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frées" .
La présente invention a pour objet un procédé
et l'appareillage correspondant pour l'exécution de fouil-
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soit par leur situation (exemple: proximité d'une chaussée parcourue par des charrois lourds)/ Ce procédé offre de nombreux avantages par rapport au procédé manuel, généralement usité, tout en conservant les qualités de souplesse
de ce dernier. L'appareillage trouve aussi son emploi dans
la confection de rideaux étanches.
Le procédé suivant l'invention comporte la mise
en place d'un coffrage dans le terrain en avant du front
de fouille de telle sorte que le terrassement puisse tou-jours être effectué à l'abri de ce coffrage. Il est caractérisé par le fait que, grâce à l'appareillage décrit ci-après, un vide est préparé à l'emplacement de chaque élément du coffrage de manière à rendre aisée la pose
de celui-ci et à éviter qu'il subisse aucun effort lors de la mise en place. On obtient l'espace vide voulu, soit en partant du front de fouille par progression dans le sens longitudinal de la fouille, soit, en partant d'un fbur préalablement établi, par progression dans un sens transversal à la fouille.
Si le vide correspondant à l'emplacement du coffrage doit être obtenu par progression longitudinale, on l'obtient par l'enfoncement de palplanches métalliques, ensuite récupérées et remplacées par les planches de coffrage.
Le dessin ci-annexé montre à titre d'exemple quelques modes de réalisation de la présente invention.
Les fig. 1 à 6 montrent l'utilisation de palplanches servant à préparer ou ménager dans le terrain
la place de planches ordinaires.
Les fig. 7 à 11 montrent l'utilisation de palplanches en forme de fourreaux.
Les fig. 12 et 13 montrent respectivement en coupe longitudinale et transversale une variante de ces palplanches.
Les fig. 14 et 15 se rapportent à une autre variante.
Les fig. 16 à 19 montrent l'utilisation d'un autre dispositif destiné à progresser dans le terrain
par le travers.
Les fig. 20 et 21 montrent deux dispositions de planches de coffrage propres à assurer l'étanchéité nécessaire dans certains cas.
Les fig. 22 à 32 montrent un dispositif d'agencement et de soutènement des coffrages d'un souterrain de faible section.
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portant au cas d'un souterrain de grande section.
Lorsque le terrain est suffisamment consistant, on emploie une palplanche 1 (fig. 4) d'épaisseur et de largeur un peu supérieure à celles des planches de coffrage. Cette palplanche est enfoncée dans le terrain
(fig. 1), par exemple au moyen d'un marteau à air comprimé, puis arrachée (fig. 2). On la remplace alors (fig. 3) par la planche de coffrage 2.
Lorsque le terrain est inconsistant, on emploie une palplanche composée de deux parties.
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transversales intérieures légèrement supérieures à celles des planches de coffrage.
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12, 13 ou sabot 11 - fig. 14 et 15) qui, pour l'enfoncement de la palp�anche dans le terrain, est disposé à l'extrémité antérieure du caisson et qui est tel qu'après cet enfoncement il puisse être retiré (exemple sabot 6) ou effacé (exemple sabot 11), le caisson restant sensiblement en place.
On introduit alors la planche de coffrage 2 dans le caisson (fig. 10), on arrache ce dernier
(fig. 11) en laissant la planche en place.
La fig. 7 montre une palplanche constituée
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de la tige 7 dont il est solidaire (fig. 9). On met alors en place, la planche 2 (fig. 10) et on arrache le caisson
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et 13) par une vis 8 dont on commande la rotation au moyen d'une tringle 9 logée dans une quille creuse 10 solidaire du caisson à sa partie inférieure.
Les fige 14 et 15 montrent une palplanche constituée par un caisson 5 et un sabot 11. Ce sabot est formé par deux mâchoires articulées sur les extrémités antérieures du caisson, les charnières 12 étant logées dans les joues latérales dudit caisson. Pour l'emploi, on enfcn ce la palplanche, puis on la retire légèrement afin de permettre l'ouverture de la mâchoire. On ouvre celle-ci, on glisse la planche de coffrage dans le caisson. On arrache ensuite celui-ci.
Il y a en général intérêt à agencer les palplanches,utilisées de manière à faciliter leur arrachage.Pour
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cissant légèrement vers le sabot (fig. 4) ou bien les constituer (fig. 5 et 6) de deux parties 3 et 4 pouvant Centrer l'une dans l'autre avec réduction correspondante de l'épaisseur.
Il sera souvent aussi très utile de placer sous les palplanches une sorte de quille creuse (exemple fig, 13 et 14) à l'intérieur de laquelle passeront, le cas échéant, des tuyaux d'injection d'air ou d'eau (faciet d'arrachage
<EMI ID=10.1> manoeuvre du sabot (fig. 13 et 14).
