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"Procédé et appareil pour le forgeage et l'ébauchage électrique de fers et d'aciers profilée.-
On connaît un procédé pour le forgeage élec- trique de barres de fer et d'acier consistant essen= tiellement dans le réchauffement des barres au courant électrique par l'effet Joule ainsi que des appareils pour réaliser ledit procédé.
Les appareils comportent essentiellement deux parties distinctes:
1 - une partie électrique proprement dite fournissant ie oourant électrique alternatif à l'in- tensité nécessaire pour réchauffer la barre;
2 - une partie mécanique oomportant des
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organes destinés à transmettre à la barre, réchauffée par le courant, la pression nécessaire contre un organe d'arrêt fonctionnant comme enclume afin d'en produire la déformation et ainsi le forgeage.
Sans considérer ici la partie électrique les organes mécaniques principaux sont: un organe d'- arrêt (enclume) constituant une électrode, contre laquelle on presse la barre pour le forgeage ; or= gane de guidage de la barre fonctionnant comme deuxiè= me électrode à contact glissant et un appareil de com= pression destiné à agir sur la barre pour en opérer la déformation à la partie réchauffée.
Les électrodes ont été agencées de différentes façons; les machines les plus réoentes-dis= ¯posent d'une électrode fonctionnant comme enclume, munie d'appareils de réglage et de centrage afin d'en pouvoir fixer exactement la position par rapport à l'autre électrode avant de commencer l'opération de forgeage et d'une électrode de guidage de la barre comportant des coussinets lisses devant s'ajuster exactement sur la barre à forger, sur laquelle on les serre avec une certaine pression et dans lesquels la barre se meut par contact glissant lorsqu'on la com- prime contre la première électrode.
Fendant l'opération de forgaage les deux é= leotrodes sont immobiles l'une par rapport à l'autre et le forgeage donne lieu un à bulbe ayant approximati= vement la forme d'un ellipsoïde de révolution, dont la dimension maximum susceptible d'être obtenue est limitée par la distance fixée préalablement entre les électrodes, cette distance étant toujours réduite afin d'éditer les effets de la charge en bout sur la barre.
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Par l'emploi de ces machines qui sont les plus perfectionnées connues jusqu'ici, la portion forgée présente constamment cette forme d'ellipsoîde de révolution qui est la seule susceptible d'être obtenue, car on presse la barre contre une enclume fixe, dans le point de contact aveo laquelle commence le réchauf= fement de la matière qui se déforme de façon permanente en s'élargissant sur la surface de l'enclume, en se superposant et qui en s'étendant au fur et à mesure que le travail se poursuit, acquiert constamment cette forme caractéristique.
Il est bien entendu que dans les machines connues on pourrait aussi maintenir la barre fixe et déplacer par contre les électrodes les deux à la fois en maintenant leur distance relative inaltérée, mais les résultats obtenus seraient toujours les mêmes.
Par ces machines connues on ne peut forger de grandes pièces, et l'on ne peut dépasser certaines limites du rapport entre la masse de métal refoulé et les dimensions de la barre, car la température de la pièce dans la zone de forgeage s'élève rapidement jusqu'à la brûlure du métal même au détachement du bulbe refoulé; cette élévation de température provient dufait que la distance entre les électrodes, invaria== ble pendant le travail, ne peut être que très petite car, s'il n'en était pas ainsi, la barre à refouler fléchirait ainsi qu'on a dit- ci-dessus par effet de la charge en bout y appliquée et la pièce forgée résulterait excentrique.
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Même si on travaille dans les limita étroites susdites admissibles dans ces machines, il faut appor= ter un soin extrême afin d'éviter la brûlure de la pièce, surtout a'il agit de forger des aciers spéciaux, les procédés et appareils connus jusqu'à ce jour ne permettant pas de régler avec facilité et sûreté la pression et la température de refoulement.
