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Perfectionnements à la fabrication de traverses et crapauds métalliques pour voies ferrées.
Cette invention se rapporte à la fabrication des traver- ses en acier doux pour voies ferrées comprenant une traverse proprement dite et plusieurs crapauds fixés à celle-ci et des- tinés a maintenir les rails.
Dans les traverses de ce modèle construites jusqu'à pré- sent, on formait les crapauds par perforation et emboutissage ou bien en perforant la traverse et les crapauds séparément et en attachant les crapauds aux traverses au moyen de boulons ou de rivets passant par les perforations. Les traverses ainsi construites ont le désavantage que les perforations de la tra-
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verse peuvent être le point de départ de cassures provoquées par le passage de trains lourds.
On a aussi proposé de placer les crapauds sur les traver- ses au moyen de saillies formées sur les crapauds et de creux correspondants ménagés dans la traverse et de souder les cra- pauds aux traverses par des points de soudure électrique.
L'expérience a démontré que ce moyen de placer les crapauds sur la traverse ne donne pas toujours satisfaction et que par suite du mauvais placement des crapauds sur la traverse, les points de soudure des crapauds ne donnent pas toujours toute sécurité.
Pour assembler les pièces des constructions métalliques par exemple les tôles métalliques, on a proposé de perforer les tôles pour y faire passer des goupilles ou des rivets, qui sont ensuite pressés entre les électrodes d'un appareil à points de soudure électrique, ce qui assemble les tôles en partie par rivure.et en partie par soudure électrique.
suivant la présente Invention, pour fabriquer une tra- verse en acier pour voies ferrées, munie de crapauds, on em- ploie le procédé qui consiste à placer d'abord les crapauds sur la traverse au moyen de goupilles traversant des trous préalablement forés dans les crapauds et la traverse, et à appliquer ensuite sur les bouts opposés de chaque goupille lés électrodes d'un appareil a points de soudure électrique, pour souder ensemble la goupille et le métal du crapaud et de la traverse entourant la goupille, y compris les parois des trous, de manière à ne pas créer de point faible pouvant servit de point de départ à des cassures.
La meilleure forme de construction de la traverse s'ob- tient en disposant la goupille de façon à ce qu'elle dépasse
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notablement la surface inférieure de la traverse et la surfa- ce supérieure du crapaud et en employant des électrodes qui peuvent être rapprochées de force, de telle sorte que lors- quron soude ensemble le crapud, la traverse et la goupille, celle-ci est d'abord chauffée et ramollie par le passage di- rect du courant électrique, ce ramollissement de la goupille étant limité à la partie comprise entre ses extrémités en rai- son du contact de ces dernières avec les électrodes relative- ment froides, puis elle est comprimée entre les électrodes de manière à venir en contact intime avec les parois des trous.
Lorsque les électrodes entrent alors en contact élec- trique avec la surface supérieure du crapaud et la surface in- férieure de la traverse, la goupille et le métal du crapaud et de la 'traverse entourant directement cette goupille sont amenés à la température de soudure, et la traverse, le cra- paud et la goupille sont effectivement soudés ensemble.
La soudure par le procédé décrit peut se faire quand les pièces à assembler sont froides, mais il est préférable de souder quand la traverse est chaude, ce qui réduit la con- sommation de courant électrique nécessaire pour la soudure, la qualité de la soudure étant améliorée par suite du re- froidissement moins rapide des pièces soudées.
Le dessin annexé représente un mode d'assemblage de traverses et de crapauds, par soudure, suivant la présente invention.
Sur ce dessin:
Fig. 1 est une coupe longitudinale partielle d'une tra- verse et d'un crapaud perforés dont les trous coïncident.
Fig. 2 est une coupe longitudinale partielle d'une tra- verse et d'un,crapaud mis en place,
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Fig. 3 une vue semblable montrant une goupille et les électrodes de l'appareil de soudure électrique avant l'opéra- tion de soudure.
Fig. 4 une vue semblable montrant l'opération de soudure en partie terminée, et
Fig. 5 une vue semblable de la traverse et du crapaud après achèvement de la soudure.
Pour réaliser le procédé suivant l'invention, chacun des crapauds 1 est d'abord mis en place sur la traverse 2 au moyen des goupilles 3 passant à travers les trous 4,5 préa- lablement percés dans le crapaud et la traverse 2. Ensuite on applique sur les bouts opposés de chaque goupille 3 les électrodes 6,7 d'un appareil à points de soudure électrique de façon à souder ensemble la goupille et les parties qui l'entourent y compris les parois des trous 4, 5.
Dans l'exemple représenté, chaque goupille 3 dépasse notablement la surface inférieure de la traverse 2 et la sur- face supérieure du crapaud 1 et on emploie des électrodes qui sont forcées de se rapprocher par des dispositifs connus. Ain- si dans l'assemblage par soudure du crapaud de la traverse et de la goupille, cette dernière est d'abord ramolllepar le passage du courant électrique, ce ramollissement étant limi- té à la partie comprise entre ses extrémités en raison du contact de ces dernières avec les électrodes relativement froides.
La goupille 3 est ensuite comprimée par les électro- des de faon à entrer en contact intime avec les parois des trous, puis, quand les électrodes entrent en contact électri- que avec la surface supérieure du crapaud et la surface in- férieure de la traverse, la goupille 3 et le métal du cra- paud et de la traverse entourant cette goupille sont amenés à la température de soudure, de façon que la traverse, le crapaud et la goupille soient efffectivement soudés ensemble.