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" Perfectionnements apportés aux moyens pour permettre à un mobile de déterminer son orientation par radiogoniomé- trie, notamment à appliquer à des véhicules divers, par exemple à des avions ".
L'inventin est relative aux moyens pour permet- tre à un mobile de déterminer son orientation par radiogo- niométrie; et elle concerne plus spécialement (parce que c'est dans leur cas que son application paraît devoir offrir le plus d'intérêt), mais non exclusivement, parmi ces moyens ceux à appliquer à des véhicules terrestres, marins ou aé- riens, par exemple à des avions.
Elle a pour but, surtout, de rendre tels, lesdits moyens, qu'ils répondent mieux que jusqu'iei aux divers de- siderata de la pratique et, pour ce qui est de ceux à faire comporter aux vénicules, qu'ils rendent le pilotage plus aisé et plus sûr, même en l'absence de moyens de contrôle de direction, tant graphiques qu'oculaires.
Elle consiste, principalement:
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a munir le mobile, auquel on veut. fairecomporter les moyens du genre en question, de deux rûcepteurs. ou de @ deux groupes de récepteurs d'ondes électriques accordés,, respectivement sur la fréquence de deux ondes incidentes, de longueurs d'ondes différentes et produites respective- ment par deux postes émetteurs fixes entre lesquels le mo- bile doit se déplacera à faire comporter aux récepteurs susdits des moyens propres à indiquer les effets des champs indicateurs pro- . duits respectivement dans lesdits récepteurs, de façon quon puisse comparer lesdits effets entre eux et déterminer ensuite la déviation angulaire éventuelle du mobile par rapport au plan vertical passant par lesdits postes;
et à faire comporter aux récepteurs susdits des moyens de supports tels que lesdits récepteurs puissent être orientés indépendamment l'un par rapport à l'autre, que chacun d'eux puisse être amené à recevoir un effet maximum ou minimum du champ inducteur produit par le poste émetteur correspondant, l'angle que font alors entre eux lesdits récepteurs permettant la détermination, par l'un des procédés goniométriques ordinaires de l'endroit où se trouve le mobile par rapport à ceux où se trouvent les postes émetteurs.
Elle vise plus particulièrement un certain mode d'application (notamment celui où on l'applique aux aéro- nefs), ainsi que certains modes de réalisation,desdites dis- positions ; et elle vise plus particulièrement encore, et ce à titre de produits industriels nouveaux, les moyens du gen- re en question comportant application desdites dispositions, les éléments spéciaux propres à leur établissement, ainsi que les mobiles, notamment les aéronefs, comportant de sem- blables moyens.
Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que du
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dessin ci-annexe, lesquels complément et dessin sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication.
La fig. 1 de ce dessin montre, en plan achémati-? que, un ensemble établi conformément à l'invention
La fig. 2 montre, en perspective schématique, un des éléments faisant, partie de l'ensemble montré sur la fig.
1.
La fig. 3 montre, en élévation, un autre élément dudit ensemble.
Selon l'invention, et plus spécialement selon ce- lui de ses modes d'application, ainsi que ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, disposant d'un avion et se proposant de munir ledit avion de moyens pour lui permettre de déterminer son orientation par radiogoniométrie pendant qu'il se déplace entre deux endroits fixes A et B, on s*y prend comme suit, ou de façon analogue.
On établit sur l'avion deux récepteurs d'ondes, par exemple deux cadres a1 et a2, accordés respectivement sur la fréquence de deux ondes incidentes et notablement différentes, provenant respectivement de deux émetteurs d'ondes, placés l'un au point de départ A et l'autre au point d'arrivée B, lesdits cadres occupant des positions symétriques par rapport à un point d'une droite x1 (fig. 1) imaginaire et mobile, passant par un point de l'avion, par exemple le centre de gravité de celui-ci,laquelle droite coïncide avec celle x reliant les points A et B, c'est-à- dire celle que l'on se propose de suivre, quand l'avion se déplace sur ladite ligne x,ou étant de toute façon parallèle à celle-ci quand l'avion est dévié par rapport à ladite ligne x.
Chacun des circuits oscillants ainsi constitué résonnera sur une onde donnée avec un effet maximum, lors- que le plan d'enroulement de l'inductance (cadre a1 ou a2)
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est dirigé vers le générateur d'ondes 'correspondant et avec un effet minimum et théoriquement nul, lorsque ledit plan d'enroulement de l'inductance est normal à la droite qui joint cette inductance au généra.teur d'ondes correspondant.