La présente invention a pour objet un procédé et une machine pour le forgeage électrique de fers et d'a= aiers qui éliminent les inconvénients ci-dessus é= nonoéa et permettent en outre de forger des pièces mê- mes grandes et de refouler des volumes de beaucoup supérieur par rapport aux dimensions de la barre, ainsi que d'obtenir toute forme voulue de la pièce refoulée cylindrique,conique ou représentée par une ligne bri= sée quelconque, ce qui est très important, car on peut effectuer, pout tout gendre de travail, un vrai ébauchage de la pièce, que les procédés et les maohi= nes antérieurs n'ont jamais réalisé.
Le procédé faisant l'objet de l'invention se caractérise surtout en ce que, pendant le travail de forgeage, on augmente la distance entre les élec- %rodes jusqu'à l'interruption du circuit de réchuf- fement, ce qui permet, comme on le démontrera per la suite, de travailler avec sûreté même des grandes pièces et de refouler des grands volumes de métal par rapport aux dimensions de la barre, évitant en tout cas de dépasser les limites de température dangereu= ses pour la bonne exécution du travail,même si celui-ci se prolonge pendant un certain temps.
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On peut obtenir ce résultat soit en déplaçant l'électrode de guidage de la barre en sens contraire à l'avancement de cette dernière, soit en déplaçant l'autre électrode servant d'enclume dans le même sens que celui d'avancement de la barre, bien entendu à une vitesse inférieure, soit enfin en effeo= tuant ces deux mouvements à la fois.
Le déplacement de l'électrode servant d'en= olume permet en outre d'ébauoher la pièce, c'est à dire d'obtenir une forme quelconque de profil de la pièce forgée: dans ce but il suffit de faire varier la vitesse de rétrogression de l'enclume pour obtenir des variations correspondantes du profil de la pièce forgée, à une vitesse de rétrogression oon= stante correspondant la formation d'un refoulage cylindrique et à une vitesse croissant progressi= vement correspondant un profil conique.
En faisant varier pendant le travail, la vitesse de rétrogression de l'enclume on fait varier la forme du profil de la section de barre refoulée dans le temps correspondant, et comme on peut donner à cette enclume une infinité de vitesses comprises entre la vitesse zéro, et celle égale à la vitesse d'avancement de la barre, on aura, en conformité une infinité de varia= tions des éléments successifs du profil de refoulage:
On doit considérer que pendant le travail on peut produire des pointa d'arrêt dans la rétrogres- sion de l'enclume et éventuellement de courtes pério- des d'avancement de l'enclume, ce qui permet d'aug= menter les formes du refoulage susceptibles d'être obtenues.Dans le cas d'arrêt de l'enclume;
et sur= tout dans le cas ou' celle-ci avance pendant le travail on doit déplacer en même temps l'autre électrode
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servant pour le guidage en sens contraire à celui d'= avancement de la barre afin de ne pas diminuer mais plutôt d'augmenter la distance entre les électrodes pendant cette période du travail.
L'invention vise encore, dans une machine apte à réaliser le procédé susdit: des moyens pour régler le mouvement des électrodes pendant le travail et pour régler l'avan= cernent de la barre et le courant; un dispositif destiné à produire, pendant le refoulage, un déplacement de la tête de l'enclume dans un plan normal à l'axe de la barre, en vue d'= obtenir des pièces forgées excentriques ou inclinées ou courbées à volonté;
un système de roulement a billes appliqué dans l'étau constituant l'électrode de guidage de la barre ou' les billes sont disposées de façon qdelles s'adaptent à des formes et dimensions de la barre à travailler variables dans de larges limites, assurant un bon contact, sans aucun réchauffement anormal, pour le passage de l'intensité de courant nécessaire et développant un frottement de roulement pendant l'avan= cernent de la barre, lequel, comme on le sait, est bien plus petit que le frottement de glissement se produi= sept dans les paliers des machines normales connues, et dont les variations, suivant l'état des surfaces, sont considérablement inférieures, de sorte qu'on peut, pendant le travail,
maintenir avec sûreté la pression avec laquelle on presse la barre contre l'en= clume constante et égale à celle calculée préalable= ment en tenant compte des caractéristiques du métal et des dimensions de la pièce, pour un bon forgeage.