Si le vide correspondant à l'emplacement du coffrage doit être obtenu par progression transversale,
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un four au point où l'on veut commencer à passer cette travée. Dans ce four, on engage un appareil du genre de celui représenté par les fig. 16 à 19 et qui est une sorte de petit bouclier comportant un avant bec 14, une
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re-bec est placé un piston télescopique 16 à air comprimé
(ou un groupe de pistons) rendu solidaire de l'âme 13 par la saillie 18 engagée dans l'évidement 17 de l'âme.
Pour mettre en place l'appareil, au début du passage d'une travée de coffrage, on peut partir d'une galerie d'avancement ou bien encore, par exemple, opérer ainsi qu'il suit, ce qui correspond au creusement d'un four:
L'avant-bec et l'arrière-bec ayant été dégagés de tout engin (outils et piston) et au besoin renforcés par des garnitures amovibles, on fait passer des outils
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et on dégage le terrain en avant de l'appareil. En même temps, on exerce une pression sur l'âme, par exemple au moyen d'un marteau à air comprimé. On replace alors dans l'avant-bec et l'arrière-bec les engins enlevés.
La fig. 16 représente l'appareil au moment où la planche de.coffrage 12 vient d'être mise en place.
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par exemple en y faisant le vide au moyen d'un éjecteur à air comprimé. On glisse alors dans l'arrière-bec une nouvelle planche de coffrage 20. La pression est donnée.
Ensuite on dégage le terrain au devant de l'appareil; pour cela on utilise soit des outils automatiques du genre excavateur logés dans l'avant-bec, soit des outils qu'on passe dans l'avant-bec et qu'on manoeuvre du front de fouil-
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que instant l'outillage au terrain rencontré, ce qui donne une grande souplesse au procédé.
L'appareil avance peu à peu jusqu'à ce qu'on retrouve (fig. 19) une situation semblable à celle de
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On opère ainsi de suite jusqu'à achèvement
de la travée de coffrage.
On fait en sorte de terminer cette travée en un point tel que l'on puisse, sans craindre un coulage, arracher l'appareil du terrain. Au besoin, préalablement, on a garni l'avant-bec d'une planche et d'une fourrure laissée en place dans le terrain.
Le piston télescopique à air comprimé peut être remplacé par tout dispositif équivalent: mécanique, pneumatique, hydraulique, etc.. propre à assurer la progression de l'appareil. On peut aussi, pour obtenir ce résultat, prolonger l'âme de l'appareil du coté du front de fouille par une pièce sur laquelle on exerce une poussée au moyen d'un dispositif approprié.
Si l'ouvrier dégage le couteau supérieur de l'avant-bec 13 plus que le couteau inférieur, l'outil bascule légèrement et l'arrière-bec tend à s'élever. Si l'on dégage le couteau inférieur plus que le couteau supérieur, le mouvement inverse se produit. De même,
si l'on dégage les couteaux de l'avant-bec plus à une extrémité qu'à l'autre, l'avance est plus rapide de ce coté. On peut ainsi guider l'appareil dans sa course. Au cas où l'on dispose d'un jeu de plusieurs pistons pneumatiques, le guidage peut aussi être obtenu principalement par les interruptions d'alimentation de certains de ces pistons.
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me de l'appareil* En général la longueur de l'appareil est voisine de celles des planches de coffrage, déduction faite du recouvrement adopté. Mais si l'on dispose de deux fronts de fouille opposés, on peut utiliser un appareil de grande longueur et mettre en place, par une opération unique, le coffrage de la fouille située entre les deux fronts. On constituera alors le coffrage par un élément souple, d'introduction facile dans l'arrière-bec, tel par exemple que des planches agrafées les unes aux autres; dans ce dernier cas, on aura soin de décaler les joints des planches voisines.
La hauteur de l'appareil peut être notablement plus -grande que celle des planches de coffrage, d'où
des commodités pour l'excavation du terrait au-devant de l'appareil; on rachète la différence de hauteur entre l'appareil et le coffrage par des fourrures récupérées
ou parfois abandonnées lors de la pose des cintres
(fig. 33 à 39).
On dispose d'une grande latitude en ce qui concerne la constitution du coffrage : on peut, par exemple utiliser des planches de béton imputrescibles, des coffrages creux ultérieurement garnis par une injection de ciment etc.. Par généralisation, on peut même ainsi obtenir immédiatement un revêtement définitif, établir des murs etc..
Il est aisé d'obtenir des coffrages très étanches. Quand le vide a été obtenu par progression longitu-� dinale on peut, par exemple, employer le dispositif de la fige 20 (pose à recouvrement des planches d'une même travée). Quand le vide a été obtenu par progression transversale on peut, par exemple, relier (fig. 21) les planches de coffrage, convenablement mortaisées, par des fers 22. Au besoin, on lute au mortier le terrain mis à découvert entre deux travées successives.
Cette possibilité d'obtenir des coffrages étanches donne un intérêt tout particulier à l'invention en ce qui concerne l'exécution de travaux à l'air comprimé. Par exemple, pour la construction de souterrains par cheminement horizontal, elle permet d'abandonner la méthode si peu souple du bouclier ordinaire. La pose d'un coffrage devançant la fouille constitue, en somme, une augmentation de la couverture du terrain qui diminue les risques de renards d'air. En outre, il n'y a plus de fuites d'air sous la queue du bouclier.
