant de donner éventuelle- ment aux rainures et par suite à l'écoulement de l'eau une pente complémentaire et le point d'écoulement reste pour- tant supérieur au niveau de la tuile sur laquelle l'eau se trouve finalement rejetée.
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On voit donc que le refoulement de l'eau par le vent dans les recouvrements, se trouve réduit au minimum. Le profil des rainures' comporte d'ailleurs des sections élar- gies en m par exemple (fig. 4) de façon à faire obstacle aux effets de capillarité. Pour renforcer encore ces diver- ses protections visant à l'étancheité il sera avantageux de donner aux tuiles une légère incurvation vers leur centre de façon à permettre autant que possible à l'eau de s'écou- ler sans atteindre les recouvrements latéraux.
La pente de la couverture peut aller de 27 jusqu'à la verticale.
Les tuiles présentent- sur leur face inférieure des talons t, percés d'un trou permettant de les clouer sur les;liteaux L. Elles pourraient être également pannetonnée grâce à un talon percé t' comme on le voit figure 3.
Les pièces d'égout sont constituées alternativement par des tuiles entières ± et par des demi-tuiles g' dont la partie inférieure a été tronquée. Des demi-tuiles serviront également aux remplissage de rives. On prévoira naturellement une ligne continue de faîtières pour couronner la couverture le long de l'arrêtier.
Enfin les tranchis et raccords divers seront exécutés comme il est d'usage pour les couvertures en tuiles mécani- ques ou en tuiles plates.
O@ indiquera pour terminer que la tuile qui Tient d'être décrite peut être faite non seulement en terre cui- te mais aussi eh ciment: celui-ci se prête en effet à un moulage parfait, la tuile obtenue ne présente pas de gauche et elle acquière avec le temps une dureté parfaite.