Ce système d'électrode de guidage à roulements à billes
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donne en outre l'avantage important que l'on peut travailler des barres mêmes non tréfilées, ce qui étai impossible par l'emploi de paliers lisses à frottement de glissement connus;
une enclume constituant l'autre électrode montée de façon inamovible sur la tige amenant le courant, faite en une matière ayant une résistance ohmique égale environ à celle de la barre à travail- ler et un diamètre supérieur à celui de ladite barre, mais tel qu'il lui permet d'atteindre une température inférieure à celle de l'extrémité de la barre,ce= pendant assez haute pour ne pas produire un refroi= dissement nuisible de la même par conductibilité la matière dont l'enclume est formée devant avoir en outre une résistance mécanique à la pression assez haute afin de ne pas se déformer de façon permanente sous la pression exercée contre l'enclume par l'extrémité de la barre, pendant le refoulage;
Un régulateur à induotion placé sur le pri= maire du transformateur, de façon à maintenir le courent presque constant pendant tout.. le travail de forgeage; un groupe de transformation destiné à four= nir le courant nécessaire pour le réchauffement de'la pièce pendant le forgeage, comportant un transforma= teur principal, dont le primaire est subdivisé en une série de sections, dont le nombre peut être va= riable, placées dans le circuit au moyen d'un varia= teur de la charge, et un auto-transofmateur auxi=
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liaire dérivé sur le primaire du transformateur prin= cipal et subdivisé également en sections pouvant être insérées à l'aide d'un commutateur approprié.
L'emploi de cet auto-transformateur a pour objet d'augmenter l'ampleur de réglage du courant de réchauffement,de façon à régler exactement l'action réchauffante selon les dimensions de la pièce en travail; un système particulier d'installation géné= rale pour le fonctionnement de la machine et de com= mande de l'électrode servant d'enclume, de l'électrode de guidage de la barre et de l'avancement de la barre.
Le dessin ci-joint montre schématiquement à titre d'esemple, des moyens pour la réalisation du procédé suivant l'invention ainsi qu'une forme de construction de la machine et des détails de celle- ci.
Les figures 1 et 2 montrent très schémati= quement le système de refoulage connu jusqu'ici, suivant lequel on maintient les électrodes fixes pendant le travail; à la figure 1 la barre est montrée dans la position de commencement du refoula= ge; la figure 2 montre le refoulage maximum pouvant être obtenu.
Les figures 3 à 6 montrent toujours très schématiquement les dispositifs de refoulage à électrodes déplaçable5pendant le travail suivant la caractéristique de la présente invention. Sur la figure 3, l'électrode servant d'enclume est main= tenue fixe et on déplace pendant le travail l'autre
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électrode en sens contraire à la direction d'avance= ment de la barre. On obtient de la sorte un bulbe de matière refoulée ayant la même forme que celle pouvant être obtenue par les procédés connus (figure 2) tout en éliminant complètement le danger des brûlures du métal; de plus, il est possible de refouler une masse de métal beaucoup plus grande à partie d'autres caractéristiques de la machine et de section de la barre, ainsi que de travailler de grandes pièces.
Sur la figure 4, l'enclume a été déplacée pendant le travail à une vitesse uniforme, avec comme réltat un refoulage cylindrique.
Sur la figure l'enclume est rendue mobile à des vitesses successives constantes mais croissantes ce qui a permis d'obtenir une pièce forgée comportant plusieurs cylindres à diamètres décroissants oppor= tunément raccordés.
La figure 6 montre une autre des nombreuses formes de forgeage pouvant être obtenues, oomportant deux portions sphériques réunies par une section cy= lindrique, réalisée en maintenant fixe pendant une courte période l'électrode servant d'enolume pour la formation de la première sphère en la déplaçant succès= sivement à une vitesse constante pour la formation de la portion cylindrique et en la maintenant de nouveau arrêtée pour la formation de la deuxième sphère.