Les positions respectives des cadres par rapport à l'avion sont déterminées uniquement par leurs orienta- tions que l'on pourra choisir de façon que les plans d'en- roulement respectifs soient parlièles à la ligne x spéci- fiée plus haut (réception maximum), qu'ils soient normaux à cette ligne (réception minimum) ou qu'ils fassent avec la- dite ligne des angles égaux.
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On relie les cadres a1 et a respectivement à deux amplificateurs détecteurs appropriés et on branche chacun desdits amplificateurs sur unappareil de contrôle, par exemple un téléphone, un ampèremètre ou analogue, propre à dceler, sentregistrer ou à inscrire l'intensité du courant passant dans l'enroulement du cadre correspondant,et.de l'examen de l'intensité des deux courants ou de la résul- tante des intensités, résulte un moyen de contrôle de la di- rection de l'avion.
A supposer, par exemple, que l'on ait recours à un milliampèremètre double b. (fig. 3) et que l'on fasse agir les courants induits dans les cadres respectivement sur les aiguilles b, et b dudit ampèremètre et a supposer également que les graduations des limbrs c1 et ±soient judicieusement établies, il est apparent que lorsque les effets des champs inducteurs créés par les générateurs d'en*. des A et B donneront lieu à des courants de même valeur relative, qui sera... minimum, par exemple dans le cas d'une disposition des cadres suivant la méthode du minimum, l'a- vion se trouve sur la ligne A B et il suivra,
automatiquement une route correcte si le pilote maintient les aiguilles b1 et b du milliampèremètre en face des graduations corres- pondant audit minimum, celles-ci étant établies par exem-
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pie de façon que lesdites aiguilles se'trouvent dans le prolongeaient l'une de l'autre et cela quelles que soinla vitesse du vent, la marche de l'avion.par rapport à sa li- gne de foi et les conditions quelconques dans lesquelles s'effectue ladite marche.
Les erreurs relatives de chacun des ensembles récepteurs amplificateurs, ampèremètres ou analogues, peu- vent être compensées au départ et contrôlées en cours de route par les moyens usuels (rhéostats, etc.),et il suffit d'égaliser le courant moyen aux bornes de chacun desdits ensembles, en l'absence d'oscillations incidentes, pour que les erreurs relatives se compensent, celles-ci étant de sens différents.
La nature des postes émetteurs, des récepteurs, la forme des cadres, leur orientation par rapport à l'avion, la valeur moyenne des courants engendrés dans les circuits oscillants, etc. n'ont aucune influence sur Inexactitude du contrôle.
On dispose, de préférence, les récepteurs,et plus 2 spécialement au cas où il s'agit de cadres a1 et a2, sur un support commun !. susceptible de tourner autour d'un axe lo- nique f passant par le milieu dudit support, de façon à pou- voir être déplacé angulairement par un organe de commande unique h. par exemple une manette, ce qui permet de faire, comme dit ci-dessus, tourner l'ensemble, tout en maintenant les cadres symétriques, l'angle correspondant au déplacement angulaire dudit ensemble pouvant être lu, par exemple, sur un cadran gradua i dont le "O" se trouve par exemple dans le plan vertical passant par la ligne x.
Le support commun !.peut être avantageusement éta- bli comme montré sur la fig. 2,de façon à affecter la forme d'un Z dont les trois branches sont constituées par exemple par des tiges extensibles dans le sens axial, permettant non seulement de régler l'écartement des deux cadres, mais éga-
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lement de les décaler l'un par rapport à l'autre pour ré- duire au minimum les effets d'influence mutuelle.
Chacun des cardrs a1 ou a2 peut être articulé in- dépendamment au support e susdit par un axe 2-voire 1.2 pa- rallèle à l'axe ± susdit, de façon à pouvoir être amené dans un plan qui n'est plus symétrique au plan de l'autre cadre par rapport au point de la droite xl susdit, des ca- drans gradués k1, k2 dont les "O" se trouvent respectivement dans deux plans verticaux parallèles entre eux et par exem- ple au plan vertical passant par le "O" du cadran gradué i, permettant de déterminer aisément l'angle suivant lequel chaque cadre a été déplacé à partir de sa position initiale.