Les fig, 22 à 39 montrent un dispositif nouveau d'agencement et de soutènement des coffrages d'un souterrain aisément généralisable à d'autres fouilles (par exemple un puits sera considéré comme un souterrain à axe vertical). Ce dispositif s'adapte tout particulièrement sans qu'il y ait obligation d'emploi aux coffrages posés sui-vant les procédés qui ont été décrits ci-dessus, mais peut aussi être utilisé avec des coffrages posés autrement.
Chaque travée de coffrage constitue un élément indépendant; la dernière travée passée forme en avant du dernier cintre posé une sorte d'auvent à ltabri duquel, sans être gêné, on peut travailler au passage de la travée suivante. L'arrière des planches peut être soutenu par le revêtement définitif avant tout décintrement de la travée.
Des cintres de modèles très divers peuvent être utilisés. On dispose à ce sujet d'une grande latitude ainsi que pour leur étaiement. Les dispositions suivantes sont indiquées à titre d'exemple.
Les fig. 22 à 32 se rapportent au cas d'un souterrain de faible section, les coffrages ont été posés avec excavation longitudinale du vide. Les cintres sont en fers plats et d'un modèle uniforme; des cales et des semelles rachètent les jeux résultant de cet emploi. La fouille se présente à un instant donné sous l'aspect défini par la fig. 22. On passe une travée de coffrage (fig.23) puis la fouille est reprise et des cintres posés (fig. 24 et 25) jusqu'à rétablir la situation primitive. Si le terrain charge beaucoup et vite, on augmente le recouvrement des planches de façon qu'à aucun moment, il n'y en
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32 montrent l'établissement d'un revêtement maçonné.
Les fig. 33 à 39 se rapportent au cas d'un souterrain de grande section, les cintres étant constitués par des fers I. Les coffrages ont été posés avec excavation transversale du vide au moyen d'un appareil
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tituée par un aggloméré. Une fois l'appareil introduit, grâce à sa souplesse d'emploi, on peut d'ailleurs le rabattre contre la travée déjà passée de façon à mettre les planches de la nouvelle travée en contact avec celles précédemment posées (fig. 39).
D'une manière générale, on donne au front de fouille une forme sensiblement conique de façon à pouvoir facilement placer les retombées des cintres.
Les procédés et l'appareillage correspondant qui font l'objet de cette invention, présentent, pour l'exécution des fouilles coffrées de nombreux avantages tels que, notamment:
La sécurité et la célérité du travail, la facilité de recrutement du personnel (il suffit de manoeuvres quelifiés pour utiliser les appareils), la réduction considérable de la quantité de bois perdu, la suppression des tassements résultant des coulages, la réduction des surépaisseurs de terrassement et de maçonnerie, la possibilité d'ouvrir immédiatement des fouilles de grande section, la possibilité d'obtenir des coffrages étanches et d'augmenter la couverture du terrain (travaux à l'air comprimé), la possibilité d'utiliser des engins mécaniques pour le terrassement,le tout se traduisant par une diminution. considérable du prix de revient des travaux.
Les appareils décrits trouvent encore leur em-ploi dans la confection de rideaux étanches (hatardeaux étanchement de biefs, protection contre les inondations, parafouilles de barrage, etc..). Il suffit, en somme, d'établir un coffrage vertical en planches imputrescibles, à partir du sol considéré comme front de fouille.
Si le coffrage doit être de grande hauteur, on foncera des puits entre lesquels on fera descendre un appareil pour la pose des coffrages pour excavation transversale du vide.
Les appareils décrits peuvent être adaptés à la pose de conduites (exemple pour le drainage) ou de canalisations souples (exemples câbles électriques). Le sol sera considéré comme front de fouille. Pour la pose des conduites, chaque planche de coffrage sera remplacée, pour son extrémité avant, par un élément de conduite et remplacée pour le reste par un simple remblaiement.
Pour la pose de canalisations souples, on utilisera un appareil du genre de celui destiné à la pose des coffrages par excavation transversale du vide. Ltâme
13 sera creuse, la paroi de séparation avec l'arrière-bec évidée à la base. La canalisation souple passera par le vide de l'âme 13 et l'évidement pour prendre place dans la tranchée ouverte par la progression de l'appareil. Pour cette progression, des vérins pourront prendre appui sur un remblaiement soigné remplaçant le coffrage habituel.
Un chariot approprié empêchera l'enfoncement de l'appareil dans le sol et facilitera son guidage: Le procédé a l'avantage d'éviter la fouille de larges tran-
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souples.
- : - REVENDICATIONS -:-
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coffrées, caractérisé en ce que l'on creuse dans le terrain de fouille par des moyens convenables des cavités ayant des dimensions un peu supérieures à celles des éléments de coffrage et destinées à recevoir lesdits éléments.
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