Pour toutes ces formes comportant le refoula= ge de grandes masses de métal, on produit convenables ment aussi un mouvement de l'électrode de guidage en' sens contraire de celui d'avancement de la barre,ce qui devient même indispensable lorsque l'enclume subit des arrêts prolongés pendant le travail, ainsi que dans le cas de l'exemple montré sur la figure 5.
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Les figures 7 et 8 représentent le schéma des dispositifs suivant l'invention et commandes rela= tives respectivement à enclume mobile et à électrode de guidage mobile, pour écarter les électrodes pendant le refoulage. La figure 7 montre schématiquement le groupe transformateur employé suivant l'invention.
Les figures 9 et 10 montrent respectivement en élévation frontale et en plan une machine à forger et ébaucher en partant de barres de fer et d'acier,des pièces de toute forme voulue et même de grandes di= mensions.
La figure 11 montre en coupe un dispositif destiné à régler le mouvement de l'électrode servant d'enclume pendant le forgeage et la figure 11 bis représente un détail d'une came de ce dispositif.
Les figures 12 et 13 montrent respectivement en coupe transversale et en coupe axiale longitudi= nale une forme schématique de réalisation des rou- lementa à billes de l'étau de l'électrode de guidage de la barre.
La figure 14 montre en coupe l'enclume con- tre laquelle on presse l'extrémité de la barre à forger. Ainsile montrent les figures 1 et 2, par les procédés connus, ou' la distance entre les élec= trodes 2 et 4 n'est pas modifiée pendant le travail, le segment A de la barre 1 à section constanteet égale à celle initiale de la barre placée entre les électrodes, déaroit graduellement de sa valeur maximum représentée par la distance entre les électrodes {figure 1) dans l'instant ou' le travail commence)
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jusqu'à ce qu'elle se réduise à peu de millimètres (figure 2) à la fin du forgeage.
Cette portion très petite à laquelle se réduit le segment de barre compris entre les électro= des vers la fin du travail (figure 2) étant tout près de l'électrode 4 fortement refroidie dans laquelle se meut la barre subite par un phénomène bien connu, une élévation considérable de température s'additionnant à la température déjà beaucoup plus élevée que celle initiale due à l'effet Joule, ce qui cause inévi= tablement une altération de matière dangereuse surtout pour les aciers dans la zone de raccord de ce segment avec la portion refoulée, et en certains cas à la brûlu- re de la matière et même à sa fusion dans ladite zone et détachement de la portion refoulée, si l'opération est poussée jusqu'à obtenir les volumes maxima de refoulage établis par la distance entre les électrodes.
Par les machines connues il n'est pas possi= ble d'éliminer ces phénomènes en écartant davantage les électrodes ce qui donnerait lieu, entre autres,à un inconvénient sérieux, consistant en ce que la section de barre A oomprise entre les électrodes serait trop longue par rapport à sa section, en considération de la charge appliquée pour produire le refoulage, de sorte que la barre en se réchauffant fléchirait latéralement par suite de la charge en bout et la pièce serait dé= formée et défectuease.
Par ces moyens connus juqu'ici, la pièce refoulée ne peut avoir que la forme approximative d'un ellipsoïde de révolution montrée au dessin et on ne peut travailler des grandes pièces ni refouler des grands volumes de métal par rapport aux dimensions de la barre.
Suivant le procédé fondamental de l'inven=
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tion, on augmente pendant le refoulage la distance entre les électrodes de sorte qu'on maintient toujours insérés entre ces électrodes jusqu'à ce que le refoulage soit achevé, un morceau de barre à section constante, et égale à celle initiale de la barre même,ayant la même lon= gueur environ que celle initiale et en tout cas une lon= gueur telle qu'elle empêche l'augmentation rapide de 1'- intensité du courant, éliminant les inconvénients ci- dessus mentionnés,
le travail peut ainsi se prolonger tant qu'il est nécessaire pour forger de grandes pièces en refoulant de grands vo&umes de métal sans qu'il y ait à craindre que la température s'élève au-dessus des limi- tes requises pour le bon forgeage.L'augmentation progres sive de l'écartement des électrodes pendant le travail permet dtéviter d'une manière absolue les effets de la charge en bout au début du forgeage, tout en refoulant de grands volumes de métal par rapport aux dimensions de la barre.
Le déplacement pendant le travail de l'élec= trode fonctionnant comme enclume, à vitesse variable à volonté et éventuellement même avec des pointa d'arrêt, permet ainsi qu'on l'a dit, d'obtenir touts profils,de la pièce forgée tels que ceux montrés, par exemple, aux figures 4,5 et 6.
Sur la figure 3 on a supposé maintenir l'enclume 2 fixe et déplacer par contre pendant le travail l'électrode de guidage 4 en sens contraire à celui de l'avancement de la barre 1-Dans ce cas la pièce forgée prend toujours la seule forme susceptible d'être obtenue par les procédés et appareils connus, c'est à dire celle s'approchant d'un ellipsoïde de révolution;
toutefois
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avec cet avantage que l'on évite le raccord brusque avec la barre et qu'il est possible, comme on l'a dit, de maintenir jusqu'à la fin de l'opération un morceau de barre oonsidérable à section constante et égale à celle initiale de la barre elle-même insérée entre les électro= des, évitant ainsi l'élévation de température au-dessus ' de la limite pour le bon forgeage, même si le travail dure quelques minutes de plus, le refoulage peuvant s'effectuer pour des masses beaucoup plus importantes de métal.
Dans la forme schématique de construction de la figure 7 on n'a rendu mobile que l'enclume 2 et on dispose d'une commande hydraulique. 8 est un piston sur la tige duquel appuie l'enolume 2 mobile dans un cylindre 9 relié à un accumulateur hydraulique non repré= sente pour plus de simplicité)par une soupape ou robinet 10. L'ouverture de la soupape 10 peut être commandée,par exemple par une came 14 portée par une tige 11 solidaire de l'organe 3 poussant la barre 1 actionnée par le piston 5 du cylindre hydraulique 6.
La pression sur le piston doit être, bien entendu, inférieure à celle exercée sur le piston 5.La came 14 est montée de façon amovible sur la tige 11,de sorte que l'on peut régler exactement le moment ou' lero- binet ou soupape 10 s'ouvre en permettant au piston 8 et à l'enclume 2 de se déplacer. Des moyens sont prévus pour régler la hauteur de la came ainsi que le degré d'= ouverture de la soupape ou robinet 10, en vue de contrôler la vitesse de déplacement de l'enclume 2.
Au début du travail, l'enclume 2 est immobile, le robinet 10 étant fermé et le piston 8 ne pouvant par conséquent se mouvoir dans ion cylindre .Dès que là robinet 10 s'ouvre (ce qui doit avoir lieu au commencement du re= foulage)les électrodes 2 et 4 commencent à s'éoarter l'une de l'autre. A la fin du refoulage, après avoir interrompu
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le courant de réchauffement on décharge par le robinet 7 le cylindre 6 de commande de la pression, ce qui repousse rapidement la barre refoulée et ramène le piston 8 à sa position initiale de travail prêt pour un nouveau refou= lage.
La variante de la figure 8 montre toujours très schématiquement un dispositif pour la commande auto= matique du déplacement de l'étau 4 pour éloigner celui-ci de l'autre électrode pendant le refoulage.Dans ce but 1'= étau 4 est pourvu d'une crémaillère 9' engrenant avec un pignon différentiel 10' tournant autour d'un pivot fixe et engrenant, du coté opposé à son pivot et par l'au= tre de ses dentures, avec une autre crémaillère 14' montée de façon amovible sur la tige 11 reliée à la tige-poussoir 3.
Le groupe de transformation faisant partie de l'invention est montré à titre d'exemple sur la figure 7.
Ce groupe comprend un transformateur princi= pal 15 dont le primaire est subdivisé en une série de sec= tiens'de nombre variable placées dans le circuit au moyen du variateur de charge 16 et un auto-transformateur au= xiliaire 17 dérivé sur le primaire du transformateur principal et subdivisé également en des sections pouvant être insérées à l'aide du commutateur le.Il est évident que l'îlot de l'auto-transformateur a pour but d'augmen= ter l'ampleur de réglage du courant de réchauffement,de façon à régler exactement l'action de réchauffement selon les dimensions de la pièce travaillée.
Sur les figures 9,10 et 11 relatives à une forme de construction générale de la machine 21 indique le bâti renfermant les appareils électriques de trans= formation et de réglage et commande .22 indique letran=
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formateur principale 23 l'interrupteur automatique de fin de course, 24 le conjoncteur de l'auto-transformateur, 25 la commande du conjoncteur des prises du transforma= leur; 26 le volant de commande du régulateur d'induction 27; 28 1'auto-transformateur et 29 le transformateur pour la commande automatique de rupture du courant à la fin de la course.
Sur les extrémités du bano de la machine sont montés les cylindres hydrauliques 6 de commande de la poussée de la barre 1, et 9 de commande de l'élec= trode 2 servant d'enclume. Le cylindre 6 renferme le pis= ton 5 transmettant par la tige-poussoir 3 la pression à la barre 1;
dans le cylindre 9 se meut un piston 8, dont la tige 8' convenablement guidée, ee termine par l'enclume 2 constituant l'électrode contre laquelle on presse la barre 1.4 indique l'autre électrode servant pour guider la barre et représentée au dessin, pour plus de simplicité,comme fixe au banc, tandis qu'elle est en réac lité rendue mobile en direction contraire à celle d'avancement de la barre, par exemple par les moyens mécaniques indiqués sur la figure 7,30 et 31 indiquent deux accumulateurs hydrauliques capables de maintenir une pression constante pendant le travail et dont le premier a une pression supérieure au deuxième, cette pression pouvantêtre élevée en abaissée (selon la section de la pièce traitée et les caractéristiques du métal dont cette pièce est formée)
en manoeuvrant une pompe convelable non représentée pour plus de simplicité. L'accumulateur 31 travaille à cycle fermé ainsi que décrit plus loin et on peut en élever la pression en ouvrant le robinet 32 inséré sur la conduite 33 reliant les deux accumulateurs.
34 indique le groupe de commande de la maohine pouvant établir la communication entre la conduite 35 provenant
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de l'accumulateur 30 et la conduite 36 débouchant dans l'extrémité externe du cylindre 6,amenant ainsi la pression sur le piston 5, la transmettant par la tige- poussoir 3 à la barre 1 qu'il presse contre l'enclume
2. Cette pression maintenue constante pendant le tra= vail doit, selon le procédé de l'invention, être égale à la pression unitaire capable de produire une déforma= tion permanente de la matière dont se compose la barre'à la température la plus appropriée pour obtenir un bon forgeage de cette manière, multipliée naturellement par la section de la barre.
Ceci permet de commencer au= tomatiquement le forgeage aussitôt que la barre atteint la température appropriée prédéterminée; ladite tem= pérature se maintient automatiquement jusqu'à la fin de l'opération par effet de l'éloighement pro= gressif des électrodes pendant le travail.
De l'accumulateur 31 à pression inférieure se détache une conduite 37 débouchant à l'extrémité in= férieure dans un cylindre vertical 38 renferment un piston, dont la tige est reliée à un balancier 39 de commande de l'étau 4 de l'électrode de guidage de la barre. L'accumulateur 31 maintient de la sorte l'étau 4 automatiquement fermé à pression constante.
A l'extrémité supérieure du cylindre 38 débou= che un conduit 40, relié au moyen du groupe de commande 34, avec le conduit 35 et avec l'accumulateur à pression supérieure 30, produisant l'ouverture de l'étau à la fin du travail, alors que ledit groupe 34 établit la communication entre la conduite 36 et le tube de dé= charge 41, enlevant ainsi la pression à la barre.Le retour rapide de la tige-poussoir 3 se produit du fait
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qu'un branchement 37' du conduit 37 communique cons= tamment avec l'extrémité du cylindre 6 opposée à ceile ou' débouche le conduit 36, établissant ainsi une contre- pression sur le piston 5.
Lorsqu'on détermine la pression de travail de l'accumulateur 30 nécessaire pour produire la pres- sion voulue de la barre 1 contre l'enclume, il y a lieu naturellement de tenir compte de cette contre- pression exercée constamment sur le piston 5 par l'ac- oumulateur 31.
Le cylindre 9 contient de l'huile ou autre liquide convenable remplissant complètement les tubes 42, lesquels relient l'extrémité externe dudit oylin= dre 9 à l'extrémité d'un autre cylindre 43, dans le= quel se meut le piston 44 et dont l'autre extrémité'oom= munique librementavec un branchement de la conduite 37 et ainsi avec l'accumulateur 31.Dans la conduite 42 est inséré l'organe de commande de l'enclume 2,dont la section d'une forme de construction est montréeeà la figure 11.
Cet organe est commandé par un volant 45 et comprend une série de cames 45 calées sur l'arbre 47 du volant et dont chacune comporte une série de sail= lies destinées à commander, par des poussoirs 48,, l'ouverture successive des soupapes 49.L'agencement est tel qu'à des positions différentes du volant de manoeuvre 45 correspond l'ouverture d'une, de deux ou de plu= sieurs soupapes jusqu'à leur ouverture totale, et comme toutes les soupapes sont insérées entre les raccords 50 et 51 de l'appareil avec les deux tubes 42 provenant du cylindre 9 et du cylindre 43 res= pectivement, il est possible, selon que s'ouvre un nombre plus ou moins grand de soupapes,
d'mpêcher plus
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ou moins le passage de l'huile du cylindre 9 au cy= lindre 43 et d'avoir ainsi une vitesse maximum ou minimum de rétrogression de l'enclume 2.Puisque les lu= mières d'étranglement du liquide en correspondance de chaque soupape peuvent être différentes entre elles, on pourra de cette façon obtenir une série de vitesses de l'enclume plus nombreuses avec toutes les combinaisons possibles d'ouverture des soupapes mêmes.
Comme la pression transmise par l'accumu= lateur 31 et exercée sur la face du piston 44 tournée vers la conduite 37 est constante ainsi que la pres= sion transmise à l'enclume par la barre, à une position donnée de l'appareil de réglage 4 correspond une vitesse constante de rétrogression de l'enclume.
L'appareil de réglage 45 a aussi une posi= tion de fermeture de la conduite 42, 9.laquelle or= respond l'arrêt de tout mouvement de l'enclume 2. A la fin du travail la pression transmise par la barre sur l'enclume cesse, et la pression transmise au pi= ston 34 par l'accumulateur 31 ramène automatiquement l'huile dans le cylindre 9/et partant l'enclume à sa position initiale) à travers la section maximum de pas= sage du liquide dans l'organe de réglage, à cause de l'ouverture de toutes les soupapes produite par les ressorts correspondants.
L'organe de réglage pourrait aussi avoir la forme d'un cylindre, toujours inséré dans la con= duite 42, pourvu de rainures de section croissante de zéro à un maximum, et dans lequel on ferait mouvoir un piston pour faire varier le degré d'étranglement.Le retour du liquide serait facilité par une soupape au= tomatique pourvue sur le piston.
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Afin d'éxécuter des refoulages excentrés ou des pièces inclinées ou courbées quelconques voulues, la machine est pourvue d'une commande 56 par laquelle on peut déplacer l'enclume transversalement à volonté.
Sur les figures 12 et 13 montrant les paliers de l'étau de guidage et contact de la barre à frotte = ment de roulement suivant l'invention, la barre est ré= présentée à section circulaire, mais il est évident que les mêmes paliers peuvent serrer des barres ayant toute autre section par exemple hexagonale ou autre polygo- nale, ovale ou autre et des dimensionsvariables dans' de larges limites.
52 indique les paliers à billes 53 fixés à l'étau.Les billes 53 de chaque palier 52 sont logées dans deux canaux 54 longitudinaux parallèles entre eux et à l'axe de la barre et ménagés dans le palier même.
Les billes sont retenues dans les paliers 52 par tout moyen connu dans la technique, par exemple par un léger rabattement du bord des paliers 52 devant se trouver naturellement au delà du plan passant par le centre des billes. Une fois le montage effeotué, on ferme les canaux 54 au moyen de plaques d'extrémité 55.
On peut, bien entendu, ménager dans chaque palier 52 un seul canal 54 pour les deux rangs de billes lorsqu'on peut rapprocher celles-ci grâce à leur dimension , jusqu'à les porter en contact.On monte les billes 53 avec un certain jeu dans le canal 4 afin d'assurer leur liberté de rotation et de presser toutes les billes, sous la pression de fermeture de l'étau, pour un bon contact sur la barre 1.
Il est évident que, quelle que soit la dimension ou la forme de la barre 1, les paliers de l'étau s'adaptent toujours automatiquement à cette
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barre en établissant un bon contact pour toutes les billes.
Lorsqu'on exerce une pression axiale sur la barre 1 pour produire le refoulage, la barre avance vers l'enclume et les billes 53 roulent sur celle-ci,main-- tenant un bon contact se renouvelant continuellement par le roulement des billes qui, ainsi que l'expérien= ce du demandeur l'a démontré, permettent le passage de l'intensi té nécessaire de courant sans aucun réchauf= fement considérable des points de contact et par un frottement de roulement ans qu'il ae produise aucun glissement.
Par les paliers suivant l'invention, on peut encore travailler des barres non tréfilées et l'on réalise une grande économie par rapport aux systèmes connus de paliers lusses à frottement de glissement employés dans les machines antérieures qui exigeaient de nombreux et coûteux paliers appropriés à toutes les dimensions et formes des barres à travailler,ces paliers exigeant en outre des réparations et substi= tutions fréquentes à cause des rayures se produisant sur leur surface interne par suite des petites écailles, bavures ou impuretés se trouvant souvent sur les bar= res tréfilées.
Ces paliers à frottement de glissement présentaient encore l'inconvénient que de très petites différentes dans les diamètres des barres, se ren= contrant même dans les barres tréfilées, influaient énor= mément sur les contacts en produisant dés brûlures latérales sur la barre traitée.Il est évident que tous ces inconvénients sont complétement éliminés par les pa= liers suivant l'invention.
La figure 14 montre l'électrode perfection= née servant d'enclume. La tête de l'enclume 2 est
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simplement enfilée sur la tige 8' recevant le courant.
Cette tête est constituée en une matière ayant environ la même résistance ohmique que la matière constituait la barre 1, que l'on presse contre l'enclume pour le refoulage et à un diamètre plus grand que celui de la barre et tel que sa température, par effet du passage du courant, atteint une valeur inférieure à celle de la température de la barre 1, cependant assez haute (par exemple la moitié de celle atteinte par l'extré= mité de la barre ). Les soustractions nuisibles de chaleur à l'extrémité de la barre se produisant pen= dant le forgeage dans les machines connues, sont ainsi évitées.
REVENDICATIONS
1. procédé de forgeage électrique des fers et des aciers profilée,selon lequel la barre de profilé est réchauffée entre deux électrodes et pressée contre une de ces électrodes servant d'enclume et guidée par l'autre électrode,caractérisé substantiellement en ce que pendant le travail de forgeage on augmente la distance entre les électrodes.
2. Procédé de forgeage électrique des fers et des aciers profilés, permettant de forger même des grandes pièces et des grands volumes de métal par rapport aux dimensions de 1a barre de profilé comme revendiqué sous l,caracté= risé en ce que l'on peut effectuer l'ébauchage de la pièce avec toute forme voulue oomposé d'éléments cylindriques ou troncoèconiques ou autres en déplaçant oorrespondamment pendant le travail l'électrode servant d'enclume.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.