En suite de quoi, on obtient un tout dont le fonc- tionnement est le suivant:
A supposer que l'avion, soit en vol, qu'il se trou- ve en un point du plan vertical passant par les points A et
B et que les postes émetteurs établis en ces endroits trans- mettent des ondes électriques suffisamment puissantes pour influencer respectivement les organes récepteurs, par exem- ple les ordres a1 et a montés sur ledit avion, Si l'appa- reillage récepteur est judicieusement établi, les moyens de contrôle/tels que téléphones, ampèremètres, etc..
donneront des indications identiques pour les deux cadres,' mais éga- lement de valeur correspondante à la méthode adoptée, valeur qui dépend de la position que l'on a- donnée aux cadres, no- tamment celle du minimum (dééphencas on utilise générale- ment un récepteur téléphonique il au celle du maximum (dans ce cas on utilise généralement un ampèremètre double).
A supposer que l'avion dérive de manière telle que la droite imaginaire x1, par rapport à un point de la-
2 quelle les cadres al et a- sont symétriques, tout en restant parallèle au plan vertical passant par A et B, se trouve par exemple à droite dudit plan, dans ce cas les actions respec- tives des ondes émises par les postes A et B sur les récep- @
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2 teurs a1 et a sont modifiées et les moyens de contrôle indiquent des variations pour les courants induits qui sont fonction de la dérive et qui sont telles que l'effet desdi- tes variations est prédominantepour le récepteur qui se trouve du côté suivant lequel la dérive a lieu (dans le cas considéré le cadre a2). ce que l'on peu déceler :
soit à l'aide de l'ampèremètre, dans lequel les ai- guilles, tout en ayant, des déplacements: angulaires sensi- blement égaux et dans le même sens, indiqueront un léger excédent du coté où.la dérive a lieu, et il suffit que le pilote agisse dans le.sens voulu sur le mécanisme de comman- de de la direction de l'avion jusqu'à ce que les aiguilles soient ramenées dans le prolongement l'une de l'autre pour que l'avion revienne jusqu'à faire coïncider sa droite x1 avec la droite x (fig. 1),et cela quelle que soit l'orienta- tion relative de l'avion;
soit à l'aide d'écouteurs doubles correspondant res- pectivement aux deux récepteurs et,dans ce cas,on aura avan- tageusement recours à la méthode du minimum, de façon que l'écouteur correspondant au récepteur disposé du côté où a lieu la dérive.indique immédiatement la déviation latérale de l'avion, l'autre écouteur restant silencieux.
A supposer que l'avion suive une fausse direction, comme indiqué d'une façon exagérée sur la fig. 1, c'est-à- dire se dirige vers un point nettement à droite du chemin qu'il devrait suivre, il se pourrait que les moyens de con- trôle tels que ampèremètre, écouteurs, ne permettent, à cause des indications désordonnées qu'ils donneraient, de déceler, sans plaus la direction exacte suivie par l'avion relative- ment à la ligne x
Pour être fixé à ce sujet, il suffirait de dépla- cer d'abord simultanément les deux récepteurs autour de leur axe de support commun f, jusque ce que le récepteur accordé sur la fréquence des ondes émises par A ou par B occupe une.)
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position angulaire telle que l'indication donnée par l'ap- pareil de contrôle correspondant soit normal pour la métho- de adoptée,
l'autre récepteur étant ensuite amené dans une position telle que son appareil de contrôle donne l'indica- tion concordante à celle du premier récepteur (aiguilësede l'ampèremètre dans le prolongement l'une de l'autre, écou- teurs silencieux, etc.). L'angle Ó que font. entre eux les enroulements des deux récepteurs et qui peut être déterminé aisément par lecture sur les cadrans - et k2 indiquent le sens de la dérive et permet, grâce à un simple calcul basé sur les procédés connus et couramment utilisés, de faire le point de l'endroit où se trouve 1*'appareil, ces indica- tions- étant suffisantes pour permettre au pilote de ramener l'avion, d'abord dans la direction voulue, et ensuite sur la linge x qu'il doit parcourir.
. Comme il va de* sois, et comme il ressort d'ail- leurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite au- cunement à ceux des modes d'application,qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant plus spécialement été indiqués ci-dessus; elle'en embrasse, au contraire, toutes les variantes..