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Appareil agrioole, destiné plus spécialement à la culture des céréales.- on a remarqué depuis longtemps, dans la culture des céréales, que lorsque les petits sillons tracés par les socs du semoir en lignes ne sont entièrement recouverts qu'une fois que les plantules ont trois ou quatre feuilles, il se forme sur la tige de oelles-oi un deuxième étage de raoines qui vient doubler en quelque sorte le système radiculaire émis à l'endroit de la graine. Quand on oon- sidère que le poids de la récolte est toujours proportion- nel à la surface absorbante des racines, on comprend l'intérêt qu'il y à augmenter, par le procédé énoncé plus haut, l'appareil radiculaire de la plante.
D'autre part, on a constaté que les plantes pous- sant au bord d'une rigole ou d'un fossé creusé pour l'écoulement des eaux, même si ce fossé est resté pres- que constamment à seo, sont toujours beaucoup plue vigou- reuses que celles qui se trouvent à l'intérieur du champ. Ces plantes-là ne versent jamais.
L'appareil qui fait l'objet de la présente invention est destiné à permettre à l'agriculteur de mettre ces enseignements en pratique et de parvenir, grâce aux ,conditions particulièrement favorables, où il pourra A
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ainsi placer ses cultures, à augmenter ses rendements dans des proportions considérables.
L'invention peut être combinée avec un semoir en lignes ou être exécutée sous forme d'un appareil indé- pendant de ce dernier dont il constitue alors un com- piémont.
Une des partioularités caractéristiques de l'ap- pareil consiste dans la façon dont il est guidé pour que les divers travaux qu'il exécute successivement (creusage de rigoles, binages etc), ne subissent jamais de dévia- tion par rapport à. la direction des lignes,,
Aux dessins annexés qui représentent, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'invention,
Fig. l est une vue arrière de l'appareil;
Fig. 2 le montre en une vue de coté;
Fig. 3 montre à une plus grande échelle le travail produit par l'appareil avant le passage du semoir en ligne.,
Fig. 4 donne le travail tel qu'il se présente après le deuxième passage de l'appareil,
Dans l'appareil représenté qui ne comporte pas d'or- ganes semeurs, 1 est un châssis qui repose sur deux roues 2, 2a, dont la vole est extensible dans les limites de la longueur des fusées de l'essieu 3.
L'avant du châssis 1 est pourvu de brancards 4 (ou d'un timon) et vers l'arrière est disposé un siège 5. sous la partie avant du châssis est montée une traverse 6, au moyen de supports 7, solidaires du châssis. A cette traverse 6 sont articulées des barres porte-outils longitudinales g et ce de façon, d'une part, à pouvoir être rapidement démontées, lorsqu'on veut en modifier le nombre et, d'autre part, à pouvoir être déplacées latéralement sur la traverse.lorsqu'on veut varier la largeur des écar- tements.
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Les porte-outils S sont destinés à recevoir sur leur extrémité arrière des instruments variés.
Comme à son premier passage dans un champ l'appa- reil doit servir à creuser des rigoles dans lesquelles le semoir laissera ensuite tomber les graines,les porte-outils g sont pourvus, pour l'exécution de ce premier travail, suivant la nature des terres, soit de rouleaux compresseurs 9 dont la périphérie est à section oonique (Fig, 1), soit de petits socs dont la forme permet de comprimer fortement les parois des rigoles, afin d'empêcher leur éboulement prématuré. Pour faoili- ter la pénétration des rouleaux ou des soos dans le sol, l'extrémité des porte-outils peut être chargée de poids supplémentaires.
Aussitôt les rigoles creusée comme montré à la Fig. 3, il y a lieu de faire passer le semoir en lignes, aux tubes de descente duquel les petits socs habituels doivent être enlevés et remplacés par deux petites grif- fes ou un dispositif similaire faisant tomber un pou de terre sur les graines, mais en laissant la rigole ou- verte sur au moins deux tiers de sa profondeur. on comprend que, pour que les tubes de descente du semoir suivent exactement les rigoles tracées par l'ap- pareil, il faut qu'on les ait disposés avec les mêmes éoartements que ceux qui avaient été donnés aux rou- leaux ou socs.
D'autre part, on aura eu soin de donner aux roues de l'appareil la même voie que celle que pos- sède le semoir, de façon que les roues de ce dernier soient obligées de rouler dans les ornières déjà tracées par le passage de l'appareil, il en résultera une préai- sion parfaite dans la concordance du travail exécuté successivement par les deux instruments et aussi une grande facilité pour la conduite du semoir. La rectitude des lignes sera absolue, si l'on a pris soin, lors du
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premier passage, de longer un cordeau, leur parallélisme ultérieur s'établissant de lui-même, sans que le con- duoteur ait à redresser la direction de l'un ou de l'au- tre des deux appareils.
Les rigoles a une fois ensemencées, on attendra, comme il a été dit, 3 à 4 semaines, o'est-à-dire jus- quà ae que les plantules aient 3 à 4 fouilles, avant de faire passer l'appareil pour la deuxième fois, dans le but de combler entièrement les rigoles.
A cet effet, on déplace les porte-outils g des rouleaux compresseurs 9 ou des socs, de façon que ces outils viennent occuper l'axe des interlignes b qui existent entre les lignes de plantes a (Fig. 4). on conçoit quau fur et à mesure que les outils avancent dans ces interlignes b, et y creusent des ri- goles c, ils exeroent une pression latérale telle sur les parois de celles-ci que les deux bandes de terre bl et b2 (Fig. 4) qui se trouvent de chaque côté d'une ri- goles a, ne peuvent résister à cette pression, et se rapprochent l'une de l'autre jusqu'à se refermer sur la rigole a et enserrer les tiges des plantules qui y sont logées.
Celle-ci se trouvant ainsi dans un milieu forte- ment comprimé, l'émission de raaines supplémentaires est beaucoup plus favorisée que cela n'est le cas à la suite d'un simple buttage par lequel on ne rejette sur la les tiges que deyterre meuble.
Il y a lieu de remarquer que le bon fonotionnement de l'appareil n'est possible que si l'on adopte un système de répartition des lignes, tel que le montrent les Fig. 3 et 4 et comprenant par exemple des groupes de 3 et 4 lignes, séparés les uns des autres par un es- pace suffisant pour le passage des animaux de trait, Ces grands espaces entre les groupes de lignes sont aussi
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indispensables en raison du développement que prennent des plantes ayant pu taller fortement et pourvues d'un système radiculaire beaucoup plus étendu que celui des cultures habituelles, à faibles rendements.
Quant à l'écartement à prévoir entre les diverses lignes d'un même groupe, il varie naturellement avec le degré de compacité de la terre qui rend le fonction- nement des outils, tel qu'il a été décrit, plus ou moins facile.
Lorsqu'une terre souffre périodiquement d'un excédent d'eauon a intérêt à munir l'appareil de socs supplémentaires 10, à doubla versoir, destinés à creuser des sillons d dans l'axe des espaces séparant les grou- pes de lignes. Des outils similaires peuvent également être prévus pour approfondir, dans le même but, les ornières tracées par les roues de l' appareil .
Ces ornières ainsi approfondies ont la même section que les sillons d et sont en tous points pareils à oeux-oi, ce qui permet au besoin de donner à l'appareil une voie Inférieure à celle du semoir, - surtout quand celui--ni a une grande largeur de travail, - en ce sens que les roues de l'appareil peuvent alors emprunter com- me ornières deux sillons d ou une ornière du semoir et un sillon dsi l'appareil comporte sur sa largeur de travail au moins deux sillons d, la distance entre deux sillons d ou entre un sillon d et une ornière voisine étant exactement la même et les sillons d servant aussi bien que les ornières à empêcher toute déviation dans la direction de l'appareil.
Il est à noter qu'en plus de cette fonction, les sillons d peuvent encore remplir un autre rôle: celui de servir de logement iL des fils conducteurs reoevant
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des courants soit d'un capteur d'électricité atmosphéri- que, soit d'une génératrice appropriée, courants desti- nés à favoriser la diffusion des substances nutritives dans le sol.
D'autre part, et surtout quand il s'agit de tra- vailler des terres habituellement sèches, l'appareil peut recevoir des outils bineurs et saraleurs pour dé- truire les mauvaises herbes dans les interlignes et créer à la surface de ceux-ci une - couche morte de eouvertu- re", de très faible profondeur, à l'effet d'empêcher, dans ces espaces, l'évaporation de l'eau remontée des couches inférieures par capillarité.
Enfin l'appareil peut être pourvu d'un dispositif prévu pour distribuer certaine engrais dans les rigoles o creusées entre les lignes des plantes lors du deuxième passage de l'appareil ou à toute autre époque favorable.
Dans les virages et pour les transports sur route, tous les outils de l'appareil sont relevés ensemble, au moyen d'un des nombreux dispositifs connue en faisant pivoter tous les porte-outils g autour de la traverse 6.
Ainsi qu'il a été dit plus haut, l'appareil peut être combiné avec un semoir, c'est-à-dire recevoir une caisse à graines et des organes de distribution d'un type connu. Dans ce cas, le creusage des rigoles a et leur ensemencement peuvent se faire en un seul passage.
A cet effet, les tubes de descente du semoir sont mon- tés immédiatement derrière les rouleaux 9, ou des socs, sur les mêmes porte-outils que ces derniers. Pour le deuxième passage, au cours duquel on comble les rigoles a et on creuse les rigoles c, on démonte la caisse à graines et les tubes de descente, à moins que l'on ne @
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s'en serve pour semer en même temps de l'engrais dans les rigoles c, ainsi qu'il a été dit.
Résume
En résumé, l'invention se rapporte à un appareil agricole, destiné plus spécialement à la culture des céréales et comportant notamment les caractéristiques suivantes:
1 .- L'appareil possède des rouleaux ou socs qui ont pour double but de creuser dans un premier passage des rigoles destinés à recevoir les graines - rigoles restant ouvertes jusqu'à ce que les plantules ont3 ou 4 feuilles, - et, dans un deuxième passage, de creuser entre les premières rigoles d'autres rigoles, de telle façon que la terre déplacée par ce deuxième travail vienne de chaque côté se refermer sur les tiges des plantules logées dans les premières rigoles qui se trou- vent ainsi entièrement oomblées